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Seiko. A Kaera, une fille à casquette [TERMINE]
Seiko. A Kaera, une fille à casquette [TERMINE]
Ven 2 Sep 2016 - 16:19
Région d'origine : Hoenn
Messages : 35

Seiko. A Kaera

Seiko. A Kaera

Nom : Kaera
Prénom : Seiko Alizée
Âge : 14 ans
Origine : Hoenn Nénucrique
Groupe : Cercle de la grâce -  Rune du Feunnard
Feat : Touko de pokémon Noir et Blanc

Surnom : Luhya,
Note:
 
Espèce : Feuforêve
Nature :Jovial
Moi, une blonde aux yeux bleus ? Non, vous devez confondre, moi, c'est Seiko, une brune aux yeux bleus.

On dit souvent des choses sur cette gamine, mais beaucoup de personnes ont des avis différents, certains la disent gentille, d'autre d'étrange, mais tous, sont d'accord sur ce point, Seiko est rêveuse.

Depuis toute petite, la jeune dresseuse ne peut s'empêcher de s'imaginer un monde, son monde, pour être précis. Et son monde, ressemblerait à un monde où l’harmonie parfaite entre les pokémons et les humains existerait, un monde où il n'y aurait pas de problème, seuls les petits conflits qu'on s'amuse à régler. Souvent plongée dans son univers, il lui arrive parfois d'être absente un petit moment, où de ne plus trop savoir de quoi elle parlait. Mais pour elle, c'est formidable, formidable d'avoir le droit de s'imaginer un monde, formidable de rêver.

Créative et humaine, c'est une artiste qui connaît les valeurs de la vie qui se cache sous les yeux bleus de la jeune fille. Elle rêve de devenir coordinatrice, de voir ses pokémons danser et enchaîner des attaques gracieuses, applaudi par un public émerveillé par la beauté du spectacle. Bien sûre, Seiko peut toujours rêver, mais au moins, elle a un but, un but auquel elle s'accroche et s'accrochera de toutes ses forces.
Seiko est très douée pour inventer et construire des choses, elle tient sûrement ça de sa mère, grande ingénieuse de la région de Kalos.

Seiko est petite, mais elle est vaillante.
De nature courageuse et loyale, l’adolescente n'a pas peur de grand-chose. Elle fait toujours en sorte de pouvoir aider les autres et malgré son bas âge, Seiko est assez mature dans sa tête et elle sait trouver les bons mots. Elle a aussi un pouvoir magique, celui de " la compassion ". C'est une grande magie qu'ont certaine personne, et ce pouvoir, elle l'hérite cette fois de son père, c'est vrai que ce dernier aimait beaucoup être en contact avec les gens et savait à chaque fois comment les consoler, comme quoi, même les grands peuvent être fragiles.

Seiko n'est pas méchante, mais elle manipule et ment. On lui a appris qu'il fallait parfois se servir des gens comme si l'on était dans une partie d'échecs. Sa raison de faire : cacher son passé qu'elle refuse de dévoiler. Alors, pour ne pas s’attirer la foule, pour ne pas se laisser déborder par les émotions, elle ment, elle manipule. Ce n'est pas un plaisir, elle n'est pas ce genre fille qui joue avec ses proies. Elle, elle s'en sert plutôt comme boucliers.
Cela n l'empêche pas de se faire des amis, mais en général, elle préfère rester à l'écart, et mentir aux gens. Souvent, elle leur dit qu'elle vient d'une famille heureuse, qui a toujours vécu à Illumis. Elle évite de parler du boulot de ses parents, et s'est décidé à ne rien laisser dire sur son comportement d'avant et sur ses deux années difficiles.
Mais Seiko a une faille, une faille qui nous permettra peut-être de comprendre ce qui s'est passé durant son blanc d'un an, car malgré ce que lui a appris Madame Cholet, la jeune dresseuse est restée quelqu'un de très sensible et émotive, qui n'arrive pas à contrôler ses sentiments ou ses émotions, une chance pour ceux qui s'intéresseraient au vrai passé de la jeune fille.

Seiko est néanmoins une personne que l'on peut considérer comme gentille et sympathise vite avec beaucoup de personnes.
Mais elle manque de confiance en elle et peut parfois être assez timide au premier abord, même si elle se révèle être en fait une jeune fille débordante d'énergie et qui aime bien parler avec ses amis.

Parfois, certains l'a trouve étrange à cause de son attitude avec les pokémons types spectres et ténèbres, qu'elle chouchoute toujours comme des peluches. Sa timidité envers les inconnus n'arrange pas grand-chose, mais Seiko s'en moque, les seuls jugements qu'elle accepte de recevoir sont ceux de ses proches.

Seiko fait plutôt attention à son équilibre, et mange le plus sainement possible, mais il lui arrive de ne pas pouvoir résister aux profiteroles ou autres mets sucrés posés sur un buffet.
Elle s’habille souvent avec un short déchiré, un débardeur blanc et un veston noir. Elle ne sort presque jamais sans sa casquette rose, même en plein hiver.
Elle attache souvent ses cheveux en une queue-de-cheval, laissant toujours deux longues mèches voler devant son visage. Elle a de grands yeux bleus, un petit nez et une petite bouche souvent étiré en un petit sourire coquin.

Seiko. A Kaera, une fille à casquette [TERMINE] Illumis_scene_p

-Maman, qu'est-ce que s'est les lumières dans le ciel?
-Des étoiles, ma chérie.
-Tu sais quoi Maman?
-Non, mon cœur.
-Eh bien moi, j'aime bien les étoiles.

*****

On entend le vrombissement des voitures, la sonnette des vélos, le piaillement des poichigeon, l’aboiement des couafarel, le cri des enfants. Et oui, c'est ça Illumis. Une grande ville, dit-on. Au centre, la Tour Prismatique, se dresse fièrement de toute sa grandeur dans la ville. À l'intérieur, les combats font rage, c'est ça, l'arène d'Illumis. A vrai dire, c'est beaucoup de choses Illumis. Et c'est également la ville où a vécu notre héroïne, Seiko Alizée Kaera. Elle a parcouru chaque rue dans les moindres recoins, a assister aux combats les plus intenses, aux salons pokémon les plus prestigieux, a vécu des moments émouvants, des moments joyeux, des moments tristes, mais elle n'a cessé d'aimer cette ville, cette ville qui renferme tellement de souvenirs. Sa ville.

Avenue Floréal, Le Lounge café, appartement numéro 12


C'est un immeuble assez grand et ancien, situé au-dessus de Lounge café, café spécialisé dans la mode, respectant tout à fait l'esprit des autres habitations de la ville. Une grande porte rouge donne accès à des escaliers. Au dernier étage, le quatrième pour être exact, deuxième porte à droite, l’appartement où vivait Seiko. Un grand salon lumineux ouvert sur une cuisine donnant accès à un petit balcon. Ensuite, vient un couloir qui mène à deux portes et un escalier. Derrière les deux portes, deux pièces, l'une d'elles mène à une chambre claire, sûrement destinée aux parents et l'autre sur une salle de bain. C'est une surface plutôt correcte pour un appartement au plein centre d'Illumis. Mais qu'en est-il de la dernière pièce ? Les escaliers grincent, pas très pratique si l'on se réveille en pleine nuit, mais bon, le fait d'être à l'étage cache une certaine intimité, alors ça plaît.
Une grande chambre aménagée dans les combles. Un lit deux places, un grand bureau transparent représentant, en noir et blanc, une carte du monde entier, une commode, un grand mur bleu pâle, un miroir face à la porte, et un velux grand ouvert. C'est ici, ici que Seiko vivait la plupart du temps. Sur le lit tout fait, comme si elle habitait encore là, il y avait un vieux carnet qui semblait avoir fait déjà des années. Ce carnet, qui lui appartenait et qui d'ailleurs lui appartient toujours. Celui sur lequel elle avait tant compté, celui à qui elle avait divulgué les plus grands secrets, celui sur lequel était griffonnée sa vie sur du papier. Une brise souffla sur les feuilles marquées par le temps.
Et si, nous remontions le temps. Et si, nous nous intéressions un peu à la vie de notre chère Seiko, couché sur la papier.

*****

C'était une belle journée d'hiver ensoleillée, même si elle n'en restait pas moins froide. Il avait neigé la veille et la ville d'Illumis était plongé dans des couleurs froides, à peine réchauffer par les rayons du soleil. Il n'y avait peu de monde dehors, et les seuls prétendants n'osaient s'aventurer sans un gros manteau, une paire de gants et emmitouflés dans une grosse écharpe. C'était un 16 février, journée banale pour certains, qui comme tous les jours, faisait la routine matinale du travail, mais jour de fête pour Seiko Alizée Kaera, fille unique d'aujourd'hui tout juste sept ans. Elle était originaire de Nénucrique, mais elle avait dû déménager il y a de cela plusieurs années, à cause de travail de ses parents, tout deux scientifiques chercheurs. Même si elle ne s'en plaignait pas, la fillette avait toujours un peu regretté l'air marin de la ville, mais elle s'était vite habituée et se plaisait à Illumis. Seiko était inscrite dans une école de bonne réputation et pas très loin de chez elle. Mais Seiko était rêveuse, Seiko était trop rêveuse.

La cour était vide, mais la jeune fille ne bougeait pas. Elle restait là, face à un grand arbre, le regard fixé sur quelque chose qu'elle seule semblait voir. Enfin, après une longue attente elle plaqua ses mains sur l'écorce et s’exclama :
-Je l'ai eu ! Je l'ai eu !
Mais lorsqu'elle regarda autour d'elle, il n'y avait plus personne. Elle s'assit donc sur un banc et attendit que la sonnerie retentisse.
Les minutes passèrent, puis une heure. Et enfin, les élèves commencèrent à déboucher dans la cour et coururent rejoindre leurs parents qui les attendaient déjà dans la cour. Seiko, elle resta assise sur son banc, un sourire innocent flottant sur ses petites lèvres. Sa mère finit par arriver, et la petite se précipita lui montrer sa capture.
-Regarde maman. C'est beau, hein ? Je l'ai attrapé toute seule.
La jeune femme regarda les mains vident de sa fille et ses traits se figèrent.
-Mais enfin, Seiko, dit-elle d'une voix quelque peu hésitante, essayant tout de même de glisser un petit peu d'humour dans sa voix, comme pour ne pas trop blesser l'enfant, il... il n'y a rien.
-Mais si si ! insista la petite, regarde b...Ho un prismillon !
Et sur ces mots, elle s'éclipsa sautiller après un prismillon qui volait à plus de quatre mètres de haut. Une petite dame ronde à lunettes s'approcha de la mère de la jeune fille et lui fit signe d'approcher.
-J'imagine que vous n'êtes pas au courant, mais Seiko a passé l'après-midi entière les yeux rivés sur une écorce de l’arbre. Elle n'a donc pas pu participer à la fin du cours, malgré tous nos efforts pour la tirer de ses...hum, pensées? Enfin, c'est déjà la quatrième fois que Seiko nous fait le coup du personnage invisble depuis le début de l'année, sans compter toutes les fois où elle était trop occupé à parler avec ses amis imaginaires pour s'intéresser à la leçon. Je ne sais pas si elle le fait exprès ou si c'est sa manière de se s'exprimer, mais il va falloir lui faire comprendre que cela ne peut plus durer et que Seiko n'est plus une enfant de quatre ans et demi, est-ce clair, Madame Kaera ?
La femme se mordit les lèvres et hocha la tête à contrecœur.

*****
Un an plus tard...

-La directrice a demandé à ce que Seiko change d'école.
-Quoi ?! S’exclama Benoît Kaero, le père de Seiko.
Elena Kaero, la mère de Seiko, hocha la tête avec tristesse et continua :
-Il paraît qu'elle sera mieux dans une école adaptée à son...attitude. Enfin, c'est vrai qu'elle a maintenant huit ans et demi et qu'elle ne s'intéresse toujours pas aux math, et c'est à peine comme si elle savait lire, sans parler de ses amis imaginaires.
Une tension se créa entre les deux personnes. C'était vrai, Seiko ne s'était jamais intéressé à l'école, elle avait des amis imaginaires, se laissait déconcentrer facilement, c'était vrai, même s'ils refusaient de l'admettre. C'était vrai, leur fille était différente.  
-Quand est-ce que tu comptes lui annoncer ?
-Ce soir.
Dans la soirée
-Seiko ?
-Oui maman ?
-Papa et moi, on a quelque chose d'important à t'annoncer.
-Qu'est-ce que c'est ?
-Pour ta rentrée en CM1, tu vas aller dans une nouvelle école.
-Pourquoi ?
Il eut un long silence, que décida de rompre Benoît :
-Tu seras mieux là-bas et tu te feras sûrement de nouveaux amis, en plus cela pourrait t'aider à devenir une grande scientifique , d'accord ?
-Oui, d'accord.
-Bon, bonne nuit maintenant.
-Bonne nuit papa, bonne nuit maman.
La lumière disparut et la petite ferma les yeux. Son rêve fut hanté de directrice sévère, d'élèves méchants et de scientifiques fous.

*****

Deux ans plus tardd

-Maman maman ! Je me suis fait un nouvel ami, il s'appelle Mest et il est très gentil. Il a onze ans, comme moi! Est-ce qu'on peut aller au parc avec lui ?
-Heu...oui, bien sûr, ma ch...heu, Seiko.
"Ce n'est plus une gamine", se reprit Elena de justesse.
Mest était un jeune garçon qui, contrairement à la jeune fille, n'était pas brun, mais blond. Il avait des yeux gris et un petit nez relevé et des fossettes assez plutôt marquées.
Les deux enfants semblaient bien s'amuser, ce qui fit sourire la jeune mère, heureuse que sa fille se soit fait un vrai ami.
Il se ressemblait pas mal, d'ailleurs l'un comme l'autre, s'amusèrent à embêter des pokémons types électrique jusqu'à ce que ces derniers se décident à leur faire comprendre que ce n'était plus drôle, par leur propre moyen. Mais ils riaient toujours, et au fond, il avait beau avoir onze ans, ce n'était que des enfants.  
Soudain, ils s'approchèrent d'un vieil homme un peu louche et commencèrent à lui parler. Elena fronça les sourcils et se leva :
-Les enfants ! On ne parle pas avec les inconnus. Venez tout de suite i...
Une voix grave et usée par l'âge l'interrompu.
-Je suis le grand-père de Mest.
Elena rougit de honte et balbutia :
-Ho...eh bien...excusez-moi, heu vraiment.
-Ma maman n'est pas méchante mais un peu maladroite, rigola Seiko.
-Quand même, s'indigna sa mère d'un air amusée, prise aux jeux.
Les deux filles rigolèrent un peu puis se fut à Mest de prendre la parole.
-Grand-père, présente nous tes pokémons.
Le vieil homme sortit de sa poche cinq pokéball qui lança en l'air. Apparut soudain un Magirêve, un Absol, un Ectoplasma, un Fantominus et un Ténéfix.
Elena eut un mouvement de recul, mais Seiko, elle s'approcha des pokémon fascinés. Elle n'avait encore jamais vu de pokémon type ténèbre et spectre, sa mère ayant la phobie de ses pokémons et son père préférant les pokémon stype roche et sol. Elle tendit une main,  mais sa mère l'attrapa par le bras.
-Ne t'approche pas, s'écria-t-elle.
Mais sa fille se dégagea et s'approcha du Magirêve en murmurant :
-J'aime beaucoup ce pokémon.
Et soudain, elle se mit à engager la conversation avec le type spectre qui semblait lui répondre. Mest et Elena regardèrent Seiko avec de grands yeux mais le grand-père du jeune garçon, lui, se mit à rire :
-Hahaha ! Je l'aime bien cette gamine !
Elena tira Seiko par le bras.
-On y va !
-Mais lâche-moi maman !
-Non on y va !
-Lâche moi, hurla Seiko.
-Tais-toi ! J'ai dit qu'on y allait !

*****

Dans le journal intime, cette partie est raillée, comme si Seiko ne souhaitait pas qu'on sache la suite de ce qu'il se passa. Un peu plus loin, on apprend entre deux ratures que Seiko est devenu une grande adoratrice des pokémons types spectres et ténèbres et que sa mère a fini par accepter, malgré sa phobie. L'encre a bavé à certains endroits mais l'on peut réussir aussi à lire que Seiko a rencontré une autre personne que Mest, il y aussi ce mot, ce seul mot lisible, ce seul mot après des pages et des pages déchirées et rayer : coordinatrice.

Seiko a grandi, elle a treize ans cela fait un an qu'elle n'a pas écrit dans son carnet, et deux ans que s'est déroulé l'incident au parc, ce qui nous empêche de connaître beaucoup de choses sur son passé. Mais reprenons tout de même notre histoire, peut-être que certains indices nous aideront à comprendre un peu ce blanc d'un an.

*****

Les larmes roulèrent sur son corps. Elle ne voulait plus vivre. Elle ne voulait plus ressentir la douleur. Elle ne voulait plus jamais le perdre. Mais il était trop tard, il était déjà parti. Les mots restaient bloqués au fond de sa gorge. Cela faisait une semaine, qu'elle ne mangeait presque pas, une semaine qu'elle ne voulait plus rien faire, une semaine qu'elle pleurait, une semaine qu'il était mort.
Cette pensée lui arracha un sanglot. Elle se tira les cheveux, enfouit son visage dans son oreiller. Que faire? Elle était si perdue, elle ne savait plus comment réagir. Elle avait peur de salir sa mémoire, elle avait peur de tout. Elle était seule.
Quelqu’un toqua à sa porte mais la jeune fille ne répondit pas. Elle contemplait le mur d'un air absent, elle repensait à tout ce qui s'était passé, durant un an. Les images défilèrent dans sa tête. Cette "fille" qu'elle avait rencontrée, qui l'avait fait rêver, qui lui avait fait croire tant de choses, qu'elle avait surnommée l'Autre, tellement le simple fait d'évoquer son prénom la mettait en rogne. Et puis, il y avait lui, ce garçon qui l'avait aidé dans tant de chose, qui lui avant tant appris, ce garçon qui n'était plus là pour en parler, suite à un terrible accident dont Seiko ne souhaitait pas parler, ce garçon qui s'appelait Mest.
D'ailleurs, elle ne voulait plus parler de rien, ni de l'Autre, ni de Mest, ni de toute cette année passée en enfer. Elle avait décidé de tourner la page, de reconstruire sa vie.
Alors, sa mère se glissa dans la chambre. Elle avait les yeux rougis, comme si elle aussi, avait pleuré. Lorsqu’elle se mit à parler, sa voix tremblait :
-S...Sei...ko ?
Pas de réponse.
-Il faut, renifla Elena, que...que l'on te dise quelque...quelque chose.
Seiko ne réagit toujours pas, mais sa mère continua.
-Papa et moi...devons partir dans...une autre région, Hoenn pour...pour être précis...et...enfin, c'est à cause du boulot, tu comprends?
-On va déménager ? demanda la jeune adolescente d'une voix faible après avoir gardé le silence durant plusieurs jours.
-N...Non, tu vas partir en pensionnat.
Une minute s'écoula, le temps que la brune réalise ce que venait de dire sa mère.
-Je ne veux pas, finit-elle par répondre. Je ne veux pas.
-Je sais mais, moi non plus je ne veux, mais...on n'a pas le choix, se lamenta Elena.
-Si on n'a toujours le choix, s'exclama la jeune fille, je te déteste, je vous déteste !
-Seiko...,supplia sa mère.
-Sors ! Je ne veux plus jamais vous voir!

*****

Dans le car, le paysage s'éloignait lentement, autant que ses parents effondrés par la tristesse de voir partir leur fille unique à contrecœur. Mais Seiko les ignora, elle les détestait, elle ne voulait plus les voir.

Après un long trajet, elle arriva devant le pensionnat. Pendant un instant, elle se dit que la meilleure solution était de fuguer loin d'ici, dans un endroit où les problèmes n'hésiteraient plus.
"Mais malheureusement, se raisonna la jeune fille, ce monde n'hésite pas, et il n'hésitera jamais".

*****

Ce fut une nouvelle année de calvaire. La jeune fille souffrait chaque jour, elle n'avait personne pour qui se confier, personne avec qui parler, seuls des enfants de son âge ou plus âgée qui la rabaissait chaque fois qu'ils en avaient l'occasion. Les plus jeunes avaient peur d'elle car on la disait sorcière, maléfique et manipulatrice à cause de son adoration des types spectres et ténèbres, seules personnes avec qui elle pouvait passait ses journées. Les mauvaises notes pleuvaient sur elle, les cris des professeurs et les moqueries aussi. Et ces pokémons, si prétentieux et lâche, qui n'hésitaient pas une seule seconde pour rapporter à leur dresseur le moindre faux pas que pouvait commettre Seiko. Seule une vieille professeur, celle que l'on appelait "la folle", comprenait la jeune brune et l'aidait au maximum à surmonter les épreuves. A vrai dire, la vieille femme était même devenue le modèle de l’adolescente. Tout comme elle, la professeur était passionnée des types spectres et ténèbres et, dans le temps, était une grande coordinatrice, tout comme Seiko qui en rêvait. En dehors des cours, elle apprenait à son élève les bases de coordination, mais également beaucoup de choses sur les pokémons et pas seulement les types spectres et ténèbres, et surtout, aidait Seiko à gérer ses émotions. Même si la jeune fille ne lui avait jamais parlé la mort de Mest et de sa rencontre avec l'Autre, mais elle lui avait parlé de son enfance, celle où elle n'était encore qu'une petite fille innocente, rêveuse et un peu perturbée. Elle avait aussi dit qu'elle ne voulait plus être, justement, cette petite fille. Qu'aujourd'hui, à treize ans, elle avait grandi. Alors, la vieille femme l'avait aidé à changer, l'avait aidé à rester concentré, à grandir. Et comme par magie, Seiko avait changé, elle restait toujours certes un peu rêveuse, mais plus comme avant, cette fois, c'était son rêve à elle, son véritable rêve auquel elle pensait chaque jour. En fait, ce n'était pas vraiment la magie qui avait changé la future dresseuse, s'était seulement cette phrase, cette phrase unique qu'avait prononcée la vieille dame un soir, et un peu d'amour :
-Tu sais Seiko, ce monde ne tourne pas toujours très rond, mais pourtant, c'est celui dans lequel nous vivons.

Et enfin, un beau matin d'été, celle qu'on surnommait " la folle ", estimât que Seiko était prête, prête à sortir au grand jour, prête à grandir, prête à réaliser son rêve, celui du monde de la mode, son monde.
-Il existe une région, une région que l'on appelle Mhyone. Elle est composée de plusieurs îles, et je suis sûre que tu seras heureuse là-bas. Tu vas bientôt retourner chez toi pour les grandes vacances, et tu pourras raconter à tes parents tout ce que tu as vécu ici et tous ce que tu aimerais vivre là-bas.
En voyant l'expression crispée de Seiko, la vieille femme fit remarquer :
-J'ai constaté que tu n'avais jamais écrit une seule lettre à tes parents et que tu n'étais jamais rentrée chez toi. Je ne veux pas être indiscrète, mais, ce serait-il passer quelque chose .
La jeune brune hésita un peu.
-Oui, il s'est passée quelque chose. Au moment de m'en aller, je me suis disputée avec mes parents car je ne voulais pas partir.
-Et le regrettes-tu ?
-Je...je ne sais pas. Mais j'ai peur qu'ils refusent de me laisser partir.
La femme aux cheveux blancs sortit un objet rond de sa poche et le tendit à Seiko.
-Ils ne pourront pas te refuser cette aubaine maintenant que ce pokémon t'appartient.
L’adolescente secoua la tête.
-Je... Je ne peux accepter.
-Si cela peut te permettre de réaliser ton rêve, je t'y oblige.
Seiko sentit tout son corps trembler et des larmes apparurent au coin de ses yeux. Elle regarda la vieille femme et murmura
-Merci, merci beaucoup.
Cette dernière sourit et répondit :
-Tout le plaisir était pour moi. Maintenant va ! Va vers le chemin qui te mènera à ton rêve, et sois forte.

*****

Pour une fois depuis deux ans, Seiko avait retrouvé son sourire d'antan, mais pas celui d'une petite fille fragile et distraite, celui d'une jeune femme confiante et heureuse de ce que l'avenir lui réservait.
Mais lorsqu'elle arriva près de l'arrêt où le car s’arrêterait, elle réalisa qu'elle ne savait pas encore comment réagir face à ses parents. Bon, elle verrait bien le moment venue. Alors, elle se rappela le petit objet rouge et blanc que lui avait donné la vieille femme. C'est vrai qu'elle ne savait même pas de quelle espèce il s'agissait. Mais elle préférait se garder la surprise pour le moment.

Le car ralentit et Seiko aperçut par la fenêtre sa mère et son père, et remarqua que sa mère avait un ventre bien plus arrondi que l'an dernier. Elle plaqua les mains devant sa bouche.
"Je vais devenir grande sœur!
Toute anxiété s'envola et dès que le car s'arrêta, la nouvelle dresseuse sortit en trombe et se précipita dans les bras de ses parents. elle était émue, mais pourtant, elle ne pleura ni ne dit un mot car son sourire suffit pour transmettre tout le bonheur et la joie qu'elle ressentait en ce moment même.
"Merci, songea-t-elle, merci du fond du cœur pour tout".

*****

La voilà désormais sur le bateau qui l’emmènera à la destination de ses rêves. Ses parents n'avaient pas hésité pour l'autoriser à partir, trop heureux de revoir leur fille souriante pour la priver d'une telle chance, mais à seulement trois conditions.
La première était évidemment de trouver un adulte pour l'accompagner, et sa grand-mère qui se plaignait tout le temps du mauvais temps n'avait, elle non plus, pas hésité pour accompagner sa petite fille dans un endroit chaud.
La deuxième était de leur promettre de réaliser ses rêves jusqu'au bout.
Et la dernière, était de donner le nom de sa future petite sœur.
-Tess, avait-elle répondu.
Elle avait préparé ses affaires et était descendu en voiture dans la région pour passer chercher sa grand-mère, qui vivait dans la ville de Batisques.

Son cœur battait fort et dans chaque main, son journal intime et la pokéball de son pokémon encore inconnu. L'un représentait son passé et l'autre son avenir. Alors, elle ouvrit son carnet une dernière fois, relut toute sa vie, puis sans aucun regret, le jeta par-dessus bord. Au moins, elle était sûre que maintenant, il était en sécurité.
Puis, elle ouvrit la pokéball. Une lumière aveuglante enveloppait le spécimen puis enfin, la lumière disparut. Flottant dans l'air, un petit sourire moqueur au coin des lèvres, des yeux malicieux d'un rouge flamboyant, ce fut un magnifique Feuforêve qui dansait devant elle.
-Mon ami, c'est une nouvelle vie qui commence!

IRL

Surnom : Appelez-moi "The queen"...Nan j'ai pas vraiment de surnom^^A vous de m'en trouvez un♥
Âge : 12 ans
Comment as-tu découvert le forum ? Grâce aux top-sites
Quelque chose à ajouter ?J'aime bien les cookies ♥
Re: Seiko. A Kaera, une fille à casquette [TERMINE]
Ven 2 Sep 2016 - 16:37
Région d'origine : Mhyone
Messages : 532

Evanna Rainsworth

Evanna Rainsworth
Oh ! La cadette du forum ♥
*donne un cookie* Sois la bienvenue parmi nous ! ~

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T-CARDFICHE
EVANNA DISCUTE EN #C780A7
Re: Seiko. A Kaera, une fille à casquette [TERMINE]
Ven 2 Sep 2016 - 17:41
Région d'origine : Sinnoh
Messages : 173

Matthew Levy

Matthew Levy
Bienvenue à toi ! (:

En espérant que tu tout se passe bien pour toi, si tu as un souci n'hésite pas à passer sur la chatbox ou demander aux membres du forum !

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Seiko. A Kaera, une fille à casquette [TERMINE] 1491976492-matthew-t-card
Re: Seiko. A Kaera, une fille à casquette [TERMINE]
Ven 2 Sep 2016 - 19:07
Région d'origine : Hoenn
Messages : 35

Seiko. A Kaera

Seiko. A Kaera
Luna : *prend le cookie* Merchi beaucoup ♥♥♥ keur keur ♥♥♥

China...Quoi Chinatsu : Merciou ♥ Au passage : j'adddddooooorrrreeee tttttooooonnnn vvvvaaaavvvvvaaaa ♥♥♥♥♥♥ beaucoup de keur de keur sur twwaaa ♥
Re: Seiko. A Kaera, une fille à casquette [TERMINE]
Ven 2 Sep 2016 - 20:05
Région d'origine : Sinnoh
Messages : 173

Matthew Levy

Matthew Levy
Merci, mais tout les honneurs reviennent à Luna ♥
J'ai juste fait que le mettre à la place de mon ancien :3

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Seiko. A Kaera, une fille à casquette [TERMINE] 1491976492-matthew-t-card
Re: Seiko. A Kaera, une fille à casquette [TERMINE]
Mer 7 Sep 2016 - 8:44
Région d'origine : Hoenn
Messages : 35

Seiko. A Kaera

Seiko. A Kaera
Chinatsu : Je vais vite filer dans sa galerie mwa ♥

Sinon, j'ai enfin terminé ma fiche.
L'historie peut paraître un peu étrange, mais je tenais vraiment à crée un personnage un peu mystérieux, avec qui on a envie de rp' pour lui faire cracher l'morceau.
Enfin bref, j'espère que tout est en norme.

Sur ce bon courage et merci d'avance ♥♥♥
Re: Seiko. A Kaera, une fille à casquette [TERMINE]
Mer 7 Sep 2016 - 9:19
Messages : 1843

Admin

Admin
BIENVENUE SUR MHYONE



Bonjour. T'en fais pas on a rien contre un peu de mystère Razz On en sait assez pour que ton personnage puisse être validé ! Sans plus attendre ...
Tu es dès à présent validé ! Nous espérons que tu t'amuseras sur Mhyone RPG. Si tu as la moindre question, n'hésite pas à aller en poser dans la partie Question & Suggestions. Tu peux regarder les nouveautés pour connaître les événements en cours. Nous t'invitons à créer un sujet dans les T-Card pour regrouper toutes les informations nécessaires à ton voyage. Tu as désormais dans ton inventaire 3 Pokéballs et un starter.
Bon jeu !

Re: Seiko. A Kaera, une fille à casquette [TERMINE]

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