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Les olives de Tom sont toujours en forme [Requête] ft. Alexandre Diame

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Max Lochlainn
Région d'origine : Mhyone
Mar 19 Sep 2017 - 22:55
Max Lochlainn

Alexandre Diame & Ivar Northway
Les olives de Tom sont toujours en forme


Alexandre ne tarda pas à venir chercher son camarade, qui s'échinait à trouver par ou la jeune femme s'était enfuie, sans réfléchir au fait que de toutes façons, elle ne pouvait pas aller bien loin. La caverne continuait de s'effondrer et Ivar ne doutait pas que c'était dû aux attaques du Tyranocif.
Ce n'est donc pas de gaieté de cœur que le blondinet suivit son ami aux cheveux violets jusque dans la partie du tunnel ou avait eu lieux le combat. L'Alakazam gisait toujours là, dans les vapes et le dresseur de type Sol semblait n'en avoir fait qu'une seule bouchée. Ivar se sentait définitivement bien inutile dans cette histoire. Il reprirent donc le chemin de la sortie, se dépêchant autant qu'ils le pouvaient pour atteindre les poches d'air sous l'eau. Celle-ci étaient plus disparates à cause de l'effondrement et Ivar dut faire preuve d'une volonté à toute épreuve pour ne pas tomber dans les pommes à cause du manque d'air. Alexandre l'aidait à être maintenu en place tout en tenant le pokémon de Marie. Le jeune blond lui, s'échinait à rester accroché à la peau moite de Caim. Mais ils réussirent à sortir de la grotte, tandis qu'Ivar s'effondra sur le sol, le souffle court.

"On pouvait pas sortir du côté de la résidence, maintenant que j'y pense ?"

Le garçon se leva tant bien que mal et accompagné de son camarade dresseur, ils se dirigèrent en direction de la maison. Tout le monde allait les attendre et il ne fallait pas que Marie puisse leur raconter n'importe quoi. Les deux jeunes gens étaient bien décidés à mettre un terme à cette histoire le plus vite possible. Ivar commençait à être très irrité par la tournure que prenait les choses et il avait envie de commettre un meurtre. Il aurait pu perdre la vie dans ce souterrain pour leurs conneries d'enfants pourris-gâtés et cela le mettait hors de lui.

Les deux jeunes gens marchaient d'un pas rapide et énergique, autant à cause de l'énervement que de l'envie d'en finir avec cette enquête et il arrivèrent bientôt à la maison, pénétrant dans le salon, Ivar le premier. Ce qu'ils y découvrirent lui glaça le sang et tout ses sens se remirent en alerte, lui signalant que ce n'était pas fini. Il vit d'abord Marie qui était assise, pleurant à chaude larme. Le reste de la fratrie semblait aux abois et Yann tenait fermement Léa par le col, le visage déformé par la haine. Enfin Justine leur lança un regard implorant, leur faisant signe de partir le plus vite possible. Trop tard, Yann se tourna vers eux et lâcha sa prise sur la jeune femme qu'il maintenant jusqu'alors. Ivar le fixait droit dans les yeux. Le coup partit et le blondinet bougea légèrement la tête sous le choc. La droite lui avait ouvert l'arcade et il se mit à saigner. Sans qu'il eut le temps de réagir, Alexandre s'était jeté sur Yann et le maîtrisa rapidement, n'hésitant pas à le cogner pour se faire. Ivar porta son regard gris sur l'assemblée. Marie ne bougeait pas, en état de choc. Justine avait la joue rougie, autant parce qu'elle avait essuyé ses larmes que par un coup qui lui avait été porté, sans doute avait-elle tenter de s'interposer. Lionel gisait au sol, essayant tant bien que mal de se relever.

Le jeune dresseur passa la main sur son arcade et observa le sang qui s'y était déposé. Quelle histoire de merde. Décidément, ils avaient tout fait de travers. Ce n'est qu'après cela qu'il remarqua l'absence de Tom, il devait être inquiet par l'effondrement du souterrain, celui-ci parcourait la propriété et pouvait tous les mettre en danger. Finalement il s'approcha de Lionel pour l'aider à se relever.

"Décidément, vous êtes tous tarés dans cette famille, lui dit le jeune blond en l'empoignant sous les bras. Il n'était pas très grand mais avait de la force et réussit à porter le compagnon de Nalya jusqu'à un canapé non loin. Ça va aller, ne t'en fais pas."

Lionel bredouilla un léger merci presque incompréhensible, tandis qu'Ivar se dirigeait vers Marie. Elle ne bougeait pas d'un pouce, comme en état de choc et ne leva pas même les yeux sur lui tandis qu'il se plantait devant elle.

"Ivar..."

C'était Justine qui le suppliait de ne pas mettre du feu sur les poudres. Et pourtant la main du jeune homme tremblait d'envie de lui mettre une baffe.

"Elle à essayé de nous tuer. Nous et sa petite sœur. En plus d'avoir commis tout ces vols. Je l'aie vue dans le souterrain."

Il porta son regard sur la jeune rousse avant de le poser de nouveau sur Marie. Ses yeux gris acier luisaient de rage et son regard était dur.

"Tu me dégoûte. Tu as commit une multitude de vol, presque tué quatre personnes dont ta petite sœur et abandonné ton pokémon derrière toi."

Finalement le jeune homme s'éloigna de Marie, allant s'appuyer contre un mur pour embrasser la salle du regard. Il ne comptait pas être attaqué sans y être préparé. Alexandre semblait avoir réussit à maîtriser Yann et ils n'avaient plus qu'à attendre la suite des événements. Il surveillait particulièrement Marie pour ne pas qu'elle s'enfuit à nouveau, une main posée sur la pokéball de Hrafn. Un seul geste et un Cyclone les clouerait tous au sol.


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Alexandre Diame
Région d'origine : Hoenn
Jeu 21 Sep 2017 - 11:03
Alexandre Diame
Les olives de Tom




J’avais littéralement perdu mes nerfs, et il fallut l’intervention de Léa et Nalya pour m’empêcher de continuer de cogner sur l’ainé de la maison. Sentir la présence dans mon dos, alors qu’elles me tenaient fermement, m’avait un peu adouci. De plus, je ne souhaitais pas risquer de leur faire mal avec un coup trop brusque, sans le faire exprès. Mon esprit revint alors peu à peu à la raison, alors que j’observais Ivar aider Lionel à se relever. Le jeune homme était dans un piteux état, mais rien de très grave de ce que je pouvais voir. Yann se relevait lui aussi, crachant un peu de sang à cause de la ruée de coups que je lui avais infligée. Je me sentis alors un peu honteux. J’avais beau être quelqu’un d’instinctif, me battre à main nue, et surtout m’acharner sur quelqu’un, ce n’était pas vraiment mon genre. Après tout, il n’y pouvait rien si Marie avait fait ce qu’elle avait fait. Si, comme le suspectait Ivar, il était amoureux d’elle, alors il avait surement agi bêtement devant les accusations de Léa. C’était son erreur, certes, mais il ne fallait pas oublier qu’il n’était pas coupable. Je respirais donc un grand coup, faisant un petit sourire à Léa et Nalya pour les rassurer et leur indiquer que j’avais repris mes esprits.

Ivar, quant à lui, était retourné voir Marie, la regardant et la traitant avec un mépris palpable. Il fallait bien avouer qu’il était bien loin d’avoir tort par rapport à sa réplique. Même si c’était sûrement pour réussir à s’en sortir, elle avait tout de même risqué et nos vies, et celle de son pokémon pour s’enfuir, ce qui était intolérable. Elle ne répondit d’ailleurs rien, et Ivar se désintéressa d’elle. Je suspectais que, comme moi, il commençait à en avoir ras la casquette de tout ce qui se passait dans cette étrange maison. Pourtant, à y réfléchir à deux fois, la situation était certes complexe, mais la plupart des locataires n’étaient pas en cause. Enfin, j’étais pressé de pouvoir raconter tout ça à Tom, mais les gens de la maison avaient tout de même le droit de connaitre la cause de tout ce remue-ménage. Lorsque tout le monde fut à peu près calmé, je me redressais, m’adressant à l’ensemble de la pièce, sans animosité dans la voix. Je me forçais à rester calme, soulignant toutefois le fait que nous étions, initialement, là pour les aider, et pas pour déclencher une guerre familiale.

« Bon. Puisque notre boulot, c’était de définir qui volait les Olives de l’exploitation, voici notre conclusion. » Dis-je, en regardant Yann qui m’observait toujours avec fureur. « Compte tenu de tout ce qu’on a pu voir, et vivre, autant vous expliquer notre version des faits. Voici votre voleur. » Dis-je en désignant Marie du doigt, confirmant les propos d’Ivar, alors que Yann avançait de nouveau vers moi d’un pas menaçant. Il fut cette fois arrêté par sa sœur, qui lui fit signe de se calmer, avec un regard plutôt dur. Je poursuivais alors mes explications. « Nous avons découvert le souterrain dans lequel elle cachait toutes les Olives volées. Je l’ai techniquement croisée une fois avant ce soir, alors qu’elle utilisait l’entrée cachée dans l’aile familiale. Et, cette nuit, nous lui avons tendu un piège pour la prendre la main dans le sac, ce qui aurait fonctionné si elle n’avait pas fait écrouler le souterrain avant de s’enfuir. Fondamentalement, je ne lui en veux même pas, mais j’en ai juste un peu ras-le-bol de lui courir après. La plupart d’entre vous savez que nous avons raison. Tous les indices l’accusent, et sa petite sœur, Cloé, pourra même attester l’avoir vue. » Dis-je, sans la moindre once de pitié. Marie ne réagissait toujours pas alors que tous les regards se tournaient vers elle. Même Yann semblait plutôt perturbé par la révélation. Ce fût Nalya qui brisa le silence.

« Okay pour les indices. Mais pourquoi elle aurait bien voulu faire une chose pareille. Je veux dire, Marie adore l’exploitation, ce n’est pas logique ! » Dit-elle, semblant réfléchir calmement à la situation, ce qui était un soulagement pour notre petit groupe d’enquêteurs. Je réfléchissais alors à ce que m’avait appris Ivar, et ce que je savais moi-même après avoir discuté avec la jeune femme.

« Tu as raison Nalya. Et c’est précisément à cause de ça que les vols ont commencé. Reprenons dans l’ordre, d’accord ? De ce que nous avons entendu, ce n’est pas Yann qui héritera de l’exploitation, mais bel et bien Lionel, on est d’accord ? » Les deux garçons hochèrent alors la tête de concert. « Bon. Du coup, Yann, toi, tu as l’air de n’en avoir rien à faire parce que c’était soit ça, soit l’aventure en tant que dresseur, on est toujours bons ? » Le jeune homme, se frottant toujours la joue, hocha à nouveau la tête. « Voilà. En fait, c’est assez logique, même si la réaction de Marie a été disproportionnée. Marie aime l’exploitation mais, à priori, aime aussi beaucoup Yann. Puisque ce dernier était prédisposé à partir, et qu’elle devait donc choisir entre lui et l’exploitation, elle a décidé de discréditer Lionel pour que Tom confie de nouveau la gestion à Yann plutôt qu’à lui. » Il était vrai que l’histoire était un peu tirée par les cheveux, pourtant, c’était logique. Indéniablement.

Les regards se tournèrent à nouveau vers la jeune femme un peu perdue, qui regardait maintenant Yann dans les yeux. Il s’approcha alors d’elle, un peu perturbé, et peinant à trouver ses mots.

« Je… Est-ce que c’est vrai ? » Lui demanda-t-il simplement. La jeune femme parut hésiter un moment avant de lui répondre, avant de finir par le faire.

« O-Oui, c’est vrai. Mais je ne pensais pas que ça allait prendre des proportions aussi grandes, et j’ai paniqué… Je… Je suis désolée pour tout ça, sincèrement… » La jeune femme était en larme, et semblait réellement penser ce qu’elle disait. Sa dernière phrase était directement dirigée vers Ivar et moi, mais, avant que l’un ou l’autre n’ait pu répondre, un bruit sourd se fit entendre. Je me retournais immédiatement vers la baie vitrée, comme le reste de l’assistance, et je constatais qu’un pan de l’exploitation s’était écroulé. Sans prendre davantage le temps de réfléchir, je me précipitais vers l’extérieur. S’il y avait des blessés, ou des gens coincés dans l’effondrement, mon équipe était la mieux placée pour réagir.

Modération:
 


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Max Lochlainn
Région d'origine : Mhyone
Sam 23 Sep 2017 - 11:58
Max Lochlainn

Alexandre Diame & Ivar Northway
Les olives de Tom sont toujours en forme


La longue tirade d'Alexandre n'en finissait plus et Ivar bailla ostensiblement, pour montrer qu'il en était lui aussi venu à ces conclusions. Les siennes n'étaient certes pas aussi précises que celles de son camarade, mais globalement, il en était venu au même point. Il montrait donc son ennui aux personnes qui l'avait empêché de travailler comme il le souhaitait en baillant à s'en décrocher la mâchoire. Et encore le garçon trouvait que c'était une bien piètre vengeance aux vues de tout ce qu'ils venaient de vivre. Marie venait de prendre la parole pour essayer d'expliquer les raisons de ses agissements et s'excuser.
Mais bientôt, les voix d'Alexandre et de Marie furent couverte par un craquement sinistre qui provenait de l'extérieur. Rapidement, les jeunes gens se tournaient en direction de la baie vitrée pour voir ce qu'il se passait. C'est avec une expression horrifiée qu'Ivar comprit que le tunnel sous l'exploitation avait cédé sur tout un pan de l'oliveraie. Alexandre se jetait déjà hors de la pièce pour aller porter secours à d'éventuels blessés et le jeune dresseur ne tarda pas à le suivre.

"Vous d'vez nous aider ! L'patron est coincé là-d'ssous ! Leur cria un ouvrier tout en désignant une position approximative dans l'éboulement."

Merde, Tom était là-dessous. En tant que champion de type Sol, Alexandre avait toute une équipe de Pokémon qui pouvait l'aider à déblayer l'effondrement et il ne tarda pas à les faire sortir de leurs cachettes. Ivar aidait comme il le pouvait, s'écorchant le bout des doigts sur les pierres tandis qu'il forçait autant qu'il le put. Mais les deux jeunes hommes avaient bien du mal à soulever les roches et a déblayer la terre, même accompagnés des pokémons d'Alexandre. Caim et Shax soulevaient les plus grosses roches tandis que Zagan laissait place à sa force physique pour les réduire en poussière. Mais il n'y avait rien à faire, à chaque fois qu'ils délogeait une caillasse et créaient une ouverture, un autre rocher venait prendre la place du précédent.
Bientôt, la fratrie vint les aider aussi, excepté Justine qui semblait sous le choc et restait à l'écart à côté de Marie. Bientôt, Chloé et son compagnon les rejoint aussi et celui-ci vint prêter main forte aux dresseurs.

Après quelques longues minutes d'efforts, qui semblèrent des heures à Ivar, ils réussirent enfin à apercevoir une main sous les décombres. Tout les efforts se concentrèrent autour celle-ci pour dégager l'homme qui était en dessous. Finalement, Shax ou un autre des pokémons d'Alexandre, Ivar ne pouvait dire lequel, souleva l'énorme masse qui reposait sur l'homme et le jeune homme blond se jeta sur le corps pour le tirer de là. Tom était lourd et semblait inconscient, son poids mort pensant considérablement tandis qu'Ivar le tirait hors de danger sans penser à la douleur qui lui tiraillait les bras. Pourvu qu'il soit en vie.
A peine eut-il posé le chef de maison, que tout le monde se jeta sur lui. Le jeune dresseur dégagea tout le monde d'un grand revers de main.

"De l'air ! Laissez-lui de l'air !"

Il saisit le poignet de l'homme, essayant de sentir son pouls. Il était faible. Ensuite il colla son oreille contre les lèvres de Tom pour voir s'il respirait encore. Ce n'était pas le cas. Ivar s'échina à opérer un massage cardiaque, sentant la panique s'insinuer en lui, l'homme qui les avait engagés était en train de mourir sous leurs yeux. Le père ou l'oncle des enfants qui se trouvaient à quelques mètres de là. Le jeune dresseur redoublait d'effort pour tenter de ranimer l'homme, trempé de sueur.

"Non, non, non, NON ! s’évertuait-il à répéter comme si ses mots pouvaient changer le destin. Mais la fatalité à cela de terrible que même une force de la nature comme Tom ne peut y échapper. Dans un excès de rage et d'impuissance, Ivar lança un coup de poing dans une roche non loin, comme si la douleur pouvait le réveiller, le sortir de cet état qui était en train de s'emparer de lui. Il restait immobile au-dessus de Tom, le poing plaqué contre la roche tandis que son sang coulait. Il restait ainsi immobile parce qu'il n'osait se retourner pour affronter le regard des personnes derrière lui, qu'il ne voulait pas les voir sans la lueur qui brillait dans leurs yeux. Il ne voulait pas montrer que la lueur dans les siens étaient due aux larmes de rage qui brillaient au coin de ses opales gris. Ceux-ci rivés sur l'homme en dessous de lui, que la vie venait de quitter.
 


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Alexandre Diame
Région d'origine : Hoenn
Lun 25 Sep 2017 - 13:02
Alexandre Diame
Les olives de Tom




Lorsque nous arrivâmes au lieu de l’éboulement, la nouvelle me glaça d’effroi et je grimaçais. Le pire s’était produit, et j’aurais dû rester dans la galerie pour vérifier qu’elle ne pouvait pas s’écrouler. Non, c’était stupide de penser ça. Mais si tel avait été le cas, je n’aurais rien pu faire pour l’empêcher, et Tom était surement parti depuis un moment. Mais, pour le moment, ça n’avait aucune espèce d’importance. La seule chose qui comptait, c’était de sortir Tom de là le plus vite possible. L’oxygène allait rapidement lui manquer s’il n’était pas mort à cause de l’effondrement, et il fallait agir vite. C’était un problème fréquemment rencontré dans le désert et les différentes grottes qui le composaient. Il s’agissait peut-être du type de danger le plus important pour un peuple qui avait l’habitude de vivre dans des conditions déjà difficiles.

L’avantage, c’est que je savais à peu près comment procéder, et que je savais que je pouvais faire confiance à Ivar. Je sautais donc dans le trou provoqué par l’effondrement, faisant apparaitre Shax, Caim et Zagan. Je les briffais alors rapidement sur la situation plutôt complexe à laquelle nous étions confrontés, et ils comprirent vite comment nous pouvions procéder. Avec l’aide d’Ivar, Shax, et Caim, nous sortions les plus gros blocs de Roc que Zagan s’occupait à pulvériser. La manœuvre prenait du temps, mais c’était effectivement le seul moyen de faire en sorte que les rochers ne retombent pas, comme l’avait très justement fait remarquer Ivar. Nous suivions donc tous son idée, aidés par les autres protagonistes de l’affaire.

Au bout d’un moment qui me parut être une éternité, nous sommes finalement arrivés à retirer le corps de Tom des décombres. Nous dûmes nous mettre à plusieurs pour pouvoir le sortir, tant la carrure de l’homme était imposante. Lorsqu’il fut finalement sorti de terre, je laissais Ivar prendre le relais. Il avait l’air de savoir ce qu’il faisait, et était visiblement bien plus efficace que moi niveau médecine. J’exécutais alors ses différentes demandes, constatant en grimaçant que l’homme inanimé n’avait pas vraiment l’air de respirer. Je pris alors place légèrement en retrait, m’asseyant et observant le ciel. Je retrouvais alors mon calme, et ma paix intérieure, respirant profondément. Bien sûr, j’espérais qu’Ivar puisse relever le père de famille, et que Marie soit pardonné, et que tout finisse par rentrer dans l’ordre, comme si rien de tout ça n’était arrivé. Seulement, les « Happy ends », j’étais plutôt bien placé pour savoir que ça n’arrivait souvent que dans les contes de fées, ou les histoires pour enfants. La vie était souvent bien plus cruelle, et je savais qu’Ivar ne parviendrait pas à relever l’homme inanimée. La logique avait cela d’implacable. Personne n’aurait pu survivre à une telle durée sans oxygène. La flamme dans le cœur de Tom s’était éteinte, définitivement, bien avant que nous le sortions de l’éboulement. Aussi, lorsqu’Ivar fracassa de rage son poing contre un rocher, des larmes de rages dans les yeux, je ne fus pas surpris. Seulement triste.

Je ne pleurais pas, sans doute par habitude. Vivre dans des conditions difficiles était le lot de mon peuple, et nous perdions souvent des amis, ou de la famille. On nous apprenait qu’il s’agissait d’une sorte de cycle logique, et, enfant, je ne comprenais pas vraiment que l’on puisse s’y habituer ou s’y faire. Pourtant, aujourd’hui, je commençais à comprendre ce que voulaient dire tous les adultes. La vie était usante, et, s’il fallait continuer de se battre les uns pour les autres, il ne fallait pas s’arrêter après une défaite. La mort de Tom en était une, et, même si elle n’était pas totalement la nôtre, elle laissait un gout amer à l’accomplissement de notre mission.

Je me relevais alors et, sans un mot, je tendais la main à Ivar pour l’aider à se relever, lui souriant tristement. Il n’y avait de toute façon rien de plus à dire que la scène qui s’étalait alors sous nos yeux. Nos aventures n’auraient surement pas toutes une fin heureuse, mais ce n’était pas pour ça qu’il fallait arrêter. Le meilleur moyen d’oublier était encore de continuer notre route et d’espérer qu’une fois, un jour, dans un autre lieu, et un autre contexte, nous arrivions cette fois à éviter un drame.

Le reste de la nuit fut plutôt complexe. D’abord, le balais des lumières des voitures de polices et des ambulances, créant une véritable fourmilière autour de nous alors que nous semblions être dans une bulle où le temps s’était arrêté. Les pleurs des ouvriers et de la famille quand le corps du patriarche fut emporté, et la nuit blanche qui s’ensuivit probablement pour nous tous. Allongé sur le lit, je ne pouvais m’empêcher de refaire tous les scénarios dans ma tête, sans pour autant trouver une solution susceptible de m’apaiser.

Le lendemain, peut vinrent nous dire au revoir. Seule Lise, l’épouse de Tom, se tenait devant nous avec un petit sourire triste. Sans un mot, encore une fois, elle nous tendit un petit coffret en bois d’Olivier, avant de nous enlacer comme si nous étions ses enfants. Après un dernier regard, nous quittâmes l’exploitation, laissant derrière nous cette aventure. Je me tournais vers Ivar, respirant un grand coup, et lui adressant un sourire en coin, marquant notre nouveau départ.

« Bon, on fait quoi maintenant ? »



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Max Lochlainn
Région d'origine : Mhyone
Lun 25 Sep 2017 - 18:41
Max Lochlainn

Alexandre Diame & Ivar Northway
Les olives de Tom sont toujours en forme


Ivar ne sortit de sa torpeur que lorsqu'Alexandre lui tendit une main amicale pour l'aider à se relever. Jusque là, il avait laissé libre court à sa tristesse et à son impuissance. Oui la mission était un succès, un succès lui laissant un goût des plus amers dans la bouche. Son ami lui souriait, non pas qu'il était heureux de la situation, c'était l'un de ces rictus triste qui veut seulement dire que malgré tout, la vie continue. Que ce ne sera pas leur dernière défaite et que s'ils veulent voir les prochaines victoires, il faudra qu'ils se relèvent à chaque fois.
Ainsi, le jeune dresseur saisit fermement la main d'Alexandre et se redressa de toute sa hauteur, essuyant les larmes de rage d'un revers de manche. Il offrit un coup de poing amical à son camarade tout en se forçant à lâcher un sourire, après tout, il n'allait pas se laisser faire par la vie.
Mais il ne pouvait s'empêcher de penser à la première fois ou il avait ressenti une telle impuissance en lui. Tout le long de leurs enquête, il avait raté bon nombre d'indices. Peut-être que s'il avait été plus malin et moins distrait il aurait deviné que Marie était la voleuse et aurait empêché tout ceci. Mais plus il y réfléchissait, plus les noires pensées l'assaillait. Il se força a se changer les idées et retourna à sa chambre, passant son temps la main dans le plumage de Hrafn qui s'était appuyé contre lui pour le réconforter de sa chaleur. Le jeune dresseur était redevenu un enfant pour la nuit, dormant par terre avec son doudou pour le rassurer.

Après une nuit difficile, le jeune homme se réveilla perclus de courbatures, entre le combat et l'émotion, son dos était encore tendu des efforts de la veille. Ses membres étaient rouillés après la nuit sur le parquet. Hrafn s'était posé sur le rebord de la fenêtre, observant l'oliveraie détruite. Il tourna sa tête emplumée vers son dresseur et lança un léger piaillement enjoué, comme pour lui demander s'ils repartaient enfin à l'aventure. Ivar sourit et acquiesça d'un mouvement de tête : il était plus que temps qu'ils quittent cet endroit maudit. Le rapace s'envola donc, profitant de l'air frais du matin pour se dégourdir les ailes, il rejoindrait son dresseur plus tard.

Comme il s'y attendait, le comité de départ était absent, il rejoint seulement Alexandre qui semblait avoir aussi mal dormi que le jeune blond, mais aussi Lise, l'épouse de Tom. C'est sans un mot qu'elle confia un petit coffre en bois d'olivier aux deux dresseurs, puis elle les enlaça. Ce contact rasséréna Ivar qui eut l'impression de revoir sa propre mère. Et finalement ils quittèrent l'exploitation pour continuer leur route. Alexandre se tourna vers lui,
tout en lui adressant un des sourires dont il avait le secret.

"Bon, on fait quoi maintenant ?"

"Je suppose que nous reprenons la route, dit Ivar en lui rendant son sourire. Je vais déjà retourner à Nox Illum essayer d'affronter quelques dresseurs. Ensuite j'irai sûrement à Minami pour rejoindre la Route 6 et me faire un nouveau compagnon !"

Le jeune garçon leva les yeux au ciel quand il entendit le bruit caractéristique des ailes de son Roucoups qui le rejoignait. Il se posa à côté de son dresseur, dardant son regard perçant sur Alexandre, roucoulant légèrement, comme pour le saluer. Son camarade lui parla rapidement des projets qu'il avait en tête, puis vint le temps de la séparation.

"Dans tout les cas, nous continuons notre voyage. On se revoit bientôt vieux frère !"

Et le jeune homme partit en courant, suivit par son pokémon à grand renfort de battements d'ailes bruyants. Il pensa à ses dernières paroles. Oui, en quelques sortes, Alexandre était un grand frère pour lui et dans tout les cas, un proche camarade. Il le recontacterai bientôt,
même si c'est seulement pour prendre le temps d'une discussion.


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