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Le hasard est le maitre de l'humour.

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Région d'origine : Johto
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Ven 21 Avr - 4:48
Les cieux.

Il y a quelques années, tu n’aurais jamais pensé les parcourir. Cette idée t’aurait semblée bien utopique auparavant. Et pourtant, t’y voilà, dans les airs. À bord de cet oiseau d’acier gigantesque. Posant la main contre le hublot, tu regardes la région de Johto qui s’éloigne petit à petit. Au départ, tu distingues bien les villes ; Rosalia, Doublonville, Écorcia et toutes les autres. Puis elles ne deviennent que des points minuscules dans l’étendue sauvage de ta région. Et au bout de quelques minutes, seul le Mont Argenté se distingue encore dans le portrait.

Tu es partie. Tu as fugué, autant être honnête sur les mots. Mais tu as dix-neuf ans, tu peux très bien faire ce qu’il te plait. D’ici quelques minutes, quelques heures au maximum, tes parents tenteront de te contacter. Des efforts vains, tu ne comptes pas répondre, surtout dans un avion. Ils iront sûrement voir grand-père, celui-ci restera silencieux. Ils seront dans une impasse. Tu les contacteras d’ici quelques semaines, ou mois, selon ton humeur. Mais pas maintenant. Maintenant, tu parts et laisses cette vie derrière toi. Tu as choisi un vol abordable, en classe économique. Et en plus, ce n’est pas un vol direct. Vous avez un arrêt à faire à Sinnoh, cela te rallonge de quelques heures mais tu n’es pas pressée. La patience, une vertu que tu as développée et qui t’a déjà montré ses bienfaits plus d’une fois. La vue en hauteur est tout de même impressionnante et tu passes quelques temps à plonger ton esprit dans ces vastes contrés que tu survoles. Puis le sommeil te prend. Un long sommeil qui dure jusqu’à ton arrivé à Sinnoh, le choc des roues sur la terre ferme te réveil.

Tu changes alors d’avion pour le transfert. Cette fois, pas de place près du hublot. C’est dommage, mais tu n’es pas triste pour autant. Tu peux très bien te passer de ce petit luxe pour le prochain voyage. Pour ce second tour en avion, tu n’arrives pas à t’endormir, tu n’as plus sommeil. Silencieuse, tu t’amuses un temps à regarder les passagers autour de toi. Ton voisin fait du surpoids et dégage une odeur peu agréable. C’est incommodant, mais tu ne fais ni commentaire ni réaction, cela serait bien inutile. Derrière toi, des jeunes enfants. Tu ne les vois pas, mais tu sais qu’ils sont là, tout simplement car ils sont bruyants et dérangeants. À leur âge, tu étais bien plus sage qu’eux. Encore une fois, tu restes silencieuse. Devant toi, des hommes d’affaires, des femmes, des gens normaux à première vue. Sauf une tête bleue. Mais tu ne t’attardes pas trop, les gens se teignent, c’est une mode apparemment.

Vous arrivez enfin à la région de Mhyone. Un archipel de quelques îles. Malheureusement, n’étant pas près du hublot, les images que tu as restent très à désirer. Et puis bon, tu auras tout le loisir d’explorer cette région prochainement. Tu es venue ici pour vivre une aventure, pour apprendre à te débrouiller seule, pour exister. En débarquant de l’avion, tu vas récupérer une nouvelle fois tes bagages. Une valise noire, toute simple. Tu repères rapidement ton étui contenant ton sabre et t’en empare en premier, mais pour la valise… plissant les yeux, tu ne vois pas de valise avec l’étiquette Erika apposé dessus. Tu l’avais pourtant bien collée la veille. Elle s’est peut-être décollé, c’est possible, auquel cas tu te retrouves dans une situation un peu précaire. Au moins tu sais à quoi ressemble la valise. Tu regardes les bagages passer devant toi, celle-là, c’est bien ce modèle. Tu prends la valise, satisfaite, et sort de l’aéroport le sourire aux lèvres.

— Mhyone, me voilà.

Une petite voix à peine audible, ces mots n’étaient destinés à personne, si ce n’est la région elle-même. Tes bagages en main, tu ne savais pas où aller, et c’était très bien comme ça. Normalement tu as atterri à la capitale, Nox Illum, tu devrais bien trouver une auberge ou un hôtel pour ta première nuit en région, tu avais de bonnes économies pour payer logement et nourriture. Les rues ressemblent davantage à celle de Doublonville que de Rosalia mais tu t’y attendais bien, ça reste une capitale, un milieu très urbain. Tu irais visiter les zones plus sauvages prochainement, pour le moment tu dois te poser avant tout. Au bout de quelques dizaines de minutes, tu trouves une auberge sur un étage, rien à avoir avec un hôtel chic, non, juste un petit endroit propre et chaleureux. Tu obtiens une chambre pour un prix raisonnable. Un lit, une salle de bain, une petite télévision. Rien d’extravagant et tu aimes ça ainsi. Tu décides alors d’ouvrir tes bagages et brancher ton téléphone, histoire de voir si tu as eu des textos de tes chers parents.

Tu poses la valise sur le lit, souriante à l’idée de voir les messages de paniques, puis déclenches le système d’ouverture. Ton sourire disparait rapidement pour faire place à une expression d’incompréhension totale. Prenant dans tes mains la première chose que contient la valise, tu en sort un caleçon blanc avec des motifs de cœur rouges.

- Mais qu’est’c’que…

Ce n’est définitivement pas à toi.
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Région d'origine : Sinnoh
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Ven 21 Avr - 11:39
L’avion. Géant des cieux où des dizaines, voire centaines, de personnes venaient s’entasser à chaque arrêt. Un moyen de locomotion sûr, rapide, pour rejoindre les autres villes à l’intérieur ou à l’extérieur de sa région. Celui qui ne laissait pas le temps de regretter sa décision. Ce voyage, je ne l’ai pas vu passé. Malgré l’angoisse des premiers instants au moment du décollage, je me suis vite acclimaté et j’ai profité. Le hublot, il n’y a que ça de vrai. Observer les nuages, les océans, les terres parfois. S’imaginer tout un monde à chaque petite chose se détachant d’un paysage quelque peu monotone. Puis l’approche, les lieux abstraits devenant de plus en plus clairs, les voyants qui s’allument pour signaler la nécessité d’attacher sa ceinture. Le choc, léger, une fois que les roues se posent sur le tarmac. Et l’attente. La chose la plus longue de ce voyage. Attendre pour descendre, pour pouvoir entamer véritablement cette nouvelle expérience. Pour retrouver Pandore. Elle risquait de m’en vouloir une fois en dehors de sa pokéball. La Wattouat avait déjà fait part de son état d’esprit avant de se retrouver enfermée, envoyant une petite décharge électrique à mes pieds. Caractérielle, mais non pas sans raisons. Pandore prenait goût à ses libertés nouvellement acquises. Au point de les défendre férocement si celles-ci se voyaient contestées.

Je déteste les aéroports. Non pas à cause du bruit, merci, mais à cause des odeurs et de la foule. Entre ceux qui ne font pas attention et qui se bousculent, ceux qui ont oubliés de mettre du déodorant ou, au contraire, ont vidés la bouteille, il y a de quoi en perdre la tête. J’ai d’ailleurs fait une pause entre le terminal des arrivées et l’endroit où récupérer les bagages, laissant une bonne longueur d’avance à cette foule étourdissante. Entre perdre quelques minutes et éternuer toutes les cinq secondes à cause des parfums mélangés, le choix se retrouve vite fait.

Dix minutes. Le temps nécessaire pour que les touristes pressés déguerpissent des lieux et laissent place à des passagers plus calmes. Ceux qui n’ont pas à suivre un circuit touristique précis. Comme moi. Fatigué, légèrement sur les nerfs, j’attends devant le tapis roulant qui amène les valises. Celui-ci est presque vide, preuve que le plus gros des passagers est déjà passé. Voir ma valise me soulage d’un poids et je m’en saisie, pressé de quitter à mon tour ces lieux. Pressé aussi de retrouver ma Wattouat, malgré la mauvaise humeur dont elle risque de faire preuve. Cela nous fera un point commun pendant une à deux heures. Puis elle aura le droit à sa toilette quotidienne et se mettra ensuite à sautiller partout. Comme quoi, il en faut bien peu pour remettre de bonne humeur cette boule de laine.

Un faisceau rouge et un éclair plus tard, je me retrouve à déambuler dans la capitale avec ma valise, mon sac à dos, et Pandore à mes côtés. Avant de prendre l’avion, Skygge m’a remis une liste d’adresses où dormir et me restaurer pendant les premiers jours. Prévoyant. J’ai beau avoir étudié les lieux, je n’ai pas pensé à ce côté plus pratique. Première erreur dans ce voyage. La première auberge est un échec : trop de monde, plus aucune chambre de libre. La seconde est la bonne. J’explique brièvement ma demande à la réceptionniste sur mon smartphone. Elle, elle a l’air étonnée. Malgré la tonne de clients qu’elle doit rencontrer, cela ne doit pas être tous les jours qu’elle se retrouve face à une personne communiquant ainsi. Je dois passer pour un illuminé. Ce qui arrive assez souvent, en fait. A force, on ne se formalise plus.

La chambre est assez simple, plutôt petite. La salle de bain sur le palier a de quoi faire grincer les dents, mais ce sera suffisant pour une nuit. Là, je veux juste dormir. Abandonner cette tension dans mon corps grâce à quelques heures au beau milieu de mes songes les plus grotesques. Je baille, puis ouvre ma valise sur le sol. Avant de me figer. Ma main va attraper l’un des vêtements, le soulevant pour mieux l’observer. Mes joues se mettent à me chauffer. Puis mon cerveau tilt. De la lingerie féminine. Je lâche le dessous comme s’il venait de me brûler, braquant un regard horrifié sur le contenu de cette valise. Seconde erreur de ce voyage. Bordel. C’est pourtant le bon modèle de valise. Double bordel. Je referme rapidement cette erreur monumentale, mes yeux s’attardant sur l’étiquette blanche à la poignée de celle-ci. Erika Lee. Triple bordel. Je me suis montré confiant, certain de ne pas avoir à vérifier l’étiquette au vu du peu de bagages encore présents à mon arrivée. Je saisis l’étiquette, note dans un coin de mon esprit le nom de la fille et l’adresse de réexpédition. Puis m’attarde sur le numéro de portable. Parfait. Il ne reste plus qu’à espérer qu’elle réponde à un sms. Les appels, c’est pas vraiment mon truc.

06.XX.XX.XX.XX ▬ envoyé à 14:37
Salut, Erika Lee c’est ça ? C’est Maksimilian Leskov.
J’ai ta valise et je crois bien que t’as la mienne. Y’a moyen de faire l’échange rapidement ?
Je suis à l'auberge "Au bon Doudouvet", si t'es pas loin.

Codage d'Emy

Certainement pas le meilleur message au monde dans ce type d’affaire, mais ce serait suffisant. Je n’ai plus qu’à espérer que cette fille ne fait pas partie de cette horde de touristes pressés, sinon ma valise risque d’être déjà loin. Et là, adieu carnets et autres affaires importantes.

Quadruple bordel.
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Région d'origine : Johto
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Ven 21 Avr - 17:04

Tu laisses tomber le caleçon à motif dans la valise. Il n’y absolument rien là-dedans qui ne t’appartient. Encore, si ce n’était qu’un objet qui aurait été glissé par inadvertance à l’intérieur, ça aurait mieux passé. Mais là c’est différent. Ce n’est pas à toi, et ce qui est à toi est sûrement avec quelqu’un d’autre. À moins que ta véritable valise soit restée à l’aéroport ? C’est plausible, et tu préférerais même que cela soit le cas plutôt que ce soit quelqu’un d’autre qui soit partit avec. Tu regardes l’heure sur le cadran de la table de chevet, tu as encore le temps d’aller voir à l’aéroport pour vérifier, au moins tu seras fixé. Ce qui t’embête, c’est que ton téléphone portable risque de rendre l’âme bientôt, tu as laissé ton fil pour le recharger dans ta valise. Tu aurais mieux fait de le trainer avec toi dans l’avion, mais tu as oublié. Tu étais pressée ce matin en même temps, tu ne pouvais pas penser à tout.

Avec un léger espoir, tu fouilles un peu dans la valise à la recherche d’un fil compatible avec ton appareil, un effort récompensé. Il y en a un. Tu le prends et le branche au mur, ton téléphone peut enfin reprendre du poil de la bête. Ensuite, c’est un sentiment de remord qui te prend soudainement, tu n’as pas à fouiller dans cette valise, tu ne voudrais pas qu’on fouille dans la tienne non plus, n’est-ce pas ? Tu plus du mieux que tu peux le caleçon que tu avais déplié, mais tu n’as jamais touché à ce genre de truc de ta vie alors c’est pas fameux fameux. Tu fermes la valise et t’assoies sur le lit. Tu remettras le fil en place une fois ton téléphone en pleine santé. Réfléchis. Qu’est-ce que tu vas faire si on a pris ta valise ? Il y a tout tes vêtements de rechanges, la pokéball que t’a confié ton grand-père, et bien des trucs. Tu en as besoin, impérativement.

Ton téléphone vibre. Tu te jettes dessus, t’étalant de tout ton long sur le lit. Un numéro inconnu t’a envoyé un message. À la lecture de ce que contient ce message, tu es à la fois soulagée … et stressée. Tu sais que ta valise n’est plus à l’aéroport, inutile d’y retourner donc. S’il connait ton nom, c’est que l’étiquette doit encore être là, comment tu as fait pour ne pas la voir ? Ce n’est plus le temps de te traiter d’idiote de toute façon, tu ne peux plus prévenir, il faut guérir. Donc, tu as le nom de la personne qui est en possession de tes biens, et tu es sûrement en possession des siens. Il a exprimé sa volonté de faire l’échange, jusque-là tout va bien. Seul souci ? Le nom de son auberge ne te dit rien. Tu ne connais le nom de rien du tout dans cette région de toute manière. Pour dire, tu n’as même pas pris le temps de regarder le nom de ta propre auberge, c’est malin.

Bon. De toute, tu dois lui répondre, c’est la première étape. En relisant le message, tu te dis qu’il a quand même un nom chelou. Il sort d’où le K dans son prénom ?  Pouvait pas mettre un X comme tout le monde ?

06.XX.XX.XX.XX ▬ envoyé à 14:42
Allo, oui c’est moi Erika.

Il est clair qu’il y a eu un souci lors de la prise des bagages. Perso’ je connais pas la région, donc les noms des auberges ça ne me dit rien. Mon seul point de repère est l’aéroport. T’en dit quoi ?

Codage d'Emy

Envoyé. Au même moment, tu vois plusieurs messages de tes parents qui entrent. Dommage, tu préfères profiter de cette lecture quand tout ira mieux, pour le moment tu ne t’y attardes pas. Tu as un gros souci et tu n’as pas la tête à quoi que ce soit d’autre. Au moins, tu as le sabre que ton grand-père t’a confié, mais ce n’est qu’une maigre compensation. Tu espères sincèrement que ce Maksimilien est quelqu’un de raisonnable et qu’il n’a pas pris la liberté de fouiner dans tes affaires… comme tu l’as fait toi-même. Mais toi… c’est différent ! Il n’y a pas d’étiquette et… et… et voilà. Tu as des excuses, tu n’as rien fait de mal. Ou comment tenter de se convaincre soi-même. Et pour le fil, c’est une situation de vie ou de mort, ce n’est pas pareil.
- Allez répond…
Tu es patiente généralement, mais là, tu es stressée.
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Région d'origine : Sinnoh
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Sam 22 Avr - 16:30
Ce voyage commence bien. Douce ironie. Quelle était la probabilité pour qu’une telle erreur survienne ? Elle existait, mais ne devait pas être bien élevée. Maintenant, avec toutes ces étiquettes posées un peu partout, le risque d’erreur se voulait moindre. Je suis parti trop confiant. Cette fille devait être partie trop confiante. Après tout, l’étiquette est bien présente. En y réfléchissant bien, la véritable fautive est cette fille. Cette Erika. Si, au moment de prendre mon bagage, deux valises similaires étaient apparues, j’aurais eu la présence d’esprit de regarder l’étiquette. Sauf qu’il n’y avait presque plus rien sur ce tapis roulant et presque plus personne autour de celui-ci. Exaspéré, j’attrape la valise pour la poser sur le sol, puis me laisse tomber tête la première sur mon lit. Avec cette histoire, ma sieste semble compromise. Adieu tranquillité et repos mérité. Bonjour embrouilles et galères pour retrouver mon bien. Si jamais je raconte cela à Skygge ce soir, il ne va pas perdre un instant pour partir dans un grand éclat de rire. C’est bien son genre que de rire des malheurs des autres. D’une main, je saisis l’oreiller pour le mettre sous ma tête. Une micro-sieste, peut-être ? Dans le meilleur des cas, cette Erika à la présence d’esprit de vérifier son portable dans peu de temps. Dans le pire des cas, son portable est sur vibreur, voire en silencieux, et elle se trouve présentement dans une situation qui l’empêche de remarquer quoi que ce soit. Cette dernière possibilité me fait grincer des dents. Si cela arrive, je suis mal. Surtout si cette fille se retrouve au fin fond de l’archipel avant de vérifier ses messages.

Pour une fois, j’adresse une prière à Arceus.

Cela, techniquement, c’est le truc de ma mère. Le petit rituel auquel elle s’adonne depuis la mort de papa et l’évolution de son côté surprotectrice. Elle prie pour un oui ou pour un non, se signe, et va se confesser tous les quatre matins. Cette nouvelle manie prend parfois des proportions inimaginables, mais je la laisse faire. Si cela l’apaise de passer son temps dans un sanctuaire, qui suis-je pour l’en empêcher ? Je pars du postulat que chacun est libre de faire ce qu’il veut de sa vie. Tant que cela n’empiète pas sur mes propres habitudes. Ce qui commençait, doucement mais sûrement, à arriver. Mais je divague.

C’est par un petit coup de tête dans ma jambe pendue dans le vide que Pandore me sort de ma somnolence.

Aussitôt, je vérifie mon portable. Nouveau message. La lecture de celui-ci me fait grimacer. Retourner à l’aéroport ? Cela me fatigue d’avance, mais je n’ai pas vraiment le choix. Indiquer le nom de mon auberge n’était pas si utile que cela, finalement. Pas comme si je serais parvenu à me repérer si Erika avait décidé que je fasse le déplacement à son propre logement. L’aéroport est le seul point que l’on connaisse tous les deux. Même si ce retour en arrière m’oblige à retourner affronter la foule et ses odeurs insupportables. Juste quelques instants. Histoire de récupérer ma valise et de rendre la sienne à sa propriétaire. Puis ce serait la séparation et, enfin, une sieste amplement mérité. Parfois, il faut savoir rechercher un peu de motivation.

Maksimilian Leskov ▬ envoyé à 14:46
Ouais, l’aéroport ça me va.
On s’retrouve dans 30 mn ?


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Une demi-heure, cela me laisse largement le temps de m’acheter une boisson sur le chemin. J’appuie sur le bouton envoyer, puis m’étire et fini par me lever. Un café, cela ne peut pas me faire de mal. Tout comme une cigarette. Double dose de choses mauvaises à souhait. Pandore est à côté de la valise, sa tête figée devant. A l’intérieur se trouve une pokéball. La Wattouat a en horreur ces sphères bicolores. « Pandore. » La simple entente de son nom suffit à lui remettre les pattes sur terre. Elle se recule d’un pas et me laisse libre accès à l’objet de nos malheurs, que je referme rapidement. « On y va. » Je n’aime pas parler. Cet exercice me laisse toujours une sensation on ne peut plus désagréable au fond de la gorge. Pourtant, il est parfois nécessaire que j’exprime quelques directives à voix haute. Cela aide Pandore, d’après les quelques sites que j’ai visité. Et, si cela peut l’aider, alors je peux bien faire un effort.

Une fois hors de l’auberge, je m’allume une cigarette. Maman m’a fait tout un tas de reproches à cause de cette addiction nouvelle, assurant que cela me tuerait à petit feu. Tout comme la vie en elle-même. Alors, quitte à mourir, autant se faire un minimum plaisir. Je me saisis de mon portable, tape quelques mots, puis me met en marche. Au moins, le temps est au beau fixe. Se taper ces allers et retours sous la pluie aurait été une autre paire de manches.

Maksimilian Leskov ▬ envoyé à 14:51
En-dessous des panneaux indiquant les départs, ça te va ?


Codage d'Emy
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