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Les olives de Tom sont toujours en forme [Requête] ft. Alexandre Diame

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Alexandre Diame
Région d'origine : Hoenn
Ven 1 Sep 2017 - 18:45
Alexandre Diame
Les olives de Tom




La tension était montée d’un cran au sein de notre petit groupe. Si Marie avait réagi la première pour mettre une taule monumentale à son compagnon, Ivar n’avait pas l’air en reste. Moi, il fallait dire que l’adrénaline redescendant doucement, j’étais davantage content de m’en tirer aussi bien qu’énerver contre Lionel. Il avait certes été particulièrement violent, ce qu’il n’aurait jamais dû faire, mais c’était davantage de la maladresse qu’autre chose. Mes paroles semblaient avoir calmé Nalya, mais c’était loin d’être le cas pour Ivar qui ne put s’empêcher de lui asséner une pique cinglante. Lionel sorti alors de son mutisme, se sentant agressé. Il n’avait pas réussi à reprendre la parole lorsque Nalya l’avait invectivé, mais, lorsqu’il s’agissait d’un connu, il y avait fort à parier que sa réaction allait être tout autre. Ça ne manqua pas, et Lionel prit la mouche, ce qui acheva d’irriter Ivar, qui parvint tout de même à lui clouer le bec de manière assez magistrale.

Profitant du fait que mon ami ait choisit de se lancer dans une grande tirade, pour mettre une gueulante sur tous ceux qui l’entouraient, je m’asseyais contre un tronc pour me reposer deux minutes. Ivar n’avait pas tort, nous nous tirions un peu tous dans les pattes depuis le début de la journée, et c’était clairement contreproductif. Nous n’avions d’ailleurs, à y repenser, même pas encore vraiment pu obtenir des informations sur les deux garçons. Peut-être que le coup de gueule d’Ivar allait nous permettre d’avancer un peu plus. En tout cas, pour l’instant, ça avait eu au moins le mérite de calmer tout le petit monde. La tension était donc redescendue d’un cran. Je racontais donc calmement ma version de l’histoire au petit groupe, n’accablant pas particulièrement Lionel. Je ne lui en voulais pas plus que ça, et, après tout, c’était aussi moi qui avait foncé sans réfléchir.

Pendant que je me reposais, Ivar avait pris le relai, réorganisant notre petit groupe. En revanche, il était bien entendu hors de question que je reste sur la touche, avec ou sans mon équipe. Mes blessures n’étaient à mes yeux que superficielles. J’attendis donc patiemment que le jeune homme ait fini de parler, avant de me relever, non sans difficulté.

« Mon cul, ouai. » Dis-je en lui lançant un sourire, accompagné d’un clin d’œil. « Moi ça va très bien, je suis totalement capable de vous suivre pour vous filer un coup de patte, t’en fais pas pour ça ! Et puis même sans mes pokémons, j’suis capable de me débrouiller, je viens de mettre un Rhinoféros au sol, je te rappelle ! » Je me vantais faussement, mais je voulais lui faire comprendre que je n’avais pas besoin d’avoir tout le temps mon équipe avec moi pour pouvoir leur filer un coup de main. Je marquais une courte pause, jetant un œil à mon bras tétanisé. « D’ailleurs, par hasard, tu ne saurais pas reboiter une épaule ? ça fera toujours ça en moins à trimballer. » Dis-je avec un petit sourire crispé. Même si, effectivement, ça allait m’aider, je me doutais que la douleur n’allait pas être marrante à supporter.

Visiblement, Ivar savait effectivement comment remettre mon épaule en place. Nous nous plaçâmes dans une position qui lui faciliterait la tâche, et il se saisit de mon bras. Je lui fis un hochement de tête pour lui signifier que j’étais prêt. Je lui lançais alors. « Allez, à 3 ! 1…2… » je n’eus pas le temps d’aller jusqu’à trois que le blondinet tirait d’un coup sec, me prenant totalement par surprise. Je poussais alors un cri de douleur, suivi d’un grognement sourd. « Bordel de M… » marmonnais-je, alors qu’une violente douleur avait envahi mon épaule. Heureusement, elle commençait à s’estomper, et je retrouvais l’usage de mon bras, bien qu’encore engourdit. Je relevais alors un regard, regardant Ivar.

« En fait… Pour le Rhinoféros oublie, j’referais pas cette connerie deux fois… » Dis-je sur le ton de la plaisanterie. La douleur s’estompait peu à peu. Je regardais alors ma blessure au flanc qui, malgré son aspect assez moche, ne saignait plus autant qu’avant. Je me relevais alors, lançant un regard entendu à notre petit groupe.

« Et voilà, frais comme un gardon ! » Je remerciais Ivar d’un hochement de tête, avant de poursuivre. « Bon, on attend le dégel où on y va ? Il faut encore arriver à trouver Yann non ? ». Encore un peu surprise de me voir de si bonne humeur, Nalya mit un temps à réagir.

« Oui, euh oui, on y va ? Mais t’es sûr que ça va aller ? » Me demanda-t-elle. Je hochais la tête d’un air confiant, avant de lui emboiter le pas, avec le groupe qui s’enfonçait une nouvelle fois dans la noirceur de la forêt.

MJ:
 




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Max Lochlainn
Région d'origine : Mhyone
Lun 4 Sep 2017 - 17:15
Max Lochlainn

Alexandre Diame & Ivar Northway
Les olives de Tom sont toujours en forme


Quand Alexandre lui avait demandé de remettre son épaule en place, Ivar se remémora le vieux temps ou il prenait des cours de boxe. Son professeur avait remit en place plusieurs élèves après des mauvais coups ou une chute. Particulièrement des nez. Le jeune homme frotta le sien, il a toujours eu la chance d'échapper à cela. Finalement, le blondinet prit le bras et l'épaule de son camarade entre ses mains, les tenant fermement. Alors qu'Alexandre comptait jusqu'à trois, le garçon n'attendit pas qu'il prononce le deux pour forcer et remettre le tout en place.  

"Bordel de M..."

"Je t'avais prévenu." Lui répondit Ivar, un léger sourire aux lèvres.

"En fait… Pour le Rhinoféros oublie, j’referais pas cette connerie deux fois…"

"Oui, je préférerai que tu évites de te faire malmener par un pokémon qui doit avoisiner les dix tonnes, la prochaine fois ! Même si c'est un type Sol."

La bonne humeur d'Alexandre remontait le moral du jeune dresseur, qui lui répondit sur le ton de la plaisanterie lui-aussi. Il observa son ami faire quelques moulinets avec son bras, vérifiant que tout allait bien, il faudrait quand même qu'il voit un médecin pour éviter les problèmes.

Puis les jeunes gens s'enfoncèrent dans la noirceur de la forêt, cherchant Yann. Ils marchèrent un moment, mais comme ils étaient nombreux, les arbres paraissaient moins agressifs, l'atmosphère était moins tendue. Après plusieurs dizaine de minutes de marches, Ivar observa que Nalya baillait. Ils commençaient tous à fatiguer et ils n'y pouvaient rien. Il devait bien être trois heure du matin, voir plus, Ivar avait perdu le compte des heures quand il se détendait au bord de la piscine. Il décida qu'il était temps de rentrer, ils rateraient sûrement un indice, mais combattre ou réfléchir ainsi épuisé était dangereux et ils risquaient seulement d'avoir un nouveau blessé.  

"Bon, rentrons. Sinon, on va s'endormir entre deux oliviers."

Et c'est ce qu'ils firent. Tom les attendait, leurs demandant comment ils allaient. Personne ne parla de l'attaque de Lionel sur Alexandre, il était inutile de causer plus de problèmes qu'il n'y en avait déjà. Tout le monde était couché sauf eux, et ils allèrent le faire aussi, le blondinet tombait de fatigue mais vérifia que son camarade savait bel et bien recoudre ses plaies. C'était le cas.
Une fois dans sa chambre, Ivar avait trouvé Hrafn sur le rebord de la fenêtre, sans surprise. Il flatta une nouvelle fois les plumes sur le sommet de son crâne, le félicitant de son comportement de la soirée. Tout le monde dans la maison savait quel Pokémon il utilisait dorénavant, mais il n'en avait cure. Il laissa le Pokémon à son repos, celui-ci ne dormant que d'un œil sur le rebord et il se laissa tomber dans son lit, sans prendre le temps de se déshabiller complètement.

Le réveil vint bien trop vite. Ivar se levait en frottant l'arrière de sa tête, frappant son téléphone d'un mouvement vif pour qu'il ne se taise. Ensuite il se mouva avec peine jusqu'à la salle de bain, pour se rafraîchir le visage autant que les idées et remarqua l'absence de Hrafn de la pièce.

"Il a dû aller chasser."

S'habillant rapidement, le jeune garçon repassait les événements de la veille. Ils n'avaient pas apprit grand chose, mais l'un des principaux coupables pouvait être innocenté, sauf si bien sûr, tout ceci était une machination bien plus complexe. Ils n'avaient pas trouvé Yann, autant était-il seulement rentré plus tôt. Dans tout les cas, tout cela était étrange.
Il descendait les marches, arrivant dans le hall principal. En passant devant la salle à manger, il put voir qu'Alexandre mangeait déjà son petit déjeuner, mais il ne s'arrêterait pas. Ils parleront plus tard, Ivar voulait vérifier quelque chose avant que les traces ne soient effacées. Il se dirigea donc vers l'oliveraie, plissant les yeux pour tenter de se protéger du soleil matinal. Hrafn le rejoint et ils se promenèrent, cherchant des signes de ce qu'il s'était passé hier soir.

Rien. Aucun indice, hormis les arbres déracinés, pas même dans la réserve. Les chaleureux ouvriers saluaient le jeune homme quand il pensait, celui-ci leur répondait d'un hochement de tête. Alors qu'ils rentraient, Hrafn s'agita et se posa devant son dresseur, observant le bâtiment principal. Ivar suivit donc le regard de son compagnon et, si d'abord il ne voyait rien, il ne tarda pas à remarquer quelqu'un qui le regardait, depuis la fenêtre. La personne se cacha alors qu'il croisait son regard. Il n'en était pas sûr mais il lui sembla qu'il s'agissait de Chloé.
Finalement, le jeune homme rentra pour profiter de son petit déjeuner, Hrafn était rentré dans sa pokéball, il faudrait qu'il soit prêt pour la journée qui allait suivre. Tout le monde dormait encore, sauf Chloé visiblement. Le garçon se jura d'aller l'interroger plus tard. Alexandre n'était plus dans la salle à manger.




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Alexandre Diame
Région d'origine : Hoenn
Mar 5 Sep 2017 - 17:22
Alexandre Diame
Les olives de Tom




Je m’étais réveillé, comme à mon habitude, de fort bonne humeur. Je m’asseyais alors sur mon lit, tentant de remettre en ordre toutes les pensées qui se bousculaient. La soirée d’hier avait été mouvementée et, pourtant, je n’avais pas l’impression d’avoir avancé dans l’enquête. Je fis alors quelques mouvements de bras pour tester mon flanc et mon épaule et vérifier qu’ils n’étaient pas trop endommagés. Bien que douloureuse, mon épaule tenait le choc. J’étais encore engourdi mais, finalement, rien de plus normal après une blessure comme celle que j’avais subie. Concernant mon flanc, ce n’était pas beaucoup plus problématique. Les points de sutures tenaient bon, et ne me faisaient pas plus mal qu’un petit tiraillement quand je bougeais trop vite. De toute façon, il allait bien falloir que ça tienne. Nous avions réussi à ne pas attirer trop d’ennuis à Lionel hier soir, et il fallait que ça continue. Ivar avait raison, instaurer un climat de confiance était réellement essentiel si on voulait avancer sur cette histoire.

J’enfilais donc un T-shirt et un short de plage – juste au cas où – avant de descendre prendre mon petit déjeuner. J’avais une faim de loup, et je devais récupérer des forces pour la suite de nos aventures. J’étais visiblement le premier levé, enfin à part les employés, et j’en profitais donc pour me restaurer en paix. Je croisais furtivement Ivar qui, presque aussi matinal que moi, décida quant à lui de se tourner vers le jardin et l’exploitation, sans passer par la case p’tit déj. Il avait visiblement une idée en tête et, après l’avoir brièvement salué, je me gardais bien de le déconcentrer. Il allait bien falloir que, moi aussi, je me mette sur l’affaire. Il fallait d’ailleurs peut être que j’essaye d’interroger quelqu’un qui connaissait bien les lieux. Je commençais, à force d’avoir vu l’ombre m’échapper maintes et maintes fois sans difficultés malgré notre différence de vitesse, à penser que la cible n’était pas un pokémon mais plutôt quelqu’un qui connaissait particulièrement bien les lieux. Et puis, elle avait réussi à disparaitre dans la grange sans que je ne puisse trouver par où, ce qui montrait une nouvelle fois que notre inconnu était particulièrement agile et intelligent. Je me demandais donc qui, à part les différents protagonistes de l’affaire, pouvait bien connaitre assez bien l’exploitation pour me montrer les quelques secrets qu’elle comportait. Daphnée, la gouvernante, semblait ici depuis suffisamment longtemps pour les connaitre, aussi, après avoir fini de manger, je décidais d’aller la voir.

La gouvernante semblait contrôler que tout était bien en place et surtout propre pour le début de la journée. Elle donnait les consignes aux différents employés sous ses ordres, restant droite et finalement assez froide, ce qui ne donnait pas forcément, dans un premier temps, l’envie d’aller la voir. Mais je passais rapidement outre, car elle possédait sans doute des informations qui nous seraient utiles.

« Bonjour Daphnée. Désolé de vous déranger, mais vous auriez quelques minutes à m’accorder ? J’aimerais vous poser quelques questions. » Lui lançais-je, le plus amicalement possible. Elle se retourna alors vers moi, semblant un peu surprise, puis ré adopta un visage de marbre.

« Bonjour Alexandre. Vous pouvez, mais que quelques minutes. J’ai beaucoup à faire. » Me répondit-elle sur un ton neutre. Nous nous dirigeâmes alors un peu à l’écart, près de la baie vitrée. « Je vous écoute. » Me dit-elle. Je décidais alors de ne pas y aller par quatre chemins.

« Eh bien voilà. Vous semblez bien connaitre la maison. Je voulais savoir s’il y avait d’autres chemins qui entraient et sortaient de la maison principale. J’ai l’impression que, si c’est le cas, notre suspect semble plutôt bien les connaitre et les utiliser. » Daphnée paru réfléchir quelques instants, avant de me répondre.

« Non. Les seules entrées qui existent sont celles que vous connaissez. Donc je ne vois pas vraiment… » Elle se coupa alors, un instant, avant de plonger son regard dans le mien. « A moins que… » Elle soupira, prenant visiblement son souffle pour m’en dire un peu plus. « Quand ils étaient petits, Nalya, Chloé, Yann, Marie et Justine empruntaient une sorte de passage souterrain qui passe presque sous la plupart de l’exploitation. Il a été interdit depuis qu’un enfant d’un ouvrier a eu un accident en les suivants, et personne n’a le droit d’y retourner. Il faut dire que l’endroit est dangereux. C’est comme dans une grotte de spéléo, rien n’est stable, il n’y a pas de lumière et il y a des risques d’éboulement. Et puis, certaines zones sont carrément complètement immergées à cette époque de l’année, à cause des pluies fréquentes sur la Canopée l’été. Donc je ne pense pas qu’il s’agisse vraiment de ce que vous recherchez. » Me répondit-elle, convaincue. « Et puis, depuis cet accident, les enfants l’évitent de toute manière, ils pensent que l’endroit est hanté, ou du moins qu’il abrite un pokémon particulièrement effrayant. Je les vois mal s’y aventurer... » Finit-elle.

Je fronçais les sourcils. C’était indéniablement, quoi qu’elle ait pu en penser, une bonne piste. Si ce chemin souterrain partait bien de la maison et pouvait desservir toute l’exploitation, il s’agissait sûrement du moyen qu’avait utilisé le suspect pour fuir l’entrepôt. Je devais en avoir le cœur net.

« Bon, vous voulez bien me montrer où est l’entrée ? » Demandais-je à la gouvernante, coupant net sa protestation. « Je sais que c’est dangereux, mais je suis aussi là pour ça. Je vous assure, je suis équipé et je ne risque rien. » Heureusement, elle ne connaissait pas ma blessure, et parue convaincue.

« Très bien. Je vous montre. Mais je vous rappelle que vous n’avez pas le droit d’être dans l’aile familiale le soir. Tom a été très clair avec ça. » Tiens. L’entrée était donc côté famille, ce qui éveillait d’autant plus ma curiosité. Je la suivais donc, alors que, discrètement, elle ouvrait la porte du pavillon familial.

Je la retins quelques instants pour aller chercher mes pokéball et un équipement un peu plus adapté à une éventuelle escalade, changeant drastiquement d’apparence. J’avais conservé mon équipement d’escalade que j’avais utilisé au mont Kaygon, ce qui sembla rassurer la gouvernante lorsqu’elle me permit de pénétrer dans la partie familiale de la maison.

Je priais alors pour ne pas croiser l’un des enfants ou membre de la famille. Heureusement, ce ne fut pas le cas, et Daphnée m’amena dans une sorte de sous-sol, dans lequel personne ne semblait être venu depuis des années. Une petite porte, ressemblant à l’élévateur d’un monte-charge plutôt qu’à une entrée, trônait dans un coin. Elle m’y accompagna, paraissant un peu inquiète.

« Vous êtes sûr ? » Me demanda-t-elle.

J’opinais du chef. « Ne vous inquiétez pas, j’ai l’habitude des grottes. Ne dites rien à personne surtout, ça pourrait compromettre l’enquête. Si je ne suis pas revenu demain matin, dites où je me trouve à Ivar. » Elle hocha la tête, et me laissa seul. Je me pressais d’envoyer un SMS à Ivar, en toute hâte pour ne croiser personne, sachant pertinemment qu’une fois en bas, j’aurais surement du mal à pouvoir profiter du réseau.

[Pas dispo pour la journée, essaye d’inventer une excuse pour me couvrir. Je t’en parle ce soir quand je reviens.]


Le message était succinct mais l’idée y était. Je savais mon partenaire suffisamment habile pour pouvoir glaner des informations de son côté. Je pris alors une grande inspiration, avant de m’engouffrer dans l’obscurité.



MJ:
 




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Max Lochlainn
Région d'origine : Mhyone
Jeu 7 Sep 2017 - 19:57
Max Lochlainn
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Alexandre Diame & Ivar Northway
Les olives de Tom sont toujours en forme


Le festin qui s'étendait sur la table était digne d'un roi. Oeufs frais cuisinés à la coque ou brouillés, tranches de lards et autres tartines proliféraient, Ivar en saliva rien qu'à la vue de la table. Le jeune homme mangeait seul, il prenait son temps. Alors qu'il engloutissait une tartine, son téléphone vibra dans sa poche. Mâchant toujours sa tartine, il lu le message d'Alexandre, qui lui disait qu'il était absent pour la journée. Pour quelle raison, il ne le savait pas. Heureusement qu'il lui avait dit qu'ils devaient travailler ensemble. Ivar sourit, c'était typique de son camarade. C'est à ce moment que les filles décidèrent d'entrer dans la pièce, encore ensommeillées et en pyjama. Elles saluèrent le garçon, qui n'hésita pas à leur répondre la bouche pleine, puis elles s'installèrent pour manger. Visiblement, la soirée de la veille les avait plus affecté que le jeune homme. La fatigue se lisait sur leur visage, mais il n'arrivait à savoir si c'était à cause de l'alcool ou de la frayeur qu'elles ont eu.

Ivar les observait, elles étaient donc innocente, comme Nalya et Lionel. Si le voleur était de la famille, il restait Yann et Chloé comme suspect. Il restait toujours la possibilité que le voleur vienne de l'extérieur. Il se grattait l'arrière du crâne, son estomac plein.

"Alors ? Vous avez réussi à débusquer ce voleur ? Vu ta tête, on dirait que non."

Ces mots sortirent Ivar de ses pensées, il s'était mit a fixer le plafond sans s'en rendre compte, complètement perdu dans ses réflexions. Les mots étaient suivi d'un léger rire. C'était Léa qui avait parlé, elle avait son éternel sourire en coin, un brin provocateur.

"On dirait que non. Il nous a échappé au niveau de l'entrepôt. Mais nous avons failli le coincer, répondit le jeune homme, observant tour à tour les jeunes filles. Mais je pense que nous ne devrions pas tarder à l'avoir."

"En tout cas, on dirait que ton pote t'as faussé compagnie ! répliqua Marie, une pointe d'ironie dans la voix. Ou est passé Alexandre ? Il est déjà parti à la chasse au voleur ?"

"Ou alors, c'est un gros dormeur, renchérit Léa, toujours aussi prompte à la vanne."

Le garçon pencha légèrement la tête sur le côté, réfléchissant à toute vitesse. Il lui fallait trouver une excuse, crédible et vite.

"Un de ses Pokémon avait besoin de se dégourdir les ailes. Cela fait un moment qu'il n'avait pu sortir de sa pokéball et c'était trop dangereux dans la propriété. Je prend le relais pour la journée le temps qu'il s'en occupe."

Les jeunes femmes fixaient Ivar, visiblement elles ne croyaient pas à son histoire. Mais elles semblaient s'en contenter, sachant pertinemment que le dresseur ne leur en dirait pas plus. Seule Justine ne parlait pas, avalant son petit déjeuner en silence. Apparemment, elle était la plus touchée par la frayeur de la veille.

"Bon, il est temps que je me remette au travail, dit Ivar tout en se levant."

"Nous venons avec toi."

C'était les premiers mot que Justine osait prononcer. Le ton était autoritaire, ce qui surprit le jeune homme qui était habitué à une certaine douceur de sa part. Après avoir observé un moment la jeune rousse, il hocha lentement de la tête. Très bien, cela lui ferait de la compagnie, puis à quatre cerveaux, ils auraient sûrement plus d'idées. Il comptait aller fouiller du côté Sud de la plantation et l'entrepôt plus en profondeur. L'endroit ou la créature était apparue et celui ou elle avait disparue sans laisser de trace.

Une fois les jeunes filles apprêtées, la petite compagnie commença son investigation par le Sud. Les discussions allaient bon train et tout le monde semblait de bonne humeur.

Une brise agréable soufflait, rafraîchissant les jeunes gens. L'ambiance de la propriété était complètement différente de la veille. Le soleil illuminait les arbres, tout les ouvriers étaient au travail, de bonne humeur, n'hésitant pas à saluer les jeunes gens. Les effluves qui émanaient des olives fraîchement cueillie titillaient les narines d'Ivar. Il s'arrêta même un moment, fermant les yeux, s'abandonnant complètement aux sons et aux odeurs dans lesquels il baignait.

"Justine, on dirait que ton cher ami a succombé aux charmes de notre belle maison."

Et ensemble, toujours dans cette ambiance de franche camaraderie, ils explorèrent la partie Sud de la plantation. A certains endroits, la végétation était tassée, piétinée, certains arbres étaient meurtris, voir pliés. Ivar devina que c'était les traces du Rhinoféros de Lionel, lorsqu'il l'avait lancé à la poursuite de la créature qu'ils chassaient. Au moins savait-ils ou est-ce que Lionel c'était posté pour surveiller. Le jeune dresseur ne put s'empêcher de se dire que Hrafn lui, n'aurait pas déforesté la moitié de la plantation.

"Vous vous êtes battu contre la créature hier soir ?" lui demanda la jeune rousse, les lèvres pincées. Elle semblait déjà plus inquiète après avoir vu les traces des charges du Rhinoféros de Lionel.

"Visiblement, c'est l'endroit ou Lionel à croisé la chose qui vole les olives. Ces traces sont sûrement dues à son Pokémon, répondit Ivar en posant sa main sur un arbre éventré. On y discernait clairement la trace de la corne du Pokémon. La piste remonte sûrement jusqu'à la réserve, c'est là-bas que nous l'avons croisé. Nous avons failli nous battre, mais finalement cela s'est bien passé."

Ces quelques mots ne rassurèrent pas Justine, qui se mit à regarder aux alentours malgré la douce chaleur et la lumière qui inondait les lieux. Ils ne risquaient rien pour l'instant. Ivar continuait d'examiner l'endroit, espérant y trouver des traces du voleur plutôt que celles de Lionel, mais à part cela, rien ne sortait de l'ordinaire. Cette créature semblait être capable de voler ou de léviter ou alors le Rhinoféros avait écrasé toutes les traces. Ils n’avançaient pas d'un poil dans cette enquête. Ivar espérait qu'Alexandre progressait mieux de son côté.

Finalement les jeunes gens s'installèrent dans un coin d'herbe. Le soleil arrivait doucement à son zénith et les adolescents commençaient a avoir faim. Heureusement, Léa avait pensé à prendre un sac qu'elle avait rempli de quelques victuailles : saucissons, pain et fromages se mélangeait joyeusement dans sa besace. Ils déjeunèrent donc en discutant, Justine se détendait de nouveau, assise dans l'herbe aux côtés du blondinet. Elle ne tarissait pas de questions concernant Hrafn, la façon dont Ivar l'avait rencontré comme l'entraînement qu'ils suivaient. Les deux autres filles les écoutaient, ponctuant la conversation de quelques remarques. Le dresseur quand à lui, bien qu'elles aient déjà vu le pokémon, resta évasif sur les réelles capacités de son compagnon de cœur, ne voulant trop en dire pour ne pas qu'une quelconque information n'arrive aux oreilles de Yann ou de Lionel.
Après ce repas, certes simple mais plus que correct aux vues de la qualité des mets, la petite troupe se dirigea vers l'entrepôt d'un pas lent. Ivar glanait le plus de potins possible, se rapprochant des jeunes filles autant que possible pour gagner leurs faveurs et leur confiance. Souriant et bavard, voilà comment le jeune homme était en ce bel après-midi. Une fois devant l'entrepôt, les traces de l'affrontement entre le Rhinoféros et Alexandre étaient de nouveau visible. Elles impressionnèrent les filles, qui cherchèrent à en savoir plus. Ivar ne leur dit rien qu'elle ne savait pas déjà, évitant de leur expliquer que les attaques visaient alors Alexandre et qu'il avait été blessé.

Ils durent attendre un bon moment avant que les ouvriers n'aient fini d'entreposer les olives fraîchement ramassées dans la réserve. Il faisait frais dans le bâtiment, et bien qu'il fut sombre, seulement éclairé par une série fenêtres hautes sur le côté gauche, l'ambiance glauque de la veille avait été remplacé par une forte odeur d'olives. Les jeunes gens se séparèrent et se mirent à fouiller chaque recoins du hangar. Le jeune homme marchaient le long des rayonnages, lisant les petites pancartes qui indiquaient quelle variété d'olives étaient entreposées au-dessus. Parfois il déplaçait une caisse, cherchant à voir ce qui se trouvait derrière, n'oubliant pas de jeter des coups d’œil furtifs aux filles afin de voir comment elles progressaient de leurs côtés. Les recherches furent longues et ce n'est qu'après plusieurs heures que Justine appela les autres, la voix légèrement tremblante.

"Ivar, les filles, vous devriez venir voir ça."

Quand le susnommé les rejoint après avoir replacé les caisses d'olives qu'il avait délogé de leurs emplacements initiaux, il découvrit les trois adolescentes réunies en cercles autour d'une trappe fermée. Il y avait donc quelque chose sous la réserve et cela expliquait comment la créature avait pu disparaître sans laisser de traces. Aux mines déconfites qu'affichaient ses camarades, Ivar comprit que quelque chose clochait avec cette trappe. Il s'accroupit, à côté d'elles et ne manqua pas de constater que la poussière montrait qu'elle avait été soulevée récemment.

"Vous connaissiez l'existence de cette trappe ?"

"Oui, c'est un vieux tunnel qui a été condamné. Un ouvrier y est tombé et a été blessé." Répondit Léa, sa voix aussi était légèrement tremblante et son éternel air d'assurance avait disparu. Ivar comprit qu'il y avait quelque chose d'autre. C'est Justine qui confirma ses pensées.

"On raconte que ce tunnel est hanté. Nous avons toujours eu interdiction d'y entrer."

"Voyons Justine, tu ne crois pas aux fantômes quand même ? Cet endroit a été fermé à cause de cet accident." Répliqua Marie. Bien qu'elle ne fut pas rassurée, elle n'était pas à son aise non plus. Peut-être essayait-elle de ne pas sombrer dans la panique ? Le jeune homme ne put le dire. Des trois filles, c'était celle qu'Ivar arrivait le moins à analyser.

"Ne gronde pas Justine, j'avoue que moi-même, je ne suis pas rassurée. Entre ces histoires de fantômes et cet accident..."

"Dans tout les cas, je pense que nous tenons la cachette de notre voleur." Dit Ivar, en se levant. Il saisit la lourde poignet qui semblait permettre d'ouvrir la trappe et força autant qu'il put, mais ne parvint pas à ouvrir la lourde masse de bois. Les filles l'aidèrent ensuite, à contre-cœur. La trappe ne bougea pas d'un millimètre. Même avec leurs forces conjuguées, il semblait impossible d'accéder au souterrain. Il leur faudrait trouver une autre entrée. Le jeune homme fit le plan de la propriété dans sa tête, la créature pouvait très bien utiliser d'autres sorties pour se déplacer dans la propriété sans être vue. D'après les événements de la veille, il essaya de reconstituer le réseau de galeries qui s'étendait sous terre. Il ignorait quelle superficie occupait le tunnel, mais ce qu'il savait, c'est que s'il y avait une entrée, il y avait une sortie. La créature semblait être apparue au Sud de la propriété, il y avait peut-être une autre trappe là-bas.

Définitivement, il faudrait qu'il descende la-dedans. Mais même avec l'aide de Hrafn, impossible d'ouvrir la trappe. Ivar regarda par la fenêtre alors qu'il commençait à moins distinguer son environnement. La nuit allait tomber et celle-ci serait aussi longue que celle de la veille. Il décida donc qu'il était temps de rentrer, en espérant qu'Alexandre ait eu plus d'informations.

 



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Alexandre Diame
Région d'origine : Hoenn
Ven 8 Sep 2017 - 13:15
Alexandre Diame
Les olives de Tom




Alors même que je pénétrais par la petite alcôve, je pris soin de refermer derrière moi. Il était littéralement essentiel que personne ne sache que j’étais venu ici, sinon, toute l’enquête s’en serait retrouvée compromise. Si, comme je le pensais, le suspect était réellement de la famille, le fait de savoir que nous avions connaissance de son moyen de déplacement pourrait l’amener à directement annuler toutes ses activités illicites, et c’était, bien sûr, quelque chose que je voulais éviter à tout prix. J’avais donc une sorte de compteur de temps au-dessus de la tête, car, si je voulais éviter de passer la nuit dans les souterrains, il fallait impérativement que j’arrive à remonter avant l’heure du couvre-feu, du moins avant que la famille aille se coucher.

J’allumais alors ma lampe de poche, afin d’observer la galerie. La roche était très humide, et il devait y avoir une source d’eau non loin à cause du bruit des gouttes et de l’humidité ambiante. Je pris alors le temps de m’habituer légèrement à l’obscurité, avant de commencer à progresser. Pour l’instant, j’avais l’impression d’évoluer dans une sorte de labyrinthe de tunnels. Il y avait toutefois une voie centrale, sur laquelle je choisis finalement de rester pour éviter de me perdre. Effectivement, j’aurais pu marquer mon chemin avec une craie ou une pierre, mais, si la personne qui empruntait régulièrement ces chemins y était habituée, je risquais d’attirer inutilement son attention. Si je continuais tout droit, je n’avais rien à craindre.

Pour l’instant, je ne trouvais vraiment aucun indice. Suivant les directions que j’avais prises, je m’estimais à mi-chemin entre la maison et l’entrepôt. Je m’enfonçais toujours un peu plus dans les entrailles de la terre, sans vraiment savoir où est-ce que j’allais tomber. Heureusement, je n’étais pas vraiment inquiet, parce que, d’un côté, j’étais parfaitement dans mon élément. Au bout d’un moment, je finissais par arriver dans une sorte de grande salle circulaire, qui offrait alors plusieurs chemins. Nord, Sud, et Est, selon mes estimations. L’endroit était vraiment immense, et, à mon grand soulagement, n’offrait alors que quatre chemins différents. Si le suspect utilisait vraiment cet endroit pour commettre ses méfaits, c’était absolument brillant. Il avait accès à toutes les parties de l’exploitation et même directement à la maison. Cette découverte me conforta dans l’idée qu’il s’agissait d’un membre de la famille. Il allait absolument falloir que je montre ça à Ivar mais, pour l’instant, je devais continuer d’explorer.

Me rappelant de la soirée que j’avais passée, je décidais de m’orienter d’abord vers le Sud, et de voir où le passage débouchait, me promettant de revenir pour accéder au reste. Le passage était plus étroit que le premier que j’avais emprunté, et je devais faire attention à ne pas me couper ou glisser sur la roche polie par l’eau. Toutes ces précautions rendaient ma progression particulièrement lente et compliquée, mais elles étaient nécessaires. Je finis alors par tomber sur quelque chose que je redoutais. J’étais dans un cul-de-sac. Enfin, plus exactement, la route était coupée par un grand plan d’eau dont je ne connaissais pas la sortie. Si je voulais continuer, il allait falloir plonger. Je fis alors sortir Caim de sa pokéball. C’était le seul qui supportait l’eau, et l’avoir avec moi me permettrait d’aller plus vite et d’être en sécurité si la traversée s’avérait trop longue. Le Laggron sorti tranquillement du rayon rouge, me regardant avec interrogation.

« Salut mon grand. Il faut que tu m’aides à traverser, et ça va te dégourdir les pattes. Si tu sens que je commence à manquer d’air, tu fais demi-tour, d’accord ? » Le pokémon gris semblait plutôt heureux à l’idée de faire un peu d’activité, et il opina du chef pour me signaler qu’il avait compris. Bon, j’allais être mouillé, et ça ne serait surement pas agréable pour le reste de la visite, mais je n’avais aucune envie de faire demi-tour.

Je glissais alors dans l’eau avec le grand pokémon eau, m’accrochant à son dos d’une main et éclairant devant moi de l’autre. Heureusement, la lampe de poche que j’avais était particulièrement efficace et fonctionnait même sous l’eau. Je pris une grande inspiration, priant pour que le trajet ne soit pas trop long. J’avais confiance en la vitesse de Caim, aussi, je n’hésitais pas longtemps avant de m’immerger.

Lors de notre traversée des abysses, j’essayais tant bien que mal de regarder autour de moi mais ce n’était pas facile, même avec la lumière. Je me concentrais alors sur ma respiration, ne sachant pas dans combien de temps nous allions pouvoir trouver à nouveau de l’air. Je me fis alors une réflexion, celle que je n’aurais jamais pu y arriver à la nage tout seul. L’espace à couvrir était bien trop grand, et pour n’importe qui. Au bout d’un moment, Caim me fit émerger pour récupérer un peu d’air dans une petite alcôve épargnée par les eaux, juste assez grande pour que ma tête puisse sortir de l’eau, puis il replongea. Nous arrivâmes alors au bout de notre route, et je me jetais sur le sol, hors de l’eau, prenant le temps de reprendre mon souffle, et afin de remettre mes idées en place. J’observais alors autour de moi, et je remarquais une porte qui marquait la fin de la galerie. Je laissais Caim se baigner un peu, et j’allais observer de l’autre côté.

J’arrivais alors dans un petit cabanon. En sortant de ce dernier, je remarquais que je me trouvais à l’extrême sud de l’exploitation. Le soleil était haut dans le ciel, et il n’était pas loin d’être midi. J’avais donc déjà passé pas mal de temps dans la cavité, chose surement expliquée par le fait que je me sois un peu perdu par moment, où que, justement, j’avais pris le temps de progresser attentivement pour ne pas m’égarer. En tout cas, sans un pokémon eau assez puissant pour porter un homme sur son dos, il était impossible que quelqu’un ait pu passer par là. Je pris alors le temps de manger les barres céréales que j’avais emportées, puis je fis demi-tour.

Le chemin du retour vers la grande galerie centrale me parut plus court, y compris notre plongée. Elle m’angoissait sans doute beaucoup moins maintenant que je l’avais effectuée une fois. J’arrivais donc rapidement à l’endroit dans lequel je me trouvais précédemment, et qui offrait encore deux chemins inconnus. Je décidais alors de me rendre à l’Est, vers l’entrepôt, espérant y trouver quelques indices.

La galerie était cette fois bien plus grande, laissant aisément la place pour faire passer de gros cartons d’olives au besoin. J’observais alors le chemin se séparer en deux. Un partait légèrement vers le Nord, l’autre continuait vers l’Est. Je décidais de rester sur mon idée et de continuer vers la direction des entrepôts. Il serait toujours temps de visiter le reste par la suite. Au bout d’un moment, j’aperçu alors que le plafond de la galerie n’était plus fait de roche mais d’un bois plutôt épais. Comme je le supposais, le passage amenait bel et bien sous l’entrepôt, et il devait y avoir une trappe qui permettait d’y avoir accès. Mais pour l’instant, ce n’était que de solides fondations. Je continuais alors à avancer jusqu’à cette fameuse trappe. Une échelle grimpait jusqu’à cette dernière, et je m’attelais alors à l’escalader. Arrivé en haut, j’observais à travers les interstices du bois pour m’assurer qu’il n’y avait personne. J’avais d’ailleurs cru entendre Ivar, signe qu’il ne devait pas être loin. J’essayais alors de soulever l’épais panneau de bois, mais il n’y avait rien à faire. Le bois était bien trop lourd pour un être humain, surtout en équilibre sur une échelle. La personne n’était donc pas seule, et il y avait fort à parier qu’elle était aidée par un pokémon.

Je redescendais alors, faisant à nouveau demi-tour. J’arrivais alors à l’intersection précédente ? Me rendant cette fois au Nord. La galerie était toujours aussi grande et le spectacle que m’offrit la salle dans laquelle je me retrouvais me laissa sans voix.

Tout était là. Des paniers et des cartons entiers remplis à ras-bord d’Olives. Il y avait même une immense bâche pour les garder au sec et les conserver. Rien à dire, le coupable s’y connaissait. En revanche, il n’y avait rien d’autre. Aucune autre entrée ou sortie que celle que je venais d’emprunter. Mais quel pouvait bien être l’intérêt d’entreposer des olives ici ? Selon toute logique, ce n’était pas un vol classique, mais bel et bien une sorte de sabotage volontaire. En proie à une profonde réflexion, je sentis soudain une présence derrière moi. Je me retournais vivement, sans arriver à la voir. Je décidais alors de rentrer, remettant l’exploration de la partie Nord à une autre fois. De toute façon, la nuit allait bientôt tomber et il ne fallait absolument pas que je sois en retard.

Je pris alors le chemin du retour. La présence ne me disait rien qui vaille et je n’avais pas envie de faire de vieux os dans ces galeries. Je retrouvais rapidement le chemin de la grande galerie principale, me dirigeant vers la sortie Ouest qui menait vers la maison. Je sentis soudain une sorte de confusion, comme si, l’espace d’un instant, je ne savais plus où je me trouvais. Je titubais brusquement, m’appuyant sur la paroi pour ne pas tomber, en proie à un solide mal de crâne. Mais qu’est-ce qui pouvait bien m’arriver ? Sachant pertinemment que je commençais à tourner de l’œil, j’eu alors le réflexe d’attraper la pokéball de Zépar. L’hippodoccus sorti du rayon rouge, et je m’effondrais sur lui, me tenant la tête pour essayer d’atténuer la douleur qui y régnait. Le pokémon sol eu le réflexe de continuer à avancer vers l’Ouest pour m’écarter de l’éventuelle zone de danger.

J’eu alors bien du mal à déterminer combien de temps dura notre trajet avant que je me sente mieux. Toujours était-il que je finis par arriver devant la petite alcôve qui marquait la fin de la galerie. Le mal de tête s’était estompé et j’avais repris mes esprits. Il fallait que je réfléchisse à ça au calme. J’entrepris alors de sortir des tunnels après avoir fait rentrer Zépar dans sa pokéball.

Lorsque je revins dans l’espèce de cave, et que je remontais les escaliers, je jetais un coup d’œil par la première fenêtre avant de me maudire. C’était déjà la nuit tombée et, à en croire l’absence de lumière, tout le monde était parti se coucher depuis un moment. Je regardais alors mon portable : plus de batterie. J’étouffais un juron, me dirigeant vers la porte de la salle principale, espérant que quelqu’un l’ait laissée ouverte. Ce n’était pas le cas, et j’étais bloqué. J’hésitais alors à rentrer à nouveau dans les tunnels pour y passer, malheureusement, la nuit, mais un bruit à l’étage me fit sortir de ma réflexion. Quelqu’un descendait les escaliers, discrètement certaine, mais j’arrivais à l’entendre. Regardant partout autour de moi, je finis par me cacher dans une sorte de placard à balais qui était à proximité. Je distinguais alors une ombre passer devant moi, discrètement, mais, à cause de ma position, je fus incapable de l’identifier. J’entrouvris alors un peu plus la porte du placard, et je pus simplement constater que la personne avait pris le chemin de la cave. Coup de bol, elle ne m’avait pas remarqué. Si j’étais arrivé un peu plus tard, je serais surement tombé nez à nez avec elle, et ma couverture aurait été foutue.

Toutefois, ma situation n’était pas vraiment arrangée. Je me retrouvais complètement bloqué, sans possibilité de sortie. Les portes du rez-de-chaussée étaient sans doute toutes fermées. Soudain, une idée me vint. Les fenêtres de l’étage devraient être ouvrables de l’intérieur, et je pourrais ainsi sortir dehors. Passer une nuit à l’extérieur ne me dérangeait pas et, au moins, je n’éveillerais pas les soupçons. Je grimpais donc discrètement les escaliers, priant pour ne croiser personne d’autre. Arrivé en haut, j’analysais rapidement que l’agencement de cet étage était presque identique au notre. Au bout du grand couloir qui desservait les chambres, il y avait une grande fenêtre donnant sur le jardin. Mon échappatoire. A pas de loup, je me dirigeais vers elle, jubilant intérieurement à l’idée de me sortir du pétrin dans lequel je m’étais fourré. Soudain, un peu plus loin dans le couloir, une porte s’ouvrit. Je me figeais alors, observant Yann qui, tout ensommeillait, se dirigea vers une salle de bain au fond.

Une nouvelle fois, impossible d’avancer sans prendre le risque qu’il me croise au retour. Il fallait que je trouve un endroit dans lequel me cacher pour attendre qu’il retourne se coucher. Je marquais d’ailleurs dans mon esprit que Yann devait surement être écarté de la liste des suspects. J’entrais alors discrètement dans la première chambre à portée, espérant qu’elle était vide ou que son occupant ne se réveille pas. C’était un plan risqué, mais, à ce moment donné, c’était le seul moyen de ne pas me faire griller.

J’attendais alors juste derrière la porte, observant dans l’entrebâillement le retour du Yann endormi. Lorsque sa porte se ferma, je poussais un petit soupir de soulagement, fermant la porte pour reprendre mon souffle qui s’était coupé à cause de la pression.

La lumière s’alluma soudain, me surprenant. J’eu juste le temps de me retourner pour observer Léa qui avait visiblement prévu d’envoyer l’un de ses pokémons pour s’occuper de l’intrus. Elle était en petite tenue et, lorsqu’elle me vit, elle se stoppa dans son geste, m’observant avec un regard incrédule.

« A-Alex ? » Me chuchota-t-elle, avant de poursuivre. « Mais qu’est-ce que tu fais là ? » Son ton avait un peu changé, devenant un peu plus intense malgré les chuchotements. Je lui fis signe de se calmer, réfléchissant à toute vitesse à un scénario possible. Après tout, Léa n’était pas le suspect visiblement, et je pensais pouvoir lui faire confiance. Je choisis alors d’entretenir le mystère, ne lui en dévoilant pas trop.

« Désolé… » Dis-je en chuchotant, avant de poursuivre. « Je me suis retrouvé un peu piégé, et j’ai dû venir ici. Je te raconterais, mais là, est-ce que tu peux m’aider à sortir de l’aile familiale ? Il ne faut absolument pas qu’on me trouve ici. » Elle ne semblait pas trop furieuse, plutôt surprise, et à mon grand soulagement, elle hocha la tête.

« D’accord » Dit-elle. « Normalement, les clefs sont dans le placard prêt de la porte…. Je vais te montrer. » Fini-t-elle, décidée. Je me maudissais alors de ne pas avoir eu le réflexe de regarder dans le même placard dans lequel je m’étais planqué, ce qui aurait pu m’éviter bien des dérangements. J’observais alors la jeune femme en sous-vêtements passer devant moi. Je ne pus m’empêcher de la trouver particulièrement séduisante, comme la nuit précédente où je l’avais vue en maillot de bain. Alors qu’elle allait ouvrir la porte, oubliant visiblement sa tenue, elle marqua un cran d’arrêt. Elle murmura alors.

« Sinon… » J’attendais la suite de sa phrase, mais elle ne rajouta rien. Elle se retourna simplement, avançant rapidement vers moi et collant son corps, puis ses lèvres, contre les miennes. Je fus surpris, alors je ne la repoussais pas, puis je finis par me laisser faire par son étreinte, appréciant son contact. Sans rompre le baiser, la jeune femme entreprit d’ôter mon manteau puis ma chemise qui tombèrent au sol. Parcourant mes hanches, ses doigts s’arrêtèrent sur la blessure infligée par le Rhinoféros la nuit précédente. Elle recula légèrement, m’interrogeant du regard, avec une pointe d’inquiétude et de curiosité. Je lui souriais, tâchant de ne pas, une nouvelle fois, trop en dire. « C’est une longue histoire ça aussi.... » Lui soufflais-je, avec un sourire en coin. Elle me sourit à son tour, approchant ses lèvres de mon oreille.

« On va faire attention alors. »

____________________________

Je fus réveillé par le soleil qui traversait les volets, et par le bruit présent dans le couloir. Ivar était déjà levé ? Je me souvins alors que je n’avais pas passé la nuit dans ma chambre. Tâchant d’organiser mes pensées embrumées, j’observais Léa qui dormait, en tenue d’Eve, contre moi. La soirée avait été plutôt mouvementée, une fois de plus, pourtant j’étais à nouveau en forme. Je devais d’ailleurs avoir dormi un peu plus tard que d’habitude, puisqu’il n’y avait pas eu autant d’activité hier matin. Je décidais, puisque de toute façon je n’avais pas vraiment le choix, de rester encore un peu allongé. Je devais attendre que la plupart de l’étage familial soit parti pour pouvoir m’éclipser discrètement. Si Léa ne m’avait pas posé de question là-dessus, j’imaginais sans mal que ça ne serait pas le cas de tout le monde.

Je sentis alors la jeune femme frissonner alors qu’elle émergeait, elle aussi, de son profond sommeil. Lorsqu’elle me vit, elle me fit un petit sourire avant de se lover un peu plus près de moi, ayant visiblement du mal, ou pas forcément envie, de quitter son lit. Au bout d’un moment, elle se redressa.

« Salut » Me glissa-t-elle, avec un petit sourire en coin. Comme moi, elle ne devait pas trop savoir quoi dire par rapport à la nuit que nous avions passée. Cela dit, elle semblait déjà bien plus réveillée, et paraissait avoir étudié la même question que moi durant notre grasse matinée.

« Ce que je te propose, c’est de t’ouvrir la baie vitrée d’en bas pour que tu puisses faire le tour discrètement jusqu’à l’autre côté. Après, tu pourras faire semblant de venir de l’aile des invités, et personne ne devrait le remarquer. » Elle me fit un clin d’œil, se levant alors pour s’habiller. Parler de ce qui c’était passé n’était pas très utile et elle comprenait les enjeux de garder le secret de tout ça. Du moins pour l’instant. La jeune femme était assez indépendante et c’est d’ailleurs une qualité qui me plaisait chez elle. Il n’y avait rien de superflu, et elle avait l’âme aventurière.

Je l’observais alors se lever, en profitant un peu, je devais bien l’avouer. Lorsqu’elle me remarqua, elle me jeta ma chemise à la figure, et me lança en rigolant.

« Hey ! Arrête ça et dépêche-toi, plus tu traines, plus ça va être suspect ! Déjà que t’as disparu toute la journée d’hier… » Après lui avoir fait un sourire faussement innocent, je me mis à m’habiller à mon tour, jetant un coup d’œil par la fenêtre pour vérifier que la voie était libre.

Elle m’accompagna alors en bas, m’ouvrant comme promis la porte vitrée qui menait à l’extérieur. Nous fîmes vite, afin de ne pas nous faire repérer, et je fis un léger détour pour m’abriter des regards grâce à la forêt d’oliviers. Heureusement, avec l’aide curieusement discrète de Zagan, je parvins à atteindre la fenêtre de l’étage auquel nous dormions, Ivar et moi, et ainsi à me glisser à l’intérieur. Je rentrais alors dans ma chambre, soulagé d’avoir réussi à mener toute cette opération sans me faire repérer. Je mis alors mon portable à charger, et, en attendant, je décidais d’aller prendre une douche et de me changer, laissant à nouveau mes pokéballs dans ma chambre pour ne pas éveiller des quelconques soupçons.

Après avoir profité longuement de l’eau revigorante, et persuadé que Léa devait avoir rejoint tout le beau monde depuis longtemps, je décidais d’envoyer un SMS à Ivar, espérant qu’il ait son portable sur lui.

[Je sais que je t’ai faussé compagnie hier soir, mais croit moi, ce que j’ai découvert vaut le coup d’œil. Il faut vraiment qu’on en parle le plus vite possible. Rejoint moi en haut.]


J’avais hâte de partager ma découverte avec Ivar, et j’étais sûr que lui aussi aurait beaucoup de chose à me dire.

MODERATION:
 



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Max Lochlainn
Région d'origine : Mhyone
Ven 8 Sep 2017 - 21:34
Max Lochlainn

Alexandre Diame & Ivar Northway
Les olives de Tom sont toujours en forme


La petite troupe venait d'arriver à la maison après leurs recherches de l'après-midi quand sonna l'heure du dîner. Une fois encore, la table fut couverte de mets divers et variés : Ecremeuh de lait avec sauce au vin rouge, confits de Canarticho et autres bonnes choses. Une nouvelle fois, Ivar se sentit mal à l'aise devant un tel étalage de nourriture, il lui faudrait du temps pour s'habituer et il faut dire qu'il préférait terminer sa mission avant de l'avoir fait.
Justine était de nouveau assise à la droite du jeune homme, l'abreuvant de paroles tandis qu'ils attendaient l'arrivée de Tom pour commencer à manger. Pourtant, Ivar ne regardait que le vide sur la chaise à sa gauche, entre Léa et lui. Alexandre n'était toujours pas revenu et il faut dire que le garçon commençait à s'inquiéter pour son ami. Il espérait qu'il ne lui était rien arrivé de grave, quoiqu'il se soit passé.
Finalement Tom fit irruption dans la pièce et les bavardages cessèrent aussitôt, l'homme avait le visage fermé et les yeux fatigués. Il prit le temps d'observer la petite assemblée, toujours posté sur le pas de la porte. L'expression qu'il arborait ne ressemblait pas à celle du chaleureux monsieur qui avait accueillis les deux dresseurs hier soir. Après un léger toussotement, il prit finalement la parole.

"Les enfants, comme vous l'savez, le voleur à encore frappé hier soir. L'est vrai que les deux jeunes qu'on est allé chercher chez l'emblème ont l'air d'bien faire leur boulot. C'pendant, je ne veux pas qu'vous vous mettiez en danger comme vous l'avez fait hier soir. J'impos'rai donc un couvre-feu c'soir."

Sur ces mots graves, il s'installa et commença à manger en silence. Ivar détaillait l'homme, sa mine inquiète et ses manière rude, à l'inverse de celui qu'ils avaient d'abord rencontré. La situation était plus grave que ce qu'ils pensaient. Les discussions reprirent, plus basse toutefois. La bonne humeur avait disparu.
Et la chaise d'Alexandre restait vide tout le long du repas. Ivar se ferma lui aussi, dans quel merdier s'était encore mit son ami ? L'inquiétude prit le pas sur la bonne humeur due à l'avancée de l'enquête de son côté. Et s'il était allé dans ce souterrain ? Et s'il avait trouvé l'autre entrée qu'Ivar comptait chercher ? De plus son enquête risquait d'être bloquée pour la soirée.
Il mangea peu, répondant à Justine seulement quand cela était nécessaire. Visiblement, il n'était pas le seul inquiet et éluda les questions qui lui étaient posées en racontant le même bobard que durant le reste de la journée. Alexandre était couvert, pour l'instant.
Le repas terminé, Ivar retourna dans l'aile des invités, puis poussa la porte de la chambre d'Alexandre, se glissant discrètement dans celle-ci. La chambre était vide, seule trace du passage de son ami : les affaires en désordre. Le jeune dresseur remarqua cependant l'absence des pokéballs d'Alexandre ce qui le rassura un peu.

Puis il se raidit, les sens en alerte. Il venait d'entendre un bruit dans le couloir, alors que personne n'était censé venir de ce côté de la maison, hormis pour empêcher les deux jeunes hommes d'enquêter. Il n'avait pas allumé la lumière et se glissa dans l'angle le plus sombre de la pièce. Il ne s'était pas caché en retournant dans leurs appartements et on l'avait sûrement suivi. Laissant s'écouler quelques minutes, tandis que le visiteur impromptu ouvrait une porte dans le couloir, Ivar finit par sortir de sa cachette, le plus furtivement possible. Le long corridor était vide et sa chambre était maintenant ouverte. Il s'y dirigea, tenant la chaîne qui pendait à son pantalon pour que le cliquètement qu'elle produisait ne fasse pas de bruit, avançant à pas de Lougaroc. Dans l'embrasure de la porte, il tomba nez à nez avec Justine qui se retournait pour partir, elle lâcha un cri, ne s'attendant pas à ce que le jeune homme soit juste derrière elle.

"Il ne faut pas faire peur aux gens comme ça ! J'ai eu la trouille de ma vie !

La jeune femme lui envoya un petit coup de poing dans l'épaule, tandis qu'Ivar la détaillait de haut en bas.

"Qu'est-ce que tu fais ici ?" lui demanda-t-il d'un ton froid, aux antipodes des habitudes du jeune homme. Un pli marqua la commissure des lèvres de Justine, elle semblait perturbée par la réaction d'Ivar.

"Tu semblais perturbé pendant le repas, alors je suis venue voir si tout allait bien...Tout simplement." répondit Justine en baissant les yeux. Comment avait-il pu penser qu'elle était la voleuse et qu'elle venait les obliger à se taire ? La paranoïa induite par la disparition d'Alexandre lui jouait des tours. Le garçon se glissa dans sa propre chambre, s'asseyant sur le lit. La rousse le suivit, allumant la lumière.

"Alexandre n'est pas allé suivre un quelconque entraînement, n'est-ce pas ?"

"Non, il m'a dit avoir trouvé une piste et a foncé comme d'habitude. Il était censé rentrer ce soir, mais n'est toujours pas là."

Pour toute réponse, elle posa légèrement sa main sur le dos d'Ivar, assise à côté de lui sur le lit. Elle se pencha en avant pour l'observer dans les yeux. Lui, la regardait en coin.

"Je n'ai pas franchement l'impression que nous avancions dans cette enquête."

"Vous faites un travail remarquable ! Regarde, même Yann et Lionel n'ont rien pu faire. Et je suis sûre qu'Alexandre va bien, tu le connais. Puis ça à l'air d'être un bon dresseur, il sait se dérouiller."

"C'est tout ce que j'espère, franchement. Comme j'espère que nous arriverons à mettre la main sur ce voleur." lui répondit-il, alors qu'à sa grande surprise, il la voyait sourire.

"Tu es plutôt mignon, quand tu es inquiet." dit-elle avant de le gratifier d'un baiser sur la joue. Le contact revigora le jeune homme et ils continuèrent de discuter longtemps. Justine lui raconta de sombres histoires concernant le fameux souterrain, ce qui n'arrangea pas l'inquiétude du jeune homme.

______________________________

Les rayons de la lune transperçait sa fenêtre quand il se réveilla, éclairant la masse noire et chevelue qui dormait à côté de lui. Ivar s'assit au bord du lit, regardant un instant Justine,
avant de se saisir de son téléphone. Toujours aucune nouvelle de son camarade. Tout en se levant le plus doucement possible, il prit son pantalon et la pokéball de Hrafn, il comptait bien patrouiller discrètement dans la maison, quoi qu'il lui en coûte. De toutes façons, il n'arriverait pas plus à dormir, malgré le moment de douceur dont il avait profité quelques temps plus tôt. Il sortit de la pièce en refermant doucement la porte et descendit les escaliers sans un bruit. Tout était calme et froid, définitivement cet endroit n'était pas le même une fois la nuit tombée. Il en vint même à se demander si ces histoires de fantômes n'étaient pas réelles. Pourtant il continua sa patrouille, dans la plus grande des discrétion.

Un moment, il se sentit observé, regardant autour de lui et se mettant dans un angle de la pièce pour ne pas être vu. Pourtant, il ne vit rien. Certainement le fruit de son imagination fertile. Il finit par retourner se coucher.

Il fut de nouveau réveillé par son téléphone qui sonnait. Ivar le saisit avec un grognement tandis que Justine se réveillait elle aussi.

[Je sais que je t’ai faussé compagnie hier soir, mais croit moi, ce que j’ai découvert vaut le coup d’œil. Il faut vraiment qu’on en parle le plus vite possible. Rejoint moi en haut.]

Il s'habilla donc en vitesse, s'excusant à Justine de devoir partir aussi promptement tandis qu'elle-même se dépêchait pour que ça ne jase pas dans la maison quand on aurait remarqué son absence. Une fois qu'elle fut partie discrètement, Ivar se dirigea rapidement vers la chambre de son camarade pour lui raconter ce qu'il avait apprit et savoir ce qu'il s'était passé.

Une fois devant son frère d'arme, lui le prit dans ses bras sans lui laisser le choix.

"J'étais inquiet, j'espère que ce que tu as appris en valait la peine. J'ai cru que tu t'étais encore blessé ou que tu t'étais fait attraper par le voleur. Lui dit-il en le relâchant, posant ses mains sur les épaules de son camarade. Je pense avoir trouvé la cachette du voleur, dans l'entrepôt nous sommes tombés sur une trappe menant, d'après les filles, dans un souterrain sous la propriété. Je pense qu'il y a d'autres entrées et que le voleur se cache là-dedans et qu'il les utilisent pour se déplacer sans être vu."



© Nephilith pour EPICODE.
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Alexandre Diame
Région d'origine : Hoenn
Lun 11 Sep 2017 - 15:41
Alexandre Diame
Les olives de Tom




J’étais en train de finir de ranger l’espèce de foutoir que j’avais laissé dans ma chambre quand j’étais partis précipitamment. Je ne pus m’empêcher de repenser à la journée et à la soirée plutôt mouvementée que j’avais passé la veille. En y repensant, j’avais tout de même eu pas mal de chance de pouvoir m’en sortir si bien. C’est ce moment que choisis Ivar pour pénétrer dans ma chambre, comme je lui avais demandé. Son accueil me surprit toutefois, car je ne m’attendais pas à une accolade sans raisons apparentes. Je mis un petit moment à réagir, le dévisageant d’un air légèrement amusé alors qu’il prenait la parole. Visiblement il en était arrivé aux mêmes conclusions que moi, avec cette histoire de tunnel souterrain. Je décidais alors de lui raconter ma journée d’hier, pour qu’il puisse en arriver à faire les déductions que j’avais faites. Je pris alors la parole.

« Ah ! C’est donc la trappe que j’ai vue ! Il me semblait bien avoir entendu vos voix d’ailleurs ! » Lui dis-je sur un ton amusé. « Bon alors, que je te raconte. Accroche-toi, parce que ça va être long ! » Je m’asseyais alors sur le lit, prêt à lui dévoiler toute mon histoire. « Hier, j’ai parlé à Lola. Et elle m’a avoué qu’il y avait, avant, un passage souterrain sous toute la propriété. Les enfants avaient tendance à venir y jouer, et donc j’me suis dit qu’il devait y avoir un lien, puisque le voleur se déplace visiblement assez facilement à travers la propriété. Donc elle m’a montré par où passer. Il y a donc une entrée dans la maison, et plus précisément dans l’aile familiale, au sous-sol. Vu que je voulais pas éveiller les soupçons, j’ai voulu y aller seul. Et c’est pour ça que je t’ai envoyé un message. » Je marquais une courte pause, pour permettre à Ivar de bien imprimer tous les éléments.

« Enfin bref, donc je disais. Je suis descendu dans le passage et devine quoi : c’est impressionnant ! Les galeries sont immenses, et elles couvrent presque toute l’exploitation. Il y a une sorte de sale principale avec quatres tunnels principaux. Celui à l’Est mène à la maison, celui du Sud conduit prêt de l’endroit où le Rhinoféros de Lionel m’a attaqué, celui de l’Ouest mène directement en dessous des stocks, à la trappe que tu as vue, et celui du Nord conduit probablement au bâtiment qui abrite les ouvriers. Sur les quatres, l’un des tunnels a été inondé à cause des pluies récentes. Je pense que, la nuit dernière, notre suspect a eu peur de notre présence près de la piscine, et donc près de l’aile familiale. Il a dû essayer de prendre une autre entrée, plus discrète, celle qui est au sud, mais, puisqu’elle est inondée, il a dû faire demi-tour, et aurait croisé la patrouille de Lionel. Puisqu’il était bloqué, il est repassé prêt de nous, et c’est pour ça qu’on l’a vu ! Enfin, ce n’est qu’une théorie, mais ça parait logique. » A nouveau, je fis une petite pause pour laisser au jeune homme le temps d’engranger les informations.

« Enfin voilà pour ma théorie. En revanche, tu vas voir, le meilleur c’est pas ça. J’ai exploré les souterrains, et notamment une alcôve pas très loin de l’entrepôt. Devine quoi. Toutes les olives étaient là, soigneusement empaquetées pour les protéger de l’humidité. J’ai rien dis à personne, parce que, comme ça, on pourrait prendre le coupable sur le fait. » Dis-je, assez fier de cette initiative qui avait été couronnée de succès. « Enfin bref, j’ai réussi à remonter, mais ils ferment la porte de l’aile familiale la nuit, et je me suis retrouvé coincé. Je crois même avoir vu le suspect passer juste devant moi alors que j’étais caché dans un placard. Donc voilà pourquoi je n’étais pas là hier soir ! » Dis-je en me grattant l’arrière de la tête. « Ah oui, et ça peut pas être Yann parce que je l’ai croisé dans le couloir alors que le suspect était déjà dans le tunnel. Ça nous fait un candidat potentiel de moins ! Et ça ne peut pas être Léa non plus d’ailleurs. » Dis-je simplement, sans donner plus d’informations à ce sujet.

Je me tournais alors vers Ivar, soucieux de savoir ce que lui pouvait bien penser de tout ça.

« Et toi alors, t’en penses quoi ? T’as une idée de qui pourrait être derrière tout ça ? Une idée de quoi faire ? »



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Max Lochlainn
Région d'origine : Mhyone
Mar 12 Sep 2017 - 3:08
Max Lochlainn

Alexandre Diame & Ivar Northway
Les olives de Tom sont toujours en forme


Et c'est ainsi que son ami aux cheveux violets lui raconta tout ce qui lui était arrivé pendant sa disparition. Pendant son récit, l'esprit d'Ivar chauffait, le jeune homme réfléchissait à toute vitesse. Ainsi, ses suppositions était vrai, il y avait bel et bien une entrée pour le souterrain au Sud de la propriété et le voleur pouvait ainsi effectuer ses rapines en toute impunité en ayant accès à toute la plantation.
Certains détails du récit attirèrent plus l'attention d'Ivar que les autres.  

"Enfin voilà pour ma théorie. En revanche, tu vas voir, le meilleur c’est pas ça. J’ai exploré les souterrains, et notamment une alcôve pas très loin de l’entrepôt. Devine quoi. Toutes les olives étaient là, soigneusement empaquetées pour les protéger de l’humidité. J’ai rien dis à personne, parce que, comme ça, on pourrait prendre le coupable sur le fait."

En effet, c'était assez malin, si le voleur se trouvait dans la maisonnée, il valait mieux qu'il les croit impuissants et sans aucun indice à propos du souterrain secret qu'abritait la plantation. Pourtant le jeune homme eut la sensation que ce n'était pas le cas, sans pouvoir dire lequel des événements de la journée lui faisait penser qu'ils étaient découverts et qu'il serait compliqué de mettre la main sur le voleur même s'ils connaissaient sa cachette.

"Enfin bref, j’ai réussi à remonter, mais ils ferment la porte de l’aile familiale la nuit, et je me suis retrouvé coincé. Je crois même avoir vu le suspect passer juste devant moi alors que j’étais caché dans un placard. Donc voilà pourquoi je n’étais pas là hier soir ! Ah oui, et ça peut pas être Yann parce que je l’ai croisé dans le couloir alors que le suspect était déjà dans le tunnel. Ça nous fait un candidat potentiel de moins ! Et ça ne peut pas être Léa non plus d’ailleurs."

Malgré la référence à Léa, Ivar se tût. L'amourette de passage entre son ami et la jeune femme ne lui était pas passé inaperçu, mais il ne devina pas un instant qu'elle était passée au charnel. Il ne dit rien non plus sur sa nuit avec Justine. Cependant, exclure Yann des suspects potentiels lui parût être une bonne chose. Malgré l'antipathie qu'il avait pour lui, le jeune homme voyait mal l'ancien héritier de l'exploitation faire de la peine à son père. Puis il y avait toujours cet événement qui le gênait, qui le mettait en garde, sans pour autant pouvoir mettre la main dessus.

"Et toi alors, t’en penses quoi ? T’as une idée de qui pourrait être derrière tout ça ? Une idée de quoi faire ?

C'est a ces mots qu'Ivar frappa sa paume droite de son poing gauche. Mais bien sûr ! Il lâcha un rire bref avant de poser ses opales gris sur son camarade.

"Nous sommes d'accord que ce n'est pas Yann, ni Lionel. Ce n'est pas non plus Marie, Nalya, Justine ou Léa, pour des raisons que nous connaissons. Que ce soit la soirée au bord de la piscine, la panique des filles au moment ou la...la chose est apparue et le fait que Nalya m'accompagne à ta poursuite. Crois-moi, la peur est un sentiment difficile à fausser. Dit le garçon, parlant vite et bas en jetant des coups d’œils à la porte, comme pour vérifier qu'ils n'étaient pas écoutés. Tu me dis que ce n'est pas Yann parce que tu l'as croisé dans les couloir après avoir entendu quelqu'un descendre. Je ne vois donc plus que deux solutions."  

Ivar s'arrêta un moment, s'asseyant sur le rebord de la fenêtre en croisant les bras, jetant un nouveau coup d'oeil à son camarade pour voir s'il en venait aux même conclusions que lui.

"Soit, Tom lui-même est derrière tout ça, pour inculquer une certaine leçon de vie à ses enfants, tout ce genre de choses. Mais je n'y crois pas trop."

Et là, Ivar esquissa un grand sourire, presque certain qu'il avait la solution à leur problème et à celui de Tom.

"Soit, comme je le disais au début, le Lougaroc se cache parmi les wattouats. J'ai remarqué que Chloé m'épiait depuis la fenêtre lorsque je fouillai la propriété tôt hier matin. Or, qui n'était pas à la soirée au bord de la piscine ? De qui ne nous sommes pas méfiés depuis le début ? Qui d'après les mots d'une des filles, nous craignait un peu ?"

Son sourire s'agrandit encore, il était presque certain de ce qu'il avançait. Il se laissait quand même un peu de marge de manœuvre, mais il restait convaincu de sa théorie. Soudain, il lui sembla être le héro d'une vieille série qu'il regardait souvent, qui parlait d'un détective privé et de son fidèle Caninos nommé Watson.

"Donc maintenant, nous devons prouver que cette théorie est vraie, ou attraper le vrai voleur si elle est fausse. Nous devons trouver un moyen d'entrer dans l'aile familiale, voire dans le souterrain et débusquer le voleur ou son Pokémon sur le fait. Dit-il, réfléchissant à toute allure. Il nous faudrait peut-être l'aide des autres. Mais je crois que j'ai un plan."

Le jeune homme décroisa les bras, tournant la tête pour observer un moment les ouvriers qui se mettaient au travail, réfléchissant à la façon de formuler son plan, sans être prit complètement par l'excitation et donc incompréhensible.

"Je te propose une façon de faire, bien que j'en vois plusieurs. dit-il finalement. Nous pouvons aller dans le souterrain, discrètement." Il ne faut pas y aller trop tôt pour ne pas se faire repérer par le voleur, il faut qu'il croit que nous cherchons encore et que nous n'avons pas de nouvelles pistes. Pourquoi ne pas dire que le souterrain nous paraît être condamné et donc, inutilisable par le fauteur de troubles. Ajouta-t-il, reprenant une nouvelle fois son souffle. Mais, si nous ne bloquons pas les sorties, il risque de quand même nous filer entre les pattes. Nous devrions donc demander aux autres de trouver les différents accès au souterrain et de les bloquer. Ensuite, nous attendons que le voleur entre dans la grotte par l'entrée que tu as prise et nous le suivons pour lui tomber dessus."   
 


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Alexandre Diame
Région d'origine : Hoenn
Mar 12 Sep 2017 - 16:37
Alexandre Diame
Les olives de Tom




Alors qu’Ivar parlait, je réfléchissais à sa théorie. Sur certains points, je trouvais qu’il allait peut-être un peu vite en besogne, mais son argumentaire était convainquant, surtout concernant l’identité de la probable suspecte. Il était vrai que Chloé n’avait partagé aucuns des moments que nous avions passé avec les autres et qu’elle pouvait avoir une attitude plutôt suspecte. De plus, elle avait également grandi ici, et devait donc connaitre les souterrains comme sa poche. Ce n’était pas nécessairement une preuve en soit, mais elle réunissait toutes les caractéristiques que nous avions pu identifier chez le suspect.

Seulement, deux choses me chiffonnaient. La première, c’était la trappe. Il était impensable que Chloé ait pu la soulever toute seule et, selon les dires de son père, elle n’était pas une dresseuse. Alors, il y avait deux possibilités. Soit, elle était alliée avec quelqu’un d’autre, venant éventuellement de l’extérieur ou de l’aile des ouvriers, soit elle avait réussi à cacher à sa famille qu’elle était également une dresseuse. Et pas n’importe laquelle, car le pokémon devait tout de même être particulièrement costaud.

Le deuxième point qui n’allait pas, c’était le motif. J’avais beau me triturer les méninges, il m’était littéralement impossible d’arriver à définir quelle raison aurait bien pu la pousser à mettre en péril l’activité familiale. Enfin, elle n’avait aucune raison apparente de s’opposer à son père ou encore à sa famille, ce qui me laissait tout de même un petit doute. Toutefois, force était d’avouer qu’Ivar était loin d’avoir complètement tort, et son raisonnement tenait particulièrement bien la route. Après qu’il eut finit de me présenter son plan, j’enchérissais avec le mien.

« Je suis d’accord avec toi, même s’il faudra quand même m’expliquer quelles sont les motivations de Chloé ainsi que son mode opératoire, parce que ça reste quand même assez flou en ce qui me concerne. » Je marquais une courte pause, avant de reprendre pour exposer ma version de notre plan à Ivar. « Alors, ce que je peux te proposer, c’est de passer une après-midi tranquille, à discuter avec le groupe ou faire autre chose. Le tout, c’est de ne pas éveiller les soupçons. J’annoncerais ensuite à Tom, en trouvant une bonne excuse, que nous devons cette fois nous absenter pour la soirée. Personne ne doit être au courant de la vraie raison qui va nous amener à nous absenter. Ensuite, nous allons effectivement quitter la propriété. Quand il fera sombre, nous allons revenir sur le dos de Shax, en toute discrétion, pour nous poser dans la partie Sud, près de l’entrée submergée. Puisque personne n’a connaissance des différents pokémons que j’utilise, on éveillera moins les soupçons. Ensuite, vu que je suis a priori le seul à pouvoir passer par la partie immergée, grâce à Caim, je te propose de nous faufiler par cette entrée jusqu’à la galerie principale. Personne ne s’attendra à ce que nous débarquions de là puisque le voleur lui-même n’a visiblement pas pu passer. L’effet de surprise nous permettra surement de l’attraper par la même occasion, puisque, si tout se passe bien, notre absence le mettra en confiance. Si ça te va, c’est pour moi la meilleure solution pour que nous puissions envisager de l’attraper, sans trop de risques. »

Je pris alors une grande inspiration pour récupérer de mon monologue, attendant la réaction de mon partenaire. Si tout se déroulait comme nous le souhaitions, la nuit ferait surement office d’épilogue pour cette histoire. J’étais assez impatient de découvrir qui se cachait derrière le suspect, et, si c’était effectivement Chloé, de connaitre les raisons de ses agissements. Je finis par une taquinerie pour mon ami.

« En tout cas, t’as intérêt à profiter de Justine pour le reste de la journée, car il se peut que notre affaire soit réglée cette nuit, et qu’elle signe donc notre départ ! Elle ne va pas trop te manquer au moins ? » Lui dis-je, donnant au blondinet une tape amicale dans le dos.

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Max Lochlainn
Région d'origine : Mhyone
Jeu 14 Sep 2017 - 21:32
Max Lochlainn

Alexandre Diame & Ivar Northway
Les olives de Tom sont toujours en forme


 C'était au tour d'Ivar de subir le monologue de son camarade. Ils semblaient tout les deux plutôt d'accord sur le plan à suivre, avec certes quelques divergences sur celui-ci. Alexandre émettait des réserves notables sur la culpabilité de Chloé dans cette affaire, cependant Ivar ne voyait pas d'autre suspect, la liste s'était close, ou alors ils se trouvaient au milieux d'un vaste complot et on les avaient menés en bateau et l'idée d'être prit pour plus bête qu'il ne l'est ne plaisait pas beaucoup au jeune homme.

"Il est tout à fait possible de cacher un pokémon dans un tel souterrain, d'après ce que tu me dis. Reprit le jeune homme, persuadé que de toutes façons ils tireraient cette histoire au clair. A part Chloé, je ne vois pas d'autre suspect, mais nous aurons notre réponse ce soir. Je te suis dans tout les cas. Tu es bien la seule personne en laquelle j'ai entièrement confiance dans cette maudite maison."

Quand Alexandre gratifia le blondinet d'une tape sur l'épaule, tout en lui parlant de sa petite aventure avec Justine, il afficha un sourire légèrement triste. Elle ne lui manquerait pas, il le savait pertinemment. Ils avaient prit du bon temps mais le jeune homme était entièrement dévoué à sa mission et à son entraînement en tant que dresseur Pokémon, tandis que Justine était trop timide pour se lancer dans son propre voyage. S'il devait réellement avoir une compagne, il lui fallait quelqu'un qui ait du cran.

"Non, je ne pense pas que profiter de Justine soit une bonne idée. Je ne risquerai que de lui faire du mal. Je vais partir et elle va rester ici, après tout. Puis tu peux parler, je n'ai fait que te copier. Tu veux qu'on parle de Léa ?"

Cette fois-ci, ce fut au tour d'Ivar d'envoyer un léger coup de poing dans l'épaule de son ami. Suite à son geste, il le dépassa et sortit de la pièce en lui conseillant de faire attention en attendant qu'ils ne se retrouvent ce soir. Le jeune blond descendit prestement, trottinant et dès qu'il commença à voir du monde dans les couloirs, enfonça son casque sur les oreilles. Il voulait rester concentré et ne pas se perdre dans des pensées inutiles. La soirée serait difficile, autant ne pas y rajouter des problèmes d'ordre plus personnels qui n'ont pas lieux d'être.
Il se retrouva rapidement dans la propriété, les yeux plissés tandis que le soleil matinal l'éblouissait. S'étirant, il prit la pokéball de Hrafn et en libéra son occupant qui s'envola.
Il lui dit rapidement ce qui allait se passer et il partit en courant entre les plantations de l'oliveraie, Hrafn se laissant planer au dessus de lui. Ils profitaient tout deux d'un moment de calme comme ils n'en avaient pas eu depuis longtemps, évitant aisément toute autre être humain dans la grande propriété. Le jeune homme courut ainsi un moment, finissant par s'asseoir dans l'herbe, non loin de la réserve. Hrafn se posa à côté de lui et il caressait machinalement le plumage de son pokémon. Tout deux étaient silencieux, le regard tourné vers le ciel, se demandant quand est-ce qu'ils en seraient les conquérants. Voyant son ami aussi calme et concentré que lui, Ivar comprit à quel point leur relation avait évoluée. Il mettait sa vie entre les ailes de son compagnon ailé et celui-ci en faisait de même.  

Ivar laissa ses pensées dériver longtemps, regardant les nuages défiler. Ce soir, beaucoup de choses se termineraient. S'ils y arrivaient, Hrafn et lui ne pourraient plus être considérés comme des débutants. Plus il y pensait, plus il savait sa relation avec Justine dans une impasse et il ne mentirait pas sur ce point. Il partirait dans tout les cas, il n'était pas du genre à abandonner un rêve pour de beaux yeux. Et Ivar ne le regrettait pas, il le lui avait dit pendant leur longue discussion après tout. La jeune fille savait à quoi s'attendre.
Enfin, l'heure fatidique approcha et Ivar reprit la route de la maison pour rejoindre Alexandre, tout deux se cacheraient et partiraient à la chasse au voleur sur le dos de Shax.
Il ne tarda pas à être à l'endroit du rendez-vous et attendait patiemment son camarade afin qu'ils terminent cette aventure.



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Alexandre Diame
Région d'origine : Hoenn
Ven 15 Sep 2017 - 11:06
Alexandre Diame
Les olives de Tom




Visiblement, nous avions presque le même avis concernant le suspect. Ma seule inquiétude était que nous manquions pas mal d’informations au sujet de la benjamine de la famille. En tout cas, nous n’en avions pas assez à mon goût. Ce qui était tout de même un risque, surtout dans le plan que nous nous apprêtions à respecter. De toute façon nous n’avions pas le choix, et il fallait y aller. Je ne répondis pas à la petite provocation d’Ivar concernant Léa. Ni elle, ni moi, n’étions vraiment des sentimentaux de toute façon, et il n’y avait rien eu à dire entre nous pour comprendre ce fait simple. Nous vivions tous les deux au jour le jour, selon nos envies, nos instincts, et nos pulsions. La situation était donc parfaitement claire de mon côté, et j’étais plutôt content que ça le soit du côté d’Ivar également. Je ne l’imaginais pas abandonner un aussi grand projet qu’était le sien aussi facilement, et visiblement, j’avais eu raison.

Ivar quitta alors la pièce. Me laissant seul. La soirée et la nuit s’annonçaient difficiles, et je voulais m’y préparer au mieux. Ainsi, un peu de solitude ne me ferait pas de mal. Je m’éclipsais donc de l’aile des invités, avant de m’engager dans la forêt d’oliviers, où s’affairaient quelques ouvriers disséminés un peu partout. Je marchais un moment, me perdant dans mes pensées, et réfléchissant à tout ce qui pouvait se passer cette nuit. La culpabilité de Chloé était certes la seule option encore valide aux dires d’Ivar, mais elle me tracassait tout de même. Il faudrait vraiment l’interroger pour en savoir davantage, mais, pour ça, il fallait déjà la prendre la main dans le sac. Le plan pouvait fonctionner, et d’ailleurs il le devait. De toute façon, je savais que je n’étais pas seul. Mes quatres compagnons allaient pouvoir m’épauler, et j’avais hâte de leur prouver qu’ils avaient raison de me faire confiance.

Je me rendis alors compte que mes pérégrinations m’avaient menées assez loin dans la propriété, et que la fin de journée commençait à se faire sentir. Mon ventre gargouillait car, évidemment, je n’avais rien mangé depuis mon petit déjeuner tardif. En revanche, ma balade m’avait rassuré. J’étais plus serein concernant la soirée, et prêt à faire face à n’importe quelle opportunité. Et puis, s’il y avait effectivement mon équipe, Ivar aussi était là. Avoir un dresseur de confiance à mes côtés était quelque chose d’assez nouveau mais de particulièrement agréable. Il n’y avait aucune raison pour que notre entreprise soit vouée à l’échec.

Je décidais donc de rentrer à la maison de Tom alors que la nuit s’apprêtait à tomber. Je remontais dans ma chambre, fis mon sac pour donner l’impression qu’il s’agissait effectivement d’un départ, et je tâchais de trouver Tom. En chemin, je croisais Nalya et Léa qui me jetèrent un regard interrogateur, mais je ne m’arrêtais pas. Je finis alors par trouver le patriarche, qui me fit un grand signe de la main couplé d’un grand sourire.

« Ah ! V’la un des deux enquêteurs ! Alors, ça avance comme vous voulez ? » Me lança-t-il, sur un ton joyeux. Je décidais de ne pas y aller par quatre chemins.

« Disons que ça piétine un peu. Ne vous inquiétez pas, on finira par trouver. En revanche, Ivar et moi sommes exceptionnellement rappelés par le QG pour la nuit, un soucis de pokémon dominant qui a été aperçu non loin de la ville. Il faut vraiment qu’on y aille, mais, promis, nous serons là demain à la première heure. » lui lançais-je, avec un air feint de gêne. Il me tapa alors solidement dans l’épaule, manquant presque de la disloquer.

« Vous en fait’ pas ! Lionel et Yann veillerons au grain jusqu’à votre r’tour. » Il prit un air un peu plus sérieux. « Enfin, façon d’parler, comme la nuit dernière, j’veux pas qu’les enfants sortent, ce s’ra la même consigne, avec un couv’feu. » Je hochais la tête, lui signifiant que j’approuvais sa décision, et je rejoignais Ivar.

Sans plus de cérémonie, nous sortîmes de l’exploitation pour la première fois en quelques jours. Comme prévu, nous nous éloignâmes de façon totalement normale, puis, lorsque l’endroit ne fut plus en vue, je fis sortir Shax de sa pokéball. J’avais d’ores et déjà expliqué le plan au Libégon dans l’après-midi. Il s’éleva rapidement dans les airs, nous portant tous les deux sur son dos. L’épreuve n’était pas facile pour lui mais je l’en savais capable, aussi, je ne m’inquiétais pas, faisant confiance à mon compagnon de route.

Nous nous posâmes comme prévu non loin de l’entrée Sud du souterrain, sans aucune peine. Il fallait dire qu’ils ne devaient pas vraiment s’attendre à ce que quelqu’un revienne par les airs. Je regardais alors ma montre, il était approximativement vingt-trois heures, l’heure du couvre-feu. Pour le moment, tout se déroulait comme prévu. J’ouvris alors la porte du cabanon qui cachait l’entrée du souterrain, accompagné d’Ivar. La zone était toujours inondée, comme je l’avais prévenu. Je tournais alors la tête vers lui.

« Bon, c’est très simple. Caim va nous guider, et tout ce que tu as à faire c’est t’accrocher à lui. En chemin, il y aura des poches d’air pour reprendre notre souffle, mais, je te préviens, la première fois, c’est un peu compliqué. » Je lui fis un clin d’œil rassurant, avant de faire sortir Caim de sa pokéball. Lui aussi savait ce qu’il avait à faire. Je me glissais dans l’eau à sa suite et, quand Ivar fut accrochais au pokémon eau à son tour, notre voyage sous-marin commença. Il était plutôt facile, car j’arpentais le chemin pour la troisième fois. Nous fîmes nos quelques haltes pour reprendre notre souffle, avant de replonger dans l’obscurité de l’eau.

Nous arrivâmes alors de l’autre côté de la partie immergée, puis dans la cavité centrale qui n’avait pas changé. Je proposais alors à Ivar de nous cacher dans cette partie d’où nous pourrions voir arriver le suspect de toutes les directions. Prenant le temps de bien nous dissimuler derrière un rocher duquel nous ne pouvions pas être repéré, nous attendîmes que notre suspect pointe le bout de son nez.

L’endroit était humide et l’attente rendait l’atmosphère pesante. Soudain, une ombre jailli de la partie qui menait à la maison. Le chapeau et la robe ample qu’elle portait, ainsi que ses cheveux blonds, ne laissaient planer aucun doute : c’était bel et bien Chloé.


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Max Lochlainn
Région d'origine : Mhyone
Ven 15 Sep 2017 - 21:38
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Alexandre Diame & Ivar Northway
Les olives de Tom sont toujours en forme


La traversée dans l'eau fut le plus dur pour Ivar, il eut du mal à tenir sa respiration et la pause dans la zone non dénuée d'air dû être plus longue que prévue pour que le jeune homme puisse reprendre sa respiration. Décidément il lui faudrait devenir plus athlétique encore s'il voulait survivre à tout ce que lui faisait subir son camarade. Les deux jeunes gens sortirent donc de l'eau, accrochés a Caim. Le Laggron était moite et tenir sa prise en plus du manque d'air avait été éprouvant pour le jeune homme et c'est trempé bien que silencieux qu'ils se cachèrent derrière un rocher.
Ils patientèrent un moment et leur cible ne tarda pas à arriver, confirmant les doutes d'Ivar :
Chloé était bel et bien dans le souterrain et prenait le chemin qui menait vers le Nord, peu rassurée. Ils la suivirent donc en silence et par chance, elle ne se tourna pas pour voir si quelqu'un la suivait. Les vêtements d'Ivar pesaient lourds et lui empêchait de se mouvoir tranquillement.
Mais ils ne s'attendaient sûrement pas à ce qu'ils allaient voir. Le chemin du Nord continuait jusqu'au baraquement des ouvriers et au détour d'un couloir, ils tombèrent sur leur suspect en train...d'embrasser un garçon d'à peu près son âge qui portait la tenue réglementaire des ouvriers de l'exploitation. Chloé arracha un cri de surprise à la vue des deux dresseurs et le jeune homme se mit à crier.

"Qu'est-ce que vous faites là bande d'abrutis ?!"

L'homme les traitait de tout les noms tandis qu'Ivar et Alexandre se regardaient l'air pantois,
remettant en forme le puzzle pour essayer de se remettre sur la voie. Ils avaient suivis une fausse piste ! Alors qu'ils se faisait encore gratifier de quelques noms d'oiseaux, Ivar interrompit l'ouvrier.

"Ferme-la, tu m'empêches de réfléchir et tu fais baisser la moyenne de Q.I de toute l'exploitation."
"Ce n'est tout de même pas de ma faute si même ici on se fait emmerder."
"Et ce n'est pas de ma faute si cette maison est un cliché de mauvais feuilleton télé !"

Et l'ouvrier se tût, Chloé essayait de le calmer et elle réussit, pourtant il jeta un regard mauvais à Ivar. C'était bien compréhensible après tout. Le jeune homme lui avait un goût amer dans la bouche, un goût qu'il n'avait pas eu la tristesse d'avoir depuis longtemps. Celui de la défaite.
Mais le silence pesant revint rapidement, seulement dérangé par une chute de cailloux. Ivar et son comparse était concentrés, persuadés que ce n'était pas fini. Et ils avaient raison. En entendant un bruit résonner dans la caverne, Ivar ne put s'empêcher de lâcher un juron.

C'était le bruit caractéristique d'une trappe qui se ferme en claquant.



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Alexandre Diame
Région d'origine : Hoenn
Lun 18 Sep 2017 - 9:36
Alexandre Diame
Les olives de Tom




Alors qu’Ivar et le jeune homme à la tenue d’ouvrier se prenaient la tête, je réfléchissais à toute vitesse à un plan B. Le scénario que nous pensions juste n’était finalement pas le bon, ce qui me fit grimacer. Nous avions loupé quelque chose, où alors nous étions allés trop vite en besogne. Il fallait reprendre notre réflexion depuis le début, afin de définir qui d’autre pouvait bien se cacher derrière ce voleur d’olives. Il fallait donc définir qui, parmi toutes les personnes logeant dans la maisonnée, pouvait bien réunir tous les critères, avec éventuellement un mobile sérieux à la clef. J’écoutais d’une oreille distraite ce qui se disait à côté de moi, tout en procédant à une élimination des différents suspects.

A commencer, Yann. Le jeune homme avait certes un mobile, mais il était hors de cause grâce à sa présence dans l’aile familiale la nuit dernière, que j’avais moi-même pu constater. Même si ce n’était pas sûr à cent pour cent, je l’écartais des suspects potentiels pour le moment. Il y avait ensuite Nalya, qui, elle, était totalement hors de cause grâce à sa présence à nos côtés lors de la première nuit dans l’exploitation. Lionnel suivait d’ailleurs la même logique que Nalya. Si Chloé était notre potentielle suspecte, je ne pouvais relier aucun mobile à ses éventuels méfaits et, visiblement, elle ne descendait pas dans le dédale souterrain pour s’en prendre aux olives de son père. De toute façon, elle n’était même pas dresseuse, ce qui ne résolvait pas l’énigme de la trappe. Léa non plus n’était pas en cause, même si elle était une dresseuse, car je pouvais témoigner l’avoir vue dans l’aile familiale durant toute la nuit précédente. La famille directe était, donc, totalement hors de cause à ce niveau-là de mon raisonnement.

Il restait donc, soit Lola, ce qui me paraissait hautement improbable, soit Justine, Soit Marie. A priori, si elles avaient surement les clefs de l’endroit, ni la gouvernante, ni sa fille, ne dormaient dans l’aile Sud. Cela ne les innocentait pas pour autant, mais c’était une information à prendre en compte. Soudain, le pris d’une trappe qui se refermait résonna dans les galeries. Et nous faisions bien trop de bruits, à cause du jeune ouvrier enragé. Si jamais le suspect nous repérait, nous risquions de ne pas pouvoir aller bien plus loin dans l’enquête. Je lançais alors simplement à Ivar.

« On se bouge, faut le chopper avant qu’il prenne la fuite ! » Puis, sans attendre sa réponse, je me mis à courir vers le Sud pour retourner dans la grande galerie principale où se trouvait le tunnel pour se rendre aux stocks de l’exploitation. Alors que nous courions côte à côté, je ne pus m’empêcher de poser une petite question à mon partenaire.

« Rappelle-moi, pourquoi on a écarté Marie de la liste des suspects déjà ? » Lançais-je simplement. Je n’eus pas le temps d’entendre sa réponse. A peine avais-je débarqué dans la galerie qu’une force invisible me propulsa violemment contre l’une des parois de la grotte. Ma tête percuta brutalement la roche, me sonnant, puis je m’écroulais sur le sol. Je secouais la tête, la vision un peu floue, pour remettre mes idées en place, et tapant du poing sur le sol.

« Bordel, elle commence à m’emmerder cette mission. » Grondais-je, en colère. Il fallait dire que tout le monde paraissait nous avoir mené en bateau depuis le début, et que ça commençait réellement à m’énerver. Je levais alors les yeux pour apercevoir la silhouette d’un pokémon que je connaissais bien. Un grand Alakazam se tenait entre nous et le tunnel Est, nous toisant du regard. Derrière lui, une silhouette, féminine, et encapuchonnée, se tenait droite, paraissant nous observer, ce qui acheva d’attiser ma colère. Je portais alors ma main au niveau du côté de mon crâne, constatant qu’il était ouvert et saignait abondamment. C’était cependant une blessure superficielle, et je le savais. Je me redressais alors, grondant en direction d’Ivar.

« Laisse la moi. » Mon ton était bien plus froid et dur que d’ordinaire, témoignant de ma rage. Je mis alors la main à ma ceinture, décrochant la pokéball de Zagan et faisant apparaitre l’imposant Tyranocif. Le type ténèbres sorti du rayon rouge en rugissant, arrachant un cri de surprise à Chloé et son compagnon qui nous avaient finalement suivis. Je ne comptais pas y aller de main morte, légèrement aveuglé par la colère.

Le voleur avait dû le sentir, puisqu’il décida finalement de tourner les talons et de prendre la fuite par les tunnels Est. Je glissais alors à Ivar.

« Je m’occupe du pokémon, toi essaye de mettre un terme à cette histoire qui commencer vraiment à me pomper l’air ! » dis-je, ne lâchant pas des yeux le pokémon de type psy qui m’avait envoyé bouler contre le mur.



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Max Lochlainn
Région d'origine : Mhyone
Lun 18 Sep 2017 - 18:04
Max Lochlainn
Musique:
 


Alexandre Diame & Ivar Northway
Les olives de Tom sont toujours en forme


Après que le jeune ouvrier ce soit tut, Ivar put enfin réfléchir sereinement sans se faire houspiller par un roquet qui préférait crier que de se demander d'où venait le problème. Alexandre semblait être dans le même état méditatif. Ils s'étaient fait rouler dans la farine du début à la fin et Chloé n'était donc pas la coupable. Mais alors qui ? Yann n'était pas suspect, pas plus que Nalya et Lionel, étant donné que tous avaient un alibi. Il en était de même pour Justine, quand à Tom, il n'avait aucune raison de saboter sa propre affaire. Qui restait-il ?
Puis la trappe qui se fermait ailleurs poussa les jeunes gens à bouger de leur cachette. Ils devaient attraper le voleur, n'importe qui que ce soit ! Ivar talonnait Alexandre qui, comme
à son habitude, était déjà parti en courant.

"Rappelle-moi, pourquoi on a écarté Marie de la liste des suspects déjà ? lui dit Alexandre. La question était simple mais lourde de sous-entendu. Evidemment, c'était Marie, l'ambiance de la maisonnée les avaient fait se perdre dans tout les indices, mais c'était bel et bien elle. Elle qui avait disparue à la soirée au bord de la piscine, elle qui disait que le lieux n'était pas hanté. Le blond s'en voulait de ne pas y avoir pensé plus tôt.
Alors qu'il allait répondre, son camarade fut projeté sur le côté et sa tête percuta violemment le sol. Ivar s'arrêta en une glissade afin d'esquiver un éventuel coup invisible. Il leva les yeux de son camarade qui se relevait en jurant pour voir un grand Alakazam qui leur bloquait la route avec derrière lui, une silhouette encapuchonnée. Ni une ni deux, Alexandre sortit son Tyranocif qui s'époumona d'un grand cri. Le combat serait violent, Ivar le savait.

"Laisse-la moi."

Le ton d'Alexandre était dur, mais cette fois-ci, il ne ferait pas tout. La silhouette qui apparemment était Marie partait déjà en courant dans le tunnel Est. Ivar n'attendit pas que son camarade lui signale de lui courir après pour filer en dépassant les deux pokémons. Le combat n'avait pas encore commencé, ainsi Ivar n'eut pas à esquiver d'attaques et poursuivait sa course, talonnant l'encapuchonnée.
Il ne tarda pas à comprendre qu'Alexandre avait poussé son exploration des tunnels assez loin, ils se trouvaient maintenant au centre de toutes les opérations des rapines. Une bâche couvrait un tas conséquent, sûrement les olives, le tout sous une petite serre. La grotte est éclairée et en s'arrêtant d'une nouvelle glissade, Ivar se rendit compte que c'était un cul de sac. Marie, toujours encapuchonnée était dos à lui. Le jeune homme porta une main à la pokéball de Hrafn, se préparant au combat au moindre geste hostile. Il faisait tout pour garder son calme. Il plissa les yeux quand la jeune femme se retourna, retirant sa capuche, les traits déformés par la haine.

"Il fallait que vous veniez ici ! Tout se passait très bien et il fallait que vous veniez foutre votre merde ! Bande de cons !"

Ivar se taisait et ne disait rien, toujours aux aguets. Le ton et le visage déformé de Marie montrait toute la haine qu'elle éprouvait à son encontre et elle continuai à l'insulter généreusement. Le jeune homme était parfaitement immobile, ses yeux suivant les mouvements de la voluse. Il ne se rendait pas compte qu'il grognait et que bien qu'immobile, il avait l'attitude d'un Lougaroc prêt a frapper à la moindre faiblesse de la part de son adversaire. Il bloquait la seule sortie et il supposa qu'elle devrait lui sauter à la gorge pour passer. Alors, sans qu'il ne s'y attende Marie fondit en larme, s'approchant de lui. Regrettait-elle tout ceci ? Alors qu'elle approchait le jeune homme se força à ne pas lui sauter dessus, peut-être aurait-il l'occasion de la ramener à la raison ? Mais c'est quand il tomba en arrière après que la balayette et la poussée de la jeune gemme l'eut surprit qu'il comprit. Voilà comment elle les avaient eu Alexandre et lui, avec cette air de franche innocence, de confiance en elle et surtout ses capacités de comédienne. 
Se relevant rapidement, il eut à peine le temps de voir la coupable disparaître dans la roche qui se refermait : une sortie de secours.

"Tu ne vas pas t'en tirer comme ça !"

Trop tard, le battant était fermé, les yeux du jeune homme filait à travers la pièce à la recherche du mécanisme d'ouverture quand tout se mit à trembler, des gravillons de diverses tailles tombaient autour de lui, le choc le fit chanceler.
Dans un dernier espoir il se jeta sur l'endroit ou la voleuse avait disparu, espérant de trouver la clenche d'ouverture.
 


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Alexandre Diame
Région d'origine : Hoenn
Mar 19 Sep 2017 - 10:14
Alexandre Diame
Les olives de Tom




Je regardais Ivar partir à la poursuite de la silhouette encapuchonnée. J’avais confiance en lui et je savais qu’il arriverait à la rattraper sans peine. J’essuyais alors le sang qui commençait à couvrir mon œil droit, gênant ma vision, et je me retournais vers Chloé et l’Ouvrier qui nous regardaient bouche bée. S’ils n’étaient pas coupables, il ne fallait pas qu’ils prennent le risque de rester dans les souterrains.

« Toi, prends Chloé et allez-vous-en. On prend le relais. » Leur dis-je sur un ton neutre. Le jeune homme tenta de répliquer, mais je n’avais pas le temps d’argumenter. Mon ton se fit alors beaucoup plus sec, et plus tranchant.

« Ecoute moi attentivement. Dans la situation, vous ne pouvez être d’aucune aide, et vous risquez de nous gêner. Remontez par le Tunnel Nord et restez dans le bâtiment. Et ce n’est pas une proposition. » Aucun d’entre les deux n’avaient de pokémons à sa ceinture, et ils risquaient de se mettre en danger et de nous mettre en danger par la même occasion, et, dans une situation aussi tendue, nous ne pouvions pas nous le permettre. Le jeune homme sembla hésiter un moment, puis finis par tourner les talons, attrapant la main de Chloé et l’entrainant avec lui. Je restais donc seul avec Zagan et l’Alakazam. Je fis craquer mes doigts, observant le pokémon psy. Il était réputé pour être particulièrement puissant, mais je savais que mon Tyranocif était à la hauteur. Et je ne comptais pas y aller de main morte.

« Zagan ! Utilise Vibrobscur ! » Le Tyranocif semblait sensible à ma colère et, dans un puissant rugissement, il échappa de ses mâchoires un grand rayon n’énergie noire en direction du pokémon psy qui, sans dresseur, ne parvint pas à esquiver. Avant qu’il ait pu se relever, Zagan le chargeait déjà.

« Enchaine avec Morsure ! » Les crocs du pokémon roche s’illuminèrent de la même énergie que celle de la précédente attaque, et se refermèrent sur l’étrange pokémon. Il l’envoya alors valser contre le mur, sévèrement touché, et hors combat. Je ne pus m’empêcher de penser qu’effectivement, un pokémon sans dresseur était tout de même plus facile à battre, même si, pour le coup, j’avais tout de même l’avantage du type, il fallait l’avouer.

Le sol trembla soudain, et je fronçais les sourcils. Toute la grotte semblait s’effriter, et je me demandais bien ce qui pouvait se passer. Je regardais alors en direction de l’Est, là où était parti Ivar. Je fis revenir Zagan dans sa pokéball avant de partir à la recherche de mon coéquipier, soucieux de le retrouver avant que toute la grotte ne finisse par s’effondrer. Heureusement, je connaissais le chemin, et il ne me fallut pas très longtemps pour retrouver le blondinet, qui semblait chercher une issue dans le mur. Je ne vis pas le voleur, qui avait dû, vraisemblablement, prendre la fuite.

A peine à l’entrée du repaire du bandit, je lui criais.

« Laisse tomber Ivar ! Faut qu’on se bouge ! On sait qui c’est, on la retrouvera ! » Lui lançais-je, lui faisant signe de me suivre.

Nous retournâmes alors dans la galerie principale, alors que la grotte était réellement en train de s’écrouler. Je grimaçais, voyant que des rochers bloquaient désormais l’accès à la galerie Nord et à la galerie Ouest, qui menaient respectivement au bâtiment des ouvriers et à la maison. Il ne nous restait plus que le passage immergé, mais il était risqué, car rien ne garantissait, à cause de l’éboulement, que les poches d’air soient encore disponibles. De toute façon, nous n’avions pas vraiment le choix. J’oubliais alors un détail, et je fis un petit détour pour récupérer l’Alakazam inconscient, que je hissais sur mon dos.

« Allez ! On repart comme on est venus ! » Lançais-je à nouveau, avant de me précipiter dans le tunnel Sud.

Nous arrivâmes rapidement devant la zone inondée, alors que la roche chutait autour de nous. Je fis sortir Caim de sa pokéball, qui sembla comprendre l’urgence de la situation. Je plongeais alors dans l’eau, suivi d’Ivar, avant de m’accrocher au pokémon eau qui fila immédiatement. Comme je l’avais prévu, beaucoup de poches d’airs n’étaient plus disponibles, ce qui rendait notre voyage sous-marin plutôt difficile. Je sentais également qu’Ivar avait du mal à s’accrocher à Caim, à cause de la moiteur de sa peau. Aussi, je soutenais mon ami en le tenant fermement par l’épaule, en même temps que je maintenais l’Alakazam sur mon dos. Au bout de quelques minutes qui me parurent être des heures, nous arrivâmes finalement de l’autre côté du chemin immergé, toussant de l’eau et respirant de nouveau l’air avec bonheur. Je m’assis alors quelques instants, histoire de récupérer.

« Sérieusement, cette histoire n’est plus amusante le moins du monde. Allons y mettre un terme définitif. » Lançais-je, sur un ton déterminé, sachant pertinemment qu’Ivar aussi devait en avoir sa claque.

Je me relevais alors, partant en direction de la maison, bien décidé à en finir. J’envoyais un SMS à Léa pour la prévenir de retenir Marie jusqu’à notre arrivée. Elle était aussi une dresseuse, après tout, et serait surement capable de s’occuper d’elle. Je jetais aussi un coup d’œil à l’exploitation qui, heureusement, n’avait pas été détruite par ce qui s’était passé en profondeur, même si le terrain serait surement à surveiller. C’était un soulagement pour Tom, et je ne pouvais pas croire que Marie ait pu à ce point tenter de nous tuer, nous et sa sœur.

Nous passâmes par l’entrée principale, ne prenant pas le temps de sonner, car la porte était ouverte. Nous étions trempés, et ma blessure saignait toujours un peu, même si je ne m’en occupais pas plus que ça. Je laissais passer Ivar devant moi, puisqu’il était un peu plus présentable et que, surtout, c’était lui qui avait confronté la voleuse.

Arrivés dans le salon, un spectacle incroyable s’ouvrit sous nos yeux. La famille était en émoi, et, visiblement, Tom n’était pas là, probablement occupé à gérer le problème de l’éboulement. Mais sinon, tout le monde répondait à l’appel. Marie était assise, en train de pleurer, la tête dans les genoux. Lionel était au sol, la lèvre gonflée et légèrement ensanglantée. Yann maintenait Léa contre le mur, la soulevant légèrement en la pressant au niveau de la Gorge avant son avant-bras. Cette dernière avait l’air de pouvoir respirer bien que difficilement, sans arriver à se détacher de la poigne de son cousin. Nalya, elle, essayait tant bien que mal de calmer son frère, mais n’était pas non plus assez costaude pour libérer sa cousine. Justine avait une joue rougie, assise en arrière, interloquée comme sa mère qui se tenait debout à ses côtés.

Je devais bien avouer que la surprise devait se lire sur nos deux visages, à Ivar et à moi, tant nous ne comprenions pas ce qui était en train de se passer. Soudain, tous les regards se tournèrent vers nous. Il y eu un silence. Justine sembla nous jeter un regard, nous suppliant de partir, mais Yann avait vu rouge. Il laissa brutalement tomber Léa au sol, prise d’une quinte de toux alors qu’elle récupérait son souffle. Nalya brisa le silence, alors que Yann avançait à grand pas vers nous.

« Yann ! Arrête ! » Mais le jeune homme semblait incontrôlable et, avant que nous n’ayons repris nos esprits, il frappa Ivar avec son poing, en plein visage, avec un grondement sauvage. Il n’en fallut pas plus pour que je perde mes nerfs, s’en était trop. Sans réfléchir, je me jetais sur le jeune homme, l’attrapant au niveau de la taille, avant de le plaquer au sol, levant le poing pour l’abattre sur son visage déformé par la colère. Je ne réfléchissais plus, agissant par simple instinct, ignorant la douleur qui fusilla mon poignet après que j’eu donné le premier coup.

MJ:
 




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