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Les olives de Tom sont toujours en forme [Requête] ft. Alexandre Diame

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Max Lochlainn
Région d'origine : Mhyone
Jeu 24 Aoû 2017 - 16:55
Max Lochlainn
Musique:
 



Alexandre Diame & Ivar Northway
Les olives de Tom sont toujours en forme.


Le vent soufflait fort, malmenant les arbres alentours, principalement des oliviers, tout était calme. Seul le mouvement des feuilles venait perturber la paix ambiante de l'après-midi déjà bien avancée. Ivar avançait sur la route qui menait vers l'exploitation, son Pokémon volant au-dessus de lui en luttant contre les bourrasques. Le jeune dresseur savait que Hrafn luttait et fatiguait mais cela faisait partie intégrante de l'entraînement : ils n'auraient pas toujours le choix du climat et son compagnon devait se muscler et apprendre à utiliser les pires rafales pour se battre.
Ivar allait bientôt entreprendre sa première mission, le gérant de l'exploitation qu'il commençait à apercevoir au bout du chemin qu'il suivait avait demandé à l'Emblème de gérer un problème de vol d'olives orchestré à première vues par des Pokémons, bien qu'il n'y ait aucune certitude à cela. Se disant que ce serait un bon défi pour Hrafn et lui, Ivar avait accouru aussi vite que possible, cependant il avait proposé à son nouveau camarade, Alexandre de l'accompagner et de le rejoindre sur place. Son ami avait des Pokémon puissants et il était rassuré de savoir qu'il avait répondu présent. Ils devaient se rejoindre sur la route de l'exploitation.

Les deux dresseurs s'étaient rencontrés quelques jours plus tôt à Viridia, ou Ivar avait disputé son premier combat contre un dresseur. Duel qu'il avait gagné de peu. Alexandre y avait assisté et avait discuté un moment avec le jeune homme. Depuis il avait disputé de nouveaux matchs et décidé définitivement de se spécialiser dans les Pokémons volants. Hrafn progressait à vue d'oeil et avait même apprit de nouvelles attaques : Cyclone et Ouragan. Le dernier combat avait été particulièrement éprouvant pour les deux compagnons, ils avaient affronté un dresseur possédant un Racaillou, un type Roche ayant l'avantage sur le type Vol. Après cette première défaite, le jeune homme avait prit le temps de se renseigner sur un moyen de contrer cela et un autre Pokémon serait plus adapté pour combattre ce Pokémon.

La distance entre Ivar et l'exploitation se réduisait, ils arriveraient bientôt. Pour effectuer la mission, il avait du retourner à Nox Illum et ensuite prendre le bateau, le voyage avait été assez long. Il s'arrêta, disant à Hrafn de revenir qui s'empressa de se poser sur l'épaule de son dresseur, fatigué de son vol, puis ils s'installèrent à l'ombre d'un arbre à quelques pas de l'exploitation pour attendre l'arrivée d'Alexandre, repensant aux Goélises qui voletaient à côté de l'embarcation qu'ils avaient emprunté. Ivar aimait la grâce du type Vol, il lui semblait que dans les airs, tout était possible.

Durant son attente, il prit son lecteur de musique, en débrancha son casque et l'alluma. Il avait apprit récemment que son petit compagnon se détendait aussi quand il entendait une douce mélopée. Pendant que le morceau se déroulait, le jeune homme pensa à la suite de son aventure. Il leur faudrait bientôt penser à un nouveau compagnon de route et il ne voulait pas laisser le hasard décider des choses.

Il resta dans cet état de réflexion jusqu'à l'arrivée de son camarade.




© Nephilith pour EPICODE.
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Alexandre Diame
Région d'origine : Hoenn
Ven 25 Aoû 2017 - 11:42
Alexandre Diame
Les olives de Tom



Alors que je me reposais à la terrasse d’un café, je sentis mon portable vibrer dans ma poche. Tiens, c’était un SMS d’Ivar. Je devais bien avouer que sa demande, dans un premier temps, m’avait surpris. Le jeune homme avait donc sérieusement commencé son périple, ce qui était tout à fait louable. Je n’hésitais pas bien longtemps avant d’accepter, ne pouvant m’empêcher de lui demande tout de même un peu plus d’informations.

Il me confia alors qu’il s’agissait d’une mission confiée par l’emblème, dans laquelle il était question d’un pauvre propriétaire et exploitant d’une plantation d’oliviers qui voyait une partie de sa production disparaitre régulièrement de manière inquiétante. En réalité, semblait au courant qu’une partie de sa production pouvait effectivement attirer des pokémons, mais jamais de manière si régulière et d’aussi grandes quantités d’Olive, ce qui menaçait clairement son entreprise familiale, enfin c’est ce qu’il disait.  J’avais donc préparé mes affaires afin de me mettre en route vers l’exploitation qui se trouvait être dans la Canopée sur l’île Terra Nova.

Le temps était relativement clément, aussi, le voyage fut plutôt aisé. Pour ne pas être trop en retard, je décidais de voyager sur le dos de Shax, afin de rejoindre au plus tôt mon ami qui devait déjà être en train de m’attendre. Fendre les airs m’avait manqué, et je comprenais la sensation que pouvait avoir Ivar lorsqu’il me parlait de combats aériens. C’était loin, très loin d’être mon domaine de prédilection, mais je devais bien avouer que c’était particulièrement agréable. Après quelques heures de vol, donc, j’arrivais en vue de la Canopée. Je me posais rapidement au sol, sortant et consultant ma carte, laissant à Shax l’occasion de se reposer un peu. Une fois que j’eu trouvé comment m’y rendre, je remontais sur le dos de mon Libégon.

Une fois arrivé, je fis le tour, dans les airs, de la propriété. En réalité, j’essayais d’en connaitre un peu plus sur sa construction et sa géographie, ça pouvait toujours servir. L’exploitation avait l’air plutôt immense. Il y avait déjà deux grand bâtiments, disposés en une sorte de « L » décousu. L’un était plutôt luxueux, sans être un manoir non plus, alors que l’autre semblait un peu plus modeste, mais tout de même assez neuf et bien entretenu. Il y avait, à l’avant et à l’arrière de la propriété un grand jardin verdoyant, parsemé de quelques fontaines et surtout de ce qui me semblait être une assez grande piscine. Puis, en avançant un peu plus vers l’Est, on trouvait l’immense plantation, dont les rangées étaient séparées par des hautes haies. Une véritable forêt d’oliviers dans laquelle il me semblait assez facile de nous perdre, il faudrait faire attention.

Un peu plus à l’Ouest se trouvait l’entrée de la propriété. Je me posais aussi discrètement que possible près du portable, remarquant Ivar, un casque sur les oreilles, adossé contre un arbre. Je me dirigeais vers lui, lui faisant de grands signes pour qu’il me remarque et se libère de sa musique. Je lui tendais la main pour l’aider à se relever, avant de la serrer chaleureusement.

« Salut Ivar ! ça va ? Tu n’es pas là depuis trop longtemps j’espère ! » Lançais-je enthousiaste, avant de me tourner vers le portail. « Bon, j’espère que tu te sens prêt. Je ne sais pas ce qui nous attend là où on va, mais, en tout cas, on y va ! » Lançais-je, sur un ton motivé.

Je m’élançais donc, suivi de mon ami, dans la propriété, en poussant le lourd portail. Un petit sentier louvoyait dans le jardin, et nous menait jusqu’à la porte de la première bâtisse, plutôt luxueuse, que j’avais vue plus tôt. Cette dite porte était en bois massif, plutôt impressionnante. Il fallait bien dire que je n’avais pas vraiment l’habitude de ce genre d’endroits, même s’il ressemblait, en un certain sens, au Q.G. du Sceau. Je pris une inspiration, avant de toquer à la porte. Un solide gaillard, habillé finalement assez simplement, vint nous ouvrir.

« Oh ! B’jour !  » S’écria-t-il d’une voix grave et forte. « Vous d’vez être les p’tits gars que l’emblème nous envoies ! J’suis Tom, l’propriétaire des lieux ! Z’êtes les bienvenus ici !  ». L’homme paraissait extrêmement sympathique, et il avait un sourire plutôt contagieux. « V’nez ! Entrez donc !  » Il nous fit alors signe de le suivre à l’intérieur.

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Max Lochlainn
Région d'origine : Mhyone
Lun 28 Aoû 2017 - 16:07
Max Lochlainn

Alexandre Diame & Ivar Northway
Les olives de Tom sont toujours en formes


La musique venait à peine de changer que le comparse d'Ivar arrivait vers lui, l'aidant à se relever. Après avoir échangés quelques banalités, ils se mirent en route en direction de l'exploitation de ce cher Tom. Après échanges de quelques poignées de mains, celui-ci les firent entrer dans la grande bâtisse.

La première chose qui frappa Ivar, ce fut l'opulence des lieux, visiblement l'exploitation d'olive rapportait énormément à son propriétaire et le grand hall dans lequel ils se trouvaient était largement décoré. L'endroit ressemblait plus à un manoir qu'à une exploitation, décoré de tableau représentant différents Pokémon légendaires. Les opales gris du jeune homme s’arrêtèrent un moment sur une peinture représentant Ho-Oh, un des oiseaux légendaires, se demandant si quelqu'un l'avait déjà vu pour le peindre avec tant de précision. Tout en leur faisant visiter les lieux, Tom leur maintenait la conversation.

"J'suppose que l'Emblème vous a déjà mit au courant de c'qui se passe ici. Mes olives disparaissent en grandes quantité ! J'serai bientôt en faillite si les stocks volés viennent encore à grandir.

L'homme exagérait certainement, au vu de la richesse apparente du bâtiment. Mais Ivar se retint de faire une remarque. Ils entraient bientôt dans une salle de sport aménagée, ce qui confirma sa pensée. Il était plus habitué aux petites maisons des quartiers pauvres de Doublonville.

"Tout c'que mes ouvriers m'ont dit, c'est qu'i ont vu une forme noire, assez grande à l'orée d'la forêt. Sur'ment un Pokémon, mais si c'est l'cas on sait pas l'quel et on arrive pas à l'chasser ! On a essayé pas mal d'trucs pourtant. Epouvantails, pièges, tout ça."

Des pièges contre les Pokémon. Ivar espérait que ceux-ci n'était pas fabriqué dans le but de les blesser, sinon les pauvres créatures innocentes qui auraient vagabondé dans le coin auraient passé un sale quart d'heure. Définitivement, il désapprouvait les techniques et les manières de l'homme. Tom prit une mine attristé quand il vit l'expression d'Ivar.

"J'vois bien à vot' regard que vous approuvez pas ces pièges, mais vous inquiétez pas, c'tait seul'ment des répulsifs, rien qui ait put blesser des Pokémon."

"Et vous ne pensez pas que ce pourrait être un de vos ouvriers qui ferait cela ? Par jalousie ou une quelconque autre raison."

"Non, non, j'ai une confiance aveugle en chacun d'mes hommes. J'vous l'dit, c'est une grosse bête qui fait ça, mais pour quelle raison, j'en sais rien ! Tout c'que j'veux c'est tirer cet affaire au clair et faire partir c'pokémon. Qu'une bête me prennent quelques olives pour c'nourrir, ça m'dérange pas, mais là c'sont des stocks entiers."

Alexandre avait l'air de garder le silence pour le moment, Ivar se demandait ce qu'il en pensait. Il arrivèrent enfin à l'arrière de la maison dans l'exploitation, après avoir visité un dédale de pièce faramineux. Les oliviers s'étendaient à perte de vue, un bâtiment reposait au milieux de l'exploitation, surement un lieu de stockage. Il fallait bien avouer que les champs étaient beaux. Quelques hommes travaillaient actuellement à leur entretien. Au passage, Tom les salua d'un grand signe de la main. Après cela, il revint dans la bâtisse principale, les amenant à leurs appartements.

"Voici les quartiers des invités, c'est ici qu'vous allez loger les p'tits gars. J'vous laisse vous installer, hésitez pas v'nir me voir après, j'vous présenterai l'équipe. Ivar, vous êtes à la première chambre à gauche, Alexandre, la dernière à droite."

Et Tom tourna les talons, sûrement pour s'occuper d'autres affaires plus urgente. Ivar lui se tourna vers son camarade, le questionnant du regard. Cette histoire était quand même étrange, il fallait l'avouer.



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Alexandre Diame
Région d'origine : Hoenn
Mar 29 Aoû 2017 - 11:27
Alexandre Diame
Les olives de Tom




Je suivais la visite avec un air distrait. A vrai dire, je réfléchissais aux différents propos qu’avaient tenu Tom. C’était plutôt particulier comme situation, car nous n’avions finalement que très peu d’informations au sujet de ce voleur d’olive. Et moi qui croyais que nous allions pouvoir régler cette histoire rapidement… Elle semblait beaucoup plus compliquée que je ne l’aurais cru. Ivar, lui semblait également très attentif et, particulièrement sensible au fait que la maison ait essayé des pièges autour de l’exploitation. Fort heureusement, Tom semblait tout de même être un homme de bien et assez peu enclin à blesser gratuitement des pokémons. Alors, certes, cette confiance aveugle qu’il vouait à ses employés pouvait lui jouer des tours, mais le personnage était tout de même assez attendrissant. Enfin bref, je me reconcentrais sur le but de notre venue. La chose la plus simple à faire était finalement d’aller directement voir la nuit ce qui pouvait bien se tramer dans l’exploitation. J’avais confiance en Ivar et je comptais bien l’épauler dans cette affaire. J’espérais que sa mission lui permettrait de mieux intégrer son groupe, puisqu’il m’avait semblé comprendre que c’était à eux qu’elle avait été confiée.

Une fois que le tour de la grande maison familiale terminée, Tom nous mena à nos quartiers. Ils étaient symétriques par rapport à la zone de résidence familiale, sauf que nous n’étions que deux. La zone était donc particulièrement assez grande, et me semblait vite bien vide. Il nous laissa tous les deux, au milieu du grand couloir, avant de nous avoir lancé une dernière consigne.

« Installez-vous bien, tous les deux ! Faites comme chez vous ! Essayez donc d’êt’ là d’ici trente minutes, que j’vous présente le reste d’la famille ! » Lança-t-il, enthousiaste, avant de redescendre les escaliers.

Ivar semblait m’interroger du regard. Je devais bien dire que j’étais un peu sceptique sur la situation que j’avais encore bien du mal à parfaitement cerner. Je secouais la tête, tâchant de reprendre rapidement mes esprits. Il fallait en savoir plus.

« Bon, j’crois que y’a Anshwatt sous roche dans cette histoire. Allons déposer nos affaires et redescendons rencontrer la famille. Peut-être que quelqu’un en saura un peu plus. » Sur ces mots, je tournais les talons pour visiter ma chambre, et m’y installer. Si j’avais cru que cette affaire aurait pu être réglé en quelques heures, je m’étais lourdement trompé.

La chambre était plutôt spacieuse, et très confortable. Elle disposait de sa propre salle de bain, composée d’une douche et de toilettes. Visiblement, Tom avait dû prévoir notre arrivée puisque des draps frais avaient été posés. Après avoir déposé mon paquetage, je rejoignais Ivar dans le couloir, puis nous décandîmes les escaliers pour retourner dans la pièce principale. Si nous avions pu entrapercevoir quelques têtes, cette fois, elles étaient toutes tournées vers nous. Une dizaine de personnes, installées sur les divers poufs et canapés de la pièce, semblaient attendre notre arrivée, et se turent quand ils nous virent. Tom brisa alors le silence.

« Ah, vous r’voilà ! Bien installés ? » Lança-t-il joyeusement, avant de poursuivre sans attendre notre réponse. « Alors, que je vous présente tout ce beau monde. Commençons par le commencement : Voici Lise, ma femme d'puis maint ’nant bientôt vingt ans ! »

La femme qu’il nous désignait nous offrit un grand sourire avant de nous saluer chaleureusement. Elle paraissait un peu dans la lune, mais elle était plutôt accueillante. Sa taille était bien moins imposante que celle de son mari, et elle faisait plus jeune que lui. Toujours était-il qu’elle avait l’air d’une femme particulièrement aimante et que l’amour qu’elle portait à son mari ne faisait aucun doute. Rien qu'à la voir le regarder, on pouvait aisément dire qu’ils avaient chacun trouvé leur âme sœur.

« Ensuite… Pour continuer dans la famille, et dans l’ordre ! J’vous présente Yann, mon fils aîné ! ».

Contrairement à sa mère, le jeune homme nous salua d’une manière un peu plus blasée. Il arborait un sourire arrogant et nous faisait aisément sentir qu’il désapprouvait complètement la décision de son père d’avoir fait appel à une aide extérieure. Je remarquais les deux pokéballs à sa ceinture, comprenant qu’il était un dresseur également. Il nous regarda un instant avec une pointe de mépris, avant de détourner les yeux. Je sentis alors mon sang bouillir, et un léger sourire se dessina sur mes lèvres. Il ne perdait rien pour attendre, celui-là.

« Yann… Tu pourrais faire un effort… » Dit son père, déplorant son attitude. « Enfin, bref. Poursuivons avec ma cadette, Nalya ! » Lança-t-il, nous présentant une jolie jeune femme qui avait environ notre âge.

Elle était beaucoup plus accueillante que son grand frère, venant même nous faire rapidement la bise pour nous souhaiter la bienvenue. Visiblement, les attitudes dénotaient vraiment dans cette famille. La jeune femme était souriante, et probablement une dresseuse, comme son frère, puisqu’elle avait également trois pokéballs à sa ceinture. Elle paraissait sûre d’elle, et particulièrement sociable.

« Ensuite… ma p’tite dernière, mon p’tit rayon d’soleil, Chloé. » La voix de l’homme bourru c’était considérablement attendrie lorsqu’il avait prononcé son nom. La jeune fille devait être plus jeune de sa sœur aînée d’environ deux ans, et était tout de même presque une adulte.

Seulement, la ressemblance s’arrêtait là. La petite blondinette semblait particulièrement timide et ne nous salua que du bout de la main, détournant rapidement les yeux. Contrairement à son frère et à sa sœur, elle ne semblait pas être une dresseuse. Elle portait une robe et un chapeau particulièrement grand et sophistiqué. Elle avait la même taille que sa sœur, mais était tellement discrète que l’on peinait à la remarquer de prime abord.

« Et pour finir avec la famille directe, j’vous présente Léa ! La fille de ma sœur, qui est là pour les vacances. » Dit-il en nous présentant une jolie jeune fille brune, un peu plus grande que Nalya, qui nous regardait avec un brin de nonchalance et un sourire aux lèvres.

Elle aussi était une dresseuse, puisqu’elle avait deux pokéballs à sa ceinture. Elle avait un certain charme un brin sauvage, mais elle paraissait plutôt sociable et sympathique. Comme Nalya, elle vint également nous faire la bise pour nous souhaiter la bienvenue, avant de retourner s’assoir prêt de sa cousine.

« Passons maint’nant aux aut’ personnes importantes ! Elles font pas partie d’la famille par le sang, mais c’est tout comme ! » Lança joyeusement Tom. « Alors v’yons voir, par qui j’commence… Voici Lionnel, c’est l’copain, et l’fiancé de ma fille, Nalya. J’le forme actuellement pour qu’il apprenne à gérer l’exploitation. » Dit-il en souriant, avec une pointe de fierté, en nous désignant le garçon brun assis à côté de sa future conjointe.

Si physiquement, il n’y avait aucun rapport, l’attitude de Lionnel était la même que celle de Yann et trahissait une certaine arrogance. Il était facile de distinguer une sorte de rivalité entre les deux garçons. Il ne prit même pas le temps de lever les yeux vers nous, se contentant d’un simple signe de la main pour nous saluer.

« Ensuite, là c’est Marie, une amie d’enfance de Yann. Elle fait partie de la famille et vit avec nous d’puis peu. » La jeune fille était encore une fois plutôt mignonne. Elle n’était pas aussi timide que Chloé mais bien moins assurée que Léa ou Nalya. Elle était assise à côté de Yann et n’avait à priori pas l’air d’être une dresseuse, ou du moins je ne voyais pas de pokéballs à sa ceinture. Elle nous salua assez rapidement, avec un petit sourire.

« Et pour finir : Daphnée, not’ gouvernante, et sa fille, Justine ! »

La mère était plutôt grande, l’œil sévère, habillée comme l’on pouvait l’attendre d’une gouvernante. En fait, elle correspondait en tout point à l’idée que l’on pouvait se faire de ce métier. En revanche, sa fille, c’était autre chose. Déjà, elle sembla ne pas entendre qu’on parlait d’elle à cause du casque sur ses oreilles. Sa mère, sévère, dut lui faire une poussette dans le dos pour la forcer à sortir de son monde. Elle nous salua alors instantanément avec un grand sourire, venant elle aussi nous faire la bise sous le regard désespéré de sa mère. Elle avait la même taille qu’Ivar elle aussi, et de longs cheveux rouges descendaient jusqu’en bas de son dos. Jugeant qu’il avait terminé son travail de présentation, Tom repris la parole.

« V’la, vous connaissez tout l’monde ! » Dit-il sur un air amusé. «  J’vous laisse faire plus ample connaissance jusqu’à l’heure du repas. Vous allez avoir b’soin d’forces cette nuit ! » Il me tapa dans l’épaule pour m’encourage, manquant de m’envoyer valser sur le sol. Il ne se rendait vraiment pas compte de sa force ou quoi ? Je secouais la tête, le regardant partir, puis portant mon attention sur Ivar.

« Bon allez, au boulot, faut qu’on comprenne tout ça. Je te propose d’aller interroger un peu tout c’beau monde pour glaner des infos. Chacun son côté, puis on met en commun ce qu’on a appris, ça te va ? » Lançais-je, tâchant de motiver mon ami.


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Max Lochlainn
Région d'origine : Mhyone
Mar 29 Aoû 2017 - 17:57
Max Lochlainn

Alexandre Diame & Ivar Northway
Les olives de Tom sont toujours en forme


Une fois dans sa chambre, Ivar installa ses affaires. Il déposa d'abord son sac au pied du lit, avant d'en sortir un petit carnet et un crayon, il lui avait parut judicieux d'avoir de quoi prendre des notes pour régler cette affaire. La chambre était si spacieuse qu'elle semblait faire la taille du salon de son ancienne maison. Il s'assit sur le lit un moment, se prenant la tête des mains pour réfléchir. Dans quelle histoire allaient-ils se fourrer Alexandre et lui ? La situation était étrange et plus qu'Answhatt sous roche, pour Ivar il y avait Wailord sous gravillons. Mais il ne fallait pas faire de conclusions hâtives, pour l'instant ils ne savaient rien. Le jeune homme détacha rapidement, les rattachant en chignon, il voulait avoir l'air bien mit. Il enleva aussi sa veste, la déposant sur le montant du lit, se retrouvant en débardeur noir, ce n'était pas une tenue de circonstance, mais le mieux qu'il avait. De plus, le vêtement mettait en valeur ses muscles de boxeur, et il n'en était pas peu fier. Se regardant rapidement dans le miroir de la grande salle de bain, il se dit qu'il n'était pas vraiment dans son milieux, entre ses bottes de marches sales, la chaîne qui pendait à son pantalon, sa beau avait viré de pâle à légèrement hâlée a force d'être au grand air et une barbe rase poussait sur ses joues faute d'entretien, le jeune homme avait déjà commencé à changer physiquement après ces quelques semaines de voyage et d'entraînement. Il sortit finalement de la chambre, pour attendre Alexandre, après tout, il ne pouvait pas changer qui il était.

Ils descendirent ensemble rejoindre Tom pour les présentations. La première chose qui frappa Ivar, c'était le monde qui vivait dans le manoir. A peine eurent-ils posé le pied dans le salon, qu'une dizaine de tête se tournèrent vers eux. Tandis que leur hôte commencait les présentations.

"Ah, vous r’voilà ! Bien installés ?" Lança-t-il joyeusement, avant de poursuivre sans attendre notre réponse. "Alors, que je vous présente tout ce beau monde. Commençons par le commencement : Voici Lise, ma femme d'puis maint ’nant bientôt vingt ans !"

La femme était belle, malgré son âge. Avec un trait d'humour Ivar se dit qu'elle était bien conservée, ce qui lui arracha un léger sourire. L'amour qu'elle portait à Tom était visible et les premières rancoeurs d'Ivar envers l'homme disparurent. Il semblait qu'il ait très bon fond, finalement, pour offrir autant d'amour à cette femme.
La présentation continua sur les enfants, d'un rapide coup d'oeil le jeune homme se dit qu'ils étaient le reflet physique de leurs parents. Tom commença par l'ainé, son fils Yann. Celui-ci salua les deux compagnons avec nonchalence, il arborait un sourire particulièrement arrogant. Ivar se dit de suite qu'il n'apprécierait sûrement pas beaucoup le jeune homme et devina aux deux pokéballs à sa ceinture, qu'il était dresseur.

"Yann… Tu pourrais faire un effort…" Dit son père, déplorant son attitude. "Enfin, bref. Poursuivons avec ma cadette, Nalya !" Lança-t-il, nous présentant une jolie jeune femme qui avait environ notre âge.

Quand la dénommée Nalya se leva pour faire la bise à Ivar et Alexandre, le blondinet fut surprit et eu un léger mouvement de recul avant de se laisser faire, arrondissant un sourcil. Comment pouvait-elle être si différente de son frère ? Ces enfants ressemblaient peut-être à leurs parents, mais ils avaient des caractères très disparates. Quand elle retourna s'asseoir son sourcil garda sa position grotesque, notant néanmoins que visiblement elle était aussi dresseuse, tandis que les présentations continuaient.

Alors que Tom présentait sa puînée, Chloé, Ivar faisait déjà un effort qu'il jugeait surhumain pour retenir tout les prénoms. La jeune fille était un peu moins âgée que les garçons, bien qu'elle soit déjà une femme mais très discrète, le blondinet ne l'avait pas remarquée au premier abord malgré la taille démeusurée de son chapeau.

Enfin, les présentations continuèrent avec les invités. Tout d'abord Léa, la cousine de cette petite famille, qui les regarda avec nonchalence. Puis Lionnel, le petit-ami et fiancé de Nalya, qui apprenait à gérer l'exploitation. C'était donc lui qui hériterait de tout cela. Ivar ne put s'empêcher de penser au vieux système de Dot. Le garçon avait l'air aussi insuportable que son beau-frère, plein d'arrogance. Définitivement, les garçons de cette maisonnée étaient des chieurs. Ensuite se fut Marie, une jeune femme, mignonne elle aussi et amie d'enfance de Yann. Elle n'était pas la plus assurée mais semblait, pour l'instant, la plus agréable à vivre avec Nalya.
Les dernières à être présentées furent la gouvernante de ces jeunes gens, Daphné, et sa fille Justine. Celle-ci avait son casque sur les oreilles et ne parut pas comprendre qu'on parlait d'elle au début, avant qu'elle ne s'avance vers les jeunes gens pour leur faire la bise sous le regard réprobateur de sa mère.

"V’la, vous connaissez tout l’monde !" Dit Tom d'un air amusé. "J’vous laisse faire plus ample connaissance jusqu’à l’heure du repas. Vous allez avoir b’soin d’forces cette nuit !"

La bourrade que le grand homme donna à Alexandre arracha un léger rire à Ivar. Les jeunes gens commençaient à s'installer plus confortablement, reprenant le fil de leurs discussions.

"Bon allez, au boulot, faut qu’on comprenne tout ça. Je te propose d’aller interroger un peu tout c’beau monde pour glaner des infos. Chacun son côté, puis on met en commun ce qu’on a appris, ça te va ?"

"Oui, c'est parfait, répondit Ivar en hochant de la tête. Je m'occupe de la tête de mule numéro une, de Marie et de Justine. Quelque chose me dit que ça ne va pas être de la tarte."

Cependant il souriait, jouer les détectives privés l'amusait. Il laissa donc son compagnon commencer son investigation, s'approchant de Marie et Justine qui discutaient toutes les deux confortablement installées dans un canapé. Il se posta face à elles, bras croisés. Les jeunes femmes s'interrompirent et posèrent leurs regards sur lui.

"Je me nomme Ivar ! Si j'ai bien retenu vos noms, vous êtes Marie et Justine, c'est ça ? Dit-il en les pointant du pouce, malheureusement en inversant les deux prénoms.

C'est Marie qui s'exprima en premier, tandis que Justine détournait le regard, rougissant légèrement.

"Non, c'est l'inverse, répondit-elle en souriant. Je suis Marie et elle c'est Justine. Tom nous avait dit qu'il faisait venir deux dresseurs pour régler cette histoire de vol d'olives, mais je dois dire que je vous imaginais plus grand.

Elle parlait d'une voix douce, taquinant légèrement Ivar. Marie lui avait l'air sympathique alors il ne s'offusqua pas de la remarque. Soudain la jeune femme sembla gênée, comme si elle avait fait preuve d'un ecès de zèle et s'empourpra elle aussi. Il préféra répondre par un autre trait d'humour.

"Nous sommes des professionnels ! Particulièrement quand il s'agit d'olives, puis mon camarade n'est pas si petit que ça ! dit-il en lâchant un léger rire.

Les deux grandes timides se déridèrent suite à la blague et rirent légèrement. Ivar en profita pour les détailler, posant son regard sur elles. S'il savait que son regard semblait perturber, il espérait qu'elles ne se renfermeraient pas pour si peu.

"V...Vous êtes donc un dresseur Pokémon ?

C'était Justine qui avait parlé, doucement, presque trop. Visiblement la jeune fille était impressionnée par Ivar, qui s'ennorgueillit.

"Tu peux me tutoyer, tu sais. Et oui, je suis dresseur, répondit-il en tapotant doucement la pokéball dans laquelle Hrafn se reposait."

La jeune femme se rempourpra, dans sa timidité. Elle posa ses deux mains sur son casque audio, comme si elle allait le mettre sur ses oreilles pour s'isoler du monde, mais elle n'en ft rien. Il y avait un grand contraste avec sa précédente attitude, quand elle les avait salués. Le jeune homme se reconnaissait dans cette habitude de la musique, sans son casque, il serait devenu fou.

"Tu es donc la fille de la gouvernante. Tu n'en saurais pas un peu plus sur cette histoire ? A vrai dire, nous partons de zéro pour cette histoire."

"Non, je ne sais rien, a part que le Pokémon semble très grand ! Cette histoire me fait peur, en fait. J'ai pas essayé de m'en mêler et je ne veux pas. Tu imagines si c'était un Pokémon Spectre !"

"Justine, tu sais bien que ce n'est pas un Pokémon Spectre ! Il n'y en a pas beaucoup dans la région, dit doucement Marie pour rassurer son amie, avant de faire couler son regard sur Ivar. Je pense qu'il s'agit de Lionnel, il est toujours le premier pour faire des sales coups à Yann ! Mais là, il cause beaucoup trop de soucis."

"Doucement, n'accusons personne. J'ai cru voir que Yann et Lionnel étaient des dresseurs. Nalya aussi. Aucun des trois n'a pu faire quoique ce soit ?"

"S'ils avaient réussit à faire quelque chose, nous ne serions pas en train de discuter", lui répondit aimablement Justine qui commençait à se dérider.

Le jeune dresseur détourna le regard. Celui-ci tomba sur Yann, qui l'observait de loin, avec toujours la même lueur d'arrogance sur le visage. Ivar maintint le contact visuel avec l'aîné de la famille.

"C'est...comment d'être dresseur ? Je veux dire, les voyages, les Pokémon..."

La question surprit le jeune homme, qui posa son regard sur Justine, arquant de nouveau son sourcil. Il pensait souvent au sujet et n'avait jamais regretté d'avoir entamé son voyage, même si c'était parfois difficile de dormir à la belle étoile ou dans les centres Pokémon. Mais les rencontre que l'on faisait valait de l'or. Son regard coula jusqu'à Alexandre qui poursuivait son enquête de son côté. Plus qu'un camarade, il s'était fait en ami en rencontrant le jeune homme.

"Il y a des moments facile et d'autres difficiles, comme partout. Mais le plus important ce sont les rencontres, répondit le jeune homme, sérieux. Et les défis que nous nous imposons. C'est ainsi que nous progressons. Oui, j'aime cette vie et je ne l'échangerait pour rien au monde."

Il regardait la jeune fille en souriant, celle-ci s'empourpra derechef, observant le jeune homme en retour du coin de l'oeil. Un instant, il la trouva belle, avec sa timidité, son casque autour du cou et ses longs cheveux rouge. Puis il se détourna de cette pensée, il n'était pas là pour cela.

"Excuse-là, elle a toujours eu un brin d'admiration pour les dresseurs et leurs vie. Elle aimerait bien en devenir une, n'est-ce pas Justine ?"

Si l'intéressée avait pu s'empourprer plus elle l'aurait fait, pourtant Marie avait parlé calmement, comme s'il s'agissait que d'une simple admiration. Ivar eu un tendre sourire.

"Oui, je n'ai pas envie de finir gouvernante comme ma mère."

"Le plus difficile, c'est de commencer son voyage. De quitter la maison et de passer sa première nuit à la belle étoile. Mais quand on a un Pokémon pour compagnon, rien n'est impossible. Alors si tu veux vraiment partir, fais-le."

Le garçon avait dit cela sur un ton affectueux, les doutes de Justine lui rappelaient les siens, les raisons pour lesquelles il avait apprit la boxe, pour lesquelles il était partit avec Hrafn. Il eut une pensée pour le petit Pokémon. Bientôt il le ferait sortir un peu, pour lui faire se dégourdir les ailes. Il fut arrâché de sa rêverie et de sa bonne humeur par le regard de Yann, toujours posé sur lui. Ivar fronça les sourcils, maintenant de nouveau le contact visuel.

"Bien, je crois qu'il faut que je continue mon enquête."

Et il s'approcha de Yann, résolu à en apprendre plus et surtout pour lui rabattre le caquet.




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Alexandre Diame
Région d'origine : Hoenn
Mar 29 Aoû 2017 - 19:22
Alexandre Diame
Les olives de Tom




Ivar n’avait pas perdu son temps. A peine avait-il approuvé mon plan qu’il était parti voir le groupe composé de Justine et de Marie, si je me souvenais bien. Les deux filles étaient tranquillement en train de papoter, et semblèrent accueillir le blondinet plutôt chaleureusement malgré leur timidité respective. Je pris le temps d’observer mon collègue, qui semblait particulièrement à l’aise dans son costume d’enquêteur. Il avait toujours fait preuve d’une certaine assurance – du moins quand il le voulait bien – et ça ne m’étonnait pas de lui. Bon, je n’allais pas rester les bras croisés en attendant qu’Ivar fasse tout le travail. J’observais alors autour de moi, tâchant de trouver où chercher.

Il y avait en réalité trois solutions qui s’offraient à moi. Aller voir Lionel, le jeune homme de mon âge qui m’avait paru si horripilant durant sa présentation. Ce dernier était penché sur son portable, ne prêtant aucune attention au monde extérieur et encore moins à la jeune femme supposée être sa fiancée. Non, définitivement non. Je ne voulais certainement pas commencer par lui. Il me restait donc deux choix. Chloé et sa mère, qui parlaient au niveau de la baie vitrée, ou alors Léa et Nalya qui discutaient sur un canapé. Je décidais d’aller vers les deux jeunes femmes de mon âge, que je ne pouvais pas m’empêcher de trouver plutôt séduisantes. Je m’approchais d’elles, avec un sourire avenant, comme à mon habitude.

« Mesdemoiselles, si vous me permettez… Je peux vous poser quelques questions ? Je m’en voudrais de vous interrompre trop longtemps mais je dois quand même donner un coup de main à votre père ! » Dis-je en leur lançant un clin d’œil charmeur, comme à mon habitude.

« Oh ! Salut ! » Répondit Nalya, me rendant mon sourire. « Bien sûr, assieds-toi ! Et puis, tu vas pouvoir nous aider, on était en plein débat, et on arrive pas à se mettre d’accord ! » Me lança-t-elle, tapotant le milieu du canapé qui séparait les deux jeunes femmes. Sans un instant de gêne, je m’installais alors entre elles deux, sentant leurs regards posés sur moi. Ce fut ensuite Léa qui prit la parole.

« Bah voilà, on essayait de se demander quel groupe était le meilleur des trois ! Et j’arrive pas à faire entendre ma voix parce que Lionel, Nalya et Yann sont dans le groupe de l’emblème. Et je dois me décider aussi pour ma future orientation, vu que je n’ai pas choisi ! » Me lança-t-elle, avant de tourner son regard vers sa camarade. « Enfin, tu me diras, il risque aussi de me dire la même chose vu qu’il vient de l’emblème ! » Dit-elle en soupirant, semblant désespérée.

Avant que Nalya ne puisse répondre, je lançais un sourire un peu gêné aux deux jeunes femmes, grattant l’arrière de ma chevelure violette d’un air faussement gêné.

« Euh… En fait je ne suis pas vraiment de l’emblème. Je file un coup de main à Ivar mais, à la base, je suis membre du sceau ! » Dis-je, alors que mon sourire se fit, l’espace d’un instant, un peu plus carnassier. Les ossatueurs n’étaient pas appréciés partout, mais j’étais fier d’appartenir à ce groupe. A ces mots, le visage de Léa sembla s’illuminer, et ce ne fut tout juste pas si elle se jetait sur moi pour m’étreindre.

« Enfin ! Enfin ! J’suis trop contente que tu sois là Alex, au moins, je me sentirais un peu moins seule à préférer les Ossatueurs ! » Puis elle se tourna vers sa cousine, un air vainqueur illuminant son visage. Nalya poussa un soupir désespéré, secouant la tête en souriant. Elle prit alors la parole, plongeant son regard dans le mien.

« Bref, avant que ma chère cousine n’exulte de joie toute la soirée, tu n’avais pas quelque chose à nous demander ? » me dit-elle, un peu amusée par l’attitude de la jeune femme.

« Ouaip ! » Lui répondis-je. « Ça fait longtemps que tous ces vols ont commencé ? Parce que je dois bien avouer qu’on ne sait pas trop par où commencer, personne ne semble être vraiment d’accord dans votre maison… » Dis-je, simplement. Les deux filles éclatèrent alors de rire. Me regardant avec un air malicieux.

« Ah, t’as remarqué ça toi aussi ? » Lança Léa, amusée, me faisant tourner la tête. « Disons que c’est une caractéristique de notre grande famille ! Bon pour ce qui est des vols… C’était un peu après mon arrivée ici d’ailleurs. Ma mère m’avait envoyé ici pour que je découvre un peu comment se découvraient mes cousins et beaux-cousins dresseurs, pour que j’m’améliore. » Je l’écoutais attentivement, et Nalya laissait parler sa cousine. Je me calais un peu plus confortablement dans le canapé, écartant les bras vers l’arrière et posant mes mains sur le dessus des coussins sur lesquels nous étions appuyés. Mon attitude ne parut pas gêner le moins du monde mes deux interlocutrices, l’ayant pris comme je l’avais pensé à la base : un geste naturel. En revanche, je ne remarquais pas l’œil inquisiteur de Lionel qui s’était posé sur moi, mécontent qu’un autre homme soit aussi proche de sa fiancée. J’essayais, pour ma part, d’approfondir ce que je pouvais savoir de Léa.

« D’acc ! Et Tom et ta mère, ils s’entendent bien ? » J’entendis alors Nalya pouffer dans mon dos, arrachant un nouveau sourire à Léa.

« Hum… Non. Pas vraiment. Tom a été celui qui a réussi, et ses frères et sœurs le jalousent pas mal… Mais va pas croire que c’est moi qui vole les olives pour autant hein ! » Dit-elle en rigolant, m’assénant une petite bourrade amicale au niveau de l’épaule. « J’adore sincèrement mon oncle, et si j’pouvais, j’resterais ici ! C’est bien plus marrant qu’avec ma mère. En plus, on y fait des rencontres plutôt intéressantes je dois dire… » Me lança t’elle en me regardant droit dans les yeux. Je n’eus pas le temps de réagir que Nalya intervenait.

« Hey ! Arrête de monopoliser l’attention Léa ! » Dit-elle en repoussant sa cousine qui éclata de rire. La fille de Tom se tourna alors à nouveau vers moi. « Et donc, qu’est-ce que tu veux savoir d’autre ? » Me demanda-t-elle en me souriant à son tour.

« Hum… » Marmonnais-je, faisant mine de réfléchir. « Dis, j’ai entendu que c’était Lionel qui était ton fiancé. En fait ma question est plutôt simple. Il a toujours été comme ça où t’es tombée amoureuse de lui avant ? » Lui lançais-je, la taquinant un peu. Elle éclata à nouveau de rire, me poussant faussement.

« Hey, j’te permet de critiquer mon fiancé ! » Elle se calma un peu, redevenant plus sérieuse. « Nan, Lionel c’est… Lionel. Il est pas facile à décoder, mais pas méchant non plus. Disons que c’est un très bon dresseur, et qu’il le sait, donc il a un peu pris la grosse tête mais avec moi, ça va ! » Me rassura-t-elle en souriant. « Ils s’aiment pas beaucoup avec Yann, j’crois que y’a une sorte de rivalité, ou quelque chose du genre. C’est peut-être pour ça qu’il lui a piqué l’héritage de l’exploitation. » Son ton était plus sérieux, et je sentis que Léa hochait également la tête. Je me retournais et elle reprit la parole.

« Ouai, j’pense aussi que c’est un peu ça. En fait, pour t’expliquer Alex, Yann se fichait de l’exploitation, et il voulait devenir que dresseur. Mais dès que Lionel a eu des vues dessus, il s’y est brutalement intéressé. Sauf que Tom considère que son fils a laissé passer sa chance… Enfin pour dire qu’à mon avis, cette histoire d’Olive, c’est un coup de Yann, pas d’un vulgaire pokémon. » Nalya la coupa, alors que, moi, pour ma part, j’écoutais attentivement.

« Arrête de dire ça Léa ! Je te dis qu’il ferait jamais ça ! Il est pas stupide ! » Je fronçais les sourcils alors que Léa répondait. « Moi, c’est que ma théorie. Et elle est logique… Hein Alex ? » me demanda la jeune femme, avec un clin d’œil.

Ne sachant pas trop à qui donner raison, je décidais de botter en touche.

« Ça, c’est le travail des enquêteurs de le deviner mesdemoiselles ! » Lançais-je en leur faisant un clin d’œil à mon tour. Elles éclatèrent à nouveau de rire. Léa me glissa. « Tu t’en sors bien ! » Sur un ton amusé. Le reste de ma discussion fut beaucoup plus banal. Elles me demandèrent quels pokémons j’entrainais, mais, sur cette question, je restais muet, un sourire malicieux au coin des lèvres. Hors de question que je révèle d’éventuels atouts pour la suite si facilement. Elles semblèrent s’en accommoder, et nous continuâmes à échanger quelques plaisanteries.

Lionel, lui, s’était levé de son canapé.




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Max Lochlainn
Région d'origine : Mhyone
Mer 30 Aoû 2017 - 1:55
Max Lochlainn

Alexandre Diame & Ivar Northway
Les olives de Tom sont toujours en forme


En approchant de Yann, Ivar savait que la confrontation serait plus rude qu'avec les jeune fille. Il faut dire que le jeune héritier avait un air particulièrement arrogant, ce qui donnait au blondinet l'envie de lui mettre une bonne rouste. Un sourire en coin naissait sur le visage du dresseur, lui aussi savait être arrogant. Sans demander son avis à Yann, Ivar s'assit a l'autre bout du canapé sur lequel il était installé, les coudes posés sur les genoux, le menton sur les main, sans même regarder son interlocuteur, le regard rivé sur Marie et Justine qu'il venait juste de quitter. Il aperçut son ami du coin de l'oeil, qui paraissait particulièrement à l'aise avec ses interlocutrices.

"Elles sont mignonnes n'est-ce pas ? Je ne pensais pas que je rencontrerai tant de jolies filles durant mon enquête, dit le blondinet, regardant son interlocuteur du coin de l'oeil. Tu es donc l'héritier légitime de cette jolie exploitation, tu dois avoir la côte par ici.

"Je serai toi, je ferai attention à ce que je dis, sauf si tu veux prendre une rouste, bien sûr."

La réaction de son interlocuteur avait été encore plus vive que ce que l'avait espéré Ivar, décidément, l'héritier était chatouilleux. Le sourire d'Ivar s'agrandit, autant par contentement que par provocation.

"Laquelle préfère-tu ? Justine ? Ou peut-être Marie ?"

"Je ne te permet pas de parler comme ça de..."

"De qui ? De Marie ?"

Ivar laissait à peine le temps à Yann d'en placer une, cherchant dilébérément la provocation. Les hommes à la fierté mal placé faisaient plus facilement des erreurs quand on les énerve. Cette fois il regardait son interlocuteur dans les yeux en souriant. Yann semblait fulminer de l'intérieur.

"Et qu'est-ce que ça fait de perdre la confiance de son père ? Renchérit l'apprenti détective. De voir que l'exploitation de ta famille sera gérée par un inconnu parce qu'il courtise ta soeur ?"

"Tu ne sais rien de ce qu'il se passe ! Je serai toi, je la fermerai un peu. Mon père à confiance en moi, je voulais seulement devenir dresseur et il a fallut qu'il trouve quelqu'un pour me remplacer. Un abruti, mais quelqu'un, s'écria l'offusqué en regardant Ivar. D'ailleurs je ne vois pas ce que vous faites là ! Je vais bientôt avoir mon premier badge d'arène, je peux m'occuper de ce voleur sans vous."

Il avait haussé le ton pour ces derniers mots, de façons à ce que les gens qui se trouvaient dans la pièce puisse les entendre, provoquant Ivar et Alexandre par la même occasion. C'était un jeu de volonté stupide et le blondinet y prenait goût. Il avait le don de savoir être particulièrement énervant s'il le décidait.

"C'est drôle que tu dises cela, étant donné que le problème n'est toujours pas réglé, Ô talentueux dresseur."

Sur cette dernière tirade, alors que Yann virait au rouge, Ivar se leva et se planta un instant face à lui, le scrutant, il ne riait plus.

"Je sens que cette nuit va être agitée, je te trouve pas net dans cette histoire. Un peu d'action me fera le plus grand bien, surtout si cela me permet de te faire passer cette arrogance."

Roulant d'une épaule le blondinet mit son casque sur ses oreilles et lança sa musique, allant se poster dans un coin, adossé à un mur. Sa dernière phrase était autant une accusation qu'une provocation. Il repensait aux discussions, les tournant et retournant dans sa tête. Pour lui, il y avait deux solutions au problème qui leur était posé. Il y avait peu de chance que les jeunes filles soient les voleuses, elles n'avaient, à première vue, pas de Pokémon et elles ne semblait avoir aucune raison de perpétrer ces rapines. Par contre, les deux rivaux semblaient être des coupables de qualité, entre jalousie, rivalité, mauvaise humeur et héritage, les raisons étaient nombreuses. L'autre solution était que le voleur soit extérieur à tout cela. Bien entendu, il pouvait se tromper.
Alors que le jeune homme croisait les bras, il croisa le regard de Justine, qui s'empressa de détourner la tête. Marie, quand à elle, le toisait de façon évidente en parlant doucement avec sa comparse. Il leur offrit un sourire avant de laisser son regard dériver sans but précis.
Aux vues des réactions de Yann et de la rapidité avec laquelle Marie l'avait défendu en disant que c'était Lionnel le coupable, Ivar se mit à se demander s'il ne se passait pas quelque chose entre les deux amis d'enfance
.
La musique mettait de l'ordre ses pensées, la douce mélopée lui permettait de se concentrer. Sa provocation n'était pas irréflechie. Il ne s'était pas renseigné sur la fréquence des vols, mais s'il venait d'une des personnes dans la pièce, celle-ci éviterait de se faire repérer pendant que les deux enquêteurs étaient présent. Pas de rapine égalait à coupable interne a la propriété. Cependant, en faisant peser des soupçons sur Yann et en le provoquant, il l'acculait, lui indiquant clairement que s'il ne se passait rien cette nuit, il trouverait cela louche. Il voulait simplement attiser le feu de la rivalité entre les garçons résidant dans la propriété, Alexandre et lui compris, pour faire agir le voleur et le débusquer. Il n'avait plus qu'à espérer que son ami avait été plus fin que lui, histoire que son plan ne se contredise pas lui même.

Continuant de réfléchir, il attendait que son compagnon le rejoigne ou que sonne l'heure du dîner.




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Alexandre Diame
Région d'origine : Hoenn
Mer 30 Aoû 2017 - 12:43
Alexandre Diame
Les olives de Tom




Je parlais tranquillement avec les deux jeunes femmes comme si nous étions des amis de longue date. Nalya était particulièrement charmante, tout comme sa cousine, et je comprenais combien il avait été facile pour Lionel de succomber. Bien sûr, je ne me serais jamais permis de faire quoique ce soit, surtout que la jeune femme semblait tout de même assez éprise de son homme, mais je trouvais ça tout de même agréable. La conversation aurait même pu continuer sur ce ton, si une silhouette, un brin menaçante, ne nous avais pas fait nous taire par sa présence. Je relevais alors la tête, découvrant un Lionel énervé qui me faisait face, me toisant de toute sa hauteur. Il devait bien mesurer la même taille que moi mais, puisque j’étais assis, il faisait particulièrement grand.

« Ça va, j’te dérange pas ? Tu voudrais pas dégager un peu, qu’on puisse respirer deux minutes ? » Fulmina-t-il. Le ton était dur, et particulièrement agressif, sûrement motivé par un soupçon de jalousie. Nalya se leva, elle, immédiatement pour le prendre par le bras de son fiancé et tenter de le calmer, un peu en colère par son agression directe.

« Non mais ça va pas Lionel ? Il a rien fait de mal, il essayait juste de se renseigner pour mieux comprendre la situation ! Calme-toi ! » Dit-elle, sur un ton qu’elle devait vouloir doux malgré son énervement. Lionel retira alors brutalement son bras de l’étreinte de sa petite amie, la fusillant du regard. « Toi, on t’a pas sonné. Je ne crois pas qu’il ait besoin d’une nounou pour prendre la parole à sa place ou pour le défendre. » Nalya sembla stoppée net par la violence des paroles de celui qu’elle aimait, visiblement incrédule. Elle tenta quand même de se placer entre lui et moi, qui ne m’étais toujours pas levé du canapé. Ce geste sembla achever d’énerver Lionel, qui la poussa brutalement sur le côté.

La jeune fille trébucha et tomba au sol, se cognant légèrement sur la table basse. Sans doute aveuglé par sa colère du moment, le jeune homme ne lui prêta aucune attention. En revanche, tout ceux présents dans la pièce se retournèrent vers la scène, alors qu’Ivar avait son casque sur les oreilles, en proie à une intense réflexion. Yann, avait réagi au quart de tour, se levant brutalement lorsqu’il vit sa sœur tomber au sol. Marie s’était immédiatement jetée sur lui pour l’empêcher d’avancer. J’avais eu la même réaction que Yann, me levant immédiatement pour me retrouver à la même hauteur que le dresseur, que je toisais du regard. Nos visages étaient proches et la tension était palpable. Mes bras étaient le long de mon corps, et mes poings serrés. Je sentis tout d’un coup les deux mains de Léa se poser sur mon avant-bras, tentant de me calmer.

« Vient Alex, te mêle pas de ça, ça sert à rien. » Elle me tira vers l’arrière, m’éloignant de Lionel que je ne quittais pas des yeux. Nalya jeta un regard à la fois furieux et triste à son fiancé, puis elle prit sans un mot la direction des appartements familiaux. Lionel me regarda une dernière fois, grinçant des dents. « T’es content ? Regarde ce que t’as fait. Ça se paiera, fait moi confiance. » Puis il prit la suite de sa petite amie, disparaissant à son tour.

Dans le salon, toutes les discussions avaient brutalement cessé, laissant place à un silence gêné. Tout le monde se regardait dans le blancs des yeux sans trop savoir quoi dire. Heureusement, ce fût Tom qui sorti de la cuisine, joyeusement, lançant avec enthousiasme.

« C’bon ! On va pouvoir béqueter ! J’espère que vous avec d’l’appétit parce que y’a assez pour une armée là-d’dans ! » Dit-il, réchauffant instantanément l’ambiance morose qui avait pris le grand salon, et arrachant quelques sourires un peu plus détendus. Je me calmais facilement, et je suivais toute la famille qui s’apprêtait à passer à table.

La table était grande, et assez richement décorée. De nombreux plats y étaient déjà entreposés. Cela faisait un certain moment que je n’avais pas mangé quelque chose d’aussi copieux, et, visiblement, comme pour moi, la vue de la nourriture appétissante avait calmé les esprits et laissé à nouveau place à une bonne ambiance. J’étais installé entre Ivar et Léa, et j’appréciais de plus en plus la compagnie de la jeune femme. Toujours était-il que le repas se passait assez bien, sans anicroche ni évènements notables. Tout le monde s’amusait un peu de la maladresse de Chloé, la benjamine, qui était visiblement un trait de personnalité particulièrement marqué. Mais les plaisanteries n’étaient jamais méchantes. Nalya nous rejoignit en plein milieu, les yeux un peu rouges et humides, mais souriante. Elle n’était pas accompagnée, car, visiblement, Lionel avait choisi de rester dans sa chambre. Malgré ce qui c’était passé un peu plus tôt, elle rentra vite dans nos conversations et s’amusa avec nous, ce qui rassura tout le monde autour de la table.

Une fois que le repas fût fini, tout le monde prit congé. La nuit commençait à tomber, et les esprits qui s’étaient bien échauffés étaient fatigués. Accompagnais d’Ivar, je retournais à l’étage où nous attendaient nos appartements. L’endroit semblait toujours aussi vide, puisque nous n’étions que deux. Je me tournais donc vers mon équipier.

« Bon, va falloir faire le point, parce que c’est un peu plus compliqué que ce que j’avais imaginé. Mais avant, faut que je remette un peu tout en place dans ma tête, parce que je dois bien t’avouer que c’est un sacré foutoir ! » Dis-je sur un ton amusé. « Je te propose qu’on se retrouve dans une demi-heure en bas, dans la salle de sport, qu’on puisse en discuter tranquillement. Moi, en attendant, j’vais profiter de cette immense salle de bain dont on m’a parlé ! » Lançais-je, avant de retourner dans ma chambre.

Je pris alors mes affaires, avant de me rendre dans la salle de bain du fond. L’endroit était vraiment immense, et, à l’image du reste de la maison, particulièrement luxueux. La douche était particulièrement grande, et possédait un système de jets massant, en clair, un équipement dernier cri. C’était surement ce qui me fallait pour réfléchir à tout ça plus posément. J’y passais donc un bon moment, avant de me changer et de descendre dans la salle où Ivar m’attendait. Je lui lançais alors, requinqué.

« Ça va mieux ! Bon, passons aux choses sérieuses. Je sais pas ce que t’en penses, mais j’ai l’impression que tout le monde dit tout et son contraire. De ce que j’ai compris, Lionel et Yann peuvent pas se piffrer, et surtout c’est à priori Lionel qui hériterait de l’exploitation ! Selon Léa, du coup, c’est un coup de Yann à cent pour cent pour se venger et discréditer Lionel. Visiblement, c’est quand même bien dans le tempérament des deux types en tout cas ! Et toi, t’en sait un peu plus ? » Demandais-je à mon équipier.

MJ:
 



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Max Lochlainn
Région d'origine : Mhyone
Mer 30 Aoû 2017 - 15:40
Max Lochlainn

Alexandre Diame & Ivar Northway
Les olives de Tom sont toujours en forme


Les deux garçons semblaient avoir fait forte impressions aux deux jeunes héritiers de la propriété et pas en bien. Du coin de l'oeil, malgré son casque, Ivar avait suivi l'altercation entre Alexandre et Lionnel, les gestes et les réactions semblaient grotesques couplés à la musique qui lui empêchait d'entendre les paroles des deux hommes. Si un combat ne se déclarait pas avant la fin de leur enquête, c'est qu'Arceus avait veillé à leur bons soins. Pendant un instant, le temps se suspendit tandis que Nalya tombait, que Yann et Alexandre se levaient comme un seul homme, les autres jeunes filles regardaient la scène avec effarement et Ivar se décolla du mur en roulant d'une épaule, quand tout reprit son cours normal. Nalya empêcha Yann d'approcher et Léa  éloigna Alexandre de la tourmente. Tandis qu'il se radossait au mur, il surprit de nouveau le regard de la jeune Justine, qui l'observait. C'était la seule à l'avoir vu réagir, mais il n'en avait cure. Du coin de l'oeil il surveillait son compagnon, de façon à être réactif s'il lui arrivait quoique ce soit.
Alors qu'il arrivait de nouveau à se détendre, Tom arriva dans la pièce, leur signalant que le repas était prêt.

Ivar s'installa à côté de son ami, toujours plongé dans ses réflexions, il parlait peu. La bagarre serait sûrement inévitable, mais il voulait éviter d'en venir aux mains. Alexandre quand à lui, semblait avoir retrouvé toute sa bonne humeur aux vues de la nourriture de bonne qualité qui s'étendait à perte de vue sur la table et de la charmante compagnie à sa gauche. Comme à son habitude quand il était tendu, Ivar mangea peu, non pas que les mets n'étaient pas délicieux, mais il savait que se battre l'estomac plein amenait plus de problèmes qu'autre chose. Justine s'était assise à côté de lui et essayait de discuter avec le blondinet. A son contact, il se détendit doucement et parlèrent tout les deux de leur enfance, il resta cependant muet sur la nature de son Pokémon, ne voulant pas que cela arrive aux oreilles des deux lascars. Autant pour qu'ils ne sachent pas à quoi s'attendre que pour éviter qu'on ne le sous-estime. La jeune fille était aussi de moins en moins timide, n'hésitant pas à parler de ses goûts musicaux pour capter l'intérêt du garçon.
C'est au milieux du repas que Nalya les rejoint, les yeux humides. La dispute qui avait éclaté précédemment avait eu de sales répercussions. Peut-être que les filles en savaient plus qu'elles ne voulaient bien le faire croire ?

Finalement Alexandre et lui retournèrent à leurs appartements. Ils étaient seuls, personne d'autre n'habitait l'étage. Alors le jeune homme ne put s'empêcher de se demander pourquoi leur chambres étaient chacune à un bout du couloir. Les mettre côte à côte les auraient aidé en cas de problèmes.

"Bon, va falloir faire le point, parce que c’est un peu plus compliqué que ce que j’avais imaginé. Mais avant, faut que je remette un peu tout en place dans ma tête, parce que je dois bien t’avouer que c’est un sacré foutoir ! Lui dit son camarade sur un ton amusé. Je te propose qu’on se retrouve dans une demi-heure en bas, dans la salle de sport, qu’on puisse en discuter tranquillement. Moi, en attendant, j’vais profiter de cette immense salle de bain dont on m’a parlé !

"Très bien, on se retrouve en bas. Comme tu le dis, la situation est plus compliquée que ce que l'on pensait." Répondit Ivar, plus lugubre que son interlocuteur.

Une fois dans la chambre, il observa son carnet de notes, donnant au passage à sa natte, une forme moins guindée. Ivar s'était mentit à lui-même, il ne l'utiliserait pas. A la place il se dirigea vers la douche spacieuse, mais n'en pofita pas longtemps. Tout ce luxe le mettait mal à l'aise. Il préféra descendre rapidement à la salle de sport. Celle-ci, comme toutes les autres pièces de la maison, était spacieuse et comptait plusieurs installations high-tech pour muscler différentes parties du corps. Ce qui intéressa le blondinet, c'était plutôt le sac de frappe qui pendait du plafond, immobile, n'attendant que de reprendre son mouvement de balancier. Et c'est ainsi qu'Ivar tua le temps en attendant son compagnon. Frapper dans le sac lui vida l'esprit et alors qu'Alexandre pénétrait dans la pièce, les cheveux encore humides de sa douche, Ivar se saisissait d'une serviette pour essuyer la sueur qui coulait de son front.

"Ça va mieux ! Bon, passons aux choses sérieuses. Je sais pas ce que t’en penses, mais j’ai l’impression que tout le monde dit tout et son contraire. De ce que j’ai compris, Lionel et Yann peuvent pas se piffrer, et surtout c’est à priori Lionel qui hériterait de l’exploitation ! Selon Léa, du coup, c’est un coup de Yann à cent pour cent pour se venger et discréditer Lionel. Visiblement, c’est quand même bien dans le tempérament des deux types en tout cas ! Et toi, t’en sait un peu plus ?"

"Je pense que nous avons apprit le contraire l'un de l'autre. Marie m'a dit que d'après elle, ce serait un coup de Lionel pour discréditer Yann et se venger du fait qu'il ait voulu abandonner l'exploitation. D'ailleurs, je suppose Yann et Marie de n'être plus que des amis d'enfance. On dirait qu'il y a deux camps. Sinon, Justine quand à elle, semble paniquée par la situation."

Ivar détourna le regard, en proie à ses pensée. Il croisa les bras.

"Et si on se trompait ? Je veux dire, le Lougaroc pourrait très bien se cacher parmis les Wattouat. Ces histoires de jalousie ont l'air de toucher les autres membres de la famille aussi. Dit Ivar en soupirant. J'ai toujours détesté les grandes familles.


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Alexandre Diame
Région d'origine : Hoenn
Mer 30 Aoû 2017 - 16:33
Alexandre Diame
Les olives de Tom




Ivar semblait bien plus sérieux que moi pour le coup, ou du moins il pensait la situation beaucoup plus critique. Alors certes, la situation était complexe, mais je tâchais de garder à l’esprit qu’il ne s’agissait que d’un vol d’olives, et pas d’un meurtre. Enfin… Pas encore… Je balayais cette pensée de ma tête pour retrouver mon sourire confiant. Mon camarade n’avait pas tort de prendre cette histoire à la légère, mais je ne voulais pas penser au pire non plus pour l’instant. C’était peut-être cette forme d’insouciance qui nous distinguait, car, en y pensant, nous étions semblables sur bien des points. J’écoutais donc sa théorie avec attention, tâchant de réfléchir en même temps. Ivar avait raison, il semblait y avoir de camps bien distincts, et beaucoup de bonnes raisons pour s’en prendre à l’exploitation de chaque côté. Lorsqu’il eut fini, je pris un temps pour digérer toutes les informations avant de lui répondre.

« Hum… Tu n’as peut-être pas tort, les autres branches de la famille sont peut-être impliquées également… Enfin elles auraient toutes les raisons de l’être disons. Mais le soucis c’est que ça n’est qu’une théorie, et on a aucune preuve pour l’étoffer. Ça risque de prendre du temps de creuser, et il va falloir qu’on creuse au bon endroit, parce que sinon, c’est des mois qu’on va rester là. » Je tâchais de détendre un peu l’atmosphère avec un ton amusé, espérant que mon partenaire respire un peu.

Je n’eus pas le temps d’en dire davantage que l’on toquait à la porte. J’espérais que personne ne nous ait entendus comploter, et j’allais ouvrir pour voir qui c’était.

Je devais bien avouer que je ne m’attendais pas à ça. C’était Léa, en maillot de bain, qui me fit un grand sourire quand elle me vit. Elle salua alors également Ivar qui était derrière moi, avant de lancer.

« Re salut ! Dites, on va se baigner dans la piscine extérieure pour profiter des nuits encore assez chaudes, ça vous dit de nous rejoindre ? » Elle nous fit alors un petit clin d’œil, avant de poursuivre. « Et ne vous en faites pas ! Les garçons ont décidé de la jouer solo, sans doute pour tenter de chasser ce fameux voleur comme ils essayent depuis des jours sans succès. Ils en sont même venus à planifier des runes et à bosser en équipe, mais rien n’y fait, ils sont toujours pris de court ! » Elle reprit sa phrase après un pouffement amusé. « Enfin bref, ce serait cool si vous veniez avec nous ! Vous allez pouvoir surveiller le jardin de là comme ça ! » Finit-elle, nous taquinant légèrement.

Je consultais alors mon équipier du regard. Ce n’était pas forcément une mauvaise idée, car ça pouvait nous permettre de glaner davantage d’informations sur les filles et l’ambiance familiale sans avoir dans les pieds les deux lourdeaux. Je hochais la tête discrètement vers Ivar, espérant qu’il pense comme moi, avant de me retourner vers Léa.

« Okay, pourquoi pas ! Puis ça peut être sympa comme soirée après tout. » Dis-je en lui rendant son clin d’œil précédent. Les filles étaient décidément bien plus accueillantes que les garçons… Je remontais alors, accompagné d’Ivar, pour me mettre en maillot et prendre une serviette. Heureusement, j’avais prévu le coup. Mais il fallait bien dire qu’à Mhyone, l’occasion de se baigner se présentait souvent.

Je redescendis alors, rejoignant la piscine extérieure. Le bac et les alentours étaient illuminés de manière assez discrète, pas trop tape à l’œil, donnant une ambiance tamisée à la scène. Et quelle scène… Je ne pus retenir un petit sourire en coin. Les quatres filles étaient en train de discuter, tranquillement installées dans la piscine. Il n’y avait que Nalya, Marie, Justine et Léa. Chloé était sans doute trop timide pour nous rejoindre et, comme promis, les deux garçons n’étaient pas là.

Après un regard entendu avec Ivar, je descendais à l’heure côté avec Ivar. L’eau était plutôt bonne, agréable et rafraichissante, ce qui laissait augurer une soirée mémorable. Le début de cette dernière fut plutôt simple, sans évènements notables. Nous jouions comme des adolescents à se taquiner et à profiter, comme si nous avions oublié ce qui se tramait peut-être en ce moment même. Léa restait la plupart du temps à mes côtés, tandis que Justice semblait ne jamais lâcher Ivar du regard, ce qui m’amusa un peu. Je me gardais de tout commentaire, dégustant avec les filles quelques bières fraiches qu’elles avaient ramené pour l’occasion. Visiblement, elles étaient particulièrement heureuses de recevoir la visite de deux autres personnes du même âge qu’elles.

Alors que la soirée avançait, les esprits se fatiguées un peu, doucement attaqués par la boisson au houblon. Je décidais de profiter de cette accalmie pour glisser à Ivar.

« Bon, comme tout à l’heure ? On essaye de se renseigner discrétos ? » J’accompagnais mes paroles d’un clin d’œil, attendant de voir ce qu’il voulait faire.

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Max Lochlainn
Région d'origine : Mhyone
Mer 30 Aoû 2017 - 19:08
Max Lochlainn
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Alexandre Diame & Alexandre Diame
Les olives de Tom sont toujours en forme


Alexandre était plus calme qu'Ivar, et il avait certainement raison d'être ainsi. Le jeune dresseur avait peur qu'ils perdent le fil de leurs enquête et pourtant ce n'était pas le cas. Ils étaient toujours au point zéro, n'avaient pas plus avancés et se retrouvaient dans un noeud familial complexe.

"Tu as raison, et être plus détendu nous aidera sûrement."

C'est à ce moment que Léa pénétra dans la pièce avec pour seule tenue, un maillot de bain. Elle salua rapidement Ivar mais se focalisa sur Alexandre, son ami avait définitivement la côte. La jeune femme leur proposa de les rejoindre à la piscine, ou ils ne seraient pas embêtés par les garçons de la maisonnée.

"Cela nous fera le plus grand bien !"

Ivar ne put s'empêcher de penser que l'on voulait attirer leur attention ailleurs, il remonta dans sa chambre talonné par Alexandre. Fouillant rapidement dans ses affaires, Ivar soupira, il n'avait pas pensé une seule seconde qu'il passerait une soirée au bord de la piscine et n'avait pas emporté de maillot de bain, cependant il avait une serviette. Tant pis, il se baignerait en caleçon, au point ou il en était de toutes façons. Avant de partir, il libéra Hrafn, une idée venait de germer dans son esprit. Alors que le Pokémon apparaissait sur le rebord de la fenêtre, son dresseur le gratifia d'une tape sur la collerette de plumes qui ornait sa tête. Depuis son évolution, le rapace avait beaucoup changé. Il était beaucoup plus grand et surtout, beaucoup plus fier. Déjà, en tant que Roucool, il n'hésitait pas au combat et ce trait de caractère c'était renforcé avec sa nouvelle puissance. Il était très content de sa nouvelle apparence et se montrait particulièrement intelligent. De plus aux vues des circonstances de son évolution, son lien avec son dresseur s'en était trouvé renforcé. Visiblement, le Pokémon se languissait de se dégourdir les ailes.

"Ne t'en fais pas, tu vas pouvoir t'envoler, j'ai une mission pour toi mon grand."

Le petit oiseau était maintenant un prédateur capable de voir ses proies à plusieurs kilomètres de distance, et bien qu'il n'avait pas la capacité d'y voir dans la nuit, son talent particulier pouvait leur être utile.

"J'aimerai que tu voles au-dessus de la propriété et si tu vois quelqu'un en sortir, que tu viennes me trouver pour me prévenir à la moindre action suspecte. Essayes seulement de ne pas te faire remarquer, je n'aimerai pas qu'il t'arrive malheur."

Le Pokémon lâcha un des petit cri strident dont il à l'habitude pour indiquer qu'il avait bien comprit l'ordre de son maître, celui-ci l'étreigna rapidement et le laissa prendre son envol, jetant un coup d'oeil pour vérifier que personne ne les avaient vu. Apparemment non et l'obscurité pourrait cacher efficacement Hrafn.
Le garçon rejoint Alexandre dans le couloir, mettant au courant son ami de son plan et ils marchèrent ensemble jusqu'à la piscine. La scène leur arracha un sourire à tout les deux. Les deux comparses étaient les seuls membres masculins d'une soirée piscine, entourée de belles femmes en maillot de bain. Ivar se sentait comme dans un film. Il déposa ses vêtements sur un transat assez éloigné de la piscine pour éviter qu'il ne les retrouve trempé par les éclaboussures. Pour la première fois, la boxe avait une autre utilité que celle de l'auto-défense. Les filles, même les promises à d'autres l'observèrent avec un léger regard étonné, alors qu'elles découvraient que le jeune homme était musclé et tatoué. Cette enquête prenait une tournure imprévue, mais agréable. Cependant, il remarqua l'absence de Chloé.

Contrairement à son camarade, Ivar se jeta à l'eau en faisant une pirouette, éclaboussant largement les filles et Alexandre. L'eau fraiche et le côté agréable de la soirée le revigorait et lui redonnait sa bonne humeur habituelle. Les adolescents jouaient dans l'eau, se taquinant. Le jeune homme ne s'arrêtait que pour boire une bière, bientôt, il sentit l'alcool lui rougir les oreilles et le nez, tandis qu'il riait plus fort et parlait plus.

Finalement, tout le monde sembla se calmer, Alexandre approcha du blondinet.

"Bon, comme tout à l’heure ? On essaye de se renseigner discrétos ?"

Son camarade était de fort bonne humeur. Ivar esquissa un grand sourire, faisant un signe de tête en direction de Léa.

Se renseigner, ou autre chose ?

Avec un clin d'oeil, Ivar s'extirpa hors de l'eau, prenant sa boisson maltée. Il s'ébroua rapidement, ses cheveux détachés trempèrent le sol autour de lui, tout en s'approchant de Justine et Nalya qui parlaient tranquillement, assises sur un transat au bord de l'eau. Elles interrompirent leur discussion quand le jeune dresseur arriva à portée d'oreille. Les deux jeunes filles lui offrirent un sourire.

"Alors, on complote dans notre dos maintenant ? leur demanda Ivar avec un sourire, s'asseyant à côté d'elle. Je n'aime pas trop les messes basses."

"Nous ne complotions pas, peut-être que nous ne voulions pas te gêner avec nos propos de filles." Lui répondit Nalya, toujours souriante.

"Et vous n'avez pas peur que le grand méchant Pokémon viennent vous embêter, ainsi à l'écart ?"

Le garçon gardait un sourire charmeur et regardait les deux demoiselles à tour de rôle.

"Nous sommes bien entourées, nous avons deux adorables dresseurs avec nous pour nous protéger."

Toute trace de timidité avait disparu dans l'alcool et l'amusement et les trois jeunes gens, après ces premières boutades, conversaient de tout et de rien. Ivar essayait de gagner complètement leurs confiance avant de leur poser de nouvelles questions. Quelques fois, il scrutait les cieux à la recherche de son pokémon. Celui-ci ne s'était pas encore manifesté et le dresseur espérait qu'il ne lui soit rien arrivé.
Plus la discussion avançait, plus Ivar appréciait les jeunes filles, en particulier Justine. Maintenant que sa timidité avait disparue, elle se montrait très sociale et plutôt vive d'esprit. Nalya sembla sentir se rapprochement, puisqu'elle en profita pour s'esquiver prétextant qu'elle devait aller se soulager. Son absence dura longtemps pour un simple passage aux toilettes.

"A propos de cette histoire de vols, je suis rassurée qu'Alexandre et toi soyiez là. Lionnel est parti patrouiller ce soir, mais j'avoue que je commence à penser qu'ils n'attraperont jamais ce voleur."

"Et tu penses que nous avons une chance de tirer cette histoire au clair ?"

"Vous avez l'air d'être des dresseurs talentueux, suffisamment en tout cas pour ne pas vous démonter face à Lionnel et Yann. J'ai confiance en vous."

Le garçon observait la demoiselle, essayant d'extirper le vrai de la simple drague. Il finit par lui répondre sur un ton taquin.

"Je suis heureux de servir à quelque chose alors, même si c'est de peluche rassurante."

Alors que Justine esquissait un grand sourire Nalya revint à ce moment là et se rassit avec eux, ils reprirent une discussion plus normale. Ivar leur demanda les raisons de l'absence de Chloé et les deux comparses lui répondirent que généralement, la benjamine venait à ce genre de soirées mais qu'apparemment, Alexandre et lui l'intimidait un peu. Ils discutèrent un moment, Ivar jetait de temps en temps un oeil a Alexandre, essayant de voir comment il se débrouillait.





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Alexandre Diame
Région d'origine : Hoenn
Jeu 31 Aoû 2017 - 13:00
Alexandre Diame
Les olives de Tom




Alors qu’Ivar me fit un clin d’œil entendu, je ne pus m’empêcher d’arborer un sourire en coin. Il était indéniable que la jeune femme me plaisait bien, mais je n’avais fait aucun sous-entendu, puisque je comptais réellement essayer de glaner des informations. Toutefois, il fallait bien avouer que nous commencions tous à être assez alcoolisés, et que se concentrer sur notre mission n’était pas nécessairement évident, loin de là, sans oublier que nous étions les seuls représentants masculins de la soirée, ce qui suscitait autour de nous un certain engouement loin d’être désagréable. J’observais alors Ivar se dirigeait vers le groupe composé de Justine et Nalya qui papotaient tranquillement sur leurs transats. Je décidais donc de rejoindre Léa et Marie dans la piscine, qui avaient, à cause de l’alcool, plutôt du mal à jouer au volley. En réalité, elles loupaient le ballon plus qu’elles ne tapaient dedans, pouffant de rire à chaque échec. Je me laissais prendre au jeu, pour le plus grand plaisir des deux jeunes femmes. Au bout d’un moment, alors que je remarquais qu’Ivar était resté seul avec Justine, nous décidâmes de sortir de l’eau. Les filles semblaient fatiguer, et l’eau devenait froide.

Souhaitant discuter, nous nous installâmes sur les transats situés de l’autre côté de la piscine par rapport à Ivar et son petit groupe. Nous étions ainsi les plus proches du jardin. Nous ne nous allongeâmes pas, nous asseyant simplement sur le bois des longs fauteuils. Léa prit place à côté de moi, alors que Marie s’installa en face de nous. Profitant du moment de calme que nous venions de retrouver, je demandais des nouvelles des garçons.

« Alors Marie, visiblement y’a que toi qui semble avoir une influence sur Yann… » La taquinais-je, voyant ses joues s’empourprer. « Il est en train de patrouiller à cette heure-là, je me trompe ? Tu sais un peu comment il s’en sort ? » La question était sincère, parce que j’imaginais que, au-delà de l’accueil plutôt désagréable qu’il nous avait réservé, cette situation – si toutefois il n’en était pas à l’origine – devait le contrarier. La gêne passée, la jeune femme me répondit.

« Bah… Il ne m’en parle pas beaucoup, mais pour me rassurer au moins il me dit où il va. Ce soir Il est au Sud de l’exploitation, et, même si je m’en fais pas trop pour lui, j’espère que tout va bien. » Je pouvais déceler une pointe d’inquiétude dans sa voix, pensant qu’en final Ivar avait raison. Il y avait plus entre eux qu’une simple amitié. D’un côté, tout du moins. J’enchainais alors. « Et toi Marie, je sais pas si Ivar te l’a demandé, mais tu es salariée ici ? Enfin, t’as l’air très proche de la famille, donc je suppose que tu travailles avec eux ? » La jeune femme opina du chef.

« Oui, je m’occupe un peu de toute la partie administrative. J’aime beaucoup cet endroit d’ailleurs, et j’voudrais être ailleurs pour rien au monde ! » Je ne pouvais m’empêcher de penser qu’elle devait être courageuse pour arriver à concilier son amour pour l’endroit et les sentiments qu’elle semblait éprouver pour Yann. Enfin, pour l’instant, ça semblait plutôt rouler, ce qui me rassura pour elle. Je continuais ainsi à discuter avec Marie, Léa nous ayant quittés quelques instants pour enfiler un petit débardeur. Il fallait bien avouer qu’il commençait à faire frais, annonçant que la soirée était sur sa fin. Marie était du même avis que moi, puisque, après m’avoir fait la bise et souhaité une bonne nuit, elle remonta se coucher. Ivar discutait toujours avec Justine, s’étant retrouvé seule avec elle. Je ne pus m’empêcher de penser qu’ils s’étaient assez bien trouvés finalement. Sachant que la nuit à venir serait probablement longue, je décidais de fermer l’œil quelques minutes, sans toutefois m’endormir, pour profiter du moment de calme. Je n’arrivais toujours pas à déceler le nœud du problème, et notre mission me paraissait toujours aussi complexe. Mais, après avoir rencontré toute cette famille, il me tenait vraiment à cœur de réussir. J’étais perdu dans mes pensées, quand soudain je sentis Léa s’allonger à la fois sur et contre moi, sans dire un mot. Ainsi lovée, il me sembla qu’elle s’endormit presque instantanément. La sensation était loin d’être désagréable, et, de toute façon, je n’allais pas vraiment me lever et la réveiller. Nous restâmes donc installés ainsi, et je commençais à lutter pour ne pas m’endormir.

Je ne pouvais pas vraiment dire combien de temps nous étions restés comme ça. Mais un grand bruit nous tira de nos rêveries respectives. Nous nous relevâmes brutalement. Heureusement, je n’étais pas trop endormi et j’arrivais rapidement à me concentrer, regardant partout autour de moi, attentif. Je distinguais soudain une grande ombre passer un peu plus loin dans la forêt d’oliviers. Je n’étais pas sûr qu’Ivar, qui était plus loin, l’ai vue aussi, mais ça ne faisait aucun doute. Il y avait quelqu’un ou quelque chose dans cette forêt, et je n’allais certainement pas le laisser filer. Je ne pris que le temps d’enfiler mes baskets, et c’est en short de bain que je me lançais à sa poursuite dans la forêt, sans prendre le temps d’attendre d’éventuels renforts.

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Max Lochlainn
Région d'origine : Mhyone
Jeu 31 Aoû 2017 - 15:26
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Alexandre Diame & Ivar Northway
Les olives de Tom sont toujours en forme


Tout entier dévoué à sa discussion avec Justine, le jeune homme s'était considérablement détendu. Beaucoup moins aux aguets il s'était allongé sur le transat en bois après avoir vu son camarade en faire de même de l'autre côté de la piscine. Finalement, peut-être qu'il ne se passerait rien ce soir. Justine faisait durer la conversation, souriant régulièrement à Ivar qui n'hésitait pas à la taquiner.
Il finit par fermer les yeux, sans pour autant s'endormir, tout était calme, même le vent s'était tu. La demoiselle posa une main sur celle du jeune homme, la détaillant.
C'est à ce moment que les buissons bruissèrent, Ivar tourna la tête en direction du bruit et tout s'accéléra. Une grande ombre venait de passer dans la forêt d'olivier, tandis que Justine poussait un cri en se repliant sur elle-même. Une autre ombre passait juste au dessus du blondinet qui enfilait déjà ses chaussures, tandis qu'Alexandre partait déjà en courant après la créature, Hrafn déjà lancé à sa poursuite, lui aussi. Après un lacet rapidement exécuté, le jeune homme se lanca à la suite de son camarade en rattachant ses cheveux, il avait aussi renfilé son débardeur et la situation de deux garçons courrant en caleçon et en maillot dans une forêt d'oliviers aurait pas être grotesque si la tension n'était pas montée d'un cran.
Hrafn suivait tant bien que mal Alexandre, lui-même talonné par Ivar. Le jeune homme aux cheveux violets courrait vite, bien plus vite qu'Ivar et Hrafn avait du mal à le suivre à cause des branchages. Ils ne tardèrent pas à en perdre la trace, le Roucoups ayant aussi ralentit l'allure pour que son dresseur puisse le suivre.

Ils se retrouvaient tout deux perdus, au milieux de la forêt d'oliviers. Il faisait sombre, et les arbres tordus, la disposition anarchique de la végétation et l'absence de vent et de bruit donnait à la scène une dimension mystérieuse. Voir même flippante. Ivar était tendu et un frisson lui parcourait le dos, tandis qu'il avançait, en marchant cette fois. Hrafn s'envola au dessus des oliviers, de façon à repérer leur ami. Visiblement, la végétation était trop dense pour qu'il y voit quoique ce soit.

Le jeune dresseur progressait lentement, beaucoup trop lentement. Il n'avait aucune idée d'oû était partit Alexandre, quand une pensée effleura son esprit : son camarade était partit en maillot, il ne pouvait donc pas avoir ses pokéballs sur lui. Ivar poussa un juron, puis entendant du bruit dans la végétation il s'immobilisa, jetant des coups d'oeils dans toutes les directions. Hrafn poussait de petits cris stridents pour prévenir son dresseur, mais il n'arrivait pas à savoir d'ou provenait la menace, le silence ambiant décuplait les rares sons qu'ils entendaient. Le Roucoups rejoignit son maître, se posant au sol. Puis Ivar vit une ombre sortir des buissons sur sa gauche, Roucoups tourna instantanément sa tête dans cette direction, tandis que le jeune homme attrapait la chose et la plaquait contre un arbre avec force.

C'était Nalya. Apparemment, elle avait eu aussi peur que lui et cria.

"Arrête ! C'est moi ! Nalya !"

Elle le regardait avec de grands yeux, le jeune homme relâcha sa prise, lentement, son coeur battait fort. Il remarqua que Nalya avait prit le temps de se vêtir et d'aller chercher ses pokémon. Dans quelle merde s'était-ils foutus ?

"Excuse-moi. J'ai cru que c'était quelque chose d'autre."

"La prochaine fois, regarde qui tu essayes d'étriper au moins."

La jeune femme avait voulu faire une plaisanterie pour détendre l'atmosphère, mais la tension qui régnait dans celle-ci déforma sa voix. Cependant Ivar le comprit et ne lui en tenu pas rigueur. Hrafn, visiblement rassuré reprit son envol, et les deux compagnons se mirent à marcher ensemble, d'un accord tacite et muet.

Ils marchèrent pendant quelques longues minutes, Hrafn volant en silence au-dessus d'eux. Comme devenus muets, ils écoutaient ce qui se passait autour d'eux, mais à part les bruits de leurs propres pas dans la broussaille, tout était silencieux. En progressant, Ivar s'écorchait ses jambes nues en passant dans la végétation. Il proféra un nouveau juron.

"Putain ! Et nous voilà perdus dans la forêt, a la recherche d'Alexandre, nu quelque part et sans ses Pokémons."

"Au moins nous ne sommes pas seuls. Depêchons-nous !"

Nalya paraissait encore plus inquiète qu'Ivar, bien qu'elle essayait de montrer le contraire, si le jeune homme s'était retourné pour la regarder, il aurait vu la crainte et la peur se dessiner sur son joli visage.
   


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Alexandre Diame
Région d'origine : Hoenn
Jeu 31 Aoû 2017 - 17:09
Alexandre Diame
Les olives de Tom




L’ombre qui s’enfuyait devant moi avait l’air beaucoup moins oppressante et effrayante que ce qu’on avait pu me décrire précédemment. En revanche, j’avais beau courir le plus vite possible, je peinais à la rattraper. Elle était moins rapide que moi mais semblait se mouvoir avec plus d’aisance malgré sa forme bizarroïde. J’avais presque l’impression qu’elle était humanoïde, à part pour la partie haute de son anatomie qui était, elle beaucoup plus volumineuse. J’essayais alors tant bien que mal d’identifier ce qu’elle pouvait bien être, mais, alors qu’elle changeait une énième fois de direction, je la perdais de vue. Je marquais un temps d’arrêt, regardant autour de moi pour essayer de définir où je pouvais bien me trouver. J’aperçu alors une grande bâtisse, et me rappelant mon survol de la zone dans la journée, j’arrivais enfin à déterminer ma position.

J’étais au beau milieu de l’exploitation. La structure que je venais d’apercevoir, plutôt imposante, était l’endroit où étaient entreposés les stocks. C’était un bâtiment essentiellement fait de bois, mais il semblait particulièrement robuste. J’aperçu soudainement un mouvement et, du coin de l’œil, je pus observer l’ombre que je pourchassais y pénétrer. Je m’y engouffrais donc à sa suite, certain que, cette fois-ci, je l’avais coincée.

L’endroit était particulièrement lugubre et, même moi qui n’était pas très sensibles aux histoires de monstres et de fantômes, je sentis un frisson parcourir le long de mon échine. Mais je ne pouvais pas reculer maintenant, puisque j’étais à deux doigts de finir notre mission, et surtout de pouvoir rassurer la famille toute entière. Je pris donc mon courage à deux mains, et entreprit de fouiller l’entrepôt tout en gardant un œil sur l’entrée, au cas où le fuyard voudrait me fausser subitement compagnie. Au bout d’environ vingt minutes, je ne trouvais toujours rien. L’ombre s’était littéralement volatilisée. Comment ça pouvait bien être possible un truc pareil ? Ça n’avait aucun sens !

Frustré, je finis par sortir de l’entrepôt. J’étais particulièrement déçu, mais j’étais sûr qu’il y avait quelque chose à apprendre de la situation. Il fallait que j’en discute avec Ivar et puis, finalement, je lui avais un peu faussé compagnie à partir comme ça. J’espérais qu’il ne l’avait pas mal pris, car c’était très loin d’être le but. J’agissais souvent par instinct, et là, il m’avait poussé à saisir cette opportunité. Mais il semblait que, cette fois-ci, il s’était trompé. Je secouais la tête, tâchant d’émerger de mes pensées. J’espérais que tout le monde allait bien. Soudain, il me sembla à nouveau discerner une ombre parmi les arbres. Sauf que, cette fois-ci, elle se rapprochait. Elle se rapprochait et je la voyais grossir à travers les arbres. Je fronçais les sourcils, ne comprenant pas vraiment ce qui se passait.

En réalité, je le compris juste à temps. Je n’eus le temps que de marmonner « Bordel de M-… » Que je devais plonger sur le côté pour esquiver la charge du Rhinoféros, visiblement hors de lui, qui me fonçait droit dessus. J’esquivais donc de justesse la corne du pokémon sol qui pulvérisa l’arbre juste derrière moi. Je me relevais prestement, mais le mastodonte fit de même. Il mesurait deux bons mètres, facilement. Je portais alors la main à ma ceinture. Le pokémon était de type roche et sol, et Caim me permettrait de rapidement prendre l’avantage. J’allais décrocher ma pokéball, mais ma main ne rencontra que du vide. Bien sûr. J’avais complètement oublié que j’avais laissé mes pokéballs dans ma chambre. Je me maudissais silencieusement, avant de me rendre compte que j’avais oublié quelque chose d’autre. Je n’étais pas seul et je n’avais pas vraiment le temps de m’en vouloir dans la situation actuelle.

Le Rhinoféros chargeait de nouveau, mais, cette fois, j’avais beaucoup moins de marge de manœuvre. Je sautais in extremis sur le coté, mais sa corne eu le temps de sérieusement entamer mon flanc droit. La blessure n’était pas très grave, car je ne sentais pas vraiment quelque chose de cassé, mais elle saignait tout de même assez sérieusement. Je posais alors ma main pour limiter cette perte de sang, puis je tentais de prendre la fuite à travers les arbres. Je n’avais aucune chance de battre un Rhinoféros à main nue, ça aurait été particulièrement stupide de penser ça. Et même, à la course, avec ma blessure, ça allait être difficile. Le pokémon était balourd mais avait tout le loisir de pulvériser les arbres sur son chemin sans ralentir. Et la vitesse d’un pokémon comme lui en ligne droit était assez impressionnante.

Balourd. Une pensée me vint alors. J’avais quelques connaissances sur le pokémon et son type, et je savais qu’à travers sa robustesse, sa charge avait une sorte de faiblesse. Le centre de gravité du Rhinoféros était perturbé pendant sa charge. Il l’était même beaucoup. Il allait vraiment falloir que je remercie le propriétaire de la bibliothèque de Nox après ça. Je tentais alors une manœuvre un peu désespérée, espérant lui faire perdre du temps. Je changeais brutalement de direction, et, lui faisant face de nouveau, j’esquivais in extremis sa corne pour le saisir au niveau du crâne et de la taille.

J’avais mal calculé la puissance de l’impact, c’était indéniable. Mon épaule accusa sévèrement le choc, mais je tenais bon, poussement un puissant grognement pour réprimer la douleur et l’envie de lâcher. Elle avait dû se déboiter sous l’impact, et ça faisait un mal de chien. Mais je n’avais pas le temps de réfléchir. Le Rhinoféros, surprit, c’était un peu déstabilisé, mais ce n’était pas suffisant pour le faire tomber. Tout se déroula très vite. J’aperçu un arbre sur lequel je prenais un appui pour essayer de faire valser le gros pokémon avec une rotation brutale. Cette fois ci, ça fonctionna. Avec son élan, ses deux pattes quittèrent le sol et il nous envoya balader dans le décors, brisant quelques arbres au passage. Nous atterrîmes tous les deux dans une petite clairière. Avant l’impact, j’eu le réflexe de me dégager de mon étreinte pour ne pas être écrasé.

L’impact sur le sol accentua considérablement la douleur que me causait mon épaule endolorie et je ne pus réprimer un nouveau grognement sourd. Je relevais la tête, prêt à reprendre la fuite. Je remarquais alors que je n’étais plus seul. Ivar et Nalya devait s’être lancés à ma poursuite et m’avaient vu atterrir devant eux. Bon, ce n’était pas tant désespéré que ça. Je fis un sourire à Ivar. Il était un peu crispé, trahissant ma douleur, mais je ne perdais pas mon sens de l’humour pour autant. Je me rapprochais de lui tant bien que mal, avant de lui glisser.

« Re ! T’aurais pas vu traîner l’une de mes pokéballs par hasard ? » Dis-je en grimaçant un peu.

Nalya se rapprocha de nous, puis son regard sembla s’écarquiller. Je m’attendais à la voir lancer son pokémon, espérant qu’elle au moins ait eu la jugeotte de prendre son équipe avec elle, mais elle n’en fit rien. Le Rhinoféros s’était redressé, et la jeune femme se posa devant lui. Pendant ce temps, j’observais la scène, un genou à terre, et la main gauche sur la plaie située sur mon flanc, reprenant mon souffle. Curieusement, le Rhinoféros n’était plus le moins du monde agressif, se contentant de regarder Nalya qui était plantée devant lui. L’expression de la jeune femme sembla passer de la surprise à la colère, quand soudain, ce fut Lionel qui sorti de la forêt.

« Reviens ici pourriture ! J’en ai pas fini avec t-…. » Il se coupa net alors que nous le regardions avec, il faut l’avouer, pas mal de surprise. Il posa ses yeux sur moi, sur Ivar, puis sur Nalya, dans le plus grand silence. La première à sortir de sa torpeur fut la jeune femme. Son visage s’assombrit, elle serra les poings, puis approcha de Lionel. Arrivée à sa hauteur, elle lui retourna une gifle monumentale, qui me fit même grimacer de là où je les observais. Elle prit alors la parole, lui hurlant dessus.

« Non mais ça va pas ?! Tu attaques les gens avec Amar toi maintenant ! Mais qu’est-ce qui te passe par la tête imbécile, hein ?! » La jeune femme semblait folle de rage.

Lionel sembla mettre un petit moment à comprendre, mais, lorsqu’il posa son regard à nouveau sur moi, il eut un déclic. Mais il ne savait pas vraiment quoi dire, alors il gardait le silence, alors que Nalya le traitait de tous les noms. Curieusement, j’essayais de le défendre. Il avait dû être à la poursuite de l’ombre, comme moi, et à le voir réagir, il ne s’attendait certainement pas à attaquer un humain, et encore moins l’une des personnes accueillies par son père. Je lançais alors à Nalya, grimaçant toujours.

« Non mais, en vrai, je pense qu’il voulait pas vraiment m’attaquer. Il était pas loin de l’ombre que je suivais, et il a dû me confondre. » Mes paroles semblèrent calmer la jeune femme, qui jetait toujours des regards furieux à son fiancé.

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Max Lochlainn
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Ven 1 Sep 2017 - 16:18
Max Lochlainn

Alexandre Diame & Ivar Northway
Les olives de Tom sont toujours en forme


Il sembla au jeune homme qu'ils marchaient depuis une éternité. Ils ne parlaient pas ou très peu, comme si, de toutes façons les sons sortant de leurs gorges se perdraient dans l'athmosphère sans être entendu. Ivar était tendu, aux aguets, s'attendant à ce qu'un adversaire surgisse à tout moment. Finalement il finit par rombre le silence.

"Justine et Léa ne nous ont pas suivit j'espère ?" Dit-il, ne doutant pas une seule seconde du courage des jeunes filles, mais plutôt de l'absence de Pokémons à leurs côtés. 

"Non, ne t'en fais pas, elles sont restées à la maison."

C'est à ce moment là qu'ils entendirent un grand bruit sourd, comme si la créature avait attendu qu'ils se manifestent pour reprendre sa route. Ivar s'immobilisa et tourna la tête dans tout les sens, à la recherche de l'origine de l'attaque à venir. A bien y réfléchir, le son ressemblait plus à un combat qu'à une course poursuite. Hrafn se mit à filer, lâchant son plus beau cri. Il fendit les airs en direction du Sud. Il n'en fallu pas plus à Ivar et Nalya pour se jeter à sa poursuite.

La scène qui se déroulait sous leurs yeux aurait presque arraché un sourire à Ivar, si la tension n'avait pas été aussi forte. Alexandre était accroché au cou d'un puissant Pokémon qu'il ne connaissait que peu, bien qu'il vienne de sa région : un grand Rhinoféros. Son ami essayait de faire tomber son opposant, tordu dans une position bizarre en appuyant sur un arbre. Quelques arbres furent brisés, tombant dans un bruit sourd, de même que les deux combattants. Il y en avait d'autres qui avaient été déracinés, c'était donc ce qu'ils avaient entendu. Alexandre se relevait, il était blessé, son flanc était couvert de sang et un de ses bras pendait, inerte. Hrafn fondit entre Alexandre et le Pokémon, battant des ailes pour rester entre les deux, prêt au combat. Ivar lui, rejoint rapidement son camarade pour le soutenir et le sortir de là. Celui-ci souriait.

"Re ! Tu n'aurais pas vu traîner l'une de mes pokéballs par hasard ?"

"T'es un grand malade."

La bonne humeur d'Alexandre était contagieuse, tandis qu'ils s'éloignaient de la trajectoire du Pokémon adverse. Etrangement celui-ci n'attaquait pas. Il regardait Nalya qui faisait de grands yeux ronds tandis qu'une autre silhouette sortait de la dense végétation en courant.

"Reviens ici pourriture ! J’en ai pas fini avec t-…"

C'était Lionel, quand Ivar le reconnut, il cru qu'il allait devenir fou et qu'il allait se jeter sur lui pour le cogner de toutes ses forces. Nalya fut plus réactive que lui, qui tenait toujours Alexandre. Elle s'était approchée de son fiancé et lui collait une baffe monumentale tout en l'insultant de tout les noms. Lionel lui, restait silencieux, n'en croyant pas ses yeux. Visiblement, il ne pensait pas attaquer un être humain mais le Pokémon responsable des vols. Hrafn reprit de l'altitude pour observer les alentours.

Les jeunes gens se trouvaient apparemment en plein milieux de l'exploitation.

"Non mais, en vrai, je pense qu’il voulait pas vraiment m’attaquer. Il était pas loin de l’ombre que je suivais, et il a dû me confondre.

Alexandre s'était redressé et a ces quelques mots, Nalya sembla se calmer, bien qu'elle continuait de jeter des regards furieux à son fiancé. Il est vrai qu'attaquer un autre dresseur, celui chargé de l'enquête qui plus est, était une faute grave. Ivar ne manquerait pas de le lui faire remarquer quand la situation serait moins désespéré. Le jeune dresseur se mit à réfléchir à toute vitesse.

"Je comprends mieux pourquoi vous n'êtes pas capable d'attraper ce foutu voleur. Vous êtes violents et ne savez utiliser vos Pokémons que pour cogner les personnes qui viennent vous aider."

La pique était cinglante, Ivar résistait tant bien que mal à leur faire un pamphlet sur les devoirs d'un dresseur Pokémon. Mais pour le moment il y avait plus urgent, les blessures de son camarade était sérieuses.

"Toi, la ferme ! S'il n'avait pas été là j'aurai attr-"

Ivar se rapprocha de lui, l'air menaçant.

"Regarde l'état d'Alexandre et ose me dire que ce n'est pas de ta faute."

Lionel se tut, les autres aussi. Bien qu'il s'agissat d'une erreur, ils comprirent qu'Ivar avait raison.

"Depuis le début, on se tire dans les pattes parce qu'on a tous un caractère de merde ! Parce que l'on veut tous tomber sur ce voleur et finir avec les éloges, j'ai moi même agit comme ça. Et on en vient à blesser nos propres alliés. Il serait peut-être temps que nous travaillons ensemble, plutôt que de se cogner les uns et les autres pour voir qui à la plus grosse paire de couilles, non ? Les sermonna-t-il, reprenant rapidement son souffle. Alors maintenant, vous deux, ajouta Ivar en pointant Alexandre et Lionel, vous me racontez ce qui s'est passé, sans protester et sans se plaindre de l'autre. Après l'un d'entre nous ramènera Alexandre à la maison pour qu'il recoive des soins. Les autres, nous partiront à la recherche de Yann, autant pour savoir si c'est lui qui cause autant de soucis que pour savoir s'il est en sécurité.

Et ce fut le silence, personne ne sembla oser prendre la parole pendant une minute entière, pesant les mots d'Ivar. Puis ce fut Alexandre qui commenca. Il expliqua comment il avait poursuivi l'ombre dans le noir, comment il s'était retrouvé dans la réserve sans la voir et comment il fut attaquer par le Rhinoféros de Lionel. Le reste, les jeunes gens le connaissait. C'est Lionel qui prit la parole ensuite, expliquant plus ou moins la même histoire, mais de son point de vue. Ivar savait qu'il ne l'avait pas fait exprès, persuadé d'attaquer la chose qui volait les olives, mais ce qui était arrivé avait été grave. Ivar ne comptait pas le laisser passer.

"Nalya, tes pokémons sont-ils en forme ? Est-ce que tu sais ou se trouve Yann actuellement ?"

"Il est au Nord de la plantation. Et oui, ils sont en forme."

"Alors tu m'accompagnes. Mène-moi à la réserve, nous allons voir ce nous pouvons y trouver comme indice et nous irons ensuite voir si Yann va bien. Lionel, tu aides Alexandre  à rentrer et tu veilles à ce que quelqu'un soigne ses blessures, elles ont une sale gueule."

Ivar se tourna ensuite vers son camarade, observant ses blessures.

"Ton épaule est déboitée, tu ne peux pas nous suivre. Je suis désolé de te mettre à part pour le moment, mais il faut que tu recoives des soins. Je ne sais pas gérer une luxation et faut qu'elle soit remboitée avant que tes muscles ne refroidissent. En plus, c'est trop dangereux sans tes Pokémons.

Enfin, si son camarade ne protestait pas, Ivar s'en irait en direction de la réserve avec Nalya et Hrafn.  

Notes :

Spoiler:
 




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