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When I saw you I fell in love, and you smiled because you knew | ft. Ren
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When I saw you I fell in love, and you smiled because you knew | ft. Ren
Ven 9 Sep 2016 - 2:36
Région d'origine : Unova
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Estelle Highwind

Estelle Highwind
Je n'ai pas mis le cadran pour ce matin, je savais que je n'en aurais pas besoin. Déjà que je n'ai pas réussi à m'endormir avant de tomber littéralement de sommeil, il se trouve que je regarde le plafond de ma chambre depuis une bonne heure et qu'il n'est que sept heures moins le quart. J'ai beau me tourner et me retourner dans mon lit, rien n'y fait. Je ne peux pas m'empêcher de penser à Ren. Je vais le revoir ce soir ! Mon coeur bat plus fort à cette simple idée, c'est dire. Encore et toujours, son image me revient en tête. Son air inquiet lorsqu'il m'a ouvert la porte de chez lui, cette tension silencieuse et douce qui l'anime et cette façon qu'il a de tortiller ses mèches de cheveux. Si je me concentre un peu j'arrive encore à sentir son odeur, celle du thé. Dans ce même ordre d'idée, j'arrive presque à esquisser sa voix qui dit mon nom. Ma gorge se bloque. Arrrgh, mais qu'est-ce qui m'arrive ?! J'ai peur, mais j'ai tellement hâte. Je ferme les yeux et je le revois étendu dans son lit, endormi. C'est cette scène, rejouée en boucle dans ma tête, qui m'a empêchée de rejoindre les bras de Morphée hier soir. Et puis pourquoi celle-là ? Les deux premiers jours suivant mon retour de chez Ren, c'est le baiser qui n'a cessé de me tourner en tête. Maintenant, c'est un concerto d'images, d'odeurs, de saveurs et de sons. Il me manque. C'est presque physique. J'ai soif, mais je n'ai rien à boire. Pourtant, quand j'étais avec lui, je ne me sentais pas comme ça, du moins je ne pense pas. C'est arrivé graduellement, comme une vague. Je pensais que ça irait, puis j'ai lentement réalisé que non. J'ai voulu cuisiner, je me suis rendue compte que Ren ne serait pas là pour y goûter. J'ai eu envie de caresser quelque chose, j'ai réalisé que la peau rugueuse de mon dragon n'a rien à voir du tout avec la douce chevelure de Ren. Et je continue de rouler d'un bord à l'autre en me demandant, de son côté, ce qu'il est en train de faire. Est-il déjà levé lui aussi ?

Il est encore trop tôt pour qu'il nourrisse ses Pokémons je pense. Je me demande ce qu'il se fait comme petit-déjeuner quand je ne suis pas là. Je me demande ce qu'il va porter aujourd'hui. Je me demande si, de son côté, il se pose les mêmes questions à mon sujet. Probablement pas. Sauf que... Moi... J'en pense que je t'aime. Kyaaaaaaah! J'enfouis ma tête dans mon oreiller pour tenter d'oublier ces mots lâchés en un aveu résigné, mais sérieux. Après on parle quand même de Ren, est-il du genre à être aussi... Amoureux que moi ? Je me demande bien pourquoi je pose la question, je le sais pourtant. Ses yeux me l'ont dit et répété, encore et encore. On ne regarde pas quelqu'un comme ça, c'est presque indécent, et pourtant lui le fait à chaque fois. J'ai envie qu'il recommence parce que, maintenant, je comprends pourquoi. J'ai cette nouvelle certitude qu'il m'a offerte, je sais comment interpréter tous ces petits gestes, ses manières de se tenir. Je passe mon temps à me repasser les événements en boucle et à trouver de nouvelles choses qu'il a faites ou peut-être pensé. En une seule phrase, il m'a forcé à le reconsidérer totalement. Moi qui ait eu la naïveté de lui donner les traits d'un ami, d'essayer de le faire, j'ai été un peu lente à réaliser que, de toute façon, ça n'aurait pas fonctionné. Nous ne sommes pas faits pour être amis. Ça aurait été impossible. Cette étreinte que je lui ai donnée avant de partir, en pleine connaissance de cause, m'aura fait l'effet d'une douche froide. Lui dire au revoir, soudainement, n'avait plus la même connotation.

Je dois pourtant me vider l'esprit, sans quoi la journée va être affreusement longue. Je quitte donc le confort de mon lit pour aller m'habiller, m'attacher les cheveux, et aller faire un peu de course dans les rues de Nox Illum. Je ne rentre qu'une heure plus tard, sautant dans la douche pour faire partir la sueur. Plus qu'à m'habiller et à aller manger quelque chose. Perdue dans mes pensées, je réalise que Pascal est à table avec un bon deux minutes de retard. Le blond me regarde avec le sourire, son regard plus bleu que le ciel suivant mes moindres faits et geste. Faisant la moue, je me plante donc devant lui pour lui souhaiter le bonjour en le grommelant à demi. Heureusement il n'est vraiment pas du genre à s'en formaliser, d'autant plus qu'il est trop perspicace pour ne pas plutôt aller directement au coeur du problème. Cet homme me surprendra toujours. Comment est-il possible d'avoir si peu de tact et, pourtant, d'être de si bon conseil et, surtout, aussi doux ? C'est un des petits mystères de la vie je suppose.

- Tu m'as tout l'air d'une jeune fille qui pense à quelqu'un. Le fameux Ren ? 

- Le fameux Ren.

Il n'hésite pas à allonger le bras pour me tirer une chaise, m'invitant à m'asseoir à ses côtés. Le blond me sert une gaufre et, ensuite, nous commençons à discuter, mon coeur s'allégeant un peu maintenant que je peux en parler. Je lui raconte pour la seconde fois ce qu'il s'est passé durant le film et lui m'écoute avec toute l'attention du monde, le visage paisible, sans me brusquer. Je suppose que ça aide d'avoir un éducateur spécialisé directement sous son toit. Il ne fait que ça à longueur de journée, lui, travailler avec des jeunes et écouter leurs problèmes. D'ailleurs, il a aussi son avis sur la question Ren et, bien sûr, c'est bien le dernier à se gêner pour partager ce qu'il pense, même dans cette maison.

- S'il est vraiment comme tu le dis, je pense qu'il a besoin d'autant, voir de plus d'amour que toi. C'est justement ceux qui ont tendance à être le moins expressifs qui en ont le plus besoin et je suis bien placé pour dire ça avec ton père. Alors si tu veux mon avis, je suis certain qu'il n'a pas pu dormir non plus. Sinon tu as une photo ? Je veux voir s'il est mignon moi !

Et le reste du repas se passe à feuilleter le blog de Ren à la recherche d'une photo, sans grand succès. Au final on range à deux et il me propose de l'aider avec l'un de ses petits projets en attendant de sortir faire les courses pour ce soir. J'accepte donc, loin de me douter qu'il a décidé de m'offrir l'honneur suprême : l'assister dans la confection de mon gâteau de fête. Enfin, c'est un bien grand mot. Il m'a laissé couper les fraises et a fait tout le reste. Au moins j'ai pu m'asseoir et le regarder faire tout en parlant de choses et d'autres et de Ren.  Ceci étant dit, la confection du bijou de pâtisserie nous a pris tout l'avant-midi et une partie de l'après-midi. Au moins je n'ai pas vu le temps passer. Je regarde le blond mettre le gâteau sous couvert et le cacher (un Gabriel est si vite passé par là) avant d'aller me préparer à sortir. Au menu ce soir, le chef a décidé de nous faire et je cite son : rosbif au bacon et aux échalotes avec son jus au porto et aux canneberges. Il a aussi décidé d'un vin à servir avec le repas vu l'âge des gens présents. Lorsqu'il doit recevoir, Pascal ne fait jamais les choses à moitié. La perspective d'un aussi bon repas me fait presque oublier, durant un instant, qu'il y a bien mieux qui m'attends ce soir. Je n'en prends conscience véritablement que sur le chemin du retour, dans la voiture. Nerveuse, je tape du pied et regarde partout dehors pendant que le blond est occupé à conduire. Bien sûr, l'homme a remarqué l'état dans lequel je me trouve. Ce n'est pas pour rien qu'il m'a forcé à le suivre aujourd'hui.

- Détend-toi un peu. De toute façon ce n'est pas comme s'il allait se sauver, il est probablement encore plus pressé de te revoir que toi. Respire un grand coup et tout va bien aller. On arrive bientôt.

J'acquiesce, essayant de prendre sur moi et de retrouver une façade plus contrôlée. C'est dur. Je n'arrive pas à comprendre comment Pascal fait pour être aussi paisible tout le temps, on dirait que rien ne l'atteint jamais. Remarque je pourrais dire la même chose de Ren si je ne le connaissais pas. Pourtant, juste sous la surface, tout un labyrinthe complexe d'émotions et de pensées rationnelles se côtoient pour former un ensemble profond et mystérieux. Il n'est pas inatteignable, il est seulement moins expansif que moi, ce qui ne l'empêche pas de me regarder comme si rien au monde ne pourrait m'arracher à lui. Ohw, juste d'y penser comme ça me fait un petit velours. Lorsque la voiture s'arrête, je suis tellement pressée de retrouver Ren que j'en débarque pour courir vers la maison sans même aider Pascal avec les sacs. Lancée à pleine vitesse, j'ouvre la poignée de porte et j'entre dans le hall, allongeant la tête pour regarder d'abord dans la cuisine. Pour une fille qui a vingt-ans, je ne suis pas encore très très mature. Enfin, qu'importe. Il est là ! Juste comme ça, dans la cuisine, en train de faire la vaisselle avec Gabriel. Je reste immobile sur le pas de la porte, n'arrivant plus à voir autre chose que Ren. Mon coeur bat si fort que je le sens dans mes tempes, bien que la course ayant précédé doit y être pour quelque chose. Je ne me retourne même pas lorsque Pascal apparait derrière moi dans l'embrasure.

- Tu viens me donner un coup de main avec les sacs une petite minute ?

- J'arrive !

Et voilà, le blond repart en me glissant un clin d'oeil et la porte est refermée derrière le duo. Ne reste plus, dans la cuisine comme dans toute la maison, que moi et Ren. J'ai envie de m'avancer vers lui, tout de suite, mais ne le fait pas. Je veux le regarder avant, profiter de ces quelques secondes pour graver son image quelque part, pour ne jamais l'oublier. Je veux simplement le chérir ne serait-ce qu'un instant. Après tant de temps passé loin de lui, il fait bon de le retrouver enfin. Lorsque je sens mes yeux briller un peu plus, s'humidifier, je comprends que j'ai assez fait durer l'attente, pour moi comme pour lui. Je n'en peux plus de me tenir à deux mètres de lui. C'est tellement, tellement loin. Détournant le regard pour le cacher derrière ma frange, mes joues s'enflamment alors que je m'approche à pas presque timides pour aller me coller contre lui, pour l'étreindre avec douceur et affection. Je recommence à respirer normalement, soulagée. Il est là, Ren est là et je suis dans ses bras. Je ne voudrais être nulle part ailleurs.

- Tu m'as manqué.

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When I saw you I fell in love, and you smiled because you knew | ft. Ren Miniat_6_x_445When I saw you I fell in love, and you smiled because you knew | ft. Ren Miniat_6_x_095When I saw you I fell in love, and you smiled because you knew | ft. Ren Miniat_6_x_129When I saw you I fell in love, and you smiled because you knew | ft. Ren Miniat_6_x_058
Re: When I saw you I fell in love, and you smiled because you knew | ft. Ren
Ven 9 Sep 2016 - 4:10
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Nathaniel Miller

Nathaniel Miller

Mardi 06 Septembre 2016, 17h58

Complément:
 

Jusqu'ici, tout allait bien. J'ai réussi à survivre à l'interrogatoire de Gabriel, je me suis efforcé de garder l'esprit sain, et de ne pas montrer un seul signe de faiblesse. Mais ça y est. Je n'en peux plus. Les cinq derniers jours furent interminables : après son départ, l'appartement devint un enfer de solitude, une sorte de prison dans laquelle j'étais certes entouré, mais bien trop seul pour m'en rendre compte. Que ce soit mes pokémons, mes recherches ou mes loisirs, tout passa à la trappe au profit de simples et banales pensées, des songes virevoltants dans mon esprit, assaillant de piqûres toute partie de moi qui voulait réchapper à ce piège. Cinq longues journées ennuyantes, et cinq longues nuits insipides. Et voilà que je me retrouve dans cette cuisine, à laver, frotter et essuyer des assiettes, à lutter pour que cette obsession ne transparaisse pas sur mon visage, à souhaiter qu'elle arrive le plus vite possible, que je puisse enfin la serrer contre moi pour prouver que, bel et bien, Estelle Highwind n'est pas qu'un souvenir utopique.

Le grand-frère et moi, nous travaillons silencieusement. Rien à voir avec nos discussions précédentes, mais pas un mal pour autant, car avec ce calme, je peux tranquilliser mon esprit. Je peux me focaliser sur les choses qui importent vraiment, inspirer, expirer, et essayer de deviner ce à quoi elle pense en ce moment. Est-ce qu'elle est anxieuse ? Est-ce qu'elle pense à moi ? Franchement ! J'ai eu du temps pour y réfléchir, et la réponse, je la connais déjà. Moi, je veux qu'elle sache que je pense à elle, que je songe passionnément à tout ce que nous pourrions nous dire si nous étions réunions, tout en croyant dur comme fer que, comme d'habitude, les mots ne suffiront pas. Je n'arrive même plus à réprimer ce petit sourire, cette mine qui s'impatiente, qui s'use à interpréter le moindre son au dehors, à persévérer dans l'attente. Bientôt, Ren Lowell. Bientôt, tu la reverras.

Et un bruit. Impossible de se tromper, c'est eux. Bientôt, elle débarquera dans cette pièce, et ça sera à moi de jouer. Je n'ai pas le droit à l'erreur, j'ai tout misé sur ce moment : j'ai pris soin de moi comme jamais, j'ai commandé à l'avance ce fichu cadeau qui, malgré les circonstances, est arrivé à bon port, je suis même passé chez le coiffeur ! Qu'est-ce qui manque ? Est-ce que tout est en place ? Elle arrive. Je dois la regarder dans les yeux. Il n'y a qu'avec eux que j'arrive à lui témoigner tout mon amour. Tout comme la dernière assiette, je dépose la serviette contre l'évier, et je me lave rapidement les mains. Elle est là, non ? Je me retourne lentement, et ma mine s'illumine, comme si j'étais témoin du plus beau feu d'artifice jamais donné sur terre. Comme toujours, mon regard se harponne au sien, jusqu'à ce que, à ma grande surprise, Estelle s'approche jusqu'à moi et m'incite à la prendre dans mes bras.

Tu m'as manqué.

Mes mains se resserrent contre son dos. Elles la pressent plus intensément contre moi, elles la figent dans mon étreinte pour que, qu'elle le veuille où non, elle soit à jamais piégée entre mes bras. C'est bien ce que je pensais. A chaque fois, je ressens une joie plus intense encore que la précédente, et ça n'a que pour catalyseur que sa présence. Un bonheur si aisé à saisir, est-ce que c'est seulement possible ? Je pourrais m'échapper en pensant que je suis dans un rêve, mais je ne rêve pas. Elle est là, au bout de mes doigts, et je peux sentir sa tension qui, petit à petit, se libère à mon contact. Il me suffit de l'avoir si proche pour comprendre que, comme moi, Estelle a vécu une semaine interminable, cruelle et douloureuse. Maintenant que j'ai comblé ce vide, je n'ai plus envie de la laisser partir. Je ne veux plus vivre ce manque.

Ma main droite glisse jusqu'aux pommettes de la jeune fille. Instinctivement, je lui caresse la joue, esquissant par la même occasion ce doux sourire dont j'ai le secret. Je rougis un peu, frappé par l'émotion, mais je me sens en paix. Maintenant, je me sens capable de lui répondre, de lui dire que, à moi aussi, elle m'a manqué. Même si les mots ne sont pas nécessaires, je ressens le besoin de lui murmurer. Je veux qu'elle s'en persuade, qu'elle comprenne que, peu importe ce que je fais ou ce que je dis, je me trouve incapable de passer cinq jours sans qu'elle m'obnubile.

Toi aussi.. Beaucoup trop.

C'est paradoxal. Je ne suis jamais aussi vulnérable que quand elle est là, mais en sa présence, je trouve également une force que je ne soupçonnais pas auparavant. Alors que j'ai enfin réussi à captiver son regard, j'utilise cette main audacieuse pour décaler une de ses mèches de cheveux en arrière. J'en profite alors pour approcher ma bouche de la sienne, les yeux mi-clos, et à lui voler un baiser. Mon cœur bat à toute allure, mais mon esprit, lui, fond littéralement au contact de nos lèvres. J'aurai pu nous laisser comme tels, enlacés l'un contre l'autre, comme simple scène de retrouvailles. Mais je n'ai pas changé, en une semaine. Je suis toujours cet homme égoïste, saturé d'avarice et de cupidité. Ce Ren Lowell ne s'arrêtera pas tant qu'il n'aura pas obtenu tout l'amour qu'il convoite.

Néanmoins, ce moment, nous ne pouvons pas le faire durer indéfiniment. Je m'éloigne un petit peu, suffisamment pour que nous ne soyons pas tentés davantage, mais assez près pour que je fasse mienne sa présence. Le teint légèrement rougit, je dirige mon regard vers la porte. Marchant en avant, mais m'assurant bien que Estelle reste à mes côtés, je me dirige vers l'endroit où, à priori, les deux hommes se sont arrêtés pour ranger les courses.

Je devrais me présenter à Pascal.

Je le dis sans concession. Ces retrouvailles, brèves mais intenses, m'ont rappelé que, quoi que je faisais, il fallait que je fasse bonne impression devant la famille d'Estelle. Comme une relation saine démarre par des présentations en bonne due forme, je trace mon chemin jusqu'à cet homme blond, le regard doux, qui semblait attendre, auprès de Gabriel, notre retour du pays des rêves. C'est à moi de jouer, maintenant. Je ne pouvais pas rêver de meilleur remontant.

Bonsoir. J'incline légèrement la tête. Je m'appelle Ren Lowell. Je vous remercie de bien vouloir m'accueillir, aujourd'hui.

J'esquisse un sourire poli. Comme le grand-frère, il n'a pas l'air d'être une mauvaise personne. Loin de là, sa présence se veut assez rassurante, et fait tomber une partie de la tension qui, malgré moi, s'est lentement instaurée dans mon esprit. Toutefois, aussi intense que cette pression puisse être, ce n'est pas si peu qui me fera perdre mon sang-froid. Si il y a une chose dont je suis capable, c'est d'être inébranlable face à un enjeu. Quoi qu'il en soit, je prend les choses en main.

Si je peux vous aider d'une quelconque façon, n'hésitez pas. Gabriel m'a dit que je pourrais vous donner un coup de main en cuisine.

Re: When I saw you I fell in love, and you smiled because you knew | ft. Ren
Ven 9 Sep 2016 - 20:36
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Estelle Highwind

Estelle Highwind
Pendant ce temps, dehors, Pascal et Gabriel se sont installés bien tranquilles sur les marches de l'entrée. Le grand blond se contente de regarder les fleurs, détendu comme toujours, pendant que l'autre commence instinctivement à parler. Ils savent tous deux quel est le sujet de discussion du jour, les questions qui doivent être posées et les mesures qui doivent être prises dans chacun des cas de figure. Heureusement pour le jeune Ren, le constat est plutôt positif pour l'instant.

- Poli et calme au point d'en mourir d'ennui, mais il a pas froid aux yeux. Et pas de honte non plus pour obtenir ce qu'il veut, c'est un petit dangereux, mais il a l'air sincère.

- Ooow, donc comme toi, mais en moins casse pieds?

Gabriel lui donne un coup d'épaule, ce qui fait rire le plus vieux des deux de bon coeur. Bien sûr il ne s'en formalise pas puisqu'il a un peu couru après. En guise de transition, il prend la liberté d'étirer les bras avant d'appuyer son menton dans sa paume. Le regard dans le lointain, il laisse sortir une autre de ses paroles dignes des lifes quotes de tumblr à la sauce Pascal.

- S'ils s'aiment, de toute façon, on ne pourrait rien faire pour les séparer. Il ne nous reste plus qu'à espérer que tout se passe bien pour la petite princesse.

***

Les bras de Ren ne sont pas seulement accueillants, ils sont le plus bel endroit sur Terre. Un refuge immuable, chaleureux et doux, une cachette loin du reste du monde où je n'existe plus que pour lui. Je ne veux plus reculer, je ne veux pas avoir à me décoller de lui, plus maintenant. Le comment du pourquoi n'importe pas. Après cinq jours sans le voir, j'ai besoin de ma dose de Ren et quelque chose me dit que je ne suis pas la seule dans ce cas. Le simple fait de sentir ses mains dans mon dos viens remplir un vide en moi, comme si l'on m'avait arraché une toute petite partie de mon âme et qu'on était partie avec elle. C'est drôle comme la distance et le temps ont réussi à faire mûrir mes sentiments. Il ne m'aura fallu que cinq jours pour réaliser l'évidence. Cinq journées tellement longues qu'elles totalisent en fait une éternité. Lorsque sa main vient trouver ma joue, je dois reculer un peu, me détacher ne serait-ce que partiellement de lui pour être en mesure d'aller me plonger dans son regard, là où il me guide. Son sourire est encore plus doux que dans mes souvenirs, plus aimant. Comment est-ce possible de porter une expression comme ça? Comment est-ce possible de faire battre mon coeur aussi vite simplement en me regardant? C'est parce que c'est Ren, tout simplement. Oh les choses que je ferais pour que ce sourire ne quitte jamais plus son visage. Et comme si ça ne suffisait pas, le voici qui passe aux aveux à son tour. Je lui ai manqué. Je lui ai beaucoup trop manqué. J'ignore ce qui a lieu en premier. Est-ce lui qui replace cette mèche de cheveux derrière mon oreille ou moi qui me hisse sur la pointe des pieds? Peut-être est-ce arrivé en même temps. Toujours est-il que c'est d'un même mouvement que nous nous embrassons pour la seconde fois à peine. Même pas besoin de nous consulter, loin de là. C'est tendre, c'est beau, c'est simple, c'est magique et c'est tout simplement parfait.

C'est Ren, sans doute le plus responsable des deux, qui décide de mettre fin à notre étreinte. La vision plus large que la mienne, le jeune homme est encore capable de voir plus loin dans la liste des priorités et de faire ce qui doit être fait. Je n'ai plus qu'à faire comme d'habitude, être heureuse et motivée, vivre dans le présent et ajouter une touche de beauté et de fantaisie au monde de Ren. Je peux le faire en paix, il sera toujours là pour me rattraper si je tombe. C'est une certitude. Le visage rayonnant, j'attrape sa main et y glisse mes doigts entre les siens pour le suivre à l'extérieur de la cuisine. Certes on aura fait plus subtil, mais Pascal sait déjà ce que j'en pense et je ne vais certainement pas me priver pour mon imbécile de grand frère! Et puis bon, mon père ne sera pas là avant encore un bon deux heures alors je peux bien me le permettre... Toujours est-il que notre petit duo va retrouver l'autre, ces derniers étant en train de rentrer les vivres pour ce soir. C'est le moment que choisi Ren pour se présenter avec toutes ses habitudes protocolaires, allant jusqu'à s'incliner légèrement. Ça ne doit vraiment pas rigoler chez lui... Si j'étais plus responsable comme fille je commencerais peut-être déjà à m'inquiéter, mais j'ai bien le temps. Le sourire toujours aussi rayonnant, le grand blond a le réflexe de s'incliner lui aussi légèrement en retour, toujours aussi observateur des traditions d'autrui. Les mains dans les poches, on voit qu'il est bien détendu et pas stressé pour un sous, comme d'habitude.

- C'est vrai qu'il est mignon, bonne pioche petite Estelle! Tu peux m'appeler Pascal, et pas besoin de me vouvoyer. C'est aussi un plaisir de te rencontrer. Quant à la cuisine, si tu te sens d'attaque je veux bien te laisser essayer, mais ceux qui se mettent dans mes jambes sortent, c'est la règle de la maison. Après si tu tiens bon, je pourrai peut-être te parler un peu d'Arthur avant qu'il ne rentre, ça peut être pratique. Alors, tu viens?

Pas besoin de plus de cérémonies, le blond est déjà parti à son plan de travail. Mon grand frère, remarquant que la voie est libre, en profite pour venir me kidnapper en enroulant son bras autour de mes épaules afin de m'attirer à l'écart, son habituel sourire de mauvais coup sur le visage. Je me laisse donc entraîner un peu, curieuse de voir ce qu'il a à me dire lorsque nous nous retrouvons seuls. Je le sens mal...

- Tiens, regarde ce que j'ai retrouvé en faisant le ménage cet après-midi! Tu étais tellement mignooooonne.

J'ouvre grand les yeux en voyant l'album photo. Ah non, ne me dites quand même pas qu'il va essayer de montrer ça à Ren! Je fronce les sourcils et me prépare à sortir le fameux index inquisiteur pour le menacer de "insérez une conséquence effrayante ici" si jamais il devait le faire. Sauf que j'ai été doublement prise de vitesse et que le grand roux m'attrape le doigt en souriant de plus belle.

- Ah mais c'est trop tard, je lui ai déjà montré!

- Tu as quoi?! Non, mais ça va pas?!!

Furieuse, je me jette contre lui en attrapant l'un des coussins du salon. Les joues rouges comme une tomate, je pars en guerre contre l'horrible grand-frère qui se mêle pratiquement toujours de ce qui ne le regarde pas, juste pour s'amuser à me faire réagir. Il est le diaaable!

- Au secours, au secours elle est folle! Oh pitié! Oh moi!

- Je vais te faire regretteeeeeer!

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Re: When I saw you I fell in love, and you smiled because you knew | ft. Ren
Ven 9 Sep 2016 - 23:44
Région d'origine : Mhyone
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Nathaniel Miller

Nathaniel Miller

Mardi 06 Septembre 2016, 18h14

Sitôt retrouvés, sitôt séparés. Néanmoins, c'est le cœur léger que je me dirige de nouveau vers la cuisine. J'ai pu la retrouver, j'ai pu l'étreindre et l'embrasser, et même si elle n'est plus dans la même pièce que moi, ce n'est pas comme si elle avait disparue. Maintenant, je dois me concentrer sur ce qui est devant mes yeux. Arrivés près du plan de travail, nous nous lavons les mains à tour de rôle, et Pascal, fidèle à lui-même, me gratifie d'un sourire bienveillant. Il fouille minutieusement dans les placards, jusqu'à en sortir deux longs tabliers prêts à l'emploi. J'enfile le mien sans perdre de temps, tout ouïe quant à ses instructions.

Donc, je t'explique. Pour ce soir, nous allons préparer un «Rosbif au bacon et aux échalotes avec son jus au porto et aux canneberges». Tu connais peut-être ?

De nom, seulement. Je n'en ai jamais préparé.

Ce n'est pas bien grave. Je vais faire de toi mon second, pour ce soir, donc tu n'auras qu'à suivre mes instructions et à préparer la garniture. Ça ira ?

C'est dans mes cordes, oui.

Chef, second, je n'ai jamais touché à ça. Je ne suis pas de Kalos, après tout, mais tout ce que je sais, c'est que je suis capable de travailler vite et d'être attentif. Même si ça m'étonnerait grandement, je ne pense pas qu'il placera la barre trop haut, et si c'est le cas, je pourrais être heureux d'avoir travaillé auprès d'un chef d'exception. Mais pas le temps d'anticiper ! Il faut agir. Comme je ne suis pas familier de la cuisine, mon supérieur s'affaire à sortir tous les ustensiles qui, de près ou de loin, pourraient nous servir pour la suite des opérations. De mon côté, je mémorise bien les tiroirs, placards et autres compartiments d'où sortent ces outils, car ça pourrait m'être utile pour plus tard.

Ren, met le four à préchauffer à deux-cent soixante degrés, et va me chercher la moutarde et le bacon, dans le frigo.

Oui.

Je jette un œil à la bête. J'ai déjà vu pire, comme four, et le fonctionnement a l'air assez intuitif. Je le met sur le bon mode, et je tourne le bouton de façon à augmenter les degrés. Ci-fait, je file jusqu'au réfrigérateur et, promenant mon regard dans les bacs glacés, en sort les aliments demandés. Je reviens auprès de Pascal, qui a d'ailleurs déjà commencé à sortir le rôti.

Pose-moi le bacon, devant, là. Il se décale un peu. Je vais m'occuper de l’enrobage, et toi, tu vas me faire le mélange de moutarde et me préparer les échalotes.

D'accord. Je me pousse un peu, et je m'approprie un des coins du plan de travail.

Pour le mélange, tu dois écraser un peu de raifort et le mélanger avec la moutarde. Pas de grumeaux, s'il te plait. Pour ce qui est des échalotes, enrobe-les avec l'huile d'olive, le vinaigre de vin, la cassonade, le sel et le poivre. Je te laisse juger de l'assaisonnement.

Il se lance dans sa propre besogne.

Et fais ça assez vite, si ça ne te dérange pas. On pourra ajouter les échalotes dès que j'aurai terminé l'enrobage.

La formule de politesse est un peu passée à la trappe, je crois. J'ai conscience de mes devoirs, donc mon avis, je préfère le mettre de côté. N'attendant que le top-départ, je me lance dans la préparation qui, malgré tout, n'a pas l'air aussi compliquée que prévu. Je commence par le mélange de moutarde, remuant le tout dans un petit bol jusqu'à ce que ça soit totalement homogène. Je ne lésine pas sur le moment : pour ce genre de plat en sauce, il faut faire preuve d'une certaine minutie, car aussi bon que le reste du plat puisse être, il y a un certain équilibre à conserver entre les textures. Finalement, j'arrive à donner un aspect satisfaisant au mélange en deux temps trois mouvements, et je me dirige alors sur le point le plus ardu.

Comme je ne connais pas les goûts de la maison, je vais faire en fonction des standards. Mettant les échalotes dans un plus gros bol, je commence à ajouter successivement les différents assaisonnements, tout en remuant énergiquement. Je profite de chaque ajout pour goûter, et me faire une petite idée de ce qui manque. Je goûte, j'ajoute ci, j'ajoute ça, et au bout d'un moment, je parviens à un enrobage qui me satisfait. Tant mieux ! Ça ne m'aura pas pris trop de temps, et comme elles sont, ces échalotes devraient bien coller avec la texture de la viande rouge.

Côté Pascal, ce n'est pas encore terminé. Il est sur la fin, et je m'étonne même qu'il travaille aussi vite. On ne m'aura pas menti, l'homme s'y connait quand il s'agit de cuisiner. J'ai un répit, donc ? J'en profite pour ranger tout mon plan de travail. J'ai une bonne mémoire visuelle, et pour avoir regardé où allait quoi, je parviens sans trop de mal à tout remettre à sa place. Bon ! Comme ça doit être marqué dans la recette, il semble avoir enveloppé le rosbif avec des tranches de bacon, procédé qui, je suppose, doit imprégner la viande du typique goût fumé de la charcuterie pendant la cuisson. Par contre, il y aura sûrement besoin d'une bonne heure pour rôtir, avec quelques intermittences. Qu'est-ce qu'on va faire, pendant ce temps ?

Pascal relève la tête.

Tu as déjà fini ? Parfait. Viens, je vais badigeonner le rôti avec le mélange, et on va ajouter les échalotes sous le rôtissoire.

J'acquiesce et je suis le mouvement. La suite n'ayant rien de sorcier, on clôt l'affaire en deux bonnes minutes. La porte du four refermée, Pascal règle son minuteur pour que, dans vingt minutes pile, il sonne et nous fasse penser à remuer les échalotes. Plus qu'à attendre ! Mon regard s'accroche à une petite glace. Je passe une main contre ma nuque, et voyant de quoi j'ai l'air avec un tablier, je fronce les sourcils. Je n'ai pas l'habitude d'en mettre, quand je prépare à manger. Ça me donne un air.. Familial ? Ahun. En tout cas, il était blanc, et il est resté blanc : je ne me tâche que très rarement, en cuisine, et quand ça arrive, c'est souvent parce qu'une de mes sœurs est passée par là.

Plutôt que de t'admirer, tu devrais profiter du moment pour me poser des questions !

Eh. Je ne m'admire pas, ça m'a juste rendu curieux. Mais à en croire l'expression de l'homme, si il me sort ça, c'est plus pour me faire une fleur qu'autre chose. Ce n'est pas comme pour Gabriel, qui, je suppose, aborde le sujet pour me taquiner ou taquiner sa sœur. Non, pour le coup, on dirait que c'est juste dans son caractère, et que quoi que je réponde, il me fera un plaisir de m'en apprendre plus. Maintenant que j'y pense sérieusement, je peux comprendre pourquoi Estelle est capable d'être aussi douce et attentionnée. C'est sûrement inné, mais je pense également que la compagnie de Pascal, peu importe depuis quand il fait partie de la famille, a dû accentuer la chose.

Eh bien.. Je plisse les yeux. Qu'est-ce que tu comptes offrir à Estelle ?

Oh. Ça, tu le sauras en même temps que tout le monde !

Encore la même réponse. Ils se sont passés le mot ? Malgré le temps passé à faire mon choix, j'ai toujours ce petit doute, cette anxiété vis-à-vis du cadeau qui, depuis cinq longues journées, me tourmente comme un vrai casse-tête. Est-ce que ça lui plaira ? Est-ce qu'elle le portera seulement ? J'ai pris la peine de consulter mes sœurs, pour l'occasion, et j'ose espérer qu'elles ne m'ont pas jouées un tour. J'ai bien respecté ma part du marché, pourtant !

Tu as posé la même question à Gabriel, pas vrai ? Ça a l'air de te tracasser.

Il m'a percé un jour. Ça ne m'étonne qu'à moitié, il m'a paru perspicace dès l'instant où je l'ai rencontré.

J'espère simplement que mon cadeau lui plaira.

Ça dépend. Est-ce que tu as bien réfléchi à ses goûts avant de le choisir ?

Oui.

Est-ce que tu t'es démené pour trouver quelque chose qui, pour toi, te semblait à la hauteur ?

J'ai essayé.

Est-ce que tu penses qu'elle l'aimera ?

Justement, je ne sais pas. Mais je l'espère.

Alors tu n'as pas raison de t'inquiéter. Un cadeau choisi avec le cœur, c'est ce qu'il y a de mieux à offrir à quelqu'un qu'on aime. Tu verras.

Je laisse paraître un sourire discret, comme un enfant qu'on viendrait de réconforter. Il est gentil, ce Pascal, et son discours est maîtrisé. J'en viens à me demander à quoi il occupe ses journées, et ça me rend curieux. Gabriel, j'ai bien réussi à le cerner, et n'ayant aucune information sur le fameux Arthur, à part peut-être que c'est le père de la fille que j'aime, j'ai assez peu à en dire. Pour le coup, je suis un peu plus rassuré vis-à-vis de mon choix. Maintenant, j'espère simplement que Gabriel a bien caché le cadeau, comme je lui ai demandé plus tôt. Ça m'embêterait qu'elle tombe prématurément sur ce que je lui ai offert. Enfin, il y a le papier, maintenant ! Mais.. Non. Ça va aller, je n'ai qu'à attendre. De toute façon, avec un peu de chance, le fameux présent du grand-frère devrait occulter le potentiel échec du mien.

Merci.

♦    ♦    ♦

On touche à la fin. Plus qu'à terminer la préparation du jus, et il faudra garder ça au chaud pour le retour du père. Ça doit bien faire un peu moins d'une heure et demi qu'on cuisine, et je n'ai pas vu le temps passer. Travailler aux côtés de Pascal est très instructif, il a ses propres méthodes et, sachant que je me suis acquitté de toutes mes tâches en un temps record, il n'a pas été aussi sévère qu'on voulait me le faire croire. Le rythme s'étant stabilisé, on a assez discutés pour que, petit à petit, je commence à comprendre le fonctionnement de la maison. Arthur a l'air d'être quelqu'un d'intéressant, et bien que ma présence soit inopiée, j'ose espérer que j'arriverais à lui faire bonne impression.

Le tout terminé, le blond se tourne vers moi et, le sourire grandissant, m'interpelle.

Tout est bon. Tu m'as bien aidé, merci ! On a encore un peu de temps avant qu'Arthur ne revienne, donc tu devrais en profiter pour aller retrouver ta Estelle, n'est-ce pas ?

Hum.. Oui. C'est moi qui te remercie.

J'incline la tête poliment.

Il agite la main. Je suppose que je n'ai pas le choix ? Je marche tranquillement jusqu'au salon, scrutant les environs. Où est-ce qu'elle est ? Je ne vais pas cracher sur un peu de temps à passer avec elle, surtout en tête à tête. J'ai beaucoup de choses à lui dire, et pas assez de temps pour le faire ! Mais là, présentement, j'ai juste envie de l'embrasser. Encore.


Re: When I saw you I fell in love, and you smiled because you knew | ft. Ren
Sam 10 Sep 2016 - 0:46
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Estelle Highwind

Estelle Highwind
Épuisée après cette bataille intensive de coussins, je suis étalée sur le divan, appuyée contre mon grand-frère dont le sourire rayonne. Il a refermé son bras autour de moi et je me sens m'endormir. Il faut dire que je n'ai pas beaucoup dormi cette nuit et, maintenant que j'ai eu mon câlin de Ren, la pression redescent. Je peux même sentir Gabriel qui laisse sortir un grand soupir de soulagement, ce après quoi je lui fait une pichenette pour la forme. À lui, donc, de m'en faire une en retour. Notre petit jeu se poursuit alors que nous demeurons silencieux, tendant l'oreille pour attraper les bruits en provenance de la cuisine. Ren ne s'est pas encore faire mettre dehors par le chef attitré, ce qui ne me surprend pas vraiment. Gabriel et moi c'est une chose, on n'a vraiment pas de talent, mais Ren, lui, il en a beaucoup. J'ai presque envie de m'approcher sur la pointe des pieds pour les espionner, mais me retient. Je préfère profiter de ce moment de calme pour me reposer un peu et être en pleine forme pour le reste de la soirée. Une nouvelle pichenette. Je relève les yeux lorsque je sens que mon frère m'embrasse le dessus des cheveux avant de les ébourriffer doucement. Hmpf! Je gonfle les joues et rentre la tête dans les épaules, secouant ma tête pour faire retomber ma chevelure en place comme il faut.

- Tu sais, tu lui ressembles vraiment de plus en plus.

- Tu crois?

- Ouais. Et je crois aussi qu'elle serait d'accord pour dire que tu es très jolie. Enfin, elle, pas moi. Tu seras toujours une petite chipie pour moi.

- Je sais... Que je serai toujours une chipie je veux dire.

- Tant mieux.

Et c'est la fin du moment mignon entre frère et soeur puisque le sombre crétin décide d'attaquer soudainement mes côtes pour me chatouiller. Rah le fourbe! Je donne d'abord des coups de pied dans le vide, essayant de me débattre pour échapper à ses longs bras. J'essaie ensuite de me jeter sur lui pour lui rendre la monnaie de sa pièce, mais c'est loin d'être gagné. Arrrgh! Je vais le....! Sauf que non, je ne suis pas assez forte et réussi seulement à me faire lancer sur le divan. Au moins je suis sauve, mais l'autre idiot a l'air fier de celui qui vient de gagner la joute. La tête bien haute, il a l'air de se prendre pour le grand conquérant roi de la montagne. Pff! C'est environ là que Ren fait son grand retour. Mes yeux s'illuminent alors et je retrouve un sourire un peu niais, prête à me relever d'un bond. Gabriel, de son côté, soupire de nouveau et se frotte l'arrière de la nuque.

- Je vous aurais bien proposé un jeu de société pour passer le temps, mais j'ai l'impression que je ne ferais que vous déranger alooors... Je réquisitionne le salon pour l'heure, t'as qu'à l'emporter ailleurs.

Pas de problème, si mon frère nous laisse seuls je suis heureuse moi! Enfin, sauf qu'il y a quelque chose à quoi je n'ai pas pensé. Si Pascal est dans la cuisine et Gabriel au salon, le seul endroit où je peux emporter Ren pour que nous soyons seuls c'est... mais non pas la salle de bain! Qu'est-ce qu'il y a de mal avec vous bon sang?! Non, le seul endroit qui reste, c'est ma chambre. Je vais donc rejoindre Ren avec les joues un peu rosées avant de lui faire signe de me suivre. C'est juste au bout du couloir, à gauche. Au moins Beast dort dans sa balle cette fois, nous ne nous ferons pas déranger. Voilà de quoi faire battre mon coeur un peu trop vite alors que je ferme la porte derrière nous. Je me retourne vers Ren, soudainement toute timide. Je n'ose pas trop le regarder directement, je sais trop bien que son regard me fera flancher et c'est quelque chose que je ne détesterais pas éviter dans le moment alors que le deux tiers du reste de ma famille est à quelques murs à peine de nous. Et puis, avant toute chose, j'ai une ou deux questions à lui poser.

- Alors... Tu en penses quoi? Gabriel n'a pas été trop désagréable j'espère? Et puis vous avez fait quoi avant qu'on arrive?

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Re: When I saw you I fell in love, and you smiled because you knew | ft. Ren
Sam 10 Sep 2016 - 1:38
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Nathaniel Miller

Nathaniel Miller

Mardi 06 Septembre 2016, 19h51

Bon. Pour le baiser, on va oublier. Ce n'est clairement pas le moment, ni même le lieu pour s'en occuper. Estelle, elle, a l'air du même avis, et se contente timidement de me poser quelques questions. En plein milieu de la chambre, je me décale légèrement du lit, et balayant la pièce du regard, je finis par m'attarder sur le visage nébuleux de la jeune femme. Qu'est-ce que j'en pense, hein ?

Que je suis content de te voir.

Je fronce les sourcils. J'arrive enfin à réguler le battement de mon cœur, et ça, je pense que je peux m'en féliciter. J'ai repris mon souffle. Mon air précédent, mélange de tension et d'impassibilité, s'est évaporé au profit d'une subtile mine attendrie. Être en sa présence, c'est comme une revigoration. Je fais quelques pas en arrière, et arrête mes deux mains sur les bordures d'une fenêtre. A défaut de pouvoir la serrer dans mes bras, j'ai besoin de me raccrocher à quelque chose.

Pour ce qui est de Gabriel, ou même de Pascal, ils ont été très gentils avec moi. Je souris. Et non, ton grand-frère ne m'a pas causé de problèmes.

Je marque une pause. Le regard vague, je commence à compter sur mes doigts.

On s'est présentés, il m'a offert un thé.. Il m'a posé des questions.. Il m'a montré ton album.. Et il a même bien voulu me laisser regarder tes vidéos de danse. Je remue la tête de haut en bas. Tu ne m'avais pas menti, quand tu disais que tu étais mignonne.

Eh oui, Estelle. Je me souviens de ces choses-la, et je me souviens, plus ou moins clairement, de la grande majorité des choses qu'on s'est dis dans ce bois. Comment je n'aurai pas pu ? Ce moment m'a marqué, comme ta danse, et j'aurai même aimé qu'il ne se termine jamais. Il m'a permis de réaliser que, comme je l'ai dis sans détour à ton frère, je suis tombé amoureux de toi.

Je penche la tête sur le côté. Ce qui est sûr, c'est que maintenant que nous sommes réunis, seul à seul, je compte bien en apprendre davantage. Mais d'abord, je m'autorise une remarque qui, à mon goût, semble plus que pertinente. Un détail qui m'a titillé, avec notre séance de retour dans le passé de tout à l'heure. Mais est-ce que j'ai seulement le droit de donner mon avis ? Je crois qu'on en est plus à poser ce genre de questions. J'ai envie d'en savoir plus.

D'ailleurs, j'ai remarqué ta couleur naturelle, sur les photos. Ça t'allait vraiment bien. Je fronce les sourcils. Pourquoi est-ce que tu t'es teintée les cheveux ?

Cette curiosité, mêlée à ce niveau modéré tact, ça ne me ressemble pas tellement. Pour une personne classique, je n'aurai pas posé la question, et je n'aurai, en soi, même pas remarqué qu'elle avait changée de couleurs de cheveux. Mais là, c'est de Estelle qu'on parle ! La fille que j'aime, la fille à qui je n'arrête pas de penser, et avec qui j'aimerais passer la majeure partie de mon temps. Pour ça, pour ces raisons évidentes, j'ai besoin de savoir.

Qu'est-ce qui a changé ?

Je lâche cette fenêtre. Inconsciemment, je me rapproche un peu, car pour parler avec elle, j'ai envie d'être le plus proche possible. Mon regard se veut insistant, peut-être même trop, et tandis que je fixe son visage, mes oreilles, elles, ont toute son attention. Tout ce que j'espère, c'est que ma question, aussi impassible fut-elle, n'a pas sonné comme une reproche.


Re: When I saw you I fell in love, and you smiled because you knew | ft. Ren
Sam 10 Sep 2016 - 2:19
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Estelle Highwind

Estelle Highwind
Il n'y a plus que moi et Ren. Le voir se tenir ici, dans cette pièce, a quelque chose de vraiment étrange. Certes ce n'est pas ma chambre depuis si longtemps, mais j'y dors quand même pratiquement toutes les nuits pour mieux m'y réveiller le matin. C'est ici que je lis, que je fais des trucs, que je vis tout simplement. De voir que le jeune homme fait maintenant partie de cet ensemble, ça a quelque chose d'aussi merveilleux qu'inattendu. Si on m'avait dit tout ça lors de notre première rencontre, je ne l'aurais sans doute pas cru. Dans tous les cas, j'ai ouvert le dialogue, curieuse comme à mon habitude. Je ne vais quand même pas changer maintenant, timidité ou pas. Sa première réponse est simple, sans détour. Il est content de me voir. C'est suffisant pour me faire esquisser un sourire de guimauve et remonter mon regard améthyste jusqu'à lui, jusqu'à ses propres lèvres adoucies. Comme un peu plus détendu, le membre du Sigle va s'appuyer contre ma fenêtre avant de poursuivre. Ils ont donc été tous les deux très gentils. En même temps c'est difficile d'imaginer Pascal être méchant avec qui que ce soit qui ne l'a pas vraiment beaucoup cherché, mais Gabriel c'est autre chose. J'ai d'ailleurs très hâte de savoir si ce qu'il m'a dit est vrai ou pas. Demandez et vous recevrez comme on dit. Alors ce n'était pas que l'album, des vidéos aussi ?! Ah cette fois il s'est bien dépassé. Au moins Ren m'a trouvée mignonne. Je me déplace à mon tour et je vais m'asseoir sur mon lit, relevant la tête pour pouvoir continuer à le regarder dans les yeux.

- Merci... Même si c'est plutôt embarrassant pour le coup...

La suite, pourtant, parviens à me déconcerter encore plus. Et il n'y a pas eu de signes avant-coureur, juste Ren qui penche la tête vers le côté avec sa mine songeuse. Il pose la question de manière presque désintéressée, sans trop se douter de la boite de Pandore qu'il vient d'effleurer. Je me mords l'intérieur de la joue alors qu'il parle, me demandant comment je vais bien pouvoir avouer ça et, surtout, sans le blesser. Après tout c'est un peu normal, je suis plus âgée et je suis une personne super sociale, il s'en doute probablement d'une façon ou d'une autre. Enfin, nous verrons bien je suppose. Je sens son regard qui ne me lâche pas, ce n'est pas comme s'il regardait autre chose quand je suis là de toute façon. C'est à se demander comme il fait parfois pour rester aussi concentré sur moi. Toujours est-il que mes doigts commencent à s'entortiller et que mes propres iris ont fuis les siens. J'aurais sans doute moins de mal à en parler si je n'avais pas justement revu le fautif quelques semaines plus tôt à peine.

- Eh bien, disons simplement qu'il m'est déjà arrivé, l'été de mes quinze ans... de rencontrer quelqu'un. Comme tu te doutes probablement, nous nous sommes éventuellement séparés et bah, voilà. J'étais malheureuse et j'étais prête à faire n'importe quoi pour montrer à tous, et surtout à moi-même, que je ne lui appartenais plus. Alors j'ai décidé de changer autant que je le pouvais et voilà, le résultat c'est ça.

Je marque une pause, le regard perdu dans le vide. Ça a bien marché après réflexion. Allen n'a-t-il pas justement eu du mal à me reconnaître lorsque nous nous sommes vus à Port-Lilas ? Lui, par contre, n'a pas beaucoup changé. Certes il fait plus adulte maintenant, mais cela mis à part le temps ne semble pas l'avoir affecté autant que moi. Ou peut-être se sentait-il moins concerné que moi ? Je suppose que je ne le saurai jamais et que certaines choses sont mieux ainsi. C'est le passé, après tout, et je n'ai pas spécialement envie que ça gâche le moment présent, celui que je partage avec Ren. Les lèvres rendues un peu boudeuses par cette vieille mélancolie qui a teinté mes cheveux de roux, je finis par réussir à soutenir son regard de nouveau.

- C'est une vieille histoire de toute façon.

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Re: When I saw you I fell in love, and you smiled because you knew | ft. Ren
Sam 10 Sep 2016 - 3:15
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Nathaniel Miller

Nathaniel Miller

Mardi 06 Septembre 2016, 19h59

D'accord.

Un sourire franc. Un sourire bienveillant. Elle qui me regarde, je lui retourne le meilleur de moi-même. J'avance, millimètre par millimètre, jusqu'à arriver proche. Toujours plus proche. Oui, avec cet aveu, j'ai l'impression de m'être approché de son cœur. Elle me l'a dit, tout en sachant pertinemment que ça pourrait me faire du mal. Est-ce que c'est le cas ? Je ne sais pas. Quand elle a évoqué tout ça, cet attachement, sa réaction, j'ai cru sentir comme un picotement dans la poitrine. Et puis, d'un coup, je me suis rappelé tout le bonheur qu'elle m'avait apporté. Plus de joie en trois rencontres que, et je pèse mes mots, en dix-sept années de ma vie. Et la douleur s'est arrêtée.

Cette douleur, n'en était pas vraiment une. C'était un écho, un fantôme du passé. Celle qui en souffre le plus, et je le vois dans ses yeux, c'est elle. C'est pour ça que je me rapproche, encore, et encore. Moi aussi, j'ai des aveux à lui faire. Mais ce n'est pas le moment. Tout ce que j'ai, pour l'instant, c'est l'amour que je lui témoigne, et toutes les façons dont je peux l'utiliser pour lui remonter le moral. Ren Lowell est plus dur à abattre.

Et puis, en une fraction de seconde, un raisonnement me traverse l'esprit. Si simple. Si logique. Mais également si présomptueux. Est-ce que je peux me le permettre ? Je l'aime, et je crois que c'est réciproque. J'ai envie de tenter cette promesse, car je n'aurai pas d'autres occasion de le faire. Estelle le mérite, et j'en ai besoin, au moins pour donner une contenance à notre relation, ce lien de cinq jours saturé d’ambiguïté.

Donc si je te rend heureuse, tu n'auras plus rien à prouver ?


C'est d'une logique implacable. C'est si éloigné de moi, et en même temps si légitime. Moi qui ai la foi pour partager mon cœur entre ma passion et cette jeune femme, je suis prêt à tout pour m'en faire accepter. Par amour, et surtout par égoïsme, j'ai envie de me faire une place dans ses pensées, bien au-dessus de ses chagrins passés, bien au-dessus de ses peines futures, mais bien au centre de son bonheur. Cela, ça ne dépend que de moi, et moi qui me suis promis, il y a cinq longs jours, d'agir plutôt que d'attendre, c'était mon devoir.

Si elle le veut bien, je prend ses mains. Je glisse mes pouces contre ses paumes, et je la regarde avec un regard mu de témérité. Aujourd'hui, c'est moi qui suis là. Je ne la laisserais pas s'évader autre part. Néanmoins, ma placidité caractérielle me pousse à revenir dans l'instant présent. A briser cet aspect de malaise qui n'a pas sa place en un si beau jour. Je me permet de me poser sur son lit, la mine éclaircie, et je mime une quinte de toux.

En tout cas, j'espère que je pourrais travailler de nouveau avec Pascal.

Je lui souris, détendu.

C'était instructif.

Je le pense. J'avais quelques appréhensions, en venant ici. Quoi qu'on en dise, mes relations avec les personnes adultes se sont toujours définies par des rapports de politesse, machinaux, ou tout simplement scolaires. J'aime plus que tout débattre sur mes thèses, ou bien même les exposer, mais quand il venait le temps de sympathiser, ma barrière de courtoisie devenait comme un obstacle, et plus encore qu'avec mes camarades les moins engageants, j'en venais à créer une atmosphère plate et insipide.

Mais il y a bien des exceptions, comme Pascal qui, par sa gentillesse maladive et naturelle, impose un climat de paix bien à lui. Ces gens-la, c'est ceux que je préfère fréquenter. Par leur douceur, ils poussent à l'ouverture, et moi-même étant conscient de certaines de mes lacunes, je ne demande pas mieux. Mais que mon esprit ne vagabonde pas trop, car pour l'instant, celle que j'aime est en face de moi.


Re: When I saw you I fell in love, and you smiled because you knew | ft. Ren
Sam 10 Sep 2016 - 4:16
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Estelle Highwind

Estelle Highwind
La réaction de Ren est totalement différente de tout ce que j'aurais pu imaginer. C'est à se demander qui de nous deux est vraiment le plus imprévisible. J'ai bien vu ce petit éclat se ternir dans ses yeux durant l'espace d'une seconde, mais le jeune homme est trop pragmatique pour laisser le passé lui gâcher le présent. Ou alors j'ai encore sous-estimé la profondeur de son attachement. Il se rapproche lentement, comme je me déplacerais pour approcher un Pokémon nerveux ou simplement sauvage pour le rassurer. J'ai même du mal à comprendre comment il peut me sourire aussi légèrement. Serais-je donc celle que ça affecte le plus ? Non, c'est simplement que Ren a vu ici une opportunité. C'est donc ainsi qu'il lance sa réponse le plus naturellement du monde, avec un optimisme presque effronté venant de sa part. S'il me rend heureuse alors je n'aurai plus rien à prouver, à personne. S'il me rend heureuse, je n'ai qu'à retrouver ce brun chocolaté d'antan et être moi-même, finir de tourner la page. Je le dévisage encore lorsqu'il vient prendre mes mains, j'ai peine à croire ce qu'il vient de dire et, surtout, la façon dont il l'a fait. Le contact est agréable, chaud et doux. Mon coeur, lui, a eu l'occasion de manquer plus d'un battement. Alors qu'il prend place à côté de moi, le jeune homme change le sujet en évoquant Pascal. Sauf que je ne mords pas à l'hameçon. Avant de le laisser s'éloigner, je dois répondre, j'ai besoin de répondre. Je ne peux pas rester silencieuse maintenant et, retrouvant un sourire certes sobre, je plonge dans la forêt mystique qui vit au fond de ses yeux.

- Demain matin, je vais appeler le coiffeur. Et c'est bien parce qu'ils sont fermés à cette heure !

J'allonge les bras pour mieux le serrer contre moi, dans mes bras. Je lui suis tellement reconnaissante et pas seulement pour maintenant. C'est simplement la personne qu'il est, simplement la force de son regard et de sa détermination. Parfois je me demande encore si je n'ai pas rêvé Ren, si je ne suis pas aveugle à un pan de sa personne ou quelque chose du genre. Autrement ça me parait presque impossible d'avoir réussi à trouver quelqu'un comme lui. Sauf qu'il est bel et bien là, tout près de moi, et que ma plus grande crainte est de ne pas être à la hauteur de toutes ses espérances. Je veux réussir, moi aussi, à le protéger et à le chérir. Je veux qu'il puisse s'appuyer sur moi dans ses moments de doute et je veux être là pour le faire sourire, jour après jour. N'est-ce pas la base, après tout ? Avec de tels buts communs, rien ni personne ne pourra jamais nous résister. La dernière fois que nous nous sommes vus, je n'ai pu m'exprimer que de manière maladroite, sans trop savoir où j'allais ou ce que je voulais vraiment dire. Je n'ai pas encore toutes les réponses, mais il y a certaines choses qui sont claires dans ma tête. Ça aussi je dois le lui dire. Il le mérite, après tout, et ce de bien des façons. Je veux le rassurer, lui faire retrouver ce sourire plein de douceur. Je veux que ses yeux m'avalent encore. Je veux lui donner une bonne raison de me posséder toute entière et de ne plus jamais me laisser lui échapper. Vais-je y arriver ? Je ne peux que l'espérer du fond du coeur.

- Tu es tellement incroyable, Ren. Chaque fois que je suis avec toi, j'ai l'impression qu'il ne pourrait jamais rien m'arriver. Tu es si... attentionné et doux et... et tu ne fais pas que me rendre heureuse.

Je marque une pause pour le reconsidérer, l'admirer un instant. J'ai bien remarqué que sa propre coupe de cheveux avait changé. C'est presque drôle comment un individu qui semblait aussi reclus, aussi indifférent quant à son apparence ou le jugement des autres, a changé par ma faute. Mais c'est aussi adorable. J'ai encore du mal à percevoir les limites de son dévouement et c'est un peu intimidant, mais c'est aussi l'une des choses que j'aime de lui. Pas de demi-mesure. Lorsqu'une décision est prise, il est trop tard. J'admets être un peu comme ça, moi aussi, et voir la façon dont il se démène me donne envie de faire pareil. Je veux lui retourner tout cet amour qu'il m'offre, je veux le combler de bonheur au point qu'il ne pourra plus jamais redescendre des nuages. Je veux être digne de son regard sur moi.

- Si l'on doit prendre un engagement comme celui-là alors je refuse qu'il soit à sens unique. Moi aussi, je veux me démener pour ton bonheur, peu importe ce que tu en penses. Tu n'auras pas le choix de toute façon parce que... Parce qu'avec un regard comme le tien je n'avais aucune chance. Bien sûr que j'allais finir par... Ren...

Je me mords la lèvre inférieure et marque une pause, cherchant mon courage. Je dois le dire, je peux le faire. Ce n'est pas comme si je peux me tromper à ce stade-ci, n'est-ce pas ? Je prends une grande inspiration. Mais est-ce que c'est vraiment le bon moment ? Erf, tu es ridicule, Estelle. Tu sais bien, mieux que personne, qu'il n'est jamais trop tôt pour dire ces mots à un être qui nous est cher. Si l'on attend trop longtemps, on n'aura peut-être plus jamais l'occasion de le faire.

- Je t'aime.

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Re: When I saw you I fell in love, and you smiled because you knew | ft. Ren
Sam 10 Sep 2016 - 19:24
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Nathaniel Miller

Nathaniel Miller

Mardi 06 Septembre 2016, 20h05

Deux mots. Il a suffi de deux mots pour me mettre à terre. Un K.O en un coup, incontestable et fulgurant, pour deux doux et simples sons qui se sont échappés de sa bouche. Cet aveu, j'avais beau me persuader du contraire, je l'espérais de tout mon cœur. Et maintenant ? Je n'arrive plus à bouger ! Je suis planté là, mes yeux naufragés dans les siens, et mon regard se fait presque triste. Cette réaction, plus humaine que jamais, n'est que le témoignage de mon immense joie. Je croule sous les émotions, qui paralysent mon corps, mon esprit et mon cœur, et j'en viens à vouloir me dérober à son regard. Même mon visage, d'habitude impassibles, transpire une euphorie sans limites.

Comment me reprendre ?

Fermant doucement les yeux, je loge ma tête dans le creux de son épaule, comme elle l'avait fais jadis. Si il y a un endroit où je peux me réfugier, c'est bien là. J'ai envie de lui dire merci, mais ce n'est pas comme ça que notre relation fonctionne. Elle existe car, je l'ai compris, nous faisons de notre mieux pour témoigner inconditionnellement de nos sentiments à l'autre, pour qu'il les remarque, qu'il les dévore et, qu'à la fin, nous ne faisions plus qu'un.

Si elle dit vrai, si Estelle souhaite mon bonheur; alors elle est sur la bonne voie. Même mes doutes, autrefois si acides, commencent à devenir de lointains souvenirs. J'en viens à me demander si, après tout, je ne devrais pas laisser les choses telles qu'elles sont, et céder la suite à l'avenir. Peut-être qu'elle, et uniquement elle, sera capable de contrebalancer mon équilibre ? J'ai envie de lui faire confiance. Son regard, d'ordinaire fuyant dans ces situations, s'est mu d'une force que moi-même je ne soupçonnais pas.

Ma tête toujours enfouie, mes cheveux se plaquant contre sa peau, je commence à m'apaiser. J'ai l'impression qu'être en sa compagnie se termine toujours, d'une manière ou d'une autre, en une tornade de sentiments qui m'ébranle, me met à genoux. Est-ce que c'est ça, être amoureux ? Bonne question. Je suppose que tout amour est différent, de toute façon, et je n'ai aucune envie de comparer. Ce qui m'intéresse, et rien d'autre, c'est celui qu'elle me porte.

Je suis heureux, alors.

Dis-je, la voix presque tremblante. Ces émotions contradictoires, il n'y a bien qu'avec elle que je peux les ressentir. Je prend une grande inspiration, et de retour à un état quasi-normal, je relève la tête pour la regarder. Elle est belle. J'ai de la chance. Comme je ne peux pas m'en empêcher, je passe mes bras dans son dos et, une nouvelle fois, la serre contre mon torse. L'étreinte ne dure pas longtemps, mais tout juste assez pour faire passer un message : «Maintenant, tu es à moi».

J'entend alors des bruits, plus loin, au bout du couloir. J'en déduis que Arthur est rentré ? Si c'est le cas, bon timing. Maintenant que les choses ont été mises au clair, je suis plus motivé que jamais pour faire bonne impression. Je me décale un peu de mon aimée, un discret sourire aux lèvres, et je passe une main dans mes cheveux pour les remettre en ordre.

Je crois que ton père est arrivé. On y va ?

Si nous restons plus longtemps, je ne pourrais pas m'empêcher de l'embrasser.

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Sam 10 Sep 2016 - 20:34
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Estelle Highwind

Estelle Highwind

La réaction de Ren est si forte que j'ai presque envie de m'excuser. Voir ses traits se modifier, ses iris devenir si vivants, si profonds, c'est quelque chose que je ne pourrai plus jamais oublier. Je viens de le toucher droit au coeur et de l'ébranler. J'ai l'impression d'être en train de déraciner un chêne, mais de le faire avec tant d'amour que s'en est doux et un peu triste. C'est comme tout un chapitre de nos vies respectives qui se terminent alors qu'un nouveau s'ouvre. Nos deux routes se sont rejoint pour n'en former qu'une seule, un chemin que nous allons pouvoir arpenter ensemble, main dans la main. Lui qui m'avait déjà offert aveuglément une partie de son coeur, je viens de lui offrir en retour, et en pleine connaissance de cause, une partie du mien. Sous le coup de l'émotion, mon autre moitié vient enfouir son visage au creux de mon épaule et j'en ris un peu, chatouillée par son souffle chaud. Le frisson dresse mes cheveux sur ma nuque et me donne une envie de câlins, d'affection. Tendrement, je viens jouer dans ses cheveux, le décoiffer un peu tout en lui embrassant le dessus de la tête. Je peux le sentir qui se détend, qui retrouve la paix maintenant qu'il est en sécurité tout contre moi. Puis, comme réveillé par cette marque d'amour, Ren laisse lui échapper un murmure. Ses mots sont simples, mais difficiles à prononcer. Le jeune homme est si vulnérable, si pur, si sincère. Cela m'attriste autant que cela m'émeut. Il ne me reste qu'une chose à faire : le chérir de tout mon être et lui sourire chaleureusement. Je peux relever la tête, je peux faire de mon mieux pour le réchauffer de mon aura et le cajoler de toutes les manières que je connais.

- Tu es aussi très mignon.

Sont les mots que je prononce alors qu'il relève la tête et que son regard croise enfin le mien de nouveau. Mes joues virent au rose quand une étreinte soudaine, amoureuse, me plaque contre lui. Les yeux clos, je glisse moi-même mes bras derrière Ren et me presse contre tout son corps, attrapant au passage une bouffée de son odeur aussi subtile que la teinte du thé, mais également tout aussi enveloppante. Je fais mine de ne pas entendre les voix qui viennent du couloir, de ne pas réaliser que mon père est sans doute rentré de sa longue journée. Comme toujours, c'est l'autre pan de mon être qui est la voix de la raison. Nous devrions y aller. Même qu'il s'éloigne, mettant fin à notre proximité. Je l'avoue, ça me déplait. J'aurais pu rester là avec lui ad vitam aeternam. Mais puisqu'il a insisté, et qu'il a au final raison, je me retrouve donc contrainte d'abdiquer. Ça ne veut pas dire, toutefois, que je n'en profiterai pas pour le forcer à partager mon manque. Enfin, une autre façon de le dire serait aussi d'admettre que je ne suis pas sage, que j'en veux toujours un peu plus. Juste un peu plus.

- Tu as probablement raison, nous ne devrions pas trainer.

La mine espiègle, ça ne m'empêche pas d'allonger le cou pour déposer un baiser juste au coin de ses lèvres. Tout juste là où il ne peut pas me retourner le baiser, sans pour autant m'aventurer nécessairement sur sa joue. Mon mauvais coup accompli, je tourne les talons pour me diriger vers la porte. L'échine droite, je suis bien fière de moi, quand bien même j'aurais préféré ne pas avoir à le fuir pour aller retrouver les autres. Remarque, peut-être que mon voeu va se faire exaucer...

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Sam 10 Sep 2016 - 21:27
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Nathaniel Miller

Nathaniel Miller

Mardi 06 Septembre 2016, 20h12

Pas si vite.

Diligemment, mais tout aussi gentiment, j'attrape le bras gauche d'Estelle et la tire jusqu'à moi. Je saisis sa main, entrelaçant ses doigts entre les miens, et je lui délivre un baiser, peut-être moins doux qu'auparavant, mais toujours plus passionné. Mon bras, lui, s'est glissé jusque dans le bas de son dos, pour mieux la plaquer contre mon corps. Elle n'a qu'à s'en prendre à elle-même ! Je ne me suis pas retenu tout le long pour qu'on me provoque à la toute fin. Satisfait, je profite de ce baiser dans ses moindres détails, jusqu'à le faire durer autant que ma raison le permet.

Et ma raison, contre mon cœur, se montre bien peu ferme, ces temps-ci.

Mais c'est l'anniversaire d'Estelle, et tout comme moi, sa famille a le droit de profiter d'elle. Le geste ample, je me décale jusqu'à la porte, et l'ouvre pour laisser la jeune femme passer la première. Je lui fais signe d'avancer, d'une part par galanterie, mais aussi parce que la première chose que voudra voir son père, ce n'est clairement pas un inconnu, mais bien sa fille de vingt ans.

Est-ce que j'ai remporté le jeu des baisers ? Qu'elle le veuille ou non, je ne lui ai pas laissé le temps de répliquer. C'est un peu comme si j'avais eu le dernier mot ! Alors que nous nous dirigeons vers le salon, je lui jette un regard narquois, l'air de dire «J'ai gagné». C'est fou, mais depuis que nous nous fréquentons, je me découvre des aspects de moi-même qui me dépassent.

♦    ♦    ♦

Nous sommes dans le salon. Le fameux Arthur, tout comme Gabriel et Pascal, est bien là, et a pu retrouver sa fille. Moi, je prend une discrète inspiration. Je m'approche à pas feutrés, et arrivé à distance polie, je dirige mon regard vers celui du brun. Tout comme précédemment, j'incline légèrement la tête, et me présente avec toute la courtoisie dont je puisse faire preuve.

Je m'appelle Ren Lowell. Enchanté de vous connaître, j'espère que ma présence ne vous dérange pas.

Néanmoins, j'ai bien suivi les conseils de mes deux rencontres précédentes, et je tente au maximum de me montrer moins rigide. Je peux comprendre que, d'une façon ou d'une autre, un surplus de manières peut créer un genre de malaise, et c'est bien pour ça que je détend mon expression. Je souris, plus pour me mettre moi-même en confiance qu'autre chose, mais c'est assez inhabituel pour être souligné.

Je l'ai dis. Je dois faire bonne impression.

Et voilà que mon regard est attiré par celui d'Estelle. Aaah ! Il a fallu qu'elle me dise deux mots pour que je n'arrive plus à me détacher d'elle. Mais c'est mal, et je me dois d'avoir conscience des priorités. Ce soir, ce n'est pas notre soir, mais c'est le sien. Il y aura d'autres occasions, et le moins que je puisse faire, c'est me contenir pour que son anniversaire se déroule parfaitement. D'ailleurs, étant donné la subtile effluve qui s'échappe de la cuisine, je peux deviner que nous passerons bientôt à table.

J'espère juste que Pascal n'a pas oublié de rajouter les canneberges. Bien que, entre nous, ça m'étonnerait grandement.


Re: When I saw you I fell in love, and you smiled because you knew | ft. Ren
Sam 10 Sep 2016 - 22:42
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Estelle Highwind

Estelle Highwind
C'est en offrant à mon aimé un regard malicieux, bien déterminé à lui rendre la monnaie de sa pièce plus tard, que je parcoure le long du couloir pour aller rejoindre les autres. Les voix de mon frère et de mon père montent du salon et j'en conclus donc qu'ils sont là-bas. Habituée à la maison et ne faisant plus attention depuis longtemps à la planche qui craque sur mon chemin, je fais irruption dans la pièce avec un sourire plus vaste que jamais. Il faut dire qu'une certaine personne tout juste derrière moi y est pour quelque chose. Ce baiser que nous venons tout juste d'échanger, séparés à peine par quelques épaisseurs de vêtements, a de quoi me faire planer encore un peu. Je peux même voir l'air un peu surpris de mon père et celui, plutôt moqueur celui-là, de mon frère devant ce nouvel entrain. Parlons-en d'ailleurs de ce fameux Arthur. Ironiquement, il partage de nombreuses caractéristiques avec Ren, maintenant que j'y pense. Grand et svelte, il a une lisse chevelure d'un brun profond, presque noir. Si son visage a l'air fatigué après une longue journée dans les urgences Pokémon de Nox Illum, son regard violacé, lui, brille encore d'une intelligence et d'une vivacité mordante derrière ses lunettes à la monture légère. Possédant de longues mains de pianiste, il a pris la liberté de dénouer sa cravate choisie par mes soins, c'est celle avec les petites étoiles bleues et blanches, pour relaxer un peu. Il a même déjà une bonne tasse de thé probablement préparée par Pascal juste à temps pour son retour à la maison. Assis sur le divan, les jambes croisées, il caresse distraitement un magnifique Ninetales chromatique qui se repose paisiblement contre lui. Au moment de notre arrivée, le patriarche Highwind semble absorbé par ce que lui dit Gabriel, ce dernier visiblement passionné, par son sujet de conversation du jour. Laissez-moi deviner ce que c'est...

- ...totalement sur son petit nuage tu devrais... Ah bah voilà. Exactement cet air-là.

Je fronce les sourcils et gonfle les joues en jetant un regard noir à mon aîné qui se moque indirectement de moi. Il ne va quand même pas perdre ses bonnes vieilles habitudes maintenant. Toujours est-il qu'une autre voix me coupe dans mon élan, avant même que je ne puisse aller donner un coup de pied sur le mollet de l'autre andouille. Dommage, je vais devoir me reprendre plus tard !

- Je vois tout à fait ce que tu veux dire. C'est vrai que tu as l'air rayonnante ce soir, Estelle.

Et c'est le moment d'esquisser mon petit sourire d'ange. Gabriel n'a pas l'air impressionné et croise les bras en regardant au ciel, ce qui a le mérite de faire sourire notre père. Néanmoins, ce n'est pas tout. Il y a encore quelqu'un, en retrait, qui attend de pouvoir se présenter avec toute sa rigidité habituelle. Enfin, il fait des efforts et, pour moi qui le connait un minimum, ça se voit. Lorsque cette journée sera terminée, je devrai trouver un moyen de le remercier et de le récompenser pour tout ça. Il se débrouille vraiment comme un as jusqu'à maintenant. Le concerné procède à sa petite routine pour ce qui doit être la troisième fois aujourd'hui, inclinant la tête avant de décliner son identité et une formule de politesse qui, sous le toit Highwind, est quand même un peu surréaliste. Comme si sa présence pouvait déranger qui que ce soit, déjà qu'il ne prend pas des masses de place et qu'il est tranquille comme pas deux. Enfin, presque toujours tranquille. Directement interpellé, Arthur dépose sa tasse de thé sur la table du salon avant de se lever. Esquissant le même genre de sourire poli, c'est à son tour de se plier à son propre rituel de salutations et de lui tendre la main afin que Ren puisse la serrer.

- Arthur Highwind, enchanté.

Sur le divan, Efreet a relevé la tête, dérangé par le mouvement, et lance un couinement de protestation avant de quitter les lieux à la recherche d'un endroit plus tranquille où faire la sieste. Je n'ai même pas besoin de le regarder pour savoir l'exercice auquel s'adonne maintenant mon père, scrutant probablement Ren de la tête au pied pour se faire une idée de son caractère et de tout ce qui vient avec. À croire que c'est moi la moins perspicace et la moins observatrice de la famille... Ouais, d'accord, c'est moi. Toujours est-il que, maintenant qu'Arthur a l'occasion de s'approprier Ren, il va la saisir. Autant m'en aller tout de suite, je me doute bien de ce qui va suivre. Enfin, au moins je n'ai rien à craindre, je sais que mon aimé va en ressortir en un seul morceau, mais c'est que j'aimerais bien pouvoir profiter de sa présence moi !

- Estelle te l'a peut-être déjà dit, mais je travaille au service des urgences Pokémon, ce qui explique mon retard. Ceci étant dit, parle-moi plutôt de toi. As-tu des passions en particulier ? Enfin, mis à part les yeux de ma fille bien sûr.

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Re: When I saw you I fell in love, and you smiled because you knew | ft. Ren
Dim 11 Sep 2016 - 1:23
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Nathaniel Miller

Nathaniel Miller

Mardi 06 Septembre 2016, 20h21

En effet, on me l'a dit.

Maintenant que j'ai entendu sa voix, il n'y a pas de doute. Cet homme, le père d'Estelle, me fait beaucoup trop penser à Papa. Peut-être en un peu plus extraverti ? La chose étant que, dans sa démarche, son ton ou sa façon de me questionner, j'ai l'impression qu'ils se ressemblent énormément, et peut-être est-ce dû au fait que je n'ai pas vu ma famille depuis un moment, ou que j'idéalise mon père d'une quelconque façon, mais quoi qu'il en soit, je suis un peu scotché par cette découverte.

Pourtant, c'est une bonne chose. Si il y a quelqu'un avec qui je suis à l'aise pour discuter, c'est bien mon père, et pour peu qu'il lui ressemble, je me trouve à inconsciemment adoucir mon ton, comme si toute la pression redescendait pour laisser place à la typique harmonie du foyer. Evidemment, je garde un comportement poli, mais, comment dire.. ? C'est mieux ! Je sais qu'avec lui, je vais pouvoir parler sans détour.

Et pas me priver.

Deux passions essentielles, je dirais ? La première étant la recherche. J'ai côtoyé la science toute ma jeunesse, et je me suis très vite pris d'affection pour ce domaine. Pour faire simple, je suis assez amateur de courants indépendants, comme les thèses individuelles qu'on trouve dans les revues et sur le pokéweb, ou même la recherche fondamentale. Evidemment, je respecte les consensus principaux, car sans ça, il n'y aurait pas de pokédex. Mais.. J'aime le principe de déterrer de nouvelles théories. Je n'apprécie pas de négliger une information, donc quand quelque chose m'échappe, j'essaye de me renseigner au maximum.

Le raisonnement scientifique, donc.

Je hoche la tête.

Oui. La recherche demande beaucoup de patience, et surtout beaucoup de lecture. On ne peut pas développer sa pensée sans s'être approprié celle des autres, car on pourrait retomber sur certains points déjà éclaircis, ou ne pas avancer du tout. Le plus important, c'est de continuer là où les autres se sont arrêtés, et de créer de nouveaux chemins.

Je fronce les sourcils.

Par exemple, j'ai remarqué quelques ouvrages du Professeur Keteleeria dans votre bibliothèque qui, en plus de permettre la création du pokédex Unys, s'est penchée sur les conséquences d'un changement d'habitat sur les espèces de pokémon. Ces même travaux ont su en inspirer d'autres, pour enfin démontrer que, avant tout, c'est parce que le biome originel des Manternel s'est refroidi qu'ils ont développé un don pour la création. Auquel cas, les Larveyette ne survivaient pas aux conditions de vie.

Je souris.

La recherche est une sorte d'héritage, et pour bien le perpétuer, nous devons témoigner tout notre respect à nos prédécesseurs. Comme je l'ai dis plus tôt, mais ce n'est que mon humble avis, il faut s'approprier la pensée des autres pour mieux progresser.

Je suis du même avis. Tu es donc plus versé dans la théorie que dans la pratique ?

Oui et non. A la base, je l'étais, et je continue de l'être, mais depuis que je suis arrivé à Mhyone, je m'efforce de travailler sur la pratique. Et surtout l'étude en temps réel. D'ailleurs, pour ce qui est de ma deuxième passion, ce sont les pokémons insectes. Je compte devenir expert dans ce type, et même si je vise à conserver une culture générale acceptable, c'est mon domaine de prédilection. Quand j'affirme que je m'aguerris sur la pratique, c'est parce que je m'efforce de voyager à travers Mhyone, qui est une région riche en pokémons, afin d'attraper le maximum d'insectes possible, et d'en étudier les caractéristiques.

Je vois. C'est une passion fort intéressante. Moi-même, j'ai eu quelques expériences avec les insectes, et j'ai dû m'instruire pour pouvoir faire face à certaines situations délicates. Aux urgences, certains pokémons de ce type ont tendance à se débattre, voir à se montrer agressifs si ils ont été séparés de leur dresseur. En me renseignant un peu, j'ai pu comprendre que beaucoup de pokémons insectes vivaient en essaim ou en ruche, et que, même après la domestication, il leur fallait une présence régulière pour leur rappeler la vie en communauté.

Oui. C'est principalement le cas pour les Fermite, les Apitrini ou les Dardargnan, qui sont très sensibles à la solitude et l'isolement. Ils ne demandent pas spécialement plus d'entretien que d'autres pokémons, mais la seule présence de leur dresseur ou d'autres camarades de la même équipe suffit à les apaiser. Quand c'est impossible, il est aussi préférable de les placer aux côtés d'autres individus de la même espèce.

C'est exactement ce qu'on fait, oui. Je suppose donc que tu as lu les travaux du professeur Ormes ?

Mon père était un de ses assistants, donc j'ai eu plus d'une occasion de lire ses théories. Vous voulez en venir au cas des pokémons élevés dès l’œuf, n'est-ce pas ?

Il acquiesce légèrement.

Oui. Ce n'est pas très développé, mais le professeur Ormes, dans ses recherches, affirme que la conscience d'essaim s'amenuise lorsque le pokémon est placé sous la garde d'un dresseur dès son éclosion.

Je malaxe une de mes mèches.

C'est la première thèse sur laquelle j'ai travaillé, à vrai dire.

Vraiment ? Dis m'en davantage.

Déjà, il a fallu démontrer que les pokémons insectes concernés, comme les Aspicots, les Apitrini, les Fermite ou les Chenipan, avaient besoin d'un modèle hiérarchique pour mettre en place cette conscience de groupe. Chez les Dardargnan, les Papilusions ou les Fermite, c'est souvent un mâle alpha qui commande les autres, tandis que chez les Apitrini, c'est bien évidemment l'Apireine qui gère l'essaim. Il faut savoir que l'autorité se met en place naturellement, chez ces espèces. Elle est instinctive. Pour ça, vous me direz «Quelle est la différence avec un troupeau de Tauros ?», et cette subtile différence se trouve dans la suite. Chez ces espèces, contrairement aux autres, on ne quitte généralement pas l'essaim par sa volonté propre, mais parce qu'on y est contraint. La hiérarchie, crée dès la jeunesse, est adulée à tel point que tout ordre extérieur n'a aucune valeur. Avec un peu de travail de terrain, il a été prouvé que les directives de l'essaim étaient souvent simples, comme défendre un territoire ou acheminer des ressources, et que les pokémons insectes, eux, ne faisaient que s'y conformer sans trop poser de questions.

Je penche légèrement la tête.

J'en profite pour préciser que, dans la majeure partie des cas, c'est pour ça que les spécimens capturés sont très dociles. Ils sont habitués à suivre des ordres à la lettre, sans discuter.

Je souffle un peu.

Continue, c'est intéressant.

Oui. A partir de ça, il est plutôt aisé de déduire que la culture d'essaim se crée par l'éducation, une sorte d'endoctrinement rapide et efficace, par lequel ne passent d'ailleurs pas les nouveaux-nés élevés en captivité. Le pokémon est dès lors moins extraverti, moins attiré par ses semblables, et aussi plus volatil. Toutefois, certains experts dans le domaine ont récemment tenté plusieurs expériences pour essayer de créer une conscience d'essaim dite artificielle. Pour ça, ils reproduisaient les signaux généralement utilisés par chaque espèces, comme des cliquetis ou des sifflements, et ce dans le but de créer une relation sans dialogue entre dresseur et pokémon. Le but vise à optimiser les combats pokémons, donc en soi, ça ne m'intéresse pas tellement, mais c'est assez intéressant pour être souligné.

Tu as l'air d'avoir beaucoup réfléchi à ton sujet. C'est bien.

J'incline légèrement la tête.

Merci. Si ça peut vous intéresser, j'ai travaillé sur d'autres sujets bien plus vastes.

En effet, ça m'intéresse. Dis-moi c-...

Vous aurez toute la nuit pour ça. Quoi que, ça m'étonnerait qu'Estelle soit d'accord. Le blond dévoile son fameux sourire. Pour l'instant, il est l'heure d'aller manger.

Eh bien, remettons cela à plus tard.

Avec plaisir.

Je souris. Mon cerveau est en ébullition, et parler un peu de ma passion m'a permis de me détendre. Ça faisait longtemps que je n'étais pas tombé sur un amateur, et je dois l'avouer, ça me manquait un peu. Peut-être que, plus tard, Estelle voudra m'écouter aussi ? Ça me ferait plaisir de lui partager ce que j'aime. Je lui jette un petit regard attendri, avec un sourire de gamin satisfait. Je me plais bien, ici ! Sagement, je vais me trouver une place autour de la table, jusqu'à ce que Pascal, toujours autant de bonne humeur, reprenne la parole.

Ren m'a bien aidé, il se débrouille mieux que je ne l'aurai pensé ! Je songe même à le prendre comme apprenti.

Les yeux taquins, il s'autorise un discret clin d’œil à Estelle. Pour ma part, donner un cours sur la conscience d'essaim, ça m'a creusé l'appétit. Et puis, avec ce qu'on a préparés plus tôt, je ne vais sûrement pas me priver. Aujourd'hui est un jour spécial, et que ce soit par amour ou par enthousiasme, je compte bien lui rendre honneur.


Re: When I saw you I fell in love, and you smiled because you knew | ft. Ren
Dim 11 Sep 2016 - 2:33
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Estelle Highwind

Estelle Highwind
La discussion entre les deux passionnés de recherche va bon train et je m'en retrouve un peu étourdie. Pourtant, ça ne m'empêche pas d'esquisser un grand sourire satisfait et de donner des coups de coude à mon grand frère. Il a l'air un peu découragé, mais osef, j'ai un message à lui faire passer. "Regarde comme il se débrouille bien ! Avoue qu'il est intelligent mon Ren ! Je comprends pas la moitié de ce qu'il dit, mais c'est le meilleur ! Allez écoutes ce qu'il dit, je suis certaine que tu comprends rien non plus et ça me rend suuuper fière !!" Bon, je n'ai jamais osé me prétendre mature, de toute façon, alors ça passe bien. Sans doute en train de développer un mal de tête soudain, Gabriel fait donc mine de bâiller avant de se diriger vers la cuisine en me traînant avec lui.

- On va aider Pascal à mettre la table, bye bye.

Aucun des deux ne l'a entendu. Surprenant tiens. Ils ne sont pas mieux l'un que l'autre en fait ! Au moins ça prouve qu'ils vont bien s'entendre et ça, c'est quelque chose de plutôt important, ne serait-ce que pour moi. Je pense que tout le monde a compris, depuis un moment, que ma famille est pour moi sacrée. Je serais tout bonnement incapable d'être avec quelqu'un qui ne plairait pas au reste de ma famille. Vous pouvez en penser ce que vous voulez, je suis comme ça et c'est tout. Enfin, dans ce cas-ci, de toute façon, j'ai l'impression qu'on ne pouvait pas rêver mieux. Toujours est-il que je vais nettoyer la table, que je sors des ustensiles, les coupes et les napperons et tout ce qui s'en suit. L'opération ne prend que quelques minutes, ralentie par mes arrêts fréquents devant l'entrée du salon pour attraper des bribes de conversation au vol. J'ai particulièrement retenu un ou deux trucs en lien avec l'élevage à partir de l'oeuf et l'influence du milieu. Sans trop que je sache pourquoi, c'est le genre de sujet qui m'intéresse depuis que j'ai commencé à voyager, à voir des Pokémons dans leur habitat naturel. Je préfère toutefois ne pas aller les déranger, étant sous l'impression que, de toute façon, je ne pourrais rien apporter à la conversation et que je ne ferais que les déranger. Ce qui ne m'empêche pas de repenser à mes propres rencontres sur le terrain, à mes observations, à mes notions d'élevage. Je me plonge donc dans d'intenses réflexions tout en terminant mes trucs. Une fois cela fait, je m'apprête à retourner au salon lorsque le chef sonne l'heure du repas. Heureusement que c'est lui qui est allé les avertir, mon père n'aurait pas mis fin à la conversation pour qui que ce soit d'autre. J'ai bien l'impression, d'ailleurs, qu'il n'est pas le seul dans ce genre-là.

La petite famille prend donc place à la table, le maître des lieux à l'extrémité de la table. À sa droite se trouve Pascal, encore debout, qui s'affère à servir tout le monde après son compliment à Ren. Moi-même assise à la droite de mon beau-père, j'ai la chance d'être assise face aux plus beaux yeux de la soirée. Concluant la boucle, Gabriel est assis en face de Pascal et, par conséquent, à côté de mon aimé. Le tour de table étant terminé, ça ne veut pourtant pas dire que nous sommes les seuls à manger. Le chef a aussi pris la peine de préparer les bols du reste de la famille : Beast, mon starter, Efreet, le Ninetales chromatique de mon père, Jacynthe, la Pachirisu de Pascal, Cujo, le Houndoom de mon frère et même Pavo. Tous sont en train de se remplir la panse dans la joie et la bonne humeur. Quelque chose comme ça de toute façon. Une fois tous servis, les conversations peuvent reprendre sur tout et sur rien. Enfin, mon père n'a pas tenu plus de trois minutes avant de se réapproprier verbalement Ren. Erh ! Comment je suis supposée me perdre dans ses yeux dans de telles conditions ! Je me rabats donc sur Pascal et nous parlons de différentes choses, parfois interrompus par Gabriel qui ne s'est pas fait remarquer depuis trop longtemps. Lorsque tout le monde a fini, il est temps de débarrasser la table et de présenter des compliments aux cuisiniers du jour. La prochaine étape ? On ne va quand même pas sauter directement dans le gâteau après un repas de cette envergure. C'est donc, selon la tradition, l'heure de passer aux présents.

- Pascal, tu commences ?

- Comme toujours. J'espère que ça te fera plaisir. Si j'avais su j'en aurais profité pour rajouter de l'huile à massage ou quelque chose comme ça pour toi et Ren, mais--

- Donnes-lui juste son cadeau...

- Roh, tu n'es pas marrant.

Je ne sais pas trop si l'échange devrait me faire rire, mais dans le doute je vire à l'écarlate. Heureusement que les malaises ne durent jamais très longtemps lorsque Pascal a son rôle à jouer. Les facultés de socialisation de cet homme sont tout bonnement surnaturelles. Bref, un paquet atterrit donc devant moi et je n'ai pas de mal à deviner ce que ce sera. En même temps il faut dire que le blond est à l'écoute en quasi permanence et que c'est assez pratique pour trouver le cadeau parfait. Je retire donc le papier pour trouver, au fond du sac, un ensemble pour le bain. Le bain moussant, des chandelles, de la crème hydratante, une nouvelle serviette beaucoup trop douce, un savon pour peau sensible et même une crème de nuit pour l'entretien de la peau. Je sais bien que j'aime me considérer comme moins superficielle que beaucoup d'autres demoiselles, mais j'ai bien le droit de me chouchouter de temps en temps ! Les yeux plein d'étoiles, je saute au cou de Pascal pour le remercier de son présent. C'est simple, mais ça répond à la fois à un besoin et à une envie. C'est donc un cadeau parfait en somme. C'est le cadeau de mon père qui passe en second, plus volumineux celui-là et emballé en différents paquets. Curieuse comme une gamine le matin de Noël, je commence à déchirer le tout, la tête pleine d'espoirs. Ce que je trouve me rend encore plus heureuse que je ne le croyais. J'ai de nouvelles bottes de randonnée, un petit atlas de la région de Mhyone, une boussole, une gourde, des allumettes, un petit couteau, un magnifique carnet de voyage, un sac réservé au même usage et un appareil photo. Comme toujours, mon père et Pascal se complètent parfaitement, s'occupant chacun à leur façon d'une sphère de ma vie. Là encore, c'est l'heure des câlins et des remerciements. Traditionnellement, ce serait donc au tour de Gabriel. Néanmoins, le concerné semble avoir un autre projet en tête.

- Je pourrais bien lui donner tout de suite, mais on dit qu'il faut garder le meilleur pour la fin alooors... C'est à toi, Ren !

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