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better be alone than in bad company ▬ complet
better be alone than in bad company ▬ complet
Mar 31 Mai 2016 - 21:34
Région d'origine : Mhyone
Messages : 507

Nathaniel Miller

Nathaniel Miller

Nom : Nichols
Prénom : James
Âge : 19 ans
Origine : Kalos
Groupe : Emblème du gueriaigle
Feat : Hikigaya Hachiman -
My Teen Romantic Comedy SNAFU

Surnom : Curry
Espèce : Minidraco
Nature : Un tout petit spécimen d'un mètre vingt, têtu et pas réceptif aux ordres qu'on lui donne.
Ce qu'il pense ;

Le dépit de la solitude, c'est surfait. On y trouve plus de bon que ce qu'on pourrait penser.

Un exemple ? Le cercle d'amis. Le solitaire n'a pas besoin d'écouter le consensus bancal, de s'accabler d'un monticule de répliques naïves «Je vais parcourir le monde et devenir le meilleur dresseur !». Non, tout comme le spectre de la sociabilité, ces gens-la n'existent tout simplement pas pour lui. Il se contente plutôt de la sagesse du silence, comblé d'équité et dépourvu de ces bibles chimériques comme le «Petit manuel de la conduite optimale dans un groupe de personnes civilisées édition 2016». Qu'ils gardent ça plutôt pour leurs débats infondés, pour leurs rites de salutations sans queue ni tête, et mêmement pour leur façon de choisir le grain pourri dans la grappe sociale.

Pour la suite, les bonus cachés. Le solitaire lambda se trouve être un observateur, quasi-omniscient s'il se montre dévoué dans sa curiosité. S'il n'a rien de mieux à faire, et c'est souvent le cas, il n'a qu'à regarder les gens parler de le vide, et se lancer somme toute dans un commentaire silencieux de leurs moindres faits et mots coupables. C'est alors un individu cultivé, car exempt de défauts néfastes comme l'abrutissement de groupe, un genre d'épidémie qui ne se déclare que parmi les personnes sociables.

Mais il y a bien des sujets qui comptent. On passe juste à un cas plus particulier. Déjà, la cuisine épicée, c'est ce qui se fait de mieux sur terre. Tout comme les livres d'Hoenn et d'Unys, soit dit en passant, car si on a un minimum de connaissances sur le sujet, on sait que les meilleurs bouquins de science-fiction viennent d'Algatia, et que la quintessence du roman policier prend sa source à Volucité. Compilé à d'autres détails, comme la musique d'Unys, les mythes pokémons et l'exploration dans sa globalité, on obtiendrait presque des passions. Faute de preuve, le solitaire est toujours humain.

Ce qui passe pas ? En soi, la petite-sœur est certes insupportable, mais sûrement plus supportable que tous les abrutis qui se pavanent là-dehors. Elle a ses bons moments, sauf si son quota mignon du jour n'est pas rempli, auquel cas elle concentre toute sa médisance sociale sur le solitaire le plus proche. Et le hasard fait mal les choses.

Le vrai némésis, c'est la légion de Wattouat qu'on appelle «population» passé la porte de la maison, les gens qui ne comprennent pas et ne cherchent même pas à comprendre. Il y a un soucis de compatibilité entre ces personnes et le solitaire, car lui n'a pas de bons antécédents avec leur meute, et n'a aucune envie de dépenser de l'énergie pour s'adapter. Le meilleur contact qu'il partage avec eux, c'est le fleuron de l'auto-dérision, et le pavois du sourire crispé, tout un arsenal pour ne pas avoir à fréquenter les meilleurs futurs dresseurs autoproclamés du moment.

Bref, la solitude n'est pas une malédiction, c'est plus un salut qu'autre chose.

 
«Le touche pas, il va te contaminer !» Hurla l'enfant. Le petit blond fit un large pas en arrière, très vite décampé à deux enjambées. C'est la règle. Pour ne pas se mettre en danger, il y a une distance de sécurité à respecter : deux grands pas, généreux au possible, à ne jamais oublier si on ne veut pas respirer un miasme inopportun. Comme un tribunal, l'assemblée de petits bourreaux s'étalait en demi-cercle autour du condamné. «C'est pas vrai, je suis pas malade ! Je veux juste jouer avec vous. Au héros.» rétorqua avec courage le jeune garçon, la main tremblante. D'apparence, le gamin n'avait rien de bien différent, peut-être une mine moins attrayantes, des yeux fatigués qui n'invitaient pas à l'empathie de ses camarades. Le phénomène, daté du déménagement, n'avait que deux ou trois semaines tout au plus, et pourtant chaque sortie dans le voisinage était une épreuve plus laborieuse encore que la précédente. «Regarde ta tête ! Si on joue au héros, t'es le méchant !» Le blond attrapa une pierre. L'insouciance d'un enfant, les responsabilités d'un chef de bande. Protéger les autres, vaincre l'ennemi de la justice ! Ce soir-la, le petit garçon revint à la maison avec une bosse sanguinolente, rien de bien méchant en soi, et d'ailleurs trop peu pour qu'on s'en occupe. «Va te chercher de la glace !» qu'on lui avait ordonné, le couple tout-sourire au berceau d'un nouveau-né. L'enfant s’exécuta, l'air hagard, et se posa assis sur son lit sans dire un mot.

Et ce n'était que le début.

Décembre, l'hiver s'est habillé d'une robe nacrée pour l'occasion, et même le jardin des eaux s'est figé dans la glace étincelante. A Minami,  le froid aussi est sujet aux festivités, et tous les enfants des quartiers se réunissent dans les grandes rues pour jouer jusqu'au sommeil. Sauf un. «Vas-t'en ! Tu gâches la fête !» Qu'on lui chante à tue-tête. Il ne cherche pas à résister, il a compris la manière dont les choses se font. Les yeux humides, il rentre à la maison et s'installe près de sa petite sœur, qui malgré sa peine arrive à lui arracher un sourire. «Joshua m'a dit que c'était à cause de Papa, qu'à cause de ses photos son père avait perdu son travail. Qu'on aurait jamais dû venir ici.» Et il la regarde. «Qu'est-ce que je dois faire ?» Mais la petite Anne n'avait que huit mois. Le petit garçon s'approcha alors du feu crépitant, des larmes perlant sur ses joues d'enfant. Tous les jours, il s'interrogeait pour savoir si, oui ou non, il méritait ce qui lui arrive. Il s'inventait toutes les excuses possibles, cherchait les bêtises qu'il avait pu commettre et, par conséquent, l'avaient plongé dans cette situation.

Mais finalement, tout ça n'avait rien de logique.

La persécution dura un petit moment : précisément dix années. Pendant ce temps, le flambeau passa de la bande à Joshua à celle d'Eric, puis d'Eric à celle de sombres inconnus de l'autre bout de l'île. Au collège de Nox Illum, assez éloigné en soi, on ne l'harcelait plus, mais on l'évitait quand même par mesure de prudence. «Ta copine a pris ta défense» qu'on cracha à l'adolescent. Mais lui, il n'avait pas d'amis, et c'est d'autant plus étonné qu'il apprit qu'une fille était de son côté. Elisthel Firefly. Malgré tout, les rumeurs, tout comme le mental du garçon, s'endurcirent au gré des années, et puis sans s'en rendre compte, James passa une étape : il consentit à être seul, à s'éloigner de toute la sphère qui l'oppressait depuis qu'il était arrivé à Mhyone. Au début par colère, puis par dépit, il finit par ne plus s'intéresser à ses camarades, filles ou garçons : il préféra se plonger dans ses études, dans les livres, dans tout ce qui lui plaisait et lui avait plu jusqu'ici. Ce qui incitait au contact lui laissait un goût d'amertume, comme une sensation de mal-être qu'il ne pouvait simplement pas détacher de son esprit. «Ne te renferme pas !» Insistait Elisthel, mais c'était un peu tard, car si un désir d'effort subsistait encore chez lui à ce moment, alors il s'était très certainement atrophié.

Puisque le fréquenter avait l'air de la plus abominable des corvées, il s’effaça pendant ses années de lycée. Parfois, la petite Firefly venait l'agacer, lui donner des conseils ou le traîner dans des situations pas possibles, et à chaque fois il n'en retirait aucune conclusion. Il était buté sur le même consensus, celui d'une vie agréable sans personnes désagréables, et avec un peu de connaissances, il se fit sa propre opinion de la mode, des réseaux sociaux, et de toute cette culture de «Wattouat en puissance» comme il aimait l'annoncer. Ô miracle, il eut l'occasion de sauter une classe, et termina sa scolarité plus vite que prévu grâce à son talent insoupçonné pour assimiler des choses aussi simples que les études. «La vraie vie commence maintenant» qu'il se murmura.

Et il rentra à Minami, là où il n'aurait plus jamais besoin de sortir de chez-lui.

«Grand-frère, le dîner est servi !» Le jeune homme posa son casque audio sur le bureau. Le pas lent, il se glissa jusqu'à la cuisine pour s'asseoir sur une vieille chaise en bois. «Ça sent le curry.» Souffla t-il en reposant son coude contre la table. «C'est parce que c'est du curry.» Plaisanta Anne en déposant le plat à mi-distance. Le garçon esquissa un sourire discret, le ventre tailladé après des heures à composer. Le repas servi, il mangea sans se priver. C'est à ça que ressemblait le quotidien : des matins endormis, des après-midi à ne rien faire, et des repas à l’œil par la meilleure cuistot qu'il connaisse. En soi, difficile d'en connaître un autre, son réseau de connaissances s'arrêtait au chiffre zéro. Est-ce qu'on pouvait même parler de réseau sans la moindre valeur à afficher ? Le songe lui arracha un rictus flippant. «Ne pense pas à des choses bizarre en mangeant, grand-frère.» Gronda Anne en fronçant les sourcils.

Mais c'était ça, sa réalité.

Les parents n'étaient plus là. Pas morts, même si il n'aurait pas réellement regretté, mais plus à vagabonder dans d'autres régions, à la conquête des meilleures photos et de l'amour parfait. Il en avait profité pour ré-apprivoiser sa petite-sœur, qu'il n'avait plus vu que lors de ses rares passages durant sa scolarité à Nox Ilum, et s'était entraîné à faire tourner la maison en l'absence de ses propriétaires. Avec le temps, tout un système s'était mis en place : le solitaire pour les tâches ménagères, la petite-sœur pour le reste, et aussi pour la cuisine en raison du niveau désastreux de son grand-frère. Le quotidien n'avait rien d'extraordinaire, mais il n'avait pas à côtoyer les gens d'au-dehors, donc ça s'approchait d'une utopie. Sauf que les bonnes choses ont une fin, et comme un héraut de la fin des temps, James finit par recevoir un message de la part d'Elisthel. «Viens me voir avec ta sœur à Nox Ilum ! Le professeur Acacia veut te rencontrer, elle insiste et crois-moi, il vaut mieux que tu acceptes si tu veux être tranquille pour la suite.» Et ça, c'était encore une fois que le début.

«Tu vas l'appeler comment ?» Questionna Anne. Le garçon, qui fixait la créature orangée avec un air pantois, détourna son regard vers sa jeune sœur. «Je n'ai pas d'inspiration, donc.. Curry ? C'est ce qu'on a mangé hier soir.» Il lâcha un bâillement. «J'ai rien d'autre.».

IRL

Surnom : Ren
Âge : 19 ans
Comment as-tu découvert le forum ? Le destin
Quelque chose à ajouter ? I am the bone of my sword
Re: better be alone than in bad company ▬ complet
Mer 1 Juin 2016 - 4:36
Région d'origine : Hoenn
Messages : 561

Shinichi Kirisaga

Shinichi Kirisaga
BIENVENUE SUR MHYONE



Sympathique présentation. Tout est en règle. Je ne vais pas te faire attendre plus longtemps. J'ai hâte de voir ce que va donner ce perso en jeu.

Tu es dès à présent validé ! Nous espérons que tu t'amuseras sur Mhyone RPG. Si tu as la moindre question, n'hésite pas à aller en poser dans la partie Question & Suggestions. Tu peux regarder les nouveautés pour connaître les événements en cours. Nous t'invitons à créer un sujet dans les T-Card pour regrouper toutes les informations nécessaires à ton voyage. Tu as désormais dans ton inventaire 3 Pokéballs et un starter.
Bon jeu !

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