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Tous à l'Hosto ! [Libre - Post Event]

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Alexandre Diame
Région d'origine : Hoenn
Ven 20 Oct 2017 - 13:58
Alexandre Diame
Tous à l’hosto ! - Libre



Lorsque les infirmières m’avaient vu arriver avec les deux bras et le torse brûlés, mais aussi avec les deux plaies sur ma joue et mon bras, elles n’avaient rien voulu savoir. Visiblement trop prise pour avoir pu regarder tous les reportages à la télévision, elles ne prirent même pas le temps de savoir ce qui était arrivé, et me trouvèrent presque instantanément une chambre vide. Une fois installé, elles appelèrent un docteur qui grimaça devant mon état, sans toutefois le trouver trop grave. Toutefois, il finit rapidement par m’interdire toute sortie de l’hôpital avant que je ne sois pleinement rétabli, malgré mes protestations.

Ce que je pus constater, c’est que je n’étais pas le seul à avoir rejoint l’hôpital. Visiblement, un peu partout dans Mhyone, les combats avaient été particulièrement rudes, et les dresseurs affluaient de toutes les villes et endroits qui avaient subi des attaques, remplissant rapidement l’hôpital central de la région Mhyonaise. Non content d’être rempli à ras-bord, les infirmières et les médecins devaient passer leur temps à refouler les hordes de journalistes qui se pressaient aux portes du centre de santé afin d’obtenir des réponses à leurs questions. Il fallait dire que tout ce qui s’était passé était une réelle mine d’or pour eux, et qu’il était bien difficile de les convaincre que leurs attitudes pouvaient nuire au bons rétablissements de leur patients.

Je restais donc en toute discrétion dans ma chambre, mais, dès le lendemain de notre épopée, les reportages avaient commencé à affluer sur les chaines de télévisions et sur le pokéweb. Faute de pouvoir faire des interviews, ou du moins d’obtenir autant d’avis qu’ils le voudraient, les médias ressassaient les images en boucle des différents affrontements qui avaient eu lieu. Au début, ça n’était que des vidéos que j’avais déjà vu lorsque j’étais au dernier étage de la tour du gouvernement. On voyait Ivar, ou encore Tim, et bien d’autres, faire face aux sbires d’Animas pourtant en nette supériorité numérique. Pourtant, quelques heures plus tard, un nouveau reportage fit son apparition, confirmant mes craintes et me faisant alors grimacer. Il s’agissait de la totalité du combat que nous avions mené avec Finn au sommet de la tour, coupé au moment le lézard vert emportait Mathis dans le ciel. Voilà qui m’ôtait toute chance de quitter en toute quiétude et en toute discrétion le centre hospitalier. Il allait falloir que j’attende que l’histoire se tasse, et j’allais donc être bloqué ici pendant un bon moment.

J’hésitais à envoyer un SMS à mes connaissances pour savoir comment elles allaient, et, de toute façon, j’avais complètement perdu mon chargeur dans l’affaire. Enfin perdu. Le terme exacte était plutôt fondu et complétement hors d’usage. Il allait donc falloir que je me contente de déambuler dans les couloirs de l’hôpital et que je regarde la télévision pour m’occuper. Heureusement, j’avais rapidement réussi à convaincre les infirmière de ne pas m’habiller avec leur blouse hideuse. Je portais donc un simple pantalon en lin, ne pouvant pas enfiler de haut à cause des bandages qui entouraient mon torse et mes bras.

Je décidais donc, après que le personnel médical ait changé la compresse censée aider à cicatriser la balafre sur ma joue, de me mettre éventuellement en quête d’un chargeur pour mon portable, afin de prévenir les quelques amis que je supposais dans le coin. J’avais pas mal de nouvelles à prendre, après tout. Je sortais donc de la chambre, pseudo-torse nu, à la recherche d’une âme charitable qui voudrait bien m’en prêter un le temps de quelques heures. Je remarquais bien vite que beaucoup de regards se portaient rapidement vers moi, blessés comme visiteurs, tout en chuchotant des choses en me jetant de fréquents coups d’œil. Je soupirais, gêné d’être au milieu de cette attention, me grattant l’arrière du crâne. J’avais hâte de trouver ce que je cherchais, et surtout de regagner la quiétude de ma chambre, n’appréciant finalement pas tant que ça cette expérience.


© ANARCISS pour épicode
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Artémis Bleuette
Région d'origine : Kalos
Ven 20 Oct 2017 - 21:58
Artémis Bleuette

Tous à l'Hosto !

Libre
Artémis se réveilla difficilement ce matin-là. Les paupières lourdes et encore gonflés, la jeune femme n'arborait pas une expression des plus charmantes avec son air fatigué et son teint terne. La blonde se redressa laborieusement, faisant attention à ne pas trop tirer sur son bras gauche, et vint se caler sur le dossier de son lit d’hôpital. Encore fatiguée et inapte à faire quoique ce soit, elle laissa tomber sa tête contre le mur derrière elle et ferma les yeux.

Durant l'attaque à Méridian, Artémis avait prit part aux affrontements et en faisant, s'était malheureusement trouvée dans une bien mauvaise posture. Alors qu'elle faisait de son mieux pour limiter les pertes et la destruction causés par le combat de Pokémon méga-évolués, la jeune femme fut prise pour cible par le Arbok de la team Anima alors qu'elle tentait de saboter les plans de son dresseur. Un puissant coup de queue qui avait envoyé la pauvre demoiselle droit contre un des murs en ruine de l'arène d'Elise, résultant en une luxation grave de l'épaule. La douleur l'avait empêchée de pleinement se rendre compte de la fin des événements, aussi elle comprit que les hostilités étaient terminés lorsque plusieurs personnes lui vinrent en aide. Deux s'étaient approchés pour l'examiner rapidement, bientôt rejoint par d'autres qui portèrent la blessée en dehors du théâtre des combats. Dans la masse, la blonde avait reconnu la silhouette de Sara, et elle se souvint s'être sentie un peu mieux en sachant une connaissance proche d'elle à cet instant. La dernière chose dont se souvenait Artémis était avoir jeté un regard derrière elle pour voir son Cornèbre également à terre, lui aussi prit en charge par les secours.

Elle rouvrit les yeux lentement en soupirant. Comment avait-elle terminée dans une telle situation ? Certes la blonde était connue pour s'attirer des ennuis, mais jamais elle n'avait été victime d'un événement si grandiose et important. Plus tôt dans la journée, elle avait entendu le corps médical parler des images à la télévision. Artémis comprit que le coup d'état avait été médiatisé sans savoir si cela était une bonne ou mauvaise chose. Quoi qu'il en soit, la jeune femme se sentait complètement détachée de toutes ces histoires. Elle n'avait ni la force de penser aux victimes de Méridian, ni à ses amis qui s'étaient certainement mis en danger eux aussi, ni même à sa famille à Kalos, qui n'apprendrait la nouvelle que plus tard. Sentant une nouvelle vague de fatigue l'atteindre avec ces pensées négatives, la blessée roula sa tête dans la direction de la seule fenêtre de la chambre.

Elle était arrivée très tôt le lendemain du coup d'état. L’hôpital de Nox Illum avait été attaqué de tout les côtés par des hordes de blessés graves venant de tout les coins où Anima s'était manifestés. Artémis s'était retrouvée au beau milieu de toute cette misère, observant avec horreur et dégoût plusieurs types de blessés. Son épaule lui paraissait bien superficielle comparé à certain dont elle ne voulait pas se souvenir. Refoulant les images les plus choquantes de sa mémoire, la blonde put se reconcentrer sur son résumé des événements récents. Elle avait ensuite été envoyé au bloc, où plusieurs médecins et Pokémon s'étaient affairés à l'examiner plus en détail. Tout était flou ensuite. Ce n'était qu'après son premier réveil qu'elle fut mise au courant de ce qu'elle avait. Un médecin quadragénaire s'était occupé de tout lui expliqué dans les moindres détails, ce qui ne manqua pas de gêner la demoiselle. Cette dernière retint de cet entrevue qu'elle avait une luxation de l'épaule couplée d'une fracture intérieur, qu'elle avait été opérée dès son arrivée à la capitale et que toute s'était plutôt bien passé.

Le bras gauche d'Artémis était donc emprisonné dans une plâtre affreusement vide qui ne cessait de rappeler à la jeune femme sa blessure et sa douleur. Elle qui n'avait jamais eu de blessure grave, elle désespérait de s'imaginer clouée au lit pendant des mois et ne pouvoir réutiliser son bras qu'après de longues années de rééducation. Ces pensées redonnèrent un semblant d'énergie à la demoiselle qui lança mollement son bras vers sa table de chevet. Artémis attrapa son portable et regarda distraitement l'écran s'allumer, affichant plusieurs notifications que la jeune femme n'avait pas le courage de regarder. Cependant, tout ces messages inquiets avaient éveillés en elle le même sentiment, et elle s'empressa alors de contacter Ivar puis Alexandre. Le blond fut rapide à répondre, informant qu'il était bien entier avant de s’inquiéter à son tour de l'état de sa dulcinée. Cette dernière hésita un moment avant de lui répondre.

"Luxation de l'épaule et fracture. Je veux pas te déranger, mais si tu peux venir ce serait cool. Alex répond pas et je veux pas que mes grands-parents s'inquietent trop..."

Artémis renifla à la fin de son message, prenant finalement conscience de ce que pourrait ressentir ses proches en apprenant ce qu'il lui était arrivé. Les larmes perlèrent à ses yeux, elle ne savait pas si c'était due à la tristesse ou à la douleur, mais très vite elles commencèrent à rouler le long de ses joues. Elle se sentait seule et perdue dans sa chambre d’hôpital, elle espérait vraiment qu'Ivar vienne.

©️S a n i e
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Ivar Northway
Région d'origine : Johto
Ven 20 Oct 2017 - 23:48
Ivar Northway

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Ivar était inquiet, tournant en rond dans la salle d'accueil d'un Centre Pokémon de Nox Illum, le dos voûté et douloureux, tout en jetant des coups d’œil frénétiques à son téléphone. L'écran n'affichait aucune notification et c'était la même chose à chaque fois qu'il le regardait, un écran vide avec ce fond d'écran pixelisé de malheur qui représentait un rail de train qu'il commençait à détester. Le garçon avait essayé de joindre Artémis et Alexandre en vain, ni sa copine, ni son meilleur ami ne répondaient et pendant ce temps la télévision ressassait les images de l'attentat. Visiblement, les journalistes semblaient être tombés sur le scoop qui leur valait leurs carrière et les scènes passaient en boucle, n'arrangeant rien à l'anxiété du jeune dresseur.

Les images montraient régulièrement la tour et le combat d'Alexandre contre Mathis, tout avait été filmé, jusqu'à l'apparition de Rayquaza, car oui, il s'agissait bien du pokémon légendaire qui vivait dans la couche d'Ozone. C'était les images que l'ont voyait le plus et le jeune homme ne pouvait s'empêcher de se demander ce qu'était allé chercher son ami là-haut. Quel abruti ! Tout ça pour prouver sa force ! De plus l'enregistrement s'arrêtait pile quand le Légendaire apparaissait, impossible de savoir si son camarade allait bien. L'interview de Benjamin et Mack derrière le rassurait les concernant, bien qu'ils ne fassent pas parti de ses sources d'anxiété. Au moins avait-il quelques camarades qui allaient bien et ne semblaient pas trop amochés.

Les autres images le montrait, lui, affrontant bravement les sbires d'Anima en surnombre avec l'aide de Hrafn. L'extrait était court, durant à peine quelques attaques mais le jeune homme était reconnaissable sur la vidéo, aussi, régulièrement quelques curieux jetaient des regards incrédules dans sa direction, murmurant sur son passage. Mais il n'en avait cure, car les images qui venaient après étaient celles qui le faisait le plus souffrir. L'arène de Méridian était complètement dévastée et la bataille faisait rage tandis que l'absence de nouvelles d'Artémis le rendait malade alors que son esprit anxieux faisait le lien. Il était certain qu'elle avait prit par aux affrontements et était surement dans l'incapacité de lui répondre. Mais on l'avait rabroué à l’hôpital, quand il avait demandé à voir ses amis, les membres du personnels étant tous trop occupés pour un camarade inquiet.
La foule affluait au Centre Pokémon aussi, de nombreux dresseurs amenaient leurs amis blessés pour que les infirmiers ne les prennent en charge et le garçon était effaré par le nombre de blessé qui n'avaient de cesse de franchir les portes du Centre. Et toujours ces même regards incrédules alors qu'ils reconnaissaient l'un de ceux que les médias appelaient les "jeunes sauveurs". Des fous, oui.

Le garçon finit par suffoquer et sortit du centre pokémon, ne cherchant pas à être agréable avec les personnes qui l'entouraient ou lui posaient des questions. Ce n'est qu'une fois dehors qu'il commença à retrouver légèrement son calme tandis que ses tremblements cessaient. C'est alors que son téléphone se mit à sonner dans sa poche et d'un geste vif le garçon le délivra de sa prison de toile. Maman ?

"Allô M'man ?

"Ivar ! Par Arceus tu vas bien ?! Tu n'es pas blessé ?! Héléna nous a envoyé un message pour nous dire ce qui se passait e-"

"Oui, je vais bien. Seulement quelques bleus, certains doivent faire la taille de ma tête, mais rien de bien grave...J'ai surtout fait une mauvaise chute."

"Qu'est-ce qui t'es passé par la tête ?! Tu peux me le dire ?! Aller affronter des terroristes, seul de surcroît ! Mais tu es malade !"

"Calme-toi, maman, demanda le jeune homme sans vraiment y croire en écartant un peu le téléphone de son oreille. Je vais bien, je vais seulement avoir besoin de repos."

"Fils, par le Créateur, tu vas bien ! On s'est fait un sang d'encre..."

Le haut parleur, évidemment. Le garçon fronça les sourcils tandis que les voix de ses parents sortaient trop saturées du vieux téléphone. D'abord, ils le menacèrent de le forcer à rentrer, il était hors de question qu'il mette sa vie en jeu ainsi alors qu'il venait à peine de commencer son voyage. Ivar réussit cependant à les calmer, leur expliquant la situation et comment tout cela c'était passé. Et finalement ils en vinrent à une discussion plus calme ou le dresseur leur fit un résumé de toutes les aventures qu'il avait vécu jusque là, leur parlant même d'Artémis et d'Alexandre et de ses inquiétudes.

Entendre des voix familières sembla calmer le garçon tandis qu'il raccrochait. Ils auraient surement un hors forfait phénoménal, la discussion ayant presque duré une heure et le jeune homme était maintenant assis devant le Centre Pokémon, la tête entre les mains. Et toujours aucune nouvelle. Finalement, il retourna à l'intérieur, les premières vagues de population semblaient s'être calmées et il avait besoin de repos.

"Monsieur Northway ? Vos pokémons sont en pleine forme."

Tant mieux, un soucis en moins. Le jeune homme récupéra ses deux pokéballs et retourna s'installer sur un fauteuil avant qu'on ne l'autorise à s'installer dans un dortoir prévu pour les dresseurs. Le lieux était bondé, mais les personnes présentes étaient trop inquiètes pour leur compagnons qu'ils ne se souciaient même pas du garçon et il finit par s'assoupir, trop épuisé pour tenir plus longtemps dans l'attente de nouvelles.

Il fut réveillé par la sonnerie de son téléphone et il l'approcha de ses yeux encore larmoyant de sommeil. Un message d'Artémis qui lui demandait des nouvelles, enfin. Il ne s'épanchant pas sur son propre état, s'enquérant principalement de celui de la blonde. Elle voulait qu'il la rejoigne à l’hôpital et elle était blessée. Le dresseur ne prit même pas le temps de lui répondre qu'elle ne le dérangeait jamais et qu'il arrivait tout de suite. Récupérant son sac et ne prenant même pas le temps de se recoiffer, il sortit en trombe du Centre Pokémon, bousculant au passage quelques personnes indignés. Un fois à l'extérieur, il partit en courant, refusant d'écouter les douleurs lancinantes de son dos. Trouvant qu'il allait trop lentement, il ne tarda pas à sortir Hrafn de sa pokéball. Le rapace semblait sentir la panique de son dresseur, tandis qu'il sortait en battant des ailes de son logement. Dans un mouvement qui lui arracha une grimace, Ivar grimpa sur le dos de son compagnon et s'envola au-dessus des buildings.

En vue de l'hôpital, Hrafn piqua vers l'entrée et le jeune homme se posa, pénétrant rapidement dans l'enceinte de la clinique en rappelant le grand rapace dans sa pokéball. L'hôtesse semblait dans la lune et le garçon qui déboulait dans un dérapage la surprit.

"M'ouii. C'est pour quoi ? Lui demanda-t-elle d'une voix nonchalante, une fois remise de son émotion."

"Pour une visite, Artémis Bleuette."

"Vous êtes de la famille ?"

"Je suis son petit-ami. Ivar Northway."

"En voilà une chanceuse, alors laissez-moi voir...répondit l'infirmière en se mettant à tripoter son ordinateur. Oui, service orthopédique, chambre 205. Prenez l'ascenseur à droite."

Et c'est dans cette direction que le jeune homme s'élança d'un pas rapide, arrivant quelques minutes plus tard après s'être perdu dans les couloirs. Une fois devant la chambre, le jeune homme prit le temps de reprendre son souffle et toqua, alors une petite voix familière lui dit d'entrer dans la chambre et il ne se fit pas prier.

Sa dulcinée était alitée, dans la tenue traditionnelle des hôpitaux, un petit déjeuner devant elle sur une tablette. Son téléphone posé non loin d'elle, le visage encore rouge et les yeux gonflés d'avoir pleuré. L'inquiétude se lisait sur le visage du garçon, tandis qu'il avisait le plâtre qui recouvrait le bras de la demoiselle jusqu'à l'épaule. Pourtant, il essaya de se donner un peu de contenance en avançant dans la pièce, s'approchant du chevet de la malade.

"Coucou Arté, dit-il doucement en essayant de se forcer à sourire. J'ai fait aussi vite que j'ai pu."

Il s'approcha doucement de sa belle, se plaçant debout à côté d'elle, il vint déposer un baiser sur son front puis il approcha sa main de son visage pour lui effleurer la joue avec douceur. Finalement il lui prit sa main valide, la serrant comme pour s'assurer qu'elle était bien là, devant lui.

"Comment tu te sens ? Pas très bien je suppose... lui demanda-t-il, avisant le petit déjeuner. Les repas d'hôpitaux étaient aussi infects qu'ils en avaient l'air. J'ai pas pensé à t'amener quelque chose de décent à manger, tu m'excusera.

Il resta là, debout à regarder et écouter la demoiselle, lui caressant doucement les doigts tandis que la voir le rassurait. Sa blessure était certes grave, mais elle s'en remettrait et elle était en vie. C'est tout ce qui comptait.
 


©️ Nephilith pour EPICODE.


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Artémis Bleuette
Région d'origine : Kalos
Sam 21 Oct 2017 - 21:10
Artémis Bleuette

Tous à l'Hosto !

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Le message envoyé, Artémis posa son téléphone sur son lit, non loin d'elle. Ses pensées allèrent d'Ivar à sa famille. Ces derniers ne cessaient de l’appeler pour prendre des nouvelles, mais la demoiselle ne trouvait pas le courage de leur répondre. Sans savoir pourquoi, elle n'avait pas la force de parler de son accident, elle ne voulait pas qu'ils s’inquiètent et elle se sentait idiote. Idiote d'avoir cru pouvoir faire quoique ce soit d'utile dans une bataille bien trop grande pour elle. L'adrénaline des affrontements et la panique générale l'avait aveuglée au point de ne plus faire attention à rien. Résultat, elle se retrouvait là, sur ce lit d’hôpital, un bras emplâtré et son Pokémon très certainement blessé lui aussi. Les larmes suivirent rapidement, et bientôt la blonde se mettait à pleurer seule dans sa chambre. Elle ne savait pas pourquoi ces larmes coulaient, il y avait à la fois trop de raison et pas assez. Artémis ne savait plus quoi penser et continua de sangloter contre son oreiller, attendant patiemment que quelque chose vienne mettre fin à sa crise de larme.

Plusieurs minutes plus tard, les pleurs de la blonde s'était calmés. Elle entendit alors toquer à la porte. Artémis s'essuya les yeux du revers de la main avec précipitation, ne voulant pas spécialement que quelqu'un la voit dans cet état. La demoiselle invita son visiteur avec une petite voix enrouée par les sanglots. La porte s'ouvrit alors sur un Ivar arborant une expression inquiète. Le regard gris du jeune homme se posa rapidement sur le plâtre qui recouvrait maintenant le bras gauche de la blonde, et cette dernière tourna lentement la tête. Finalement elle n'était pas sûre de vouloir le voir dans son état actuel. Elle l'entendit s'approcher doucement de son chevet pour la saluer d'une voix rassurante. Artémis ne voulait pas confronter Ivar en face, mais les attentions de ce dernier finiraient par l'avoir. Ses gestes étaient si doux et pourtant la demoiselle pouvait sentir que son amant était inquiet. Lorsqu'il attrapa sa main valide, elle releva son regard émeraude vers le sien.

Elle n'écouta pas la suite. A nouveau, sa vision devint floue et de grosses larmes se mirent à couler sur les joues de la jeune femme. Sa main serrait celle du jeune homme alors qu'elle se remettait à pleurer. Entre ses sanglots, la blessée tentait d'articuler des phrases pour s'expliquer, mais ses mots terminaient noyés dans le flot de larme. Artémis continua de pleurer comme une madeleine quelques instants, elle ne savait pas pourquoi elle sentait qu'elle en avait besoin. Très vite, elle se remit de ses émotions, venant à nouveau se frotter ses yeux déjà rouges et gonflés par les pleurs, et calma sa respiration. Ayant retrouvé son calme, la demoiselle put enfin articuler une phrase compréhensible.

“Je sais pas ce qu'il m'est arrivée, je sais pas pourquoi j'ai fait ça, dit-elle la voix cassée par l'émotion. J'aurais du rester en sécurité, regarde moi maintenant, je cause du souci à toi et toute ma famille...”

La jeune femme jeta un regard vers son portable en reniflant. Puis son regard se posa sur son plâtre. Tout cela la déprimait, elle ne se sentait pas bien. L'ambiance de l’hôpital était trop austère, elle se sentait comme une souris dans un laboratoire, les murs blancs l'aveuglaient, la nourriture était immonde. Artémis n'était ici que depuis quelques heures et cet endroit lui sortait déjà par les yeux. Cet endroit et tout ce qu'il représentait. Sa blessure, l'attentat, la blonde voulait ne plus y penser, mais tout la ramenait à ses sombres pensées.

“Je suis fatiguée, lâcha-t-elle finalement. Est-ce que tu peux me tenir compagnie un moment ? Je n'ai pas envie d'être toute seule ici. Les hôpitaux m'ont toujours fait un peu peur.”

Un sourire triste étira les lèvres de la blonde alors qu'elle tentait de relancer une discussion plus ordinaire pour se changer les idées. La présence seule d'Ivar suffisait à apaiser son chagrin, mais elle ne voulait pas l'emporter dans ses inquiétudes. Les deux tourtereaux continuèrent donc leur discussion sur un ton moins lourd, Artémis évitant le sujet d'Anima à tout prix.

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Mack Lane
Région d'origine : Hoenn / Nénucrique
Dim 22 Oct 2017 - 8:02
Mack Lane
Alexandre Diame a écrit:
Spoiler:
 

Tous à l'Hosto !
Mack était sortie vivant de ce coup d'état. Rien d'anormal en un sens, il savait passer inaperçu quant il le fallait, bien qu'il ait aidé deux dresseurs a vaincre la team anima dans cette tour infernal. Il avait même pu sauver Mélodie qui était encore dans sa chambre d’hôpital. Il avait ramassé le boîtier cassé qui était tombé juste devant lui, en ne sachant pas trop pourquoi. Il se doutait que c'était quelque chose d'important. Il se pencherait dessus un peu plus tard. En attendant, il était partit avec l'ambulance pour accompagner la jeune blonde. Elle aurait besoin de quelqu'un qui lui explique la situation au réveil, et bien que ce dragon légendaire ait fait son apparition, il s'en fichait. Ça avait eu le mérite de mettre fin au coup d'état, bien qu'il ne savait pas qui en était sortie vainqueur.

Ce n'était pas sa vocation après tout, il eut tout le loisir d'y penser pendant la route vers l’hôpital et également la prise en charge de Mélodie. Soulagé qu'elle soit arrivé à bon port, il ne pensa même pas à sa beauté et qu'elle était plutôt dans ses critères de sélections, trop perturbé par toutes l'émotion qui s'était passé plutôt. Tandis qu'il attendait dans l'un des couloirs de l'hôpital, qui était noir de monde. Mais dans cette masse, il y avait un homme qui semblait être vraiment mal et qui déambuler. Mack eut du mal a reconnaître Alex, il s'approcha de lui, presque étonné de le voir encore en vie. Après le choc qui avait eu lieu en haut de la tour c'était... Un miracle. Il reprit bien vite ses esprits et il lui proposa naturellement :


« Il semble que tu ais besoin d'un coup de main. Où est ta chambre ? Je t'accompagne jusqu'à celle-ci, tu vas avoir besoin de repos. Et une histoire a me raconter aussi. »


Et pas de protestation ! C'était clair que c'était un dresseur d'exception et qu'il lui devait du respect. D'avoir eu le courage nécessaire bien entendu et également de ne pas être totalement décédé sur le coup. Il était plutôt solide et ça, c'était une qualité que le guitariste appréciait fortement. Mais marcher dans son état, il avait besoin de repos !

Codage par Libella sur Graphiorum
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Alexandre Diame
Région d'origine : Hoenn
Lun 23 Oct 2017 - 9:40
Alexandre Diame
Tous à l’hosto ! - Libre




Plus je marchais dans les couloirs, plus les regards se faisaient insistants, et je pressais le pas. Quelle idée j’avais eue de vouloir sortir de ma chambre… Et moi qui voulait juste me dégourdir les pattes et accessoirement trouver un chargeur pour mon portable afin de m’enquérir de l’état de santé de mes amis, c’était réussi. D’habitude, me trouver au centre d’une attention, même hostile, ne me dérangeait pas, mais, cette fois, j’avais l’impression que c’était différent. Enfin, du moins, que c’était assez exagéré. Je tâchais pour l’instant de faire bonne figure, mais j’avais de plus en plus de mal à les ignorer. Mais qu’est-ce qu’ils me voulaient tous, à la fin ? Je n’eu pas vraiment le temps de m’appesantir sur les raisons, qu’un petit groupe hétéroclite arriva vers moi. L’une des dresseuses, qui devait avoir mon âge, ou peut être un peu plus, m’adressa la parole.

« Hey… Salut ! » Dit-elle, un peu rougissante, faisant pouffer le petit groupe derrière elle. « Je pourrais… Genre prendre une photo avec toi ? » Sa demande me surprit tellement que je ne trouvais pas vraiment les mots pour lui répondre. Devant mon hésitation, elle enchaina. « Mais je veux pas te forcer hein. » Dit-elle gênée. Je m’ébrouais légèrement pour reprendre mes esprits, et je lui répondais finalement.

« Non… C’est bon t’inquiète. » Lui dis-je, avec un sourire. Elle se plaça alors à mes côtés, faisant un sourire à l’objectif du téléphone portable qui était braqué sur nous. Je fis de même, et, après m’avoir remercié, elle fila avec son groupe. J’étais encore particulièrement surprit, et je restais un peu planté là, au milieu du couloir. Des photos maintenant ? Je fronçais les sourcils.

On m’interpella une nouvelle fois. Visiblement, le fait d’avoir dit oui pour une photo était déjà trop, car, bientôt, une foule se pressa autour de moi, pour me demander la même chose, ou encore me demander ce qui s’était exactement passé dans la tour. Il pleuvait des questions de tous les côtés, et j’avais à peine le temps de répondre qu’on m’en avait posé une autre. Je bafouillais donc des réponses incomplètes, sans trop savoir me dépêtrer de ce pétrin. Soudain, j’aperçu un peu plus loin une silhouette familière. Enfin, ce n’était pas comme si nous nous connaissions depuis des années, mais, au moins, je pouvais essayer de m’extraire de la foule. J’allais alors vers lui, suivi par tout le petit monde, et, lorsqu’il me vit, il m’interpella.

En l’entendant, je fronçais les sourcils. J’avais vraiment l’air si amoché que ça avec mes bandages ? Pourtant, à part, il était vrai, une certaine douleur due à mes brulures et mes cicatrices, je me sentais en pleine forme. Enfin, je passais rapidement outre, lançant assez fort pour que les gens qui nous suivaient l’entende.

« Ah ! Salut Mack ! Et non ne t’en fait pas, je vais bien ! Dis, on a toujours rendez-vous avec le médecin cet après-midi ? » Dis-je joyeusement, avant de lui glisser sur un ton beaucoup plus bas. « Pose pas de questions, faut qu’on se sorte de là. Continue de marcher et, après le virage, on se planque dans la première pièce qu’on trouve. Ça fait dix minutes que j’essaye de me débarrasser d’eux et y’a pas moyen. »

Le virage arriva assez rapidement, et, comme prévu, j’accélérais le pas lorsque je fus hors de leur vue. Nous avions peu de temps pour trouver une planque digne de ce nom, et, lorsque je vis une porte de chambre entrebâillée, je n’hésitais pas un seul instant. J’ouvrais en grand, laissant passer Mack et refermant la porte derrière moi, me positionnant à côté de cette dernière pour entendre ce qui se passait dans le couloir. Visiblement, ils nous cherchaient encore. Je tournais alors la tête, constatant que nous n’étions pas seuls. Décidément, le hasard faisait bien les choses. Artémis était alitée, un bras en écharpe, et Ivar à son chevet. Et dire que j’avais fait tout ça pour les prévenir à la base… J’étais soucieux de l’état de mon amie, surtout que ses yeux pouvaient témoigner d’un récent chagrin. Je leur fis un petit signe de la main, avec un sourire, pour les saluer, et je leur intimais de garder le silence pour le moment.

La porte s’ouvrit alors soudain, et, étant sur le côté, je me cachais en me collant contre le mur, la porte masquant ma présence à l’intru. Une voix féminine lança alors.

« Dites, vous n’auriez pas vu un homme aux cheveux violets rentrer ici ? Il était couvert de bandages aussi, ça vous dit rien ? » Je fis alors signe à Artémis et Ivar, qui seuls pouvaient me voir, de ne rien dire, joignant les mains comme pour les supplier de me sortir de la galère dans laquelle je m’étais mis



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Ivar Northway
Région d'origine : Johto
Mar 24 Oct 2017 - 0:42
Ivar Northway

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Le jeune homme tenait la main de sa dulcinée, tandis que de l'autre, il jouait avec ses mèches de cheveux, attendant patiemment que les pleurs de celle-ci ne cesse. Toutes les fibres de son être le faisait détester Anima, d'abord pour ce qu'ils avaient failli faire à la région de Mhyone, mais surtout pour les blessures et la détresse d'Artémis.

Ivar ne supportait pas de voir la belle ainsi, aussi, d'un geste empli de douceur, il la tira vers lui pour l'étreindre, l'inonder de sa présence tandis que son regard se portait vers la fenêtre de la morne chambre d'hôpital. La lumière qui en émanait l'aveuglait, mais il n'osait pas regarder Artémis dans les yeux de peur de la gêner et attendit ainsi qu'elle se calme, continuant de passer sa main dans les longs cheveux blonds de son amante.

"Tout va bien Artémis, tu es en sécurité maintenant."

C'était vrai, et il lui avait fallu voir sa belle dans cet état pour s'en rendre compte. Le coup d'Etat était terminé et il avait échoué, ils s'étaient tous battus jusqu'au bout et Anima avait été repoussée. Ce n'est qu'à ce moment qu'Ivar sentit son corps se détendre, comme si jusqu'alors il s'était attendu à ce que les combats reprennent à tout moment. Il lâcha un léger soupir alors qu'Artémis commençait à se calmer, reculant légèrement pour plonger ses yeux dans les émeraudes de la jeune femme, un léger sourire aux lèvres.

Je sais pas ce qu'il m'est arrivée, je sais pas pourquoi j'ai fait ça, dit-elle la voix cassée par l'émotion. J'aurais du rester en sécurité, regarde moi maintenant, je cause du souci à toi et toute ma famille...

"Tu aurais préféré rester cachée et t'en vouloir de n'avoir rien fait ? Je ne pense pas. Puis tu ne pourras pas revenir en arrière, tout ce qui compte pour moi comme pour ta famille, c'est que tu sois en vie, répondit le garçon de sa voix douce. Je suis même fier d'être ton compagnon."

Il vint de nouveau déposer un baiser sur le front de la jeune femme. Oui, il était fier d'elle parce qu'elle s'était montré très courageuse.
Par la suite, elle lui parla de son angoisse des hôpitaux et de son envie qu'il reste avec elle. Alors, le blondinet s'assit sur le bord du lit, veillant à ne pas la déranger ou lui faire mal, sans lâcher sa main. Il resterait tant qu'elle aurait besoin de lui.

"Tu ne me dérange jamais."

D'un accord tacite et muet, ils esquivèrent ensuite les discussions concernant les événements récents, préférant tout les deux discuter de choses plus simples. Ils ne s'étaient pas vus depuis un moment après tout et ils avaient beaucoup de choses à se raconter. Ils purent donc profiter de la présence l'un de l'autre quelques longues minutes avant qu'on ne vienne à nouveau les déranger. La porte s'ouvrit à la volée tandis que deux silhouettes que les tourtereaux connaissaient bien pénétraient dans la pièce. Ivar les reconnut derechef et fronça les sourcils tandis que son camarade aux cheveux violets et Mack se planquaient chacun d'un côté de la porte, leur intimant de se taire.

Quelques secondes plus tard, la porte se rouvrit tandis qu'une jeune femme, rousse, pénétrait dans la pièce sans même toquer, les sourcils d'Ivar se fronçant encore plus à cette nouvelle intrusion dans son intimité.

"Dites, vous n’auriez pas vu un homme aux cheveux violets rentrer ici ? Il était couvert de bandages aussi, ça vous dit rien ?"

La jeune femme semblait quelque peu penaude tandis qu'elle plissait les yeux, un sourire se dessinant doucement sur ses fines lèvres. Après un moment d'hésitation, elle reprit la parole.

"Mais vous, vous êtes le garçon qui se battait au laboratoire ! Ce serait possible d'avoir une photo avec vous ?"

Au grand regret du blondinet, la jeune femme sortait déjà son téléphone, faisant mine d'approcher bien que ses joues aient clairement rosies tandis qu'Alexandre priait pour que son camarade le sorte de ce pétrin. Ainsi ils avaient des fans. C'était pas vraiment le moment.

"Non. Sortez."

La demoiselle s'immobilisa tandis qu'Ivar posait ses yeux gris sur elle, plissant les yeux à son tour et fronçant le nez, son expression changeant petit à petit. Alors qu'elle insistait malgré tout, il reprit la parole.

"Nous sommes dans un hôpital, dans la chambre d'une malade en plus et votre présence est plus que dérangeante. Donc soit vous sortez, soit je vous fait sortir de force."

L'inconnue fila à l'anglaise, non sans s'excuser. Manifestement, elle n'avait pas comprit à quel point elle dérangeait en pénétrant ainsi dans la pièce. Rapidement, Ivar prit une expression plus docile tandis qu'il faisait pivoter ses opales gris vers Alexandre et Mack.

"On dirait qu'on va avoir des groupies pendant quelques temps, au grand damne d'Artémis, en ce qui me concerne, dit-il finalement, non sans couler un regard rieur vers sa dulcinée. Je suis content que vous alliez bien tout les deux, mais ce n'est pas une raison pour jouer à cache-cache dans les couloirs de l'hosto !"

La remontrance était plus taquine qu'autre chose. Cependant Ivar ne se tourna pas complètement vers eux et ne lâcha pas la main d'Artémis, montrant quand même que l'intrusion en était une, bien qu'elle le dérangeât moins que celle d'une parfaite inconnue. Il prendrait le temps de discuter avec ses camarades tant que la belle ne les mettrait pas à la porte.
 


©️ Nephilith pour EPICODE.


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Benjamin Makuno
Région d'origine : Hoenn
Mar 24 Oct 2017 - 18:34
Benjamin Makuno

Un léger vent frais frôlait mon visage tandis que mes yeux, pourtant fermement clos, laissaient traverser ce que je devinais être une vive clarté. Le silence se transformait peu à peu, laissant échapper des bruits lointains, comme étouffés. La respiration douloureuse, sentant à peine mon corps, je reprenais peu à peu conscience, émergeant de ce qui me semblait être un long sommeil. Les souvenirs remontaient peu à peu... Il y'avait eu une tentative de coup d’État. J'avais rejoint l'un des lieux de conflit, la Tour du Gouvernement, et nous avions, avec l'aide de deux dresseurs, entrepris d'escalader le bâtiment pour mettre fin à ce chaos et pour libérer les otages. Le Maître de la Ligue s'était avéré également présent, et nous avait aidé... Nous avions enfin atteint le sommet, avant de nous rendre compte que le chef de ces ordures était sur le toit. Un des dresseurs avec moi... Alexandre, c'était bien cela ? Peut être, en tout cas, il avait rejoint le toit avec le Maître afin de livrer un combat dantesque. L'autre dresseur avec nous avait escorté la blessée de la télé aux secours... Et moi... et moi...

Les souvenirs remontaient au fur et à mesure que je refaisais le point, parallèlement à la douleur et à la fatigue. J'avais hésité un moment, ne sachant pas trop comment agir, avant de me décider. Oui, j'étais allé sur le toit, par l'aération... Une folie. J'avais essayé de neutraliser celui que l'on nommait Mathis, mais je m'étais retrouvé expulsé du toit par un violent coup de queue de son Mega-Nidoking. Et à partir d'ici... Les yeux encore fermés, je fronçais les sourcils sous la recherche de ce qui s'était passé... J'avais été sauvé In-Extremis par le Bruyverne de Finn, mais quelque chose était intervenu, et avait mit fin à toutes batailles, emmenant Mathis au passage... Rayquaza ! A ce souvenir, j'ouvris les yeux, n'arrivant toujours pas à y croire. Sous le choc, j'avais voulu me redresser, instinctivement stoppé par une douleur cuisante au niveau de mes côtes.

J'étais à l'hopital, et tout était fini. La télé allumée, mais au son coupé, passait en boucle les images de l’événement. Je me vis moi même, en train de m'effondrer. J'avais du être pris en charge et amené ici... C'était donc cela, la douleur au niveau des côtes. Sans doutes m'en étais-je cassé quelques unes lors du coup de Nidoking. Par instinct, j'essayais de bouger mon corps : Mes bras et mes jambes semblaient encore mobiles, même si bouger mes jambes me provoquait une vive douleur aux côtes. Bon, c'était déjà ça... Je cherchais mes affaires autour de moi, remarquant ce qui avait du être mes vêtements dans un coin de la pièce, bien que cela ressemblait plus à des guenilles qu'autre chose, désormais. Sur la table à côté de mon lit trônait un plateau repas qui était loin de m'allécher, à côté d'une pokeball. Soufflant de soulagement, je reportais mon regard vers l'extérieur, encore confus. Combien de temps s'était écoulé depuis l'action ? Peut être la date serait-elle indiquée à la télév... Ouvrant grand les yeux en repensant à ce que j'avais vu avec un peu de latence, je reportais précipitamment mon attention sur ma table de chevet. Une pokeball ?! Celle de Brindibou... Et Mimiqui ? La dernière fois que je l'avais vu, c'était en haut de la Tour... face à Rayquaza. Il n'avait pas du passer un moment agréable, mais de par sa condition de spectre, ne pouvait pas mourir. Où était-il passé depuis ? Il ne pouvait pas être bien loin... j'appuyais sur ce qui semblait être une sonnette destinée à appeler les infirmiers, à côté de mon lit.

___


Une demi-heure plus tard environ, une infirmière m'avait installée dans une chaise roulante, non sans constater une certaine fébrilité de ma part. C'était temporaire d'après elle, et je devrais être capable de marcher dans les jours à venir, même si la douleur resterait présente un bon moment, et au moyen d'un bandage solide qui risquait de considérablement entraver mes mouvements pendant un bon moment. Super. Sauf que ce n'était pas cela qui m'inquiétait. Alors que je lui avais fait part de mon souhait de sortir de cette chambre étouffante où les informations passaient en boucle, afin de prendre l'air, elle y avait consenti non sans agacement, et seulement l'espace de quelques minutes. J'avais choisi ce moment pour lui parler du soucis au niveau de mes pokemons, ce à quoi elle sembla prise de doute.


- Euh... Il me semble nous n'avons retrouvé qu'un seul pokemon vous appartenant ? Ne bougez pas, je reviens tout de suite, je vais me renseigner.


Il ne m'en fallut pas plus : A peine avait elle tourné les talons dans le couloir que je m'élançais dans le couloir à l'aide de mon fauteuil roulant, devant forcer considérablement sur les roues pour le faire avancer. Ce n'était pas du matériel prévu pour, visiblement... Mais je n'aimais guère être dépendant de quelqu'un, et j'avais une idée en tête. Mimiqui n'avait pas pu atterrir bien loin, et je connaissais mon pokemon : Un hôpital était sans doutes le meilleur endroit pour faire des crasses. J'allais le retrouver moi même. Et puis au moins, je bougerais : Si il y'avait bien quelque chose que je détestais, c'était rester passif. Aussi, je me lançais à l'assaut des couloirs, un peu au hasards. Couloirs assez fréquentés... et regards assez insistants. Peut être un peu trop... Entre celui des badauds qui plissaient les yeux en me dévisageant complètement, ce qui était assez génant au vu de ma tenue de patient d’hôpital, et celui du personnel qui me regardait d'un œil inquisiteur, je me sentais encore plus mal à l'aise que dans ma chambre. Mais qu'à cela ne tienne : Accélérant la cadence, ne souhaitant pas leur laisser le temps d'hésiter à m'interpeller, je fonçais à l'aide de mon moyen de locomotion, tournant à plusieurs angles de couloir, à la recherche d'un signe de panique. Ce que je ne tardais pas à trouver : Une jeune femme aux cheveux roux venait de sortir d'une chambre, se dirigeant vers ses copines, visiblement un peu paniquée. Un rictus apparut sur mon visage tandis que je me dirigeais en direction de cette chambre, pénétrant à sa suite. Alors que je bloquais la porte avec mon fauteuil pour pouvoir pénétrer, je pris la parole sans même chercher à savoir qui était présent, mes yeux rivés sur ce que je faisais, peinant à maîtriser vraiment cet engin.


- Excusez moi de me déranger, mais vous n'auriez pas vu un petit spectre dans le coin, ou victime de crasses quelconques dont les origines vous sont mystérieuses ?
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Kylianne Sensei
Région d'origine : Mhyone
Mer 25 Oct 2017 - 9:27
Kylianne Sensei


Tous à l'hosto
Sara n’avait pu accompagner Artémis après qu’elle ait été prise en charge par les secours puisqu’elle n’était pas de la famille de la jeune dresseuse. Elle avait donc dû se rendre à Nox Illum par ses propres moyens. L’héritière avait hâte que son Reptincel évolue et qu’il puisse voler, elle pourrait voyager bien plus facilement dans toute la région. Inquiète pour sa camarade qui n’avait pas hésité à se mettre en danger pour sauver tout le monde, elle avait marché vite mais cela lui avait quand même pris quelques jours pour arriver à la capitale. Heureusement, elle se trouvait enfin devant l’hôpital. Sara n’était même pas repassé par chez elle pour se changer et elle portait encore la robe rouge qu’elle avait le jour du coup d’état. Si elle avait pu laver les tâches dans un ruisseau lors d’une pause, elle n’avait par contre pas pu recoudre les endroits déchirés si bien qu’elle n’avait pas aussi fière allure que d’habitude. Mais son port de tête et sa posture suffisait tout de même à impressionner les gens qu’elle croisait.

« Bonjour, je viens rendre visite à Artémis Bleuette. »

« Eh bah, il y en a du monde qui veut la voir cette demoiselle, vous êtes la deuxième personne à me demander sa chambre depuis le début de mon service. Vous êtes de la famille ? »

« Pas vraiment, je suis une amie. J’étais avec elle au moment où elle a été blessé et je m’inquiète, vous comprenez… »

« Très bien, service orthopédique, chambre 205 mais ne restait pas trop longtemps afin de ne pas la fatiguer. »

Sara remercia la dame de l’accueil avant de se diriger vers les ascenseurs. Elle trouva facilement la chambre en question, mais elle ne s’attendait pas du tout, à ce qu’il y ait autant de monde dedans. Elle ne connaissait pas tout le monde mais elle eut au moins la surprise de reconnaître Alex, un dresseur qu’elle avait croisé à Minami. Plusieurs bandages et pansements étaient visibles. Visiblement, il n’était pas en meilleur forme qu’Artémis qui se trouvait au centre de la pièce, allongée dans son lit.

« Hum, bonjour, je venais prendre de tes nouvelles Artémis… Mais je crois que je repasserais plus tard, tu sembles bien occupée... »
Libre

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Artémis Bleuette
Région d'origine : Kalos
Mar 31 Oct 2017 - 2:09
Artémis Bleuette

Tous à l'Hosto !

Libre


L'espace de quelques minutes, les deux tourtereaux profitèrent de la présence de l'autre. Artémis oubliait la douleur dans son bras et le choc des événements en discutant de tout et de rien avec Ivar. Depuis leur dernière rencontre, il s'était passé beaucoup de chose, aussi les deux jeunes gens n'étaient jamais à cours de sujet à aborder. Tout se passait pour le mieux, jusqu'à l'entrée incongrue de deux patients dans la chambre de la demoiselle. Cette dernière sursauta dans son lit mais se retint de jeter dehors les intrus en reconnaissant Alexandre. Lui et son acolyte se cachèrent rapidement derrière la porte et firent des signes au couple de taire la situation.

Artémis n'eut pas le temps de se remettre de cette première intrusion qu'une troisième personne s'invita. C'était maintenant au tour d'une jeune femme rousse de faire son entrée. Vu son air perplexe et sa tendance à jeter des regards partout, l'infirmière devait être à la recherche des premiers individus cachés derrière la porte. La blessée ne fit aucune remarque suite à la question inattendue de la nouvelle arrivante et se contenta de serrer doucement la main d'Ivar. Ce dernier n'avait pas l'air particulièrement content d’accueillir la rousse, et la suite du discours de cette dernière ne manqua pas de crisper un peu plus les deux amants. Artémis, confuse, tourna son regard vers le jeune homme sur son lit.

"Une photo..?" répéta la demoiselle doucement, complètement perdue et légèrement irritée.

Lorsque la fan sortit son téléphone, Artémis crut rêver. Ses sourcils se froncèrent, elle n'aimait pas trop que cette inconnue prenne un peu trop ses aises avec Ivar. Alors qu'elle s’apprêtait à se lever elle-même pour régler le problème, le principal intéressé fut plus rapide à réagir, refusant fermement la demande. L'expression figée de la rousse arracha un léger sourire moqueur à la demoiselle. Elle éprouvait une certaine satisfaction en voyant son copain chasser une inconnue un peu trop entreprenante, aussi elle n'intervint pas jusqu'à la fuite de l'intruse, qui souffla des excuses avant de s’éclipser.

Artémis soupira, soulagée qu'elle soit enfin partie, et posa son regard émeraude sur Alexandre et son compagnon. Eux aussi semblaient soulagés de voir la rousse disparaître, mais cela n'excusait pas leur intrusion dans l'intimité d'Artémis et Ivar. La demoiselle écouta distraitement son compagnon commencer la discussion avec ses amis, caressant d'un doigt la main du jeune homme. La blonde rit timidement à sa remarque. En effet, elle risquait de ne pas trop aimer voir des groupies graviter autour de son copain, mais la réaction qu'il eut face à la rousse rassurait Artémis quant à son comportement avec ces fans.

"Oui, et puis toquez au moins avant d'entrer, ajouta la demoiselle sur le même ton de la plaisanterie. C'est bien parce que tu es un ami que je te jette pas dehors, Alex."

Artémis coula un sourire amusé à son amant. L'arrivée inattendue des deux patients ne dérangeait pas vraiment la blonde, qui prenait avec joie tout les prétextes pour oublier sa situation, mais elle aurait tout de même aimer simplement être avec Ivar. Alors que le pire semblait être passé, la porte de la petite chambre d’hôpital s'ouvrit à nouveau, faisant soupirer d'exaspération la jeune femme. Elle tourna son regard vers celui qui entrait, ou du moins tentait d'entrer. Alors que le jeune homme en fauteuil roulant se démenait pour passer la porte seule, il posa une question assez douteuse, qu'Artémis interpréta comme un dresseur cherchant son Pokémon. Exaspérée et fatiguée d'être constamment interrompue, la demoiselle décida de prendre la parole cette fois, tout en observant le manège laborieux du pauvre garçon. Elle priait Arceus pour qu'une infirmière passe par là et le ramène dans sa propre chambre.

"Non, rien vu rien entendu,
répondit-elle sur un ton un peu plus sec que prévu. Elle serra la main d'Ivar en lui envoyant un regard qui en disait long avant de lui murmurer : La prochaine fois ferme à clef derrière toi."

Artémis rit légèrement à sa propre blague avant de se tourner une énième fois vers l'entrée pour croiser le regard d'un énième invité. Cette fois cependant, un sourire franc fendit les lèvres de la jeune blonde alors qu'elle reconnaissait Sara. Son acolyte dans l'épisode Anima entra timidement à la suite de celui en fauteuil roulant -qui s'était invité tout seul- et salua la blessée l'air assez mal à l'aise. Devant les inquiétudes de la femme, Artémis secoua la tête et l'invita à rester.

"Non, tu ne déranges pas Sara, dit la blonde avant de balayer la salle du regard, perplexe quant à ce qu'elle devait faire. Je.. Eumh.."

La demoiselle ne sut quoi dire ou faire. Il y avait beaucoup de gens dans la salle, trop même. Deux inconnus, deux amis et un amant. Tout allait trop vite, et Artémis se sentit d'un seul coup bien fatiguée. Elle n'était pas encore parfaitement reposée et la douleur dans son bras semblait s'être éveillée au même moment. La blonde lâcha la main d'Ivar pour la poser sur son front et ferma les yeux. Elle les rouvrit pour fixer son regard dans celui de son compagnon, lui demandant indirectement de s'occuper de la situation.

©️S a n i e
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Alexandre Diame
Région d'origine : Hoenn
Mar 31 Oct 2017 - 10:57
Alexandre Diame
Tous à l’hosto ! - Libre




Notre irruption dans la pièce semblait avoir bien déstabilisé les amoureux. D’un côté, nous ne pouvions pas vraiment deviner qu’il s’agissait de la chambre d’Artémis, et encore moins qu’Ivar s’y trouverait à ce moment-là. Toutefois, à mon grand soulagement, et au dépit visible de son amante, la jeune femme qui nous avaient coursé, Mack et moi, semblait avoir jeté son dévolu sur le jeune homme blond qui était lui aussi passé à la télévision, m’arrachant un sourire amusé. Visiblement beaucoup plus agacé que je ne l’étais, même si la situation me déstabilisait légèrement. Il rétorqua alors d’un ton sec, qui ne laissait planer aucun doute sur son énervement. Même si j’étais plutôt content de voir mes amis en bonne santé, je voyais à la mine d’Artémis qu’elle n’avait pas vraiment l’air à l’aise. Enfin, c’était surtout l’idée de voir des jeune femmes papillonner autour du jeune homme qui devait surtout la déranger. Lorsque la groupie fut partie, je poussais la porte, la refermant, et poussant un soupir de soulagement. Lorsque nous fûmes de nouveau tranquilles, j’adressais un grand sourire à Ivar et Artémis, et je répondais à la jeune femme.

« Ahah, désolé pour ça. » Dis-je, me grattant l’arrière du crâne, un peu gêné. « En même temps, je ne savais pas du tout que tu étais là Arté, sinon je serais surement passé te voir un peu plus tôt. Z’allez bien tous les d-… » Je n’eu pas le temps de finir ma question que la porte s’ouvrait à nouveau.

Encore une groupie ? Des journalistes ? Décidément, la vie de célébrité ne m’allait pas vraiment, surtout qu’elle était tout de même un peu usurpée. Je commençais à comprendre la volonté de Finn de rester à l’écart de toute l’agitation qui devait avoir lieu autour de lui parfois. Mais ce fut une voix que je connaissais désormais un peu qui résonna dans la chambre, et je reconnus rapidement Ben, en fauteuil roulant, qui était entré dans la chambre, visiblement à la recherche de l’un de ses pokémons. Je ne pouvais pas vraiment l’aider, car je n’avais aucune espèce d’idée d’où pouvait être son partenaire que je n’avais pas vu depuis la tour. De toute façon, il ne devait pas vraiment être trop loin, probablement en train d’être soigné par l’équipe médicale. Toujours était-il qu’Artémis semblait de moins en moins apprécier le fait qu’il y ait du monde dans sa chambre, puisqu’elle répondit d’un ton un peu cassant au jeune homme. Je pris alors le relai, pour éviter que la situation ne puisse s’envenimer.

« Salut Ben ! ça a pas trop mal l’air d’aller toi, c’est cool ! » Lançais-je amicalement au jeune homme, avant de poursuivre. « On était un peu venu là pour échapper aux foules, mais on va pas déranger éternel-… » Là encore, je n’eu pas le temps de finir ma phrase que quelqu’un arrivait, remplissant un peu plus la pièce déjà exiguë.

Une nouvelle fois, c’était une tête que je connaissais un peu. J’avais rencontré Sara sur la plage du côté de Minami et, depuis que nous nous étions échangé nos numéros, je ne l’avais pas revue. Mais visiblement, elle connaissait quant à elle Artémis, contrairement à Mack et Ben, puisque la jeune femme blonde lui fit un grand sourire pour l’accueillir. Malgré ça, toute cette agitation semblait vraiment peser sur les épaules de la patiente encore en convalescence, qui ne devait pas vraiment se sentir de mettre tout le monde dehors. Je pris alors les devant, sur un ton joyeux, pour ne froisser personne.

« Bon ! Et bah nous on vous embête pas plus, on va essayer de se trouver une autre cachette. Genre dans un endroit discret. Genre dans la cafétéria de l’hôpital, parce que j’ai la dalle, donc advienne que pourra ! » Dis-je, amusé par la situation, et aidant Ben à faire demi-tour en poussant son fauteuil, et indiquant aux autres de me suivre. « N’hésitez pas trop, c’est moi qui invite aujourd’hui, alors profitez-en ! » Lançais-je, prenant le ton exagéré d’un annonceur de publicité.

Une fois que tout le petit monde fut sorti de la chambre d’Artémis, je me retournais une dernière fois vers mes deux amis.

« Bon, si vous avez envie de nous rejoindre un peu plus tard, et en imaginant que nous ne sommes pas morts noyés sous les autographes, hésitez pas à nous rejoindre ! » Dis-je, leur lançant un dernier clin d’œil avant de me diriger, accompagné des motivés, vers le restaurant de l’hôpital.



© ANARCISS pour épicode
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Kylianne Sensei
Région d'origine : Mhyone
Sam 4 Nov 2017 - 8:32
Kylianne Sensei


Tous à l'hosto
"Non, tu ne déranges pas Sara. Je.. Eumh.."

Même si Artémis l’incitait à rester et qu’elle lui assurait qu’elle ne dérangeait pas, Sara trouvait qu’ils étaient tout de même un peu beaucoup dans cette chambre d’hôpital. Et de toute façon, si une infirmière passait par là, elle allait mettre tout le monde dehors pour laisser la blessée se reposer... Mais avant qu’elle ait pu répondre ou réagir, Alex prit la parole.

« Bon ! Et bah nous on vous embête pas plus, on va essayer de se trouver une autre cachette. Genre dans un endroit discret. Genre dans la cafétéria de l’hôpital, parce que j’ai la dalle, donc advienne que pourra ! N’hésitez pas trop, c’est moi qui invite aujourd’hui, alors profitez-en ! »

Un endroit discret ? Sara ne comprenait pas vraiment les paroles d’Alex. Cependant elle n’eut pas l’occasion de poser des questions, la majorité des personnes avait suivi le dresseur aux cheveux violets et évacué la pièce qui semblait tout de suite plus grande.

« Hum… Tu es certaine que je ne te dérange pas ? Je peux repasser plus tard ou un autre jour ? »

L’héritière avait reçu une éducation très stricte et il était impensable pour elle de s’imposer, surtout si Artémis avait besoin de repos. Et puis, n’oublions pas qu’elle se sentait responsable de cette situation ce qui n’arrangeait pas du tout son malaise.

« Tu te sens comment ? Je suis tellement désolée, c’est ma faute si tu te retrouves ici… Est-ce qu’il y a quelque chose que je peux faire afin de t’aider ? »

Il y avait un autre sujet que la dresseuse voulait aborder mais elle n’avait diable aucune idée de comment s’y prendre. Après tout, il était très impoli de parler d’argent… Et puis, elle ne voulait pas vexer Artémis qui pourrait facilement se sentir insulter.

« Hum… J’aimerai prendre les frais de ton hospitalisation à ma charge. Sans moi, tu ne serais pas ici après tout… »

Les joues de Sara étaient aussi rouges que sa tenue abimée et elle se balançait d’un pied sur l’autre ce qui trahissait son malaise. C’était certainement la première fois qu’elle se sentait aussi mal à l’aise.
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