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Vol à l'arraché [PV. Caoimhe O'Kelly] 20/04

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Mar 2 Mai - 1:39
VOL À L'ARRACHÉ


Roger. Reçu cinq sur cinq. Caoimhe se pend à mes lèvres en l'attente d'un signal. La corne de brume autorisant les phalanges de la justice à s'écraser sur l'armée désorganisée du crime. J'avais oublié à quel point c'était bon. Je manque cruellement d'un partenaire d'action ; on a trop souvent les mains prises dans ce métier. Il est temps pour moi de retrouver ce plaisir en compagnie du beau monde.

Il y a une entrée de service dans une ruelle adjacente.

Je longe la vitrine de l'épicerie, ignore la police d'écriture criarde taille 152, traque la lueur d'une bougie à travers l'obscurité. Rien. Pas d'activité. Les gérants du refuge n'accepte personne à franchir le seuil de leur porte. Un couvre-feu trop précoce.

Tu as raison : la planque est surprotégée.

Je désigne un point fixe entre les rayons du magasin, de l'index.

La bougie est éteinte. En d'autres termes, un échange est en train d'avoir lieu. Entre un voleur et un receleur. En mains propres. J'espère que...

L'une pense au butin miraculeux trouvée dans une valise quelconque faisant saliver les crapules de l'ombre ; l'autre essaye de deviner le nom de l'homme d'affaires ayant empiété sur ses plates-bandes. Les deux désirent plonger dans le terrier du lapin blanc, mais la clique du rongeur doit renifler le territoire au peigne fin.

Ça ne sert à rien d'y cogiter ad vitam. J'ouvre la marche.

J'appuie sur le mécanisme d'ouverture. La porte est barrée de l'autre côté. Merde.

Tu as un pied-de-biche sous ton maillot ?

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Mar 2 Mai - 18:09

Elle plissa les yeux et vit effectivement ce qui pourrait être une bougie. Ou quoique ce soit d'autres, il allait falloir qu'elle fasse confiance à Troy sur ce coup. Encore. Ça allait devenir une habitude à force. Elle réfléchissait surtout aux endroits où pourraient être postés des gardes, ou des Pokémons de garde. Pas besoin d'avoir trempé dans le crime pour ça, juste d'avoir l'esprit logique, et d'avoir joué à Policiers et Voleurs enfant. Ou d'avoir braconné pour manger quelque fois. Or, ce qu'elle n'aimait pas là, c'est qu'elle ne voyait aucune surveillance justement. Pas un Pokémon dans l'ombre qui aurait réagit à leur présence. C'était beaucoup trop calme, et si dans un champ, c'est plutôt une bonne nouvelle, là, dans un endroit si réduit, c'était mauvais signe.

Elle s'était naturellement abaissée, un vieux réflexe de l'âge où Pokémons et humains étaient égaux. D'une main, elle rassembla ses cheveux et les noua sans élastique, les enroulant sur eux mêmes en une espèce de chignon qui ne tiendra peut-être pas, mais qui déjà lui évitera de se prendre les cheveux dans une porte.

Ça ne sert à rien d'y cogiter ad vitam. J'ouvre la marche.

Là dessus elle voudrait le contred- Son geste sec est bloqué, elle esquissa un mouvement de recul. Bon, comme quand on fait le mur. Ou comme à l'aire de Survie. Son père l'avait obligée à y passer un été. Une sorte de camp militaire en réalité, mais au moins les Dresseurs y passant étaient-ils capable de résister à l'adversité après. Ça avait été la condition avant de quitter Sinnoh et d'être trop loin pour être récupérée par ses parents en cas de problèmes. Elle ne pouvait que remercier ses parents pour cela, les conseils de l'aire lui avaient été utiles plus d'une fois.

Tu as un pied-de-biche sous ton maillot ?
Chut. ordonna-t-elle en reculant, fouillant le mur des yeux à la recherche de caméras, ou d'aspérités dans les murs, ou de fenêtres. Fort heureusement, dans une grande ville où l'espace est vital, l'épicerie est surmontée du reste d'un bâtiment. Elle soupira, et raccrocha la pokéball de Lily à sa ceinture.

Toi qui connait bien le coin, tu sais pas s'il y a une autre entrée ? demanda-t-elle un ton plus bas. Des fenêtres de chiottes, une fenêtre, un conduit d'aération...
Et des caméras aussi. Tu saurais pas s'ils ont des caméras ? Sinon, on se sépare et on fait le tour du bâtiment. Le premier qui trouve une entrée texte l'autre.


Elle piétine déjà comme une Grahyèna qui veut atteindre sa proie.
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Mar 2 Mai - 19:24
VOL À L'ARRACHÉ


OST | L.A. Noire - Murder Brood Pt. 1 :
 

La porte s'ouvre. La grimace d'Ectoplasma nous regarde de haut, dans les airs, flottant dans les ténèbres du couloir sans fenêtre. Il se laisse emporter en arrière. Ses deux billes dorées nous invitent à le suivre, phares pour les marins perdus en pleine mer.

Ce n'était pas verrouillé à clé. Une première.

Je pénètre la planque de contrebandiers. Abaisse mon centre de gravité. Ferme mes yeux pour qu'ils s'habituent à la pénombre, mes pupilles dilatées.

Mes tympans captent un son distant. Au sous-sol. Faible, étouffé. Derrière une couche épaisse. Un mur. Je fais signe à Caoimhe d'attendre, un index impérieux sur mes lèvres. Et hoche la tête lorsque les quelques décibels poursuivent leur discussion.

Je ferme la porte derrière nous ; et rouvre les yeux lorsque la situation le permet.

Il nous les faut vivants, chuchoté-je au creux de l'oreille de ma collègue. Ce sera l'occasion d'arracher les coordonnées des autres planques. Et de libérer davantage d'esclaves. Une frappe conjointe, multiple, aux quatre coins de Mhyone.

Je laisse afficher un sourire narquois derrière l'épais brouillard d'obscurité.

Neutralisons-les. Le gérant a employé son Pandarbare comme chef et unique agent de la sécurité de son petit commerce. N'en sois pas surprise.

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Mer 3 Mai - 2:19
Elle ne chercha même pas à retenir le regard assassin de sarcasmes qu’elle jeta au détective lorsque la porte s’ouvrit. Et c’était elle la blonde, hein ? Elle roula des yeux et entrevit le regard de l’Ectoplasme. C’était donc lui. Elle le remercierait en personne plus tard. Il leur évitait une séance d’escalade. Elle laissa Troy entrer le premier – dans les situations potentiellement léthale, la galanterie s’inversait, non ? – et en profita pour faire le guet, ne souhaitant pas vraiment reproduire l’incident de plus tôt, ni être surpris par d’autres trafiquants. Elle eut visiblement raison puisque Troy lui fit signe d’attendre un peu avant de l’autoriser à entrer.

Elle entendit alors à son tour le bruit de la discussion, puis de la porte se refermant tout doucement derrière elle, puis du froissement de vêtements alors que Troy se rapprochait d’elle. Ses yeux clairs se faisant rapidement à l’obscurité, et elle devinait déjà les rayonnages, et bientôt la silhouette des différentes affiches promotionnelles, à défaut de pouvoir les lire.

Il nous les faut vivants. Ce sera l'occasion d'arracher les coordonnées des autres planques. Et de libérer davantage d'esclaves. Une frappe conjointe, multiple, aux quatre coins de Mhyone.

Une part d’elle, pourtant très bavarde, se retenait de lui en coller une, ou de lui plaquer puérilement une main sur sa grande bouche pleine de répliques de film noir, beaucoup trop longues pour une effraction dans un repaire ‘’surprotégé’’ de trafiquants qui pourraient très bien étendre leur marché dans le trafic d’humains. Mais elle comprenait l’idée principale. Ne pas les tuer – elle n’en était pas encore aux envies meurtrières mais ça pourrait venir – les interroger et faire sauter le réseau, et par là, retrouver les pokémons de la Rafle, Jujube, Bertie et Maggie. Tout est bien qui finit bien et elle retourne sur les routes de Mhyone, le sac sur le dos, cap vers le soleil couchant, ou vers une région moins véreuse. Genre Unys. C’est très bien Unys.

Neutralisons-les. Le gérant a employé son Pandarbare comme chef et unique agent de la sécurité de son petit commerce. N'en sois pas surprise.

Bien. Donc il fallait qu’entre les rayonnages, elle détecte la silhouette massive d’un ursidé, et qu’elle évite de se faire tuer par le dit ursidé. Une promenade de santé en somme. Elle inspira aussi silencieusement qu’elle le put, hocha la tête en silence et rampa plus en avant, quasiment à quatre pattes, vers la source des deux voix. Deux hommes en pleine discussion, bien qu’elle ne pût pas saisir le sens de leurs paroles d’ici. Ce qui l’inquiétait surtout, c’est de ne pas être tombée sur le Pandarbare encore. S’il s’occupait de la surveillance, il devait être dans l’enceinte de la boutique, à moins qu’il ne soit déjà dans l’arrière-boutique. Elle regarda Troy dans la pénombre, désignant la porte d’un signe de tête avant de faire signe de descendre, lui demandant s’ils continuaient maintenant ou se lançaient dans un cache-cache avec le gardien de l’endroit.
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Mer 3 Mai - 3:56
VOL À L'ARRACHÉ


OST | Heavy Rain - The Chase :
 

Personne à l'horizon. Les rayons de la boutique se dévisagent entre eux. Pas de panda haut de deux mètres trainant la patte. Pas de gérant de boutique dissimulée dans l'ombre du comptoir. Personne. Personne, si ce n'est les deux esprits criminels planqués au sous-sol, dont la discussion se clarifie à mesure que l'on s'en rapproche.

Je porte ma main dans la poche de ma veste, récupère la prison de Nidorina, la montre à Caoimhe ; puis désigne la porte en contrebas en frappant du poing. Il y a un temps pour la discrétion, et un autre pour la baston. Et dans cet entre-deux interminable, mon impatience me pousse à emprunter la voie tempétueuse du pugilat.

J'explose la porte du plat du pied. Les yeux écarquillés des trois compères m'attaquent avec maladresse, une bouche bée sur chaque visage pour accompagner l'expression. Je reconnais le gérant et sa barbe couleur acier, planqué derrière une table tapie de jetons criards ; il se lève, me reconnais, s'empêche de prononcer la moindre insulte redneck dans une incompréhension visible. Son garde du corps fait rouler ses épaules tendues par l'électricité ambiante. Il se place en travers de notre voie, immense.

Mais qu'est-ce qu'il se passe bordel ?! beugle le gérant pris la main dans le sac.
Ectoplasma, Malédiction sur Pandarbare.

Des attaches violettes quittent le corps du spectre pour s'en prendre au colosse. La fatigue assiège les deux ; mais le fantôme se cache aussitôt dans l'ombre de son adversaire pour le harceler malgré sa taille. Des traits de lumière convoquent des créatures aux pieds de leurs dresseurs. Arbok et Seviper d'un côté ; Rhinolove et Nosferalto de l'autre. J'invoque Nidorina et me rue en mêlée sans laisser le temps à nos ennemis de lever la queue. J'enjambe les deux serpents sans craindre leur venin, me propulse vers leur dresseur pris de court, encastre son menton sur la table.

La cloche du ring sonne trois fois. Les serpents sont livrés à eux-seuls, décapités, privés des ordres de leur précieux maître. Je prends la loque étourdie en otage, mon coude comprimant sa gorge. Il s'étouffe. Ses Pokémons paniquent. J'en profite.

Nidorina, occupe-les tant que tu le peux !

Qu'importe s'ils reconnaissent mon visage. L'heure est aujourd'hui à la violence.

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Mer 3 Mai - 19:39
Plus impulsif encore qu’elle, et encouragé par l’expérience, Troy bondit dans la bataille comme un Arcanin, laissant Pandarbare aux bons soins d’Ectoplasma. Il y avait en réalité trois hommes, donc trois dresseurs. Mais cela ne les avaient pas dérangés plus que cela plus tôt, mis à part sa crise. Elle n’en ferait pas cette fois. Lily bondit hors de sa ball.

Lily, Charge then Tackle the Flying ones, take care of them !

Elle se glissa elle-même en périphérie du combat, prévoyant de garder un œil sur la situation tout en attaquant elle aussi un des membres du trio. C’était sans compter le Pandarbare qui se décide à la prendre pour cible directement, tandis que Lily doit faire face à deux Pokémons volants toute seule. Elle a peur, elles ont peur. C’est un sacré combat pour un pokémon aussi jeune. Elle évita de très peu le Marto-Poing du Pokémon, ce qui lui valut quand même de devoir se retrouver à terre. Elle décida d’en tirer parti et attaqua le massif pokémon dans les pattes, façon Balayage. Le lourd Pokémon s’effondra, surpris, manquant de lui tomber dessus. Elle bondit sur et par-dessus lui, s’élançant vers un des trois hommes, un gars tout ce qu’il y a de plus banal, un peu maigrichon, un air de déjà-vu. Mais elle l’avait reconnu. Celui qui lui avait pris sa valise, elle en était certaine.

Troy avait prédit qu’elle aurait des envies de meurtres, et les voilà alors qu’elle s’élançait à la poursuite du fuyard, le bloquant dans la boutique. Elle profita de sa vitesse pour le tacler et l’envoyer avec elle dans un des rayons, juste sur un coin. Il grogna de douleur alors qu’elle bondissait sur son dos, l’agrippant par les cheveux pour le frapper sur le meuble répétitivement. Elle lui balança alors de grands coups de coudes dans les côtes jusqu’à la forcer à lâcher avant de lui décocher un crochet qu’elle ne vit pas venir dans le noir, mais auquel elle répondit par un uppercut bien senti. Elle n’avait plus qu’à espérer que Troy gère la situation en arrière-boutique.
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Mer 3 Mai - 21:10
VOL À L'ARRACHÉ


OST | Heavy Rain - The Chase :
 

Les serpents tentent de se faufiler dans la faille de mon plan ; je m'adosse au mur et ressers ma prise. Mon rival passe par toutes les couleurs de l'arc-en-ciel, du rouge au bleu. Ses chiens de garde hésitent : doivent-ils attaquer et risquer la vie de leur maître ? ou patienter et risquer la vie de leur maître ?

Le Pandarbare s'écrase sur le sol, vidé de toute énergie vitale. Son parasite s'extirpe de son ombre, serein, un sourire immense sur le visage.

Ectoplasma, occupe-toi de Seviper !

Et comme d'un seul homme, mes Pokémons se ruent sur leurs deux ennemis. Le spectre enchaîne les frappes ténébreuses dans un ballet aérien ; Nidorina traine Arbok à travers la salle par la queue, le balançant contre les murs d'une fureur corrosive.

Je maintiens prise. Jusqu'à sentir le dernier flux d'air s'exiler des bronches de ma victime. Et je continue encore. Privant son organisme de tout oxygène. Pour ne lui laisser aucune chance. Aucun rappel. Aucune main tendue. Le bout du chemin se profile au loin, et l'âme du receleur y sombre dans un mutisme effroyable.

Il nous les faut vivants, me souffle la voix de la raison.

Merde. Je récupère ses deux pokéballs pour rappeler ses créatures à l'ordre dans un filet de lumière. Je vérifie son pouls : son cœur bat encore. Merde, merde, merde. J'arrache la fermeture Éclair de son haut et place mes mains sur son thorax. Meeeeeerde. Si la douleur du message cardiaque ne le réveille pas dans la minute, peut-être qu'il rouvrira les yeux après deux jours de convalescence.

Peut-être.

Le gérant se recroqueville dans un coin de la pièce, les mains sur les tempes, la tête entre ses genoux. Il tremble. Une peur indicible le cloue sur place. Je reconnais l'empreinte d'Ectoplasma dans son regard terrifié, privé de toute étincelle d'espoir.

Nidorina, fonce aider Caoimhe.
RIIIIIIIIIIIINAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA !

Elle parcourt l'arrière-boutique en quatrième vitesse pour s'empaler dans l'aile du Nosferalto. La chauve-souris rencontre le mur et hurle à la mort.

Un mince filet d'air s'échappe de la bouche du blessé grave. Quelques secondes de plus l'auraient condamné à nourrir les vers. Je l'abandonne à sa survie et rejoins le traître de propriétaire. J'empoigne son petit-doigt, prêt à le briser.

Désolé pour le grabuge, Tom. Jimmy devait faire affaire avec moi. Tu sais que je n'aime pas me faire doubler. Alors, te voir supporter un tel échange dans mon dos...
Je savais pas que c'était ton coup, Troy ! Ils sont venus me voir pour trouver un endroit calme où discuter et je leur ai ouvert ma porte, c'est tout ! C'est mon boulot, Troy. On me paie pour ça ! Je t'en prie, écoute-moi : je ne voulais pas te fausser !
Où est la marchandise ?
Hein ?
La marchandise. La valise que Jimmy a déniché.

Ma chasse aux bonnes actions se transforme en vendetta professionnelle. On ne sort jamais indemne de ce boulot. Par chance, Dame Coïncidence m'offre un alibi de taille sur un plateau d'argent : je n'aurais pas à détruire l'esprit de ce cher Tom.

Bordel. Tout ça pour ça. Ça devait être un simple marché avec Jimmy pour récupérer un, voire deux Pokémons du colis. Un service qu'il devait me rendre depuis cinq mois. Mais son avarice lui a fait plonger la tête la première dans une ruche alléchante.

J'envoie Ectoplasma rejoindre le combat d'un geste de la tête.

Les pokéballs ont déjà été transférés sur son compte. C'est trop tard... Ils étaient en train de fêter leur nouvelle alliance, et... et c'est tout ce que je sais, vraiment !
Merci, Tom.

Je me relève, et lui avec. Je plonge ma main dans sa poche de jeans, subtilise son portable. Aucun appel en cours, ni réponse à un message d'alerte.

Tu veux te faire pardonner ?
J'ai vraiment le choix ?
Non. Laisse-nous seuls avec Jimmy. Ferme les yeux. Et tu raconteras tout ce qu'il s'est passé, en détails, dans ta putain de boutique. Les messieurs en costume doivent savoir pourquoi leur planque a failli exploser. Et que personne ne devrait me flouer.
Je... d'accord, Troy, tout ce que tu veux.
Un plaisir de bosser avec toi.

Il absorbe son Pandarbare et se fraye un chemin jusqu'aux escaliers.

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Mer 3 Mai - 22:03
Vaincue, le Lixy gisait sur son flanc, suffoquant comme sa maîtresse plus tôt pour rester consciente. Elle émettait à peine de faibles gémissements, appelant son humaine à l’aide, comme lorsqu’elle appelait sa mère, bébé. Elle voyait les humains fuir, mais ne vit à aucun moment son humaine. Nidorina bondit devant elle, s’occupant du Nosférapto. Elle vit le trenchcoat et piaula faiblement, reconnaissant leur allié. Puis le noir.

Dans la boutique, sa Dresseuse mugissait de rage. Le voleur tenta de s’enfuir, la laissant à terre. Juste au niveau pour lui attraper les chevilles avec l’énergie du désespoir. L’homme s’effondra au sol une deuxième fois, la boxant cette fois de coup de pieds dans le visage. Elle le lâcha pour de bon, mais c’est alors qu’une autre ombre se jette sur lui, l’envoyant rouler à terre en suppliant. Une deuxième forme, humanoïde celle-ci s’échappa sans même qu’elle ne réussisse à attraper ses chevilles. Tout était désormais silencieux dans la boutique mais elle n’avait aucun moyen de savoir qui était vainqueur. Dans le doute, elle préféra céder aux supplications de son corps et rester à terre. Elle avait tellement mal, et elle était tellement fatiguée…
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Mer 3 Mai - 22:58
VOL À L'ARRACHÉ


OST | Cowboy Bepop - Road to the West :
 

Un vent calme souffle après la tempête. Les feuilles mortes décantent au sol, entassés sous la bannière du chaos. Je promène mon regard dans l'arrière-boutique, puis dans le couloir : le receleur opportuniste gît près de la table de jeu ; Caoimhe subit les contrecoups de la bataille aux côtés de son Némésis voleur de valise.

J'allume une cigarette, tire dessus.

Nidorina me revient, boiteuse. Elle couine, me montre sa patte. Je m'accroupis à sa hauteur, lui promet de m'en occuper le plus vite possible, la range dans sa bulle de confort. Je m'en occuperais le plus vite possible, oui. Mais la priorité numéro une est de garantir la sécurité de notre opération. Alias garantir la survie de chacun.

Endors-le, Ectoplasma. Il ne doit pas fuir.

Le spectre erre en pleine lévitation, son sourire éteint. Il hoche la tête, s'approche de l'oreille de Jimmy, lui susurre des incantations inaudibles. Dix secondes suffisent pour invoquer un tonnerre de ronflements. Le fantôme s'assied alors sur l'endormi.

Félicitations, mon vieux.

Je lui tends ma cigarette. Il me singe en la coinçant entre ses « lèvres », et s'entoure aussitôt d'un halo de nicotine. Un frisson me parcourt l'échine. Le sentiment d'être plus idiot que ce Pokémon, cet Ectoplasma, mon ami ; et pourtant plus intelligent à la fois.

Sur quoi repose la supériorité des humains dans ce monde périlleux ?

Une allumette. Et elle risque de s'enflammer à tout instant.

Je m'approche de Caoimhe, glisse une main jusqu'à ses genoux et la seconde sur ses omoplates. J'appuie sur mes jambes, la soulève, puis la mire sous l'applique murale de l'arrière-boutique. Elle est en piteux état. Son visage a servi de paillasson au voleur. Une contusion habille son os zygomatique ; sa lèvre saigne d'une plaie superficielle.

Mon cœur se pince. Mes boyaux se tordent. Dans quoi l'ai-je embarquée ?

Putain...

Je t'emmène à l'hôpital. Ectoplasma se charge de les garder sous contrôle le temps que je revienne. Tu as besoin de soin, Caoimhe.

Je la contemple. Déglutis. Ce n'est qu'une civile. Et pourtant...

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Mer 3 Mai - 23:49

Elle entendit la voix rocailleuse de Troy avec un certain soulagement. Ils avaient donc gagné. Elle commença alors à se relever sur ses genoux avec un grognement et trouva même l’énergie de se débattre lorsqu’il voulut la soulever. Elle avait mal au crâne mais elle voulait savoir les résultats de leur bataille. Elle songea soudain à Lily et l’appela à plusieurs reprises sans obtenir la plus petite réponse. Il ne la reposa qu’une fois dans l’arrière-boutique, où gisait le troisième compère, ainsi que plusieurs pokémons. Et entre les deux, Lily, son bébé, inconsciente. Une grimace de douleur lui déforma le visage tandis que des Lumicioles dansaient devant ses yeux.

Je t'emmène à l'hôpital. Ectoplasma se charge de les garder sous contrôle le temps que je revienne. Tu as besoin de soin, Caoimhe.
Et tu comptes leur expliquer les choses comment, Einstein ?

Elle le fusillait du regard, la voix ferme, décidée. Elle continua de parler en rampant vers Lily.

Tout ce dont j’ai besoin, c’est d’un peu de repos, mais plus tard. Je suis logée au Centre Pokémon de toute façon, donc ça va aller. Le plus important, c’est eux.

Elle amena son oreille près du corps du Lixy : elle respirait. Elle la souleva avec toute la délicatesse possible, la ramenant contre elle, la cajolant en l’embrassant sur la houppette.

I’m sorry baby. You did good.

Puis son regard se relèva à nouveau vers Troy, moins agressive cette fois envers celui qui l’avait sauvée trois fois déjà en une seule soirée. Il avait l’air abattu lui aussi, mais lui présentait à peine les stigmates du combat, qu’il a survolé tandis qu’elle se jetait à corps et âme dans le combat, oubliant tous les conseils qu’elle avait pu récolter en plusieurs années. Elle détestait cet état de faiblesse et s’appuya contre le mur pour se relever, se forçant à n’exprimer sa douleur que par une grimace. Il était hors de question qu’elle passe pour une espèce de madone impotente bonne seulement à papillonner des yeux.

A ta tête, j’imagine que les pokémons ne sont pas ici. Et que donc, on s’est battu pour rien. C’était quoi ton plan, de base ?
Elle ne peut s’empêcher d’être assez amère envers le détective. Elle poussa un soupir agacé, ramena Lily dans sa ball après un dernier baiser, se promettant de la faire soigner dès qu’elles rentreraient.
Et qu’est-ce qu’on fait de lui ?
Elle s’approcha de l’homme à terre, constatant qu’heureusement, il respirait. Dans un état critique, mais il respirait. Elle hésita à s’abaisser à lui apporter son aide et préféra se retourner vers Troy, puisqu’ils les avaient tous envoyés dans ce pétrin.
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Jeu 4 Mai - 0:17
VOL À L'ARRACHÉ


OST | Cowboy Bepop - Road to the West :
 

Caoimhe ignore les signaux d'alerte de son organisme. Elle se dégage de mon étreinte, rampe vers le corps inanimé de son Pokémon, et la range elle aussi dans sa prison. Sa colère transcende sa voix affaiblie. Ses cordes vocales se surmènent pour me faire passer un message : tu n'avanceras pas plus loin sans moi.

Je cache un sourire.

Ton voleur aurait dû déposer son butin dans ce système de stockage.

Je désigne notre Graal sur le mur côté porte, dans l'angle mort de Caoimhe. Un pseudo-ordinateur éteint, branché à une sorte d'imprimante où l'on peut déposer une pokéball. Les Centres Pokémons raffolent de ces appareils. Le sigle de l'entreprise est toujours visible sur un côté de la machine, à moitié effacé au papier de verre.

J'avance vers l'interface, l'allume d'une pression sur le bouton d'alimentation. Un écran de chargement captive mon regard. Le système d'exploitation se lance.

Je viens d'arracher des informations au gérant. Notre voleur a donné rendez-vous à son ... receleur... pour lui vendre son butin en mains propres. Tes Pokémons ne sont plus ici. Mais sur l'un des comptes de l'inconscient qui bave à côté de toi, dis-je en le montrant de la tête. Ou sur celui d'une plus vaste organisation.

« ENTREZ VOTRE MOT DE PASSE »

Je saisis une clé USB de la poche de ma veste et l'insère dans l'ordinateur. Le système mouline. Puis une vingtaine d'astérisques apparaissent dans le champ de texte.

Sésame, ouvre-toi...

La session N-08 écarte les jambes devant la curiosité vengeresse de la dresseuse. Je sélectionne l'option « Effectif local » grâce aux touches directionnelles du clavier intégré. Les icônes de cinq hôtes apparaissent devant nos yeux. Cinq Pokémons arrachés des mains de dresseurs innocents. Mais aucun n'appartient à Caoimhe.

J'abats mon poing sur le clavier.

Putain !

Je me retourne vers l'inconscient, l'attrape par le col, le soulève jusqu'à la table de jeu ; le poids mort renverse les piles de jetons plastique. J'écarte mes doigts et arme la plus belle baffe que le monde connaitra. Et compte bien imprimer mes empreintes digitales sur son cuir de quadragénaire à l'en extirper de sa torpeur.

D'abord lui, puis le voleur endormi dans le couloir. Tu auras tes réponses.

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Jeu 4 Mai - 1:02
Elle poussa un lourd soupir de découragement, appuyée contre le mur aux côtés de Troy. Les icônes sur l’écran marquaient un Typhlosion, un Mime Jr., un Gobou, un Pashmilla et un Clic, mais rien qui ne ressemble de près ou de loin à ses pokémons. La sensation d’avoir un pieu dans le cœur lui revint aussitôt, elle aurait voulu jurer comme Troy, laisser sortir sa colère d’un coup mais elle n’y arrivait pas. Elle mit ça sur le compte de la fatigue. Et un peu du fait que Jujube était comme un frère pour elle.

Et maintenant, on fait quoi ?

Troy se releva, emporté par sa violence, et commença directement ‘’l’interrogatoire’’ de l’homme évanoui. L’idée la traversa dans un éclair de lucidité qu’ils auraient peut-être à se débarrasser d’un corps ce soir. Une vague de dégoût la submergea. Quand Troy lui avait dit qu’elle allait devoir se salir les mains, il avait pesé ses mots. Elle arrêta de le regarder alors qu’il s’échinait à réveiller l’autre à grands coups et reprit l’escalier vers la boutique, expliquant d’une voix morte :

Je vais récupérer l’autre, essaie de ne pas les tuer.

Le retour à l’obscurité lui fit un certain bien. Elle en referma la porte derrière elle, appréciant le silence soudain, à peine dérangé par la respiration du voleur endormi. Les yeux de l’Ectoplasma brillaient dans le noir, toujours moqueurs. Il a pris une cigarette à son Dresseur et en semble tout content.

Salut toi, le salua la jeune femme d’une voix basse mais amicale, merci pour toute à l’heure. On t’en doit tous une belle…

Elle s’assit dans le noir, les yeux dans les yeux avec le fantôme, sans la moindre crainte, ses bras entourant ses longues jambes.

Il est souvent comme ça, Troy ? Ça doit te faire une vie bien agitée. Mais tu as l’air de l’aimer quand même … Désolée de ne pas avoir de biscuits sur moi. Promis, la prochaine fois qu’on se reverra, j’en ferait rien que pour toi. Un goût en particulier ? Plutôt sucré, acide ? C’est le minimum que je te dois.

Elle tendit la main dans le noir, doucement, proposant au Pokémon une caresse s’il le voulait pendant que son maître s’occupait. Elle avait tout son temps avant de lui offrir le pire des trois en pâture et de retourner le regarder en face. Au pire, elle prétexterait de faire le guet. Après tout, si Troy avait laissé partir le troisième larron, rien ne leur disait qu’il n’avait pas filé prévenir du renfort.

Attends une seconde, dit-elle au Pokémon à cette idée. J’aimerai éviter les visites surprises.

Elle retourna vers la porte que le fuyard avait laissé entrouverte et la referma soigneusement, la barrant même avant d’étouffer un bâillement.

Voilà. Comme ça, tu n’auras pas besoin d’être le héros de la soirée une troisième fois. Ou quatrième. J’y pense, tu n’as pas de surnom. Troy doit bien t’en donner un pourtant. Mmmh… Ecto ? Toto ? Totor ? Ou t’es p’tet une fille, désolée. Non ? Ben désolée aussi, haha ! Te vexe pas, je n’ai pas d’aussi bons yeux que toi. Mais tu as tout du brave Pokémon.

L'écho d'un cri se fait vaguement entendre.
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Jeu 4 Mai - 2:24
VOL À L'ARRACHÉ


OST | Bright September - Sleepless Lullaby :
 


Que de rêves délicieux. Calmes. Paisibles. Je m'en saoulerais matin et soir jusqu'à plus soif, la panse tendue par la gourmandise. Pareille sucrerie transcende la satiété. Les humains se donnent des grands airs, mais tous reprennent leurs réflexes de proie une fois la nuit tombée. Ils s'imaginent en plein état embryonnaire, baignant dans un bain nutritif. Ils sucent leurs pouces, s'accrochant aux pies de leurs génitrices.

Celui-là rêve de son enfance. Il y a un champ verdoyant, des fleurs, des papillons, de la niaiserie. Et maintenant, le sol se soulève, la terre se transforme ; un golem dévaste le panorama pour lui courir après. « Jim Anderson » reconnait le visage de son père. Il court, court, et court encore. Mais un rempart se dresse sur sa voie.

Le géant de pierre atteint sa vitesse de croisière. Il fonce, fonce, et fonce encore. Le fils à sa maman essaye de fuir, mais le sol se dérobe sous ses pieds. Immobile, il ne peut qu'attendre ce terrible bus le percuter de plein fouet. Son cœur bat la chamade. Il transpire. Souille son pantalon. Puis... le néant. Ses divagations reprennent leur cours, avec son champ verdoyant, ses fleurs, ses papillons, et sa niaiserie.

Salut toi.

Le talon d'Achille du Maître s'abrutit pour me parler. Elle me dévisage, me prend pour son chien en laisse. Des tournures alambiquées, une voix à en charmer les nouveaux-nés. Elle empoigne son instinct maternelle pour me couver sous son aile.

Très drôle.

Je me dégage de l'urine de l'endormi, joue avec la cigarette du Maître. De toutes Ses manies, celle-ci m'est incompréhensible. Le goût est affreux. La cendre me reste sur la langue. Mais Son regard change à chaque fois qu'Il en tient une. Un mystère...

Il est souvent comme ça, Troy ? Ça doit te faire une vie bien agitée. Mais tu as l’air de l’aimer quand même … Désolée de ne pas avoir de biscuits sur moi. Promis, la prochaine fois qu’on se reverra, j’en ferait rien que pour toi. Un goût en particulier ? Plutôt sucré, acide ? C’est le minimum que je te dois.

Ressemblé-je à un mur ? Son débit de parole sature mes tympans. Mais elle n'attend aucune réponse intelligible d'un Pokémon, après tout. Nous sommes trop bêtes pour assimiler la langue des hommes. Si seulement elle m'entendait. Si seulement elle nous entendait. Ils redoubleraient tous de caresses pour nous amadouer.

La muse du Maître me tend sa main. Je me reconnais dans les traits de Rina, le Maître à la place de cette femme. Je dégage sa main. Gentiment. Je ne dois pas brusquer leur relation ; le Maître a l'air de trop y tenir, aussi fragile soit-elle. Et je ne laisserais aucun faux pas abîmer l'image que le Maître a de moi. Je deviendrai son égal.

Elle s'absente au rez-de-chaussée. J'entends le mécanisme du verrou de la porte.

La jugeote de la femme a fait mouche. Peut-être est-elle plus maligne qu'elle ne semble l'afficher. Une fulgurance inespérée entre deux élans vers l'inconscience, le front contre la pluie et la poussière. Intéressant.

Voilà. Comme ça, tu n’auras pas besoin d’être le héros de la soirée une troisième fois. Ou quatrième. J’y pense, tu n’as pas de surnom. Troy doit bien t’en donner un pourtant. Mmmh… Ecto ? Toto ? Totor ? Ou t’es p’tet une fille, désolée. Non ? Ben désolée aussi, haha ! Te vexe pas, je n’ai pas d’aussi bons yeux que toi. Mais tu as tout du brave Pokémon.

Le fantasme humain de renommer toutes leurs possessions. La « foudre » s'abat sur un « arbre » et provoque un « incendie ». Mais ce « feu » existait bien avant qu'ils n'apposent du bruit dessus. Et nous voilà à singer leurs mœurs arbitraires.

Je déforme l'ombre de l'inconscient en y posant un pied.

Sucré. Ectoplasma. Mâle.

Et non, Rina, cette marque d'affection n'appartient qu'à toi. Je refuse que le Maître en entende parler. Ma crédibilité auprès de Lui en serait anéantie. Et qui serais-je alors ?

Merci compliment.

Un cri, dehors. Un appel à l'aide. Du remouds. Je traverse les murs pour rejoindre le manteau de la nuit. Je me perche sur le toit du bâtiment, lorgne les environs : un humain claque la portière de sa berline noire et soulève sa veste de costume. À sa ceinture, six pokéballs colorées.

Il est ici ? demande le cowboy mafieux.
Oui, dans l'arrière-boutique ! répond le traître.
Ok les gars, on y va.
On attend pas les autres, chef ? propose un premier gros bras.
Ils sont deux, et en mauvais état. Les rumeurs se refilent comme des MST. Tu ne veux pas qu'on dise de toi que tu as peur d'y aller mano a mano avec une gonzesse.
T'as raison, chef.

Les deux écervelés suivent l'adulte gâté jusqu'à la porte - le premier obstacle à leurs représailles improvisées. Ils pestent, usent de leur force, patinent dans l'échec.

ONDE FOLIE.

Les quatre subissent les effets de mon sortilège de plein fouet. Le premier sbire explose son crâne sur la porte ; le deuxième se retourne vers son sacro-saint chef, la violence en figure de proue. Sa cible parfaitement consciente lui envoie ses phalanges dans les gencives. Il reprend ses esprits, la main sur la joue, les yeux dans le vague.

Qui est-ce qui a... ?! Putain ! Vous servez à rien les gars ! Reculez.

Le caïd dégaine une prison. Un Voltorbe apparait à l'autre bout de l'éclair lumineux.

La situation est critique. Je fonce prévenir le Maître, traverse le bâtiment. Il s'acharne encore à éveiller la victime qu'Il a endormi. La quintessence de la contre-productivité.

Je dessine les mots de Sa langue dans l'ombre de la table. Danger. Renforts. Gérant.

Merci, Ectoplasma. Tourmente-les tant que tu le peux : j'ai besoin de temps.

Il sort son portable, mitraille les touches du clavier numérique, colle son oreille à l'écran. Je fais demi-tour, pénètre le couloir, rejoins l'étage et sa porte barrée.

J'ai besoin d'un coup de main, Pike, ordonne l'écho du Maître au loin. Tom me l'a mise à l'envers. T'as intérêt à te dépêcher de venir ! Tes hommes sont dans le coin ? Parfait, tu me sauves la vie. À l'épicerie, oui. N-08, c'est ça. Je t'aime, mec.

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Jeu 4 Mai - 17:33
L'Ectoplasma repoussa sa main d'un geste presque ... poli. Froid mais poli.

Ok, je respecte, accepta-t-elle avec un petit sourire désolé. Elle avait voulu un échange entre le Pokémon et elle, et elle l’avait. On ne pouvait pas faire ami-ami avec tout le monde. Elle se releva pour fermer la porte, avant de reprendre sa conversation avec l’Ectoplasma, espérant un peu qu’il ne la rejette pas à nouveau. Le second échange fut plus aimable, l’Ectoplasma lui répondant en écrivant dans l’ombre. Sa coupure à la lèvre la pinça alors qu’elle étira un sourire chaleureux.

D’acc’, je m’en souviendrais ! Une fourn- hey, où tu vas ?

Elle qui était l’aînée d’une grande fratrie se sentait rejetée au stade de vulgaire petite sœur, à devoir accepter que les choses se passent autour d’elle sans qu’elle ne le comprenne. Elle entendit alors du bruit dehors et se releva, aux abois. Le retour fulgurant du fantôme ne fit que confirmer ses craintes. Elle s’enfonça dans l’ombre, à la recherche d’une autre sortie à leur piège. L’épicerie n’était que le rez-de-chaussée d’un bâtiment plus haut, ce qui leur offrirait d’autres échappatoires peut-être. Elle ne réfléchissait plus qu’à leur fuite. Deux combats en une soirée, ils étaient toujours en infériorité numérique, et ne tiendraient probablement pas un troisième affrontement.

Elle entendit l’écho de la voix de Troy au sous-sol. Lui aussi s’affolait un peu. Elle jubila à voix basse en ouvrant une nouvelle porte, donnant sur des escaliers, qui montaient vers l’étage. Une nouvelle cache, et peut-être, une fois là-haut, de quoi perdre leurs poursuivants. Elle fit demi-tour et courut vers Troy.

Troy ! Télécharge les pokémons et suis-moi, j’ai un point de fuite ! Grouille !
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Jeu 4 Mai - 21:41
VOL À L'ARRACHÉ


OST | Heavy Rain - The Chase :
 

La boule de neige nommée Tom a provoqué une avalanche dans son sillage. Les foudres de sa vendetta frappe à notre porte. La tension s'intensifie, l'atmosphère est en ébullition ; si nous ne trouvons pas d'échappatoire, nous finirons cuits à poings.

Troy ! Télécharge les pokémons et suis-moi, j’ai un point de fuite ! Grouille !

Je traverse la salle jusqu'à la session ouverte, massacre les touches jusqu'à l'option « Retrait », imprime les cinq hôtes dans leurs pokéballs respectives. Le temps m'est compté. J'insulte le système en plein accouchement, mon impuissance en étendard.

Dépêche-toi, bordel...

Et de trois. La quatrième apparait devant moi ; je l'empoigne aussitôt, la miniaturise, la range avec les autres dans la poche gauche de ma veste.

Une détonation survient à l'autre bout du couloir. Des voix éclatent, des pas suivent le mouvement. Je reconnais cet enculé de traître gueuler à ses renforts de m'exploser le portrait au sous-sol – et de sauver la vie à leurs précieux camarades, dans la foulée.

Je récupère le cinquième prisonnier mais le garde en main. Typhlosion. J'espère de tout cœur qu'il garde encore en lui la fureur d'avoir été cloîtré dans sa geôle trop étroite. Cette fois, la température risque bel et bien de monter en flèche ; mais les flammes de la justice expieront les pêchés de nos ennemis.

Je lance la pokéball dans le couloir. Le Pokémon se libère, se redresse. Sa crinière incandescente illumine les environs. En face de lui, les prisons miniatures se déverrouillent pour relâcher une meute de parfaits petits soldats.

Je suis dans l'impasse. Ectoplasma revient à mes côtés, plein d'observations dans son ombre mouvante. Caoimhe m'attend à l'étage. Hélas, les amis du gérant m'empêchent de la rejoindre, et de goûter avec elle au parfum de la liberté.

Je n'ai plus le choix.

J'envoie les quatre derniers prisonniers dans la mêlée.

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