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We'll make pretend that you and me lived ever after happily | ft. Husbando
We'll make pretend that you and me lived ever after happily | ft. Husbando
Lun 10 Oct 2016 - 15:50
Région d'origine : Unova
Messages : 197

Estelle Highwind

Estelle Highwind

Nous sommes encore à Minami. Ce n'était pas prévu. Nous aurions déjà dû être partis pour notre prochaine destination, mais les choses ne s'y prêtent manifestement pas. Mon partenaire de voyage, depuis qu'il a reçu un appel dont il a totalement omis de me confier les détails, a choisi de s'emmurer dans ses recherches. Je savais bien que ça arriverait à un moment ou à un autre, c'est un voyage d'étude qu'il entreprend d'abord et avant tout. Ce à quoi je ne m'attendais pas, c'est qu'il devienne aussi distant et froid avec moi depuis ce fameux coup de fil, il y a trois jours. J'ai pris pour acquis qu'il avait simplement besoin d'espace et le lui ai donné. J'ai même trouvé un petit contrat qui doit durer jusqu'à la fin de la semaine, pour faire un peu d'argent. Tant qu'à être stationnés à Minami et à ne pas pouvoir lui tirer les vers de nez, à ne pas avoir envie de le faire, autant me rendre utile pour le financement de notre périple. Car j'ai beau me dire autant que je veux que je fais ça pour lui laisser du temps seul, ce dont je tente de me convaincre qu'il a besoin, le fait est que ça m'arrange aussi beaucoup. Je n'ai pas besoin de regarder sa silhouette distante, penchée sur son ordinateur. Je n'ai pas non plus à le confronter sur la question, à croiser ses yeux vides plus longtemps qu'il ne le faut. Je passe de moins en moins de temps dans notre chambre, à l'auberge. Je fais exprès de traîner avec mes collègues après le boulot aussi tard que possible, je vais manger avec eux et n'ai pas encore invité Ren à nous y rejoindre. J'ai besoin d'interactions, de parler et de rire assez fort pour oublier que quelque chose, au fond de mon coeur, est en train de pleurer. Sur le chemin du retour je traîne des pieds et monte les escaliers avec la mine basse. Hier soir, je suis allée dormir chez une de mes collègues serveuses qui habite en ville. Bien sûr j'ai averti Ren, mais je suppose que ça n'a pas dû le faire sourciller. Quand il est dans cet état on dirait que rien ne l'atteint, ça me rend malade. J'ai l'impression que je ne peux rien arranger, qu'il ne me laissera rien faire. Je me sens totalement inutile et impuissante. Mon dernier recours est de serrer mollement le poing dans le vide et de fermer les yeux, de m'occuper avec autre chose comme une enfant qui espère faire fuir le bonhomme sept heure, mais qui lui donne en fait les moyens de rester plus longtemps dans la chambre.

Qu'est-ce que ce sera ce soir ? Je suis plantée devant la porte et n'ose pas entrer. J'espère qu'il n'est pas là. Si j'étais une meilleure personne, je dirais ça pour les bonnes raisons. S'il n'est pas là ce sera probablement qu'il va mieux, qu'il a réussi à se changer l'esprit. Étant celle que je suis, c'est simplement ma nature d'autruche. Dire de belles paroles c'est facile, m'engager à lui faire voir le monde en couleurs et à lui apprendre à aimer un peu plus chaque jour parce que la vie est trop courte c'est naturel. Je peux dire tout ça très rapidement, le crier aussi souvent que possible à la lune et le penser du fond du coeur, ce ne sera pas un mensonge. Je peux même l'enjoliver de fleurs, d'une jolie petite pensée poétique, d'un baiser passionné. Une fois arrivés dans la routine, dans la réalité, dans ce passage de l'aventure à l'habitude, soudainement toutes mes cartes me glissent des mains. C'est Ren la constante dans notre couple, pas moi. Je ne suis que les feux d'artifice. Quand il ne va pas bien et que je ne sais pas comment l'aider, tout s'effondre. Mieux encore, je suis en train de déformer le problème. Ce n'est même plus quelque chose qui le concerne lui maintenant, je ne pense qu'à la façon dont son attitude à lui vis-à-vis de moi suite à cet incident téléphonique m'affecte. Le prochain problème, c'est que la moi qui écrit cette narration et la moi qui vit ce moment ne sommes pas tout à fait la même. Cette version de moi qui a les lèvres pincées ne réalise pas encore les tenants et les aboutissants de son état.

Tout ce que je sais, c'est ce que je ressens. Tout ça est injuste. Comment veut-il que je l'aide s'il ne me laisse pas le comprendre, s'il ne me parle pas ? Ce n'est pas à moi de le forcer à s'exprimer s'il ne le veut pas, ce n'est pas de ma faute à moi si je n'arrive pas à l'aider. Avec tout ça un sentiment horrible de solitude et de vide s'est creusé une place dans mon abdomen et un goût de cuivre amer me tapisse la bouche. Il me manque. J'ai besoin de ses câlins, de ses petites morsures dans mon cou, de sa respiration chaude et de ses regards aimants. J'ai envie de le faire sourire, de me glisser dans ses bras et de lui murmurer à l'oreille que je l'aime, mais j'ai l'impression que ça ne changera rien du tout. Pire, j'ai cette certitude qui me prends aux tripes qu'il risque de me repousser et ça me terrifie. Qu'est-ce que je ferais alors ? Si je n'arrive même pas à le réconforter autant plier bagages et repartir à Nox Illum. Si je ne peux rien lui apporter, que je ne sers à rien, alors quoi ? Je ne suis même pas encore entrée que j'ai déjà envie de crier et de pleurer. J'accumule toutes ces émotions depuis un petit moment maintenant et j'ignore quand je vais finalement craquer. Je veux juste que tout redevienne normal, qu'il lève la tête et recommence à voir le monde autour de lui. Mais tout ce que je fais ne sers qu'à creuser un peu plus cette tranchée, cette distance qui s'est installée entre nous. Ren n'est pas un étranger, je le connais. Je pense que je le connais. Alors pourquoi est-ce si difficile de le soulager et d'être là pour lui ? Qu'est-ce que j'ai fait de mal ? Je n'arrive pas à comprendre. Suis-je si incompétente que ça ? Est-ce que je ne l'aime pas comme il faut ? Je ne sais plus. C'est trop.

Je fini par tourner la poignée de porte. Il est là, dans la pièce. Mon regard se fait fuyant et je dépose mon sac, retire mes souliers et accroche ma veste dans l'entrée. Encore perdue quelque part au milieu des aléas de mon coeur, je défaits mes deux tresses d'un mouvement automatique. Maintenant quoi ? Je dois prendre une grande inspiration, j'ai la nausée et ma tête m'élance. La journée a été longue et je suis fatiguée. Je n'aurais qu'une seule envie, capturer l'attention de mon amoureux et passer du temps avec lui, lui donner toute cette affection que je ne peux plus exprimer qui se transforme en frustration, en tristesse et en solitude. S'il peut vivre en ermite, c'est très loin d'être mon cas. Pour en arriver là, néanmoins, je ne dois pas négliger l'étape qui précède. Je n'aurai rien de tout ça si je ne me force pas à pénétrer ses défenses. Je ne voulais pas en arriver là, mais il faut bien que quelqu'un parle en premier et il semble que ce sera moi. Je vais donc me planter au milieu de la pièce, mon regard d'améthyste lui aussi plus vide qu'à l'habitude. Je me sens misérable et un peu pathétique, mais qu'importe. Il n'y a pas que du bonheur dans la vie à deux.

- Ren, il faut qu'on parle.


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Re: We'll make pretend that you and me lived ever after happily | ft. Husbando
Mar 11 Oct 2016 - 18:04
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Nathaniel Miller

Nathaniel Miller

Samedi 08 Octobre 2016, 17h35

Ah ?

Je patiente un instant. Au bout de quelques secondes, je me décide à fermer le livre que j'avais dans les mains. Je le pose doucement sur le bois, glissant mon index jusqu'à l'interrupteur pour éteindre la lampe de bureau. J'étais plongé dans mes recherches, autant que mon esprit le permet, mais je savais aussi qu'elle finirait par revenir, qu'il y aurait, comme à chaque fois, ce risque qu'elle m'interroge sur les raisons de mon attitude. Je penche légèrement la tête en avant, mon regard vagabondant entre les touffes du duvet immaculé d'Auriga : j'aurai préféré qu'elle ne me demande jamais, qu'elle ne se mêle pas de mes affaires, tout comme j'aurai aimé inhiber de moi-même cette colère qui ne disparaît pas. La petite Pyronille, installée sur le coin droit de la table, me jette un regard d'incompréhension. Nous ne pourrons pas nous fuir davantage.

Je me retourne à quatre-vingt dix degrés, la chaise grince sobrement contre le parquet. Je me retrouve face à Estelle, ma petite-amie, vers laquelle je n'arrive à diriger que des sentiments contradictoires et hors-sujet, une sorte d'appréhension mêlée à de la honte, ou peut-être de l'agacement ? Je ne sais pas quoi penser. Je lui ai promis de l'inclure dans mes problèmes, mais ceux-la ne la concernent pas, de près ou de loin, aussi bien que je n'aimerais pas qu'elle en prenne connaissance, car je n'ai surtout pas envie de m'étaler sur le sujet. Cette façon de penser, elle n'est pas logique : une promesse est une promesse, et peu importe combien de temps ça prendra, elle finira par en apprendre davantage. Pourquoi est-ce que je retarde l'inéluctable ? Justement parce que c'est elle. Si je n'avais pas su pour sa propre situation, pour ses antécédents, ça m'aurait semblé tellement plus facile.

Le pire, dans tout ça, c'est que je n'ai même pas décidé d'affronter le problème : je veux juste régler cette altercation avec le moins de vagues possible, je ne suis simplement pas prêt à confronter son regard, à la blesser davantage que je ne le fais déjà. J'ai juste envie de composer avec moi-même, de trouver des solutions en me triturant mes propres méninges, pas les siennes. Je ne veux pas l'impliquer dans cette histoire stupide. Je devrais réfléchir à une manière de détourner son attention, pas vrai ? C'est une torture. Je n'ai pas envie de l'abuser avec belles paroles, je n'ai pas envie de lui mentir, de lui voiler mes émotions, ou pire, de l'écarter pour de bon parce qu'elle me semblerait trop insistante. Je ne veux pas en arriver là.

Je croise son regard, enfin. A quoi est-ce que je ressemble, aujourd'hui ? Je prend soin de moi, comme toujours, mais j'ai l'impression d'être fatigué, beaucoup trop fatigué. Je dors bien, non ? Même quand Estelle ne m'a pas tenu compagnie, je me suis bien occupé de ma santé, j'ai bien mangé, j'ai bien travaillé.. Et.. En tout cas, c'est ce que j'aimerais lui faire croire. Je fronce les sourcils, les yeux sûrement aussi vagues que les siens, et je n'ose même pas articuler un sourire. Je relève un peu la tête, passant instinctivement ma paume contre ma nuque. J'aurai préféré rester étudier : peu importe à quel point le sujet est pointu, il ne sera jamais aussi délicat que ce moment.

De quoi donc.. ?

Re: We'll make pretend that you and me lived ever after happily | ft. Husbando
Mer 12 Oct 2016 - 20:58
Région d'origine : Unova
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Estelle Highwind

Estelle Highwind
Complément:
 


La soirée a été pour le moins riche en émotions. Des pleurs, une ou deux montées de la voix et pour finir un événement auquel je ne me serais pas attendu. J'ai découvert à Ren une facette que je ne voulais pas voir. Et dire que j'ai pourtant, à de nombreuses occasions, fait exprès de le tester, d'essayer de le faire réagir. Maintenant que c'est fait, j'aurais encore préféré m'en passer. Enfin, c'était malgré moi, au moins, mais ça ne change pas l'important. Le voir aussi perdu, aussi désespéré, le voir se décomposer quand il a comprit que je voulais partir, même seulement pour quelques jours, c'était une torture atroce. J'ai dû mettre le projet de côté, bien sûr. Ce n'est pas comme si je voulais vraiment partir non plus, mais je l'aurais probablement fait si sa réaction avait été autre. Où serais-je présentement ? Probablement juste dans une autre chambre de notre auberge. J'ai après tout un contrat à terminer dans le petit restaurant où j'ai été embauchée pour la semaine. Bon, c'est un peu moins dramatique dit comme ça, mais je ne peux quand même pas fler au beau milieu d'un contrat. N'empêche, maintenant que je sais ce qui le tracassait, je suis moi-même dans un état assez bizarre. Sa mère le déteste. Ils ont la chance d'être en vie tous les deux, de pouvoir rester au moins en contact et pourtant. Enfin, c'est idiot de sauter à ça tout de suite, je ne connais pas toute l'histoire, mais je ne peux m'empêcher de trouver ça injuste et stupide. S'il y a bien une chose qui est sacrée dans la vie, c'est la famille. C'est justement parce qu'on prend soin les uns les autres, même quand on n'est pas toujours d'accord, que c'est quelque chose d'aussi spécial, d'aussi important. Unis pour la vie, le vrai happy end, chargé de douceurs et de douleurs. Et voilà que mon aimé se voit renier sa place fondamentale dans la sienne. Si j'avais mangé, je pense que j'irais vomir.

Au lieu de ça, je suis encore étendue dans le lit, à côté du concerné. Ma moitié semble toujours dormir et, tournée sur le côté, je lui caresse les cheveux tout en admirant ses traits paisibles, perdue dans mes propres pensées. Pas étonnant qu'il se soit torturé comme ça. Le pauvre ne trouvera jamais de solution logique à ça, d'explication magique. Le seul moyen qu'il lui reste, c'est encore de demander à sa mère le pourquoi du comment. Même si ça ne change pas la situation, même si elle n'arrive jamais à l'apprécier, j'ose croire qu'elle lui doit au moins ce respect basique, ces explications qui vont pourtant de soi. Mais est-ce que je dois vraiment m'en mêler ? Est-ce que ça me concerne ? Oui. Si Ren souffre, alors c'est certain que ça me concerne. Je remuerai ciel et terre au besoin, j'irai à Écorcia moi-même si c'est ce qu'il faut, je n'en ai que faire. Je ne suis pas connue pour prendre de demi-mesures de toute façon et quand on fait du mal à ceux que j'aime, les répercussions sont terribles. D'autant plus qu'il m'a demandé de rester avec lui, de ne pas l'abandonner. Et à voir son air quand il a formulé sa demande, je crois bien que mon départ serait la goutte de trop. C'est sans doute le seul point positif d'hier soir d'ailleurs. Aussi étonnant que ce soit, cette situation explosive nous a permis de réaffirmer notre amour, notre besoin partagé de l'autre. C'est presque effrayant de voir à quel point nous devenons misérables lorsque la simple perspective d'une séparation volontaire est mise sur le tapis. Forcément, c'est une solution à éviter autant que possible, nous n'en voulons pas ni l'un ni l'autre. Bref. L'important a été dit, maintenant je dois me creuser les méninges aussi et trouver des solutions, peu importe ce qu'elles sont. Ren compte sur moi. Bon, probablement pas tant que ça si je dois être honnête, pas connaissant l'oiseau, mais osef. Moi je compte sur moi pour l'aider. Peu importe la portée de mes gestes, s'ils peuvent lui apporter ne serait-ce qu'un peu de réconfort ça me suffira.

Lui faisant toujours face, je me déplace un peu pour me rapprocher et me relever de manière à pouvoir l'attirer contre moi, dans mes bras, et l'inviter à m'utiliser comme oreiller. C'est bien plus pratique pour le serrer dans mes bras, lui jouer dans les cheveux et lui embrasser le dessus de la tête. Je finis par déposer ma joue contre ses mèches à la couleur de la nuit, fermant les yeux pour simplement profiter de sa présence. Je n'en reviens toujours pas. Sa propre mère. Et sa famille n'a pas l'air de faire grand chose pour s'y opposer non plus. C'est aberrant. La famille, ça veut dire que personne ne doit être abandonné, ni oublié. Il y en a certains qui gagneraient à l'apprendre. Je sais que moi je n'abandonnerai jamais Ren. Je sais que je ne réussirai jamais à l'oublier non plus. Mon Lotus adoré fait partie de moi, ce sera toujours le cas. Si on n'arrive pas à trouver une solution, alors j'ai déjà trouvé la mienne.

- Si rien ne fonctionne, alors... moi, je serai ta famille.

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Re: We'll make pretend that you and me lived ever after happily | ft. Husbando
Sam 15 Oct 2016 - 17:54
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Nathaniel Miller

Nathaniel Miller

Dimanche 09 Octobre 2016, 09h02

Eh.. C'est le matin ? Je pousse un discret bruit de contentement, me presse un peu contre le corps de ma petite-amie. Si il existe mieux que de se faire réveiller par un baiser attendri, qu'on m'enseigne la marche à suivre immédiatement. J'étais troublé, hier soir, mais après avoir passé une nuit blotti contre Estelle, je pense pouvoir dire que, oui, ça va beaucoup mieux. Je l'agrippe instinctivement, la tête calée contre sa poitrine, jusqu'à ce que quelques mots viennent éveiller mes sens. Mon cerveau se démarre lentement, le temps que j'assimile ce qu'elle vient de dire, et je cligne timidement des yeux. J'entoure son dos avec mes bras, bien décidé à ne plus bouger de ce lit avant une éternité.

C'est un peu comme si tu l'étais déjà..

Je frotte mon nez contre sa peau. Je suis sérieux, quant à notre relation : pour en avoir connu d'autres, je sais que je ne pourrais pas me détacher de mon étoile sans perdre une partie de moi-même, et que, quoi que je fasse, mon existence ne serait plus jamais semblable. Je me dis pareillement que j'aimerais passer toute ma vie avec elle, que je voudrais m’enorgueillir de son sourire chaque jour, chaque saison, et profiter de son amour à tout instant. Peut-être que je suis trop avide, ou trop naïf ? Peu m'importe. C'est ça, ma relation avec Estelle : un besoin inconditionnel de me trouver à ses côtés, maintenant et à tout jamais, sans que rien ne puisse nous séparer. Je sais que, d'une manière un peu différente, elle ressent la même chose. Je n'en suis plus au stade de jouer au jeu du «Prouve-moi que tu m'aimes» ! Ça, je le sais mieux que personne, tout comme je sais que mon affection pour elle n'a quasiment aucune limite. Ce à quoi je pense, maintenant, c'est de quoi sera fait l'avenir à ses côtés, comment parviendrons-nous à combiner nos chemins pour former un tout, pour créer notre harmonie ?

Je suis impatient de le savoir.

Tant pis pour le nez, c'est au tour de ma joue de flatter sa peau. Une de mes mains se glisse jusqu'à elle, glissant mes doigts entre les siens, et même si mon regard n'est, Ô sacrilège, pas planté dans celui de mon bien-aimée, mon cœur, lui, dirige ses battements pour une seule et même personne. Je réalise que, aussi rationnel que sois, un peu d'affection de la part de mon étoile est suffisante pour me faire relativiser : je vais repenser à mon problème, le tourner sous différents angles, et j'utiliserais l'avis d'Estelle pour consolider le mien. Je n'ai pas envie d'abandonner vis-à-vis de ma mère, car je sais qu'il y a Serpang sous roche, et ça ne me plaît pas : j'ai envie qu'elle fasse la connaissance de la femme que j'aime, qu'elle réalise que, moi aussi, je peux m'accomplir.

Et qu'elle m'accepte.

On va y arriver. Il faut que tu rencontres ma famille, que ça s'arrange, car c'est important. Pour moi, pour nous..

J'embrasse tendrement sa peau.

Comme ça, on pourra discuter de ce qu'on voudra faire plus tard. Toi et moi. Pas vrai ?


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