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► #8 — Au Gré du Vent | [RP Normal — feat. Elisthel]
► #8 — Au Gré du Vent | [RP Normal — feat. Elisthel]
Mar 13 Sep 2016 - 23:49
Région d'origine : Sinnoh
Messages : 92

Allen Wills

Allen Wills
CENTRE-VILLE, PORT-LILAS ★ 16H30

Allen doit retourner sur l'île principale de Mhyone. Théodora ayant d'autres affaires à terminer, il se retrouve donc seul avec Elisthel.
★ FIRST POST ★

Un dynamisme digne d'une ville portuaire. De nombreux touristes comme des locaux arpentent inlassablement ces rues, bercés par les chants et musiques de l'air marin. Cette atmosphère ne m'a pas manqué, j'ai l'impression de n'avoir jamais quitté la ville. Notre séjour à Canopée n'a duré que quelques jours, et nous revoici de retour pour retourner sur l'île principale de Mhyone. Ce ne sont pas pour mes responsabilités de président que je me dois de revenir, mais une pour réunion exceptionnelle avec des personnes très spéciales. Etant donné l'ampleur de la situation, je ne peux qu'y aller seul.

Un serveur vient diligemment nous apporter nos commandes avec une courtoisie des plus appréciées, comme s'il nous considérait comme des personnes de haute importance. Ce n'est pas tout à fait faux, mais bon. Perdu dans mes pensées, je me remémore ce que j'ai vécu ici, il y a tout juste quelques jours. Une rencontre insoupçonnée, qui au final m'a permis d renouer avec le passé. Mais mon passé ne se résume pas à cet événement uniquement. La fille assise devant moi en fait elle aussi partie. Nous étions jeunes, très jeunes, mais la personne que j'ai connue à l'époque ne ressemble en rien à ce qu'elle est devenue aujourd'hui. Je parle évidemment d'Elisthel.

Une amie d'enfance, celle qui m'a montré que d'autres personnes pouvaient être accessibles, intéressants et surtout que ça vaut la peine de se faire des amis. Mais si cette époque est révolue, je ne suis pas mécontent de la "nouvelle" Elisthel. Nos deux personnalités ont complètement changé, mais j'ai l'impression que l'on se connait depuis toujours. Durant toute cette réflexion, mes yeux n'ont pas quitté son visage une seule seconde, je me surprends même à lui esquisser un sourire des plus chaleureux.

▬ "Je... Hum... Il fait beau aujourd'hui n'est-ce pas ?"

Je me cache derrière une gorgée de mon verre de limonade à la Baie Sitrus - toujours le même - le regard fuyant vers le ciel. J'ai failli perdre mon sang-froid l'espace d'un instant. Même si nos chemins se séparent, il nous reste encore le voyage en bateau pour le retour. Théodora semblait avoir d'autres Chaffreux à fouetter, c'est la raison pour laquelle elle ne nous accompagne pas aujourd'hui.

En y repensant, je me rends compte que je ne sais pas grand chose sur Elisthel, mis à part le fait qu'elle a un appétit pouvant rivaliser avec celui d'un Goinfrex. Qu'a t-elle fait durant toutes ces années ? A t-elle eu une vie difficile ? Cette image d'elle nous demandant si l'on comptait reprendre le travail me tourne sans arrêt dans l'esprit. Le regard braqué sur elle, cette fois-ci consciemment, je dépose mon verre ainsi que mon coude, ma main soutenant ainsi ma tête.

▬ "Que comptes-tu faire une fois de retour là-bas, Eli' ?"

J'ai envie d'en savoir plus, j'ai envie de découvrir la véritable Elisthel. L'ironie du sort veut que cette réflexion n'arrive que lorsque l'on doit se séparer, après cinq jours de "vacances" passés tranquillement. Je n'ai cependant pas dit mon dernier mot.


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Re: ► #8 — Au Gré du Vent | [RP Normal — feat. Elisthel]
Mer 14 Sep 2016 - 0:18
Région d'origine : Mhyone
Messages : 389

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Elisthel Firefly
Son cœur se serre. Port-Lilas. Elle avait pris un peu d'avance sur ses camarades, suite à un rendez-vous insoupçonné avec Shira, mais finalement, Allen l'avait rejoint, seul. Théa avait apparemment des affaires à régler, et cela déplaisait quelque peu à la dresseuse. Son amie lui était apparue comme une confidente et une proche très agréable, avec qui elle avait passé de très bons moments à Canopée. Puis, se retrouver seule avec Allen la plaçait devant un dilemme de taille : que dire ? Elle se sentait toujours très stupide en sa présence. Alors qu'il avait été l'un de ses premiers amis, enfant – car la jeune femme avait toujours été très bizarre. Les autres l'approchaient sans peine, mais à cette époque, il était rare qu'elle en fasse de même – et malgré le fait qu'ils avaient passé de nombreux après-midi ensemble, confronté au garçon adulte, la situation était différente. Elle ne savait jamais quoi dire. C'était son ami, mais en même temps, ça ne l'était pas. Il était toujours souriant, prévoyant et était sûrement devenu bien plus capable, mais elle ne savait trop comment le considérer. Ses yeux mordorés se relevèrent pour observer l'homme. Il était beau, la jeune femme ne pouvait le nier. Mais ce n'était pas cela qui l'attirait chez Allen. Non, ça n'avait jamais été ça. Nouveau pincement au cœur.

Il la regardait, mais sans doute sans réellement sans rendre compte. Elisthel avait cette sensation désagréable d'être au centre de ses pensées sans pouvoir en deviner le fond. Sinon, il l'aurait interpellé depuis longtemps pour savoir pourquoi elle le dévisageait.

▬ "Je... Hum... Il fait beau aujourd'hui n'est-ce pas ?"

Sourire amusé. Oui, complètement perdu dans ses pensées ! Elle se contenta d'acquiescer, comme le garçon ne semblait pas vraiment centré sur la conversation. Et puis, il y eu la question. Son regard se détourna, son sourire s'effaça lentement, et elle sentit sa voix l'abandonner. Non. Çà, elle ne voulait pas y répondre. Pourtant, ses yeux étaient attirés par Allen. Il était inquiet. Et elle, elle l'était encore plus. Son sourire se força.

« Je ne sais pas... Je n'ai jamais été très prévoyante !  Menteuse. Elle savait toujours ce qu'elle faisait d'habitude. Alors, euh... Je vais rentrer à Nox Illum, je présume... Je veux dire... Je ne peux pas vraiment...  Non. Ce n'était pas ça. Je... Je n'ai pas vraiment envie de reprendre la route seule.  »

Elle détestait ça. D'abord John et Troy qui l'avait laissé sur place. Pourtant elle s'était bien amusée avec eux. Puis, ils avaient fait un bout de chemin avec James. Mais depuis sa défaite au concours, il n'avait pas daigné donner de nouvelles. Anne aussi, elle ne l'avait plus vu depuis le concours. Les gens à Nox Illum, ses parents, les inconnus dans la rue. Être reconnue uniquement par ce maudit concours. Ce moment où elle avait trahi Pixel, ce moment où elle avait compris que tous les gens autour d'elle avaient des objectifs.
Et pas elle.
Pourquoi Acacia lui avait-elle donné ce pokémon en premier lieu ? Voyager ? Quelle idée. Elle aurait juste dû rentrer dans une école comme ses amies. Elle n'aurait jamais eu ce sentiment éreintant. Ce sentiment épuisant.
Cette solitude progressive qui l'angoissait. Maître Pokémon ? Quelle idée ! Qui pourrait la croire capable de cela ? C'était désormais une coordinatrice. Comment était-elle supposée faire ? Rassembler des badges, entraîner ses pokémons. Devenir le plus fort. Quelle idée... Quand on voyait le Maître qui fuyait à travers la région, qui était seul. Qui voudrait devenir ça... ? Elle sentit sa vision se flouter légèrement.
Elle pleurait.

Non, non, pas maintenant ! Elle baissa la tête et s'efforça de regarder ses genoux, d'éviter de croiser le regard inquisiteur de son ami. Elle était effrayée à l'idée d'être seule, de ne pas savoir quoi faire. Elle voulait continuer à s'amuser avec Théa, à faire l'idiote et à s'amuser avec Allen. A pouvoir le côtoyer et lui montrer tout ce qu'il ignorait. A trouver un prétexte pour rester tranquillement avec eux, sans jamais s'inquiéter de ce qu'elle était. Un sourire cynique. Peut être qu'elle n'aimait pas ce qu'elle devenait. Peut être était-elle devenue incapable de croire en ses propres capacités. Vivre seule, avec elle-même.

Elisthel n'avait jamais vraiment été seule. Ou en tout cas, cela remontait à si longtemps qu'elle ne se voyait plus être seule. Acacia avait été là, presque tous les jours. Perdue et confuse, elle s'empressa de chasser tout cela de son esprit, au moins pour l'instant. Elle passa rapidement une main sur ses yeux, essuyant grossièrement les larmes qui avaient coulé. Pas la peine d'avoir peur. Ca allait passer. Elle inspira un grand coup.

« Et toi, quels sont tes projets ? »

C'était dur. Son cœur, qui battait à toute allure. Son visage, qui tentait de garder une moue résolue. Mais il y avait ses yeux. Ses yeux mordorés qui plongeaient avec désespoir dans ceux bleutés d'Allen.

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Re: ► #8 — Au Gré du Vent | [RP Normal — feat. Elisthel]
Mer 14 Sep 2016 - 18:54
Région d'origine : Sinnoh
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Allen Wills

Allen Wills
Mon cœur loupe un battement. La voici, cette expression qui me hante inlassablement depuis des jours. Du visage d'Elisthel émane toute l'intensité de son anxiété, de son doute, de sa tristesse. Cette fois-ci, dans les mots qu'elles énoncent timidement, la source de tout ce mal fait éruption : la solitude. Je suis loin, voire très loin de sous-estimer ce sentiment qui la ronge de l'intérieur, surtout s'il lui fait agir de la sorte. Que lui est-il arrivé pour en arriver à détester partir à l'aventure seule ? Ma propre expérience n'est pas suffisante pour l'imaginer. La première fois que j'ai du arpenter seul les routes de la région, le sentier ne m'a apporté que bonheur et satisfaction en la présence de mon ami Quartz.

Elle relance la conversation comme si de rien n'était, je ne sais pas si je dois admirer sa volonté de ne pas vouloir m'inquiéter ou abhorrer le fait qu'elle enfouit toute cette peine au fond d'elle. En même temps, peut-elle me faire confiance ? Il n'existe aucune garantie me permettant de lui affirmer que les choses ne changeront pas, car tel est le destin que j'ai choisi. Devant mon impuissance face à cette situation, mon corps se contente d'agir instinctivement, et d'un geste doux et délicat ma main glisse le long de sa joue, retraçant le contour de son visage. Avec le bout de mon pouce, les perles de larmes manquées par son bras finissent par disparaître, sa vision désormais libérée peut apercevoir sans voile le sourire compatissant que je lui offre.

Un rapide coup d’œil à ma montre, je sors de mon porte-monnaie de quoi payer nos deux collations, avant de me lever et d'attraper la main de la jeune fille. D'un pas décidé, je l'emmène à travers foules et ruelles jusqu'aux quais portuaires de la ville, ignorant la question qu'elle m'a renvoyée un peu plus tôt. Non pas à l'endroit où sont amarrés les bateaux, mais un peu plus loin, à côté d'un parterre de fleurs, ainsi qu'un banc placé en face de la mer. J'invite Elisthel à s'asseoir avant de la suivre dans son mouvement. Nos mains toujours entrelacées, je fixe la mer avec attention, un air évasif se dégageant des traits de mon visage.

▬ "Je dois me rendre à Méridian. Mon grand-père et mon père m'attendent là-bas, ça ne risque pas d'être une partie de plaisir..."

Un bref silence s'en suit, je ne peux simplement pas lui dire qu'il vaut mieux qu'elle ne vienne pas avec moi, même si en soit la question ne se pose pas. Mon rythme cardiaque s'accélère, mon esprit se trouble, je ne sais pas quoi faire. Je me résigne à lâcher sa main pour joindre les miennes. Je n'ose pas la regarder dans les yeux, je ne sais pas si je serai capable de supporter le résultat de mes mots. J'entends déjà la voix de mon grand-père me dire que je ne suis pas un homme digne d'être un Wills, qu'il ne m'a pas élevé ainsi pour fuir face à la première difficulté. Je m'adosse un peu plus sur le banc, les bras écartés le long du dossier. Les nuages se font rares aujourd'hui, il faut dire que le vent souffle sans arrêt sur la côte.

▬ "Dis... Tu te rappelles de la première fois que l'on est sortis sans permission du Laboratoire, vers la fin de mon séjour ? Acacia ne nous a pas loupé."

Ce fameux jour, Elisthel et moi nous étions retrouvés à la lisière d'une forêt. Cachés dans un buisson, nos yeux miroitaient un petit Coconfort qui évoluait en Dardargnan. La scène était magique, nous étions emportés par tant de beauté. Néanmoins, le Dardargnan ne mit pas longtemps à venir nous pourchasser, raison pour laquelle on s'est fait attrapés par l'assistante du Professeur Borasse. Mais avant ça, devant ce merveilleux tableau, les deux enfants que nous étions avaient fait une promesse. "Quand je serai plus grand, je reviendrai et nous découvrirons toutes les merveilles du monde ensemble !!" J'ai mis du temps à m'en souvenir, c'est à se demander si ma motivation pour devenir un être aussi droit et aussi cultivé n'était pas pour ce moment précis.


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Re: ► #8 — Au Gré du Vent | [RP Normal — feat. Elisthel]
Sam 17 Sep 2016 - 19:16
Région d'origine : Mhyone
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Elisthel Firefly
Elisthel sursaute. La main d'Allen s'est glissée sur sa joue, essuyant vaguement ce qui restait de ses larmes. Ah... Un peu intimidée peut être, la jeune femme sent ses joues rosirent, alors qu'elle observe l'homme en face d'elle. Mais elle n'a pas vraiment le temps de mettre un nom sur la confusion qui règne dans sa tête, déjà le blond a payé et se saisit de sa main pour la tirer vers une destination que lui seul connaît. Le Noctali de la jeune femme – qui était resté à l'extérieur, visiblement très attiré par les fragrances florales de la ville – est surprit de voir passer ces deux-là à toute allure. Il les rattrape rapidement, émettant même un petit couinement envers sa dresseuse. Mais le regard de sa dresseuse est fixée sur Allen. Un regard troublé, perturbé. Elle s'interroge, se questionne. Finalement, il l'invite à s'asseoir sur un banc face à la mer. Elle s'exécute, trop préoccupée pour dire quoi que ce soit.
De quelle manière percevait-elle Allen ? Dans sa tête, il avait toujours été un grand ami disparu, qu'elle cherchait à retrouver sans réellement savoir pourquoi. Après tout, ils ne pouvaient plus faire comme autrefois ; ils n'étaient plus des enfants. Peut être qu'elle recherchait de la nostalgie, un certain réconfort du passé. Mais l'homme à côté d'elle qui la tenait par la main ne ressemblait pas à cette vision qu'elle avait. C'était quelque chose de différent. Elle ne savait pas. Peut être un peu effrayée, elle raffermit sa prise sur la main du garçon, tout en écoutant sa réponse. Mais elle lui échappe, Allen décidant de joindre les mains.
Tout lui échappait toujours.
Il avait des choses à faire, et pas elle. Plus exactement, elle comprenait le sous-entendu dans sa phrase. Elle n'avait pas sa place. Elle se força à lui répondre de manière enthousiaste, mais sa voix se brisa quelque peu sur la fin de sa phrase :

«  Tu as toujours mon numéro, tu sais... Si jamais tu... as besoin de moi. »

Ori grognait, sous le banc. Il n'aimait pas ce qui se passait là. Elisthel n'avait besoin de personne d'autre que lui ! Le Noctali était prêt à bondir sur Allen pour l'éloigner, mais le timbre de voix de sa dresseuse le retint. Sa dresseuse ne se rendait même pas compte qu'elle n'était pas seule. Le Noctali, un peu triste, baissa les oreilles. Elle ne comprenait pas encore ce que cela signifiait d'être dresseuse. Elle ne pouvait pas le comprendre seule. Mais Ori se mit à sourire. Tout comme elle avait fait preuve de patience envers lui pour qu'il comprenne qu'il pouvait faire confiance sans craindre de ne pas pouvoir profiter du monde qui l'entourait, il prendrait patience envers sa dresseuse afin qu'elle puisse comprendre ce qu'elle avait déjà autour d'elle. Et il savait au plus profond de lui-même que Velvet et Nier l'avait déjà compris depuis bien longtemps. Qu'il avait été lent d'esprit !

Elisthel, de son côté, était perdue dans ses pensées. Ce fut la question d'Allen qui la ramena sur un chemin plus clair. Ses souvenirs, sa mémoire. Sourire nostalgique.

«  Oui, je m'en souviens. C'était la première fois que je voyais une évolution. Mes yeux brillaient tellement ! »

Un léger rire s'échappa de ses lèvres. Avaient-ils jamais cessés de briller, ses yeux ? Sans doute pas non. Elle s’émerveillait encore, comme à Canopée. Elle se souvenait bien de sa concentration effarante, de sa petite tête dépassant à moitié du buisson pour observer la scène devant elle. Elle se souvenait d'Allen à côté d'elle, de leur joie mutuelle. Elle avait partagé avec lui des instants qui la fascinait. Et encore aujourd'hui, elle le faisait encore.



Mais ce n'était pas une fin. Ce n'était pas parce qu'il partait maintenant qu'elle ne le reverrait plus. Après tout, il était déjà revenu une fois. Il fallait qu'elle appelle Théa. Elle ne souhaitait pas non plus perdre cette amie qu'elle s'était faite.

«  Tu reviendras encore ? »

Sa tête s'était tournée vers Allen, les yeux pleins d'espoir, brillants. Elle savait qu'elle devait faire une petite moue qui voulait tout dire. Elle savait qu'elle espérait encore beaucoup de choses de sa part. Mais pouvait-elle tout lui faire passer en seul regard ? Elle le fixait, de ses grands yeux mordorés. Elle le fixait et lui demandait de revenir. Elle lui demandait une promesse, elle lui demandait d'être encore là, avec elle. Elle voulait qu'il la regarde, qu'il la voit, comme elle était désormais. De la même manière qu'elle essayait de le voir tel qu'il était aujourd'hui. Elle l'observait, attendant une approbation quelconque. Elle n'avait pas osé se rapprocher. Peut être avait-elle eu tort.

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Re: ► #8 — Au Gré du Vent | [RP Normal — feat. Elisthel]
Mar 20 Sep 2016 - 18:05
Région d'origine : Sinnoh
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Allen Wills

Allen Wills
Ah, je m'en souviens maintenant. Ce n'était pas le laboratoire, ce n'était pas nos expéditions secrètes, ce n'était pas toutes ces choses que l'on a découvertes ensemble. Non, rien de tout cela. Ce qui m'a attiré vers elle, c'étaient ces yeux, ces yeux étoilés d'une myriade d'émotions. Fasciné par cette merveille de la nature, il m'était impossible déjà à l'époque de ne pas penser à elle. Nos visages se font face, les yeux dans les yeux, comme si nous nous parlions avec nos cœurs. L'espoir, l'espoir de continuer ces jours emplis de bonheur, l'espoir de pouvoir simplement se revoir. Je ressens au plus profond de mon être son inquiétude, son anxiété. Elle tente de se persuader que l'on peut toujours s'appeler malgré la distance, qu'il ne s'agit pas de la dernière fois que l'on se voit ainsi, que l'on se parle ainsi, en personne.

Nos regards finissent par s'abandonner. Sans effort, mon corps se tient alors debout, le dos tourné à la demoiselle. Un pas, deux pas, je m'avance vers cette étendue bleutée qui couvre la majorité du paysage. Les poings fermés, je lève légèrement la tête vers le ciel, comme pour épouser les faveurs de la nature, mes cheveux virevoltant librement au gré du vent (roll credits xD).

▬ "Je ne sais pas ce qui va se passer à Méridian, à vrai dire, j'appréhende un peu. Je ne sais pas combien de temps ça va durer, mais une chose est sûre et certaine..."

Mon buste légèrement tourné vers Elisthel, j'affiche depuis mon profil un sourire des plus véritables, des plus vivants qui puissent arborer sur mon visage.

▬ "...Je reviendrai, je te le promets."

En y réfléchissant plus attentivement, elle m'a annoncé retourner à Nox Illum, capitale de l'archipel mais surtout ville du siège social de la Wills Corp. En tant qu'actuel président de la Wills Corp dans la région, je suis amené à y retourner, éventuellement. De plus, mes quartiers s'y trouvent également. Un constat des plus flagrants, sauf que mes esprits s'étaient tellement encombrés de toute cette culpabilité que je n'ai pas pu le réaliser plus tôt. Il y aura encore d'autres aventures, d'autres découvertes, d'autres instants que l'on aura à passer ensemble.

Un petit bip sonore retentit de mon bras, il s'agit de ma montre, l'heure est venue. Comme pour discipliner mes cheveux totalement dérangés à cause de la brise, je passe ma main sur le haut de mon crâne, tandis que je tends l'autre vers la jeune femme aux cheveux d'un blanc pur. Main dans la main, nous longeons le quai dans le sens inverse de notre arrivée, pour nous rapprocher des bateaux. Devant la passerelle qui mène au pont de l’Éphémère, je m'arrête un instant, les yeux fixés sur l'embarcation. Après une bonne inspiration, j'amorce le premier pas, fin prêt à ne pas laisser cette tragédie se reproduire. Plus que jamais, je ne lâche pas une seule seconde la main d'Elisthel, plus pour me rassurer moi-même qu'elle. Notre voyage ne fait que commencer.

Il est temps de lever l'ancre. Le ferry largue les amarres, nous sommes partis. La durée de la traversée fait que nous arriverons au milieu de la nuit. Nos valises et autres effets personnels se trouvent dans une cabine privée, dans laquelle une table, un canapé ainsi qu'une salle de bain se trouvent. Aujourd'hui est un jour spécial cela dit. Après avoir passé presque trois heures en mer, j'invite Elisthel à se changer dans la salle. Pourquoi ? Car un grand bal spectacle aura lieu dans la salle principale du bateau. Pour ma part, j'en profite pour me changer dans le salon de la cabine, assez rapidement pour le coup. Je suis prêt, prêt pour plein de choses, cette soirée se déroulera sans accroc.

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Re: ► #8 — Au Gré du Vent | [RP Normal — feat. Elisthel]
Mer 21 Sep 2016 - 14:08
Région d'origine : Mhyone
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Elisthel Firefly
Elle avait envie de lui sourire. En son for intérieur, la tristesse l'habitait, pourtant. Mais c'était une tristesse douce, sucrée. Une de celles que l'on accueille avec bienveillance et gentillesse, cela faisait mal, mais dans le bon sens du terme. C'était des émotions comprimées qui se relâchait enfin. Et c'était l'heure. Allen la traîna jusqu'au bateau, se raccrochant à sa main. Elisthel ne savait pas vraiment quoi penser. Peut être fallait-il juste arrêter. Malgré tout, elle l'observe. Du coin de l’œil, elle fixe son regard glacé qui se porte sur l'horizon. Elle fixe ses traits fins, son sourcil légèrement froncé qui trahit son inquiétude. Il ne lâche pas sa main. Elle n'essaye pas de l'enlever non plus. Ses pensées sont confuses ; elles se mélangent, s'entrechoquent. Il lui devient difficile de mettre de la logique et de la cohérence sur tout ceci. Alors à son tour, elle fixe la mer. Que pouvait-elle dire ? Que pouvait-elle faire ? Ori se presse contre sa jambe. Elle observe le Noctali, pensive. A-t-elle besoin de mettre des mots sur tout ceci ? Peut être pas.

Finalement, Allen l'entraîne jusqu'à la cabine privée qu'ils ont, lui refourgue une robe et avant qu'elle n'ait eu le temps de dire ouf la pousse dans la salle de bain. Soirée ? Robe ? Bateau ? HEEEEEEIIN ?! Paniquée, la jeune femme s'agite dans la petite pièce et observe un instant son propre reflet. Elle n'avait rien prévu de tout ceci ! En plus, connaissant Allen, il n'avait pas dû prendre la première robe à portée. Elle observait l'engin, pratiquement certaine qu'elle ne trouverait de toute façon aucun indicatif quant à son prix. Elle fit une petite moue, se décidant à retirer ses vêtements pour enfiler la robe. Son dos était nu. Elle sentait ses propres mèches de cheveux la chatouiller. Ses jambes aussi, étaient nues. La robe lui arrivait à peine plus bas que ses genoux. Robe à volants, qui montrait un dégradé de bleu. Du plus clair au plus sombre. Un bleu azuré recouvrait donc sa poitrine, accroché à son cou par du tissu. Ses épaules étaient nues. Les volants de sa robe passait de l'azur au marine, progressivement, chaque morceau de tissu formant un tout avec le reste. Puis, il y avait ses cheveux. Elle détacha les deux couettes qui lui servaient habituellement, laissant retomber sa masse dans son dos. Trop longs, beaucoup trop longs. Elle fit un chignon sur sa tête, alors que le reste de ses cheveux retombaient derrière elle. Mieux. Elle les sentait un peu dans son dos, jusqu'à son creux. Elisthel se surprit à rougir en s'observant. Pire que tout ce qu'elle avait imaginé.

Elle avait l'air d'une femme. Elle baissa les yeux. Oh là là, il allait falloir faire attention à son comportement toutes la soirée ! Puis... Ses pieds étaient nus. Elle n'allait pas y aller en basket, hein ? Petit rire nerveux. Pitié, pas de talons. Mais on parlait d'Allen Wills là. Elle ouvrit la boite en déglutissant, observant la paire de chaussure. Des talons, bien sûr. C'était une soirée. Elle glissa son pied à l'intérieur. Comment diable avait-il eu la bonne taille ?! Des chaussures ouvertes, une simple lanière noire enserrant sa cheville, alors que son talon était protégé par du cuir bleuté. Une seule autre lanière : juste au dessus de ses orteils. Du noir et du bleu. Sobre, au moins. Il n'avait pas trop fait dans les fantaisies. Elle ne se sentait pas très à l'aise. Elisthel avait rarement porté des talons, et encore plus rarement porté des chaussures ouvertes. Fort heureusement, ce n'était pas très haut, et elle apprécia étrangement la vue que donnait ses jambes. Bon mais... Uhm...
Il fallait qu'elle ouvre la porte, pas vrai ?

Avec une lenteur et une appréhension qu'elle ne se connaissait pas, elle poussa la porte de la salle d'eau pour rejoindre le salon, où Allen l'attendait. Le rouge aux joues, elle ne put s'empêcher d'ouvrir le dialogue la première.

« Uhm... C'est euh... Enfin... Tu as choisi la moins chère du magasin, hein ? »

Sa voix avait baissé, comme intimidée. Elle leva les yeux avec délicatesse vers Allen, leur couleur mordoré contrastant avec l'ensemble de sa tenue. Pourquoi y avait-il une fichue soirée, à la base ?! Elle se tortillait nerveusement les doigts, observant le garçon.

« Alors, euh... Comment ça se passe, en fait ? »

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Re: ► #8 — Au Gré du Vent | [RP Normal — feat. Elisthel]
Ven 23 Sep 2016 - 3:50
Région d'origine : Sinnoh
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Allen Wills

Allen Wills
Quelques minutes passent. Un coup d’œil à ma montre, nous sommes largement dans les temps. Bien, il ne me reste plus qu'à attendre qu'Elisthel finisse de se préparer. A la recherche d'une occupation quelconque, mon regard sillonne les coins et recoins de l'infrastructure qui nous sert de cabine. Des tuyaux longent les murs, à moitié camouflés par la peinture et la présence de quelques tableaux accrochés là. De l'autre côté de la pièce, la porte, tout simplement. Bon, d'un pas court mais appuyé, je trouve le chemin du seul canapé mis à disposition, idéalement placé contre le mur juste en face de la porte de la salle de bain. Coïncidence ou non, cela n'aide pas mes affaires. Inutile de sortir mon téléphone, il ne doit probablement pas avoir de réseau étant donné la nature du navire. Cela ne me ressemble pas. Ma nervosité repose uniquement sur le fait que la robe que doit porter Elisthel en cette soirée a été choisie par nul autre que moi. Ai-je choisi la bonne couleur ? La bonne taille ? Va t-elle aimer la coupe ? Le design ? La matière ? Que de questions qui se soulèvent tout d'un coup, comme une immense vague provoquée par un Wailord.

Par chance, le grincement métallique accompagnant l'ouverture de la porte me ramène à la réalité. Instinctivement, mon corps se lève dans une posture droite et ajustée, une main dans la poche de mon pantalon, l'autre chargée de plaquer ces cheveux indisciplinés vers l'arrière, sans succès. La demoiselle se dévoile timidement, jusqu'à finalement entrer complètement dans le salon. J'en reste sans voix. La robe épouse parfaitement ses formes, les chaussures lui vont comme un gant, le tout n'est ni trop chargé, ni léger. Après m'être rassuré de ces petits détails, je me surprends à appuyer mon regard tout le long du corps de la jeune femme. Cette harmonie, cette splendeur, elle est tout simplement magnifique.

▬ "Mille deux ce... NON ! Je veux dire ! Ce n'est pas important, pas important du tout. HUM !... Tu es magnifique, cette robe te va à ravir, je suis à la fois heureux et soulagé."

C'était moins une. Mon teint doit être calqué sur le sien, je n'étais juste pas prêt. Alors qu'Elisthel s'interroge sur le contenu de la soirée à venir, je me contente de lui sourire et de lui proposer mon bras, afin de la guider hors de la cabine. On traverse le long couloir qui mène à l'étage supérieur, celui juste en-dessous du pont, à pas lents et assurés, histoire que ma cavalière ne tombe pas à cause des remous du bateau - les talons, les talons.

▬ "Ne t'en fais pas, c'est une soirée comme les autres, histoire de permettre aux voyageurs de sortir leurs robes et costumes, ou alors de montrer de quoi ils sont capables sur scène. Pas d'étiquette exigée, pas de faux semblants, tu peux rester toi-même."

S'il y a bien une expérience que je n'ai pas envie de faire découvrir à Elisthel, c'est bien celle-ci. Les bals organisés par des hommes politiques ou des célébrités, avec pour seul but de se pavaner en montrant le fruit de leur richesse, de faux sourires et de faux dialogues alimentant leurs conversations. Mais ce soir, il s'agit de toute autre chose. Un spectacle dînatoire par les voyageurs pour les voyageurs, il n'y a rien de mieux pour se divertir et partager les passions qui abritent le cœur de chacun. Je ne suis pas peu fier de cette initiative, un petit plus qui rend les voyages à bord de ce ferry plus convivial mais surtout plus animé.

Au sommet des marches, nous les voyons enfin. Toutes ces tables aménagées dans cette salle de réception, nappées d'un drap blanc et ornées de couverts couleur argentée. Elles sont disposées en un grand arc de cercle, de quoi laisser la place au milieu pour une scène conséquente. Un peu partout autour de la salle, il y a des buffets où boissons et hors-d’œuvres se marient allègrement à disposition des passagers. De petits lustres ont été installés pour l'occasion, histoire d'apporter un côté "mondain" au thème de la soirée. Tout est parfait. Quelques unes des tables du premier rang sont réservées, dont la nôtre vers laquelle nous nous dirigeons actuellement. En bon gentleman, je libère l'espace de la chaise afin que la demoiselle puisse s'asseoir sans effort, avant de prendre à mon tour place à la table. La plupart des passagers commencent à se rassembler eux aussi autour des tables, les journalistes se mettent en position, caméras en main, il est bientôt l'heure des festivités. Des serveurs entrent dans la salle accompagnés de leurs plateaux où un bon nombre d'assiettes y sont disposées, ils font le tour des tables dans le but de décharger leurs marchandises. Après cette première tournée, les lumières commencent à se baisser, tandis que celles de la scène sont de plus en plus éclatantes. La soirée va commencer.

▬ "Mesdames et Messieurs ! Petits et grands ! Voici le moment que vous attendez tous ! La Grande Soirée Éphémère !! Mais tout d'abord, un petit mot de la part de notre patron préféré, le président régional de la Wills Corp, Allen Wills !"

Sous un tonnerre d'applaudissements d'un public survolté, je me lève de ma chaise pour monter sur scène. L'hôte de la soirée me tend le micro que j'attrape avec une assurance remarquable. Avec une prestance digne d'un président de compagnie, je me retourne vers le public, sourire aux lèvres.

▬ "Bonsoir à tous et bienvenue dans cette première édition de la Grande Soirée Éphémère !" *applaudissements* "Nous avons organisé cette soirée dans le seul but de rappeler à toutes et à tous que rien ni personne ne peut vous empêcher de vivre sans crainte, que nous sommes là pour vous servir et vous protéger. De ce fait, je voudrais remercier tout l'équipage de l’Éphémère pour leur dévotion et leur coopération, ils ont pu rendre cette soirée possible, on les applaudit bien fort." *applaudissements* "Je voudrais également remercier tous les dresseurs qui ont répondu à l'appel cette dernière semaine, il n'y a eu aucun incident majeur et je les en félicite, continuez sur cette voie !" *applaudissements* "Et enfin, je vous remercie vous, public, d'être là ce soir, d'avoir joué le jeu jusqu'au bout et j'espère que vous passerez une agréable soirée ! Amusez-vous bien !"

Après une ovation digne de ce nom, j'effectue une courte révérence, la main posée sur le cœur, avant de retourner m'asseoir près d'Elisthel. Fier de ma prestation, ma main s'en va chercher un verre vide sur la table, tandis que l'autre se ramène avec une carafe d'eau. Un tel discours avait été préparé soigneusement à l'avance durant mon séjour à Canopée. Je peux imaginer la tête que fera Théodora quand la présentation de cette soirée passera à la télévision, elle trouvera sans doute quelque chose à modifier ou améliorer pour la prochaine fois. Mes iris finissent par se planter sur le visage de la demoiselle assise à mes côtés, s'interrogeant sur son bien-être. Le premier spectacle est sur le point de commencer.

▬ "Sans plus attendre, je vous invite à accueillir une jeune coordinatrice pleine de talent, originaire de notre capitale lumière, la grande gagnante du Grand Concours de Bord-au-Vent, j'ai nommé ELISTHEEEEEEL FIREFLYYYY !!"

Des cris de joie, d'excitation se mêlent aux applaudissements. Je me joins à la foule dans ce geste hautement mérité, même si je n'ai pas réellement besoin de la regarder pour imaginer l'étendue de sa surprise. Pourtant, je sais malgré tout qu'elle peut le faire, elle est faite pour ça ! Vas-y Eli' !

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Re: ► #8 — Au Gré du Vent | [RP Normal — feat. Elisthel]
Sam 24 Sep 2016 - 18:54
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Elisthel Firefly
Au moins mille deux cents. Ahaha. Ce chiffre vertigineux manque de faire tomber la jeune femme sur le canapé, mais elle tâche de rester droite, avec un sourire crispé. Ses joues se colorent, elle détourne le regard. Elisthel tente de se concentrer sur le bras tendu d'Allen. Ah non. C'est beaucoup trop ! Elle ne pourra jamais... Elle observe ses pieds. Uuuh... Avec les talons, impossible de ne pas se casser la figure ! Elle opte donc finalement pour le bras d'Allen. Ce sera juste intimidant. Juste. Son visage trop expressif ne cesse d'envoyer des messages d'au secours aux autres passagers, qui semblent plutôt amusés. La jeune dresseuse retient une grimace et observe son partenaire du coin de l’œil. Magnifique, hein ? Un petit sourire ravi prend doucement place sur son visage. Elle rayonnait de bonheur.

Son Noctali n'était pas exactement du même avis. Même si sa dresseuse lui paraissait effectivement jolie, ce n'était pas une raison pour l'agripper ainsi ! Grognon, le pokémon changea d'humeur en entrant dans la salle des festivités. Les odeurs se mélangent, des tables aux nappes blanches sont disséminés, et un grand espace semble réservé pour un spectacle ou une danse. Il suit docilement les deux humains, prêt à réclamer des hors d’œuvre à sa dresseuse. Il sautille, tout content.
C'était sans compter sur Allen Wills.
Le fauteur de trouble commence par un discours ; et pour être franc, la petite créature n'y comprends pas grand chose. Mais lorsque c'est sa dresseuse qu'on appelle sur la scène, il redresse ses oreilles, et l'observe.

Elisthel a écarquillé les yeux. Elle observe son ami, incertaine de la réaction qu'elle devrait avoir. D'abord, c'est l'angoisse qui l'envahit. Muette, elle se lève et se dirige vers la personne, prête à signaler qu'il y a une erreur. Mais les applaudissements retentissent une nouvelle fois, et elle n'a pas le temps de manifester quoi que ce soit. Ori la suit toujours, ne manquant pas de se frotter à ses jambes pour lui signaler sa présence. Improviser une prestation. Quelle idée stupide. Ce ne sont pas des choses qui s'improvisaient. Cela demandait entraînement et rigueur, et plus que tout, Elisthel ne souhaitait pas faire ce genre de choses à l'improviste. Coordinatrice. Ce nom ne lui plaisait pas. Elle le détestait peut être même un peu. En quoi devait-elle être différente des dresseurs qu'elle croisait tous les jours ? Cela voulait-il dire qu'elle ne pourrait être que l'un ou l'autre ? Stupide. La colère l'envahit. Elle le reprocherait à Allen plus tard. On commençait à l'observer avec impatience.

Elle farfouilla dans le petit sac qui lui servait de voyage – resté près de sa chaise. Cela ne manqua pas de faire monter l'impatience – se saisissant d'une pokéball. Oui, c'était le meilleur duo possible. Majora sortit rapidement, tout sourire. Il effectua comme à l'habitude son petit tour sur lui-même, observant sa dresseuse... Qui semblait de très mauvaise humeur. Eh, pour une fois, il n'avait rien fait ! Elle s'approcha de lui et lui murmura quelque chose à l'oreille.

« Majora. Si tu m'aides, je te laisserais embêter Allen autant que tu veux après. »

Nouveau tour sur lui-même, enthousiaste. Le petit pokémon appréciait visiblement cette perspective, et il ignorait ce que l'autre garçon avait bien pu faire, mais ça l'arrangeait bien.

« Spore Coton. »

Le petit pokémon s'exécuta et des dizaines de petits nuages cotonneux s'éparpillèrent autour d'eux. Ori les observa avec curiosité, se demandant ce qu'elle avait en tête.

« Ori, Météores ; Onde Folie. »

Cela commençait à lui paraître plus clair. Sa dresseuse désignait clairement les nuages du doigt. Sa salve de météores lança plusieurs étoiles qui vinrent se coller aux spores, alors que son Onde Folie délimita progressivement le terrain qu'elle usait. Cela tournait autour d'elle, comme pour donner un rythme, une impulsion. Et avec cette impulsion, un sourire. Ori parut plus en confiance ; sa dresseuse commençait à s'amuser, en voyant la curiosité qui montait.

« Majora, Eco-Sphère. Essaye de la synchroniser, tu veux ? »

Sa dresseuse lui en demandait beaucoup ! Sa petite boule verte fut difficile à maîtriser, mais Elisthel avait une astuce pour cela.

« Psyko Ori. Aide-le. »

Sa scène était en place. Les orbes ralentirent, les nuages de coton prenaient place plus en hauteur. L'orbe verte et jaune monta au dessus, tandis que la rouge était en dessus. Et elle se mirent à tourner, comme un cycle. Et lorsque l'Onde Folie pointa le bout de son nez, les petits nuages se mirent à tourner, révélant leurs étoiles. Jour et nuit. Son Noctali avait besoin de beaucoup d'énergie pour faire cela, et le Coup d'Main de Majora ne fut pas de trop. Quelques cycles se succédèrent, alors que les spectateurs comprenaient enfin tout ce manège. Peut être un peu faiblard, mais Elisthel apprécia l'idée que chacune de ses attaques faisait parti d'un tout plus grand.

« Explose les Ori ! On a terminé ! »

Le pokémon ténèbres précipita le tout en un centre, qui éclata en un tas de petites couleurs. Des fragments de spores restèrent au sol, mais bon, ça, elle n'y pouvait trop rien. Du jaune, du rouge, du vert, les petites paillettes colorées se dissipèrent rapidement alors qu'elle saisissait les bords de sa robe pour faire sa révérence. Finalement, ça ne s'était pas si mal passé que cela. Elle regagna rapidement sa place, laissant le présentateur faire la suite du spectacle. Majora ne perdit pas une seconde : il alla se coller dans les cheveux d'Allen. Elisthel quant à elle était un peu en colère, mais avait tout de même éprouvé du plaisir à réaliser ce petit tour. Pour le moment, elle se contenterait d'une phrase.

« Plus de surprises de ce genre, s'il te plaît. Ce n'est pas bon pour mon cœur. »

Son angoisse avait été réelle et étouffante. Allen voulait sans doute bien faire ; mais elle ne se sentait pas suffisamment confiante pour faire ce genre de choses. Néanmoins, ses joues se colorèrent à nouveau alors qu'elle jetait un regard timide dans la direction du blond :

« C'était... C'était comment ? »

Peut être qu'elle l'avait aussi fait un peu pour l'éblouir. Juste un peu alors.

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Re: ► #8 — Au Gré du Vent | [RP Normal — feat. Elisthel]
Lun 26 Sep 2016 - 20:15
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Allen Wills

Allen Wills
Les applaudissements disparaissent alors que la lumière faiblit au fur et à mesure, légèrement. Le silence pèse dans la salle, tout le monde est aux aguets compte tenu de ce que va présenter la vedette du jour. Mais celle-ci ne bouge pas l'espace de plusieurs minutes. Avec la curiosité et l'impatience, des murmures se lèvent de part et d'autre de la salle, l'atmosphère devient tendue, presque palpable. Dire que je ne suis pas inquiet serait mentir. Nul artifice ne pourrait masquer l'anxiété qui se reflète au creux de mes iris bleutés, après tout, si elle est sur scène ce soir, c'est purement et simplement de mon dû. Ou de ma faute, le cas échéant, car jusqu'à présent, il ne s'est encore rien passé. Le trac ? Peu probable. Le manque de préparation ? Oui, totalement. Un paramètre crucial pour les performances, mais surtout pour les concours, c'est la préparation des prestations. Un détail que j'ai omis lors de ma décision de la faire entrer dans la liste des spectacles, un détail qui pourrait se révéler déterminant ce soir, peut-être qu'elle n'a aucune idée ce qu'elle pourrait présenter. C'est ma faute. Il faut que je la sorte de là et que je m'excuse en personne auprès du public. Mais alors que mes jambes rassemblaient les forces nécessaires pour me faire bondir de ma chaise, Elisthel se fait à fouiller dans son sac. Intrigué par ses mouvements, mon cerveau abandonne inconsciemment toute action, les yeux rivés sur le moindre fait et geste de mon amie. Elle sort une Pokéball du dit sac, il semblerait qu'elle ait fait son choix. Les coudes posés sur la table, une main sur le front, je n'aurai jamais imaginé être aussi soulagé. Le spectacle peut commencer.

L'arrivée du Pokémon de la performeuse éveille des frissons le long de mon dos. Pour une raison quelconque, la présence de ce Pokémon ne m'évoque que des problèmes à venir, des problèmes ne concernant que moi bien évidemment. La petite créature fait apparaître des boules de coton qui flottent dans les airs, elles planent, virevoltent dans la salle sans retenue. Regarder une prestation à la télévision et assister à une prestation sont deux choses différentes, je suis heureux de pouvoir assister en direct à celle de ma meilleure amie. Meilleure amie ? Je ne sais pas pourquoi mais cette expression ne représente pas précisément ce que je pense d'elle. Alors quoi du coup ? Cette question surgit des abysses de mon esprit comme un Darkrai en pleine nuit. Ce n'est pas le moment d'être rongé par mes doutes, je ne dois louper pour rien au monde ce que nous montre Elisthel, si élégante, si radieuse.

Si la prestation semblait plus simple que celle effectuée au concours, elle n'en était pas moins éblouissante. Il m'est impossible de détacher mon regard de la demoiselle, et avant même que je ne puisse le constater, la prestation était terminée. Perdu dans mes pensées, mes mains suivent le mouvement du public. Ce qui me ramène à la réalité, c'est cette créature survoltée qui me saute sur la tête. La demoiselle s'assied de manière quelque peu irritée, même si on peut lire sur son visage qu'elle s'est bien amusée. Je m'attendais à bien pire pour ma "punition", mais ce résultat n'est pas plus mal.

▬ "C'était époustouflant, j'en perds mes mots ! C'était... Tu.. Aaah !! C'était magnifique."

Je ne détourne pas le regard, je veux lui montrer toute la sincérité dont je peux faire preuve. Je m'apprête à poser ma main sur la sienne, posée sur la table, mais je m'abstiens au dernier moment. Je déglutis. La simple vue de cette main m'a rappelé quelques souvenirs, m'a rappelé que je n'ai sans doute pas le droit de la prendre, pas quand je suis incapable de répondre au simple besoin qu'elle m'a exprimé. Le seul signe visuel répercuté sur mon expression n'est qu'un froncement de sourcil, le droit. A la vitesse de l'éclair, ces pensées sont chassées par mon subconscient, ce n'est toujours pas le moment. Les spectacles continuent, un homme et son Gravalanche s'adonnent à des numéros de roulé boulé, suivis d'un humoriste et son Qulbutoké, et par bien d'autres encore. Plus la soirée avance, plus mon sourire s'estompe. Après tout, je ne peux qu'y penser. Et là, le vide total. Un groupe de musiciens est arrivé sur scène, trois hommes et une femme. Équipés de leurs instruments, ils lancent une musique assez jazzy, sur laquelle la cantatrice laisse s'exprimer sa voix. Une belle chanson d'amour, des paroles enivrantes, suffisamment pour faire vibrer mon cœur. Je ne peux plus le nier. Après une bonne inspiration, je me lève de ma chaise avant de me rendre de l'autre côté d'Elisthel. La main droite posée sur le cœur, le dos légèrement penché, la tête basse, je tends mon bras gauche vers la demoiselle.

▬ "Ma demoiselle, voulez-vous m'accorder cette danse ?"

D'un seul coup, la salle se tut, seule la musique berce l'endroit. Les caméras se tournent vers nous, les projecteurs aussi, il faut dire que personne nest encore entré sur la piste de danse. Cette demande, je la faisais en toute connaissance de cause, c'est sans doute le seul moyen que j'ai trouvé pour répondre aux sentiments qui se bousculent au fond de moi. Tristesse, envie, désespoir, amour. Oui, amour. Je mets tous ces sentiments sur le bout de mes doigts, le visage caché par mes mèches de cheveux, ce n'est pas plus mal, car je ne sais pas quelle expression est posée sur mon visage, le stress déformant ces traits, le stress de cette simple réponse.


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Re: ► #8 — Au Gré du Vent | [RP Normal — feat. Elisthel]
Mer 28 Sep 2016 - 14:28
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Elisthel Firefly
Allen l'avait complimenté. Elle en était quelque peu rassurée, mais cela ne lui avait pas fait autant plaisir que ce qu'elle aurait cru. Son cœur semblait entaché d'une tristesse qu'elle ne s'expliquait pas. Les spectacles se poursuivirent, et la goinfre profita de ce temps là pour avaler le contenu de son assiette – bien que ce fut avec une certaine lenteur -. Les personnages sur scène défilaient, Elisthel les observants sans réellement les observer. Quelque chose la tracasse, mais impossible de savoir quoi. Et puis, il y a la musique. Des musiciens entrent en scène, une chanteuse fait résonner sa voix. Chanson d'amour. Déjà mal à l'aise, la jeune femme cache tant bien que mal que cette atmosphère lui pèse de plus en plus. Mais soudain, Allen se lève.
Son cœur rate un battement. Il fait un pas, puis un autre, il avance vers elle. Ses yeux se lèvent vers lui, incertaine. Son buste se penche légèrement alors qu'il tend sa main. Son palpitant se met à battre à un rythme bien trop violent. Des mots sortent de sa bouche, mais Elisthel n'a pas besoin de les entendre ; elle sait déjà ce qu'il demande. Ses tempes battent, elle a chaud. Si ce n'était que ça. Maintenant les lumières se fixent sur eux, et la salle se fait silencieuse. Allen Wills l'a invité à danser, et pas sur n'importe quoi. Cela a sans doute une signification toute particulière, mais Elisthel n'est plus en mesure de réfléchir. Son corps lui paraît bien trop chaud, elle a du mal à respirer. Son angoisse la saisit à nouveau ; comme ces regards sont braqués sur elle. Sur son visage, son expression. Ses yeux vacillent, sa surprise se trace mêlée d'appréhension. Beaucoup trop chaud. Sa main hésite, ses pupilles vagabondent. Une issue...

Son Doudouvet a quant à lui été contraint de quitter la tête d'Allen. Il observe le garçon, saissisant vaguement ce qu'il se déroule. Bonne ou mauvaise chose.... Hm.... Si ce gamin devient plus proche de sa dresseuse, il pourra l'embêter quant il veut, où il veut ! Sourire machiavélique. C'est le bon plan, le très bon plan ! Il se précipite donc derrière sa dresseuse pour la pousser légèrement dans le dos, comme un signe l'incitant à y aller.

Ce contact brusque encore plus la jeune femme. Sa main s'aggripe à celle d'Allen ; trop fort peut être. Ses jambes tremblent lorsqu'elle se lève, et une nouvelle bouffée de chaleur la prend. Ses tympans vrillent, les silhouettes des gens s'effacent. Son regard confus se porte vers les iris bleutées de son partenaire.

« Je... Pardon, Allen, je... »

Naturellement, son autre main vient se porter à sa tête. Elle n'entend plus très bien. Quelle est cette douce sensation flottante ? Ses jambes ? Elisthel prend difficilement conscience qu'elle tombe au sol. Bien que ses yeux soient grands ouverts, le noir se fait et elle tente de distinguer le visage d'Allen. Ah... Elle a gâché ce moment. Une larme coule avant que ses yeux ne se ferment, l'emportant dans l'inconscience.

***
Ses yeux s'ouvrent à nouveau. Le petit salon de leur cabine. Elle est allongée, et c'est d'abord son toucher qui lui parle. La truffe d'Ori, collée à sa main. Il a dû avoir peur.  Ses yeux papillonnent un peu, comme pour effacer sa vision troublée. Que lui est-il arrivé ? Ses souvenirs se reforment peu à peu... Allen ! Ses iris mordorées cherchent son camarade du regard, avec une inquiétude. C'est un nouveau battement de cœur qui saute, alors qu'elle aperçoit finalement sa silhouette.

« Allen ? Sa voix est peut être un peu paniquée. J-Je... Enfin... Je ne voulais pas... Les larmes lui montent aux yeux. Je suis tombée dans les pommes... Je suis tellement désolée. Je ne... Sa voix se brise, alors que ses larmes coulent désormais. Pardooooon ! »

La jeune femme vient de se transformer en un petit enfant navré alors qu'elle tente de se reprendre et de se contenir. Mais rien n'y fait ; la culpabilité de ne pas avoir tenu le choc la ronge, alors qu'elle se rend compte que la pression a eu raison d'elle. Uniquement la pression ? Quelque peu embarrassée, une part d'elle reconnaît néanmoins que c'est sans doute son appréhension et son excitation quant à ce qui se déroulait avec Allen qui a joué dans tout ceci. Elle connaît le garçon ; il doit se sentir non seulement mal, mais peut être même un peu en colère. Non pas contre elle, contre lui-même. Elle tente d'articuler, alors qu'elle pleure encore à chaude larmes :

« C'est-C'est pas... Elle hoquette. C'est pas ta faute ! Je suis une fontaiiiiiine ! C'en devient presque comique, d'un sens. … J'ai soif... Je peux... Un verre d'eau ? »

Sa petite moue l'emporte sur le reste. Son corps lui paraît encore bouillant malgré le fait qu'elle ait changé d'endroit. A dire vrai, l'air lui semble encore lourd. Son Noctali s'est posé à côté elle, un poil nerveux. Celui qui vit le plus mal la situation, c'est Majora. Le Doudouvet toujours farceur semble se sentir extrêmement coupable d'avoir poussé sa dresseuse. Il ne souhaitait pas qu'elle défaille, même pour ses plans machiavélique. Il hésite, flotte à quelques centimètres d'elle, l'air coupable. Il ne sait pas trop comment l'approcher pour se faire pardonner. Finalement, le petit nuage s'approche et se colle à son ventre, trop honteux pour montrer son visage. Mais la jeune femme sent les petits tremblements qui l'agitent, et pose une main sur sa tête, bienveillante. Même si elle pleure encore.
Les émotions, c'est compliqué.

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Re: ► #8 — Au Gré du Vent | [RP Normal — feat. Elisthel]

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