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Code 38, Vol. 2 [PV. Nathaniel Miller] 04/05

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Jeu 11 Mai - 0:43
CODE 38, VOL. 2


OST | Frankie Carle - One More Tomorrow :
 

Je n'ai jamais aimé venir à Méridian. Il n'y a rien qui me retient ici. Seules les emmerdes m'y appellent. Ce cycle infernal a commencé il y a huit mois, lorsque John et moi avions fait le déplacement depuis Nox Illum pour interroger le maire de la ville médiévale. Une créature mythique s'était mise en travers de mon chemin : Kimberley du 38. Je me souviens d'avoir retrouvé James dans une auberge datant d'une époque incertaine. Il buvait du jus d'orange. Ou du jus de pomme. Bref, un jus de baies. Et dans les pages des faits divers de son journal nous attendait une enquête digne des plus grands polars : « @nekokimberley et les trente-six disparitions de Pokémon ».

Et huis mois plus tard, rebelote, la cruche demande de l'aide dans tous les réseaux sociaux possibles et imaginaux. Cette fois, pas de Choupidou volé malgré ses petites pattes en trèfle ; la police de Mhyone l'accuse d'homicide volontaire.

Voyons. Quiconque parlerait avec elle pendant cinq minutes devinerait qu'elle est incapable de lever la main sur un être vivant. Elle n'a ni la volonté ni la force. Ce n'est qu'un électron libre. Et, dans cette affaire bien précise, un bouc émissaire.

J'ai donc fait le voyage jusqu'à Méridian. Rien que pour elle. Rien que pour le boulot. Encore. Et je vais sûrement regretter d'avoir fait ce voyage jusqu'à Méridian. Rien que pour elle. Rien que pour le boulot. Encore.

Il va me falloir un soutien psychologique.

Je dégaine mon portable et fouille dans ma liste de contacts. John ? Meh. Je ne vais pas l'ennuyer pour si peu. Il doit d'abord digérer mon absence de huit mois sans une nouvelle pour ne plus vouloir me péter le nez. Un membre de l'Emblème pour lui inculquer les notions élémentaires de l'investigation ? Meh. Je ne suis pas d'humeur à jouer les professeurs. Il ne me reste donc qu'un contact potentiel pour sombrer dans les abîmes. Un collègue m'ayant déjà suivi dans des affaires loufoques.

De : Troy O'BowenHey, James. Tu es de parage à Méridian ? Kimberley du 38 est accusée d'homicide. OK, son Choupidou a malencontreusement disparu du marché, mais ce n'est pas une raison. Réponds-moi vite. Va falloir l'aider fissa. Bisous.

Hop, message envoyé. Il n'y a plus qu'à attendre que...

Bip.

Une nouvelle notification ? Déjà ?

De : James NicholsDésolé, je ne suis pas disponible.

Va te faire foutre Nichols, je sais que tu n'as aucune envie de déterrer le dossier Code 38. Arrête de tourner autour du pot et dis-le-moi franchement si je t'emmerde.

De : James NicholsJe mange un sandwich, là. Et ça m'inspire bien plus que de faire le trajet jusqu'à Méridian pour sauver Kimberley. Je sais que tu peux t'en occuper seul.

De : Troy O'BowenTu es mort pour moi.

De : James NicholsSans rancune ?

De : Troy O'BowenTu m'as refilé l'adresse de la Team Anima. On est quittes.

Je rouvre ma liste de contacts, rejoins prestement les N, m'arrête à la première entrée. Nathaniel Miller. Le nouveau maître de Choupidou. Oh, ça pourrait être intéressant. Peut-être que le blondinet prendra compte du lourd passé de son Pokémon. Je ne suis pas certain qu'il ait déjà rencontré la championne du tweet...

De : Troy O'BowenNathaniel ? C'est Troy O'Bowen, la taupe infiltrée dans la Team Anima qui vous a rendu tous vos Pokémons. Même si tu peux voir mon nom sur le message. Bref, j'ai envie de bosser avec toi. Et ça tombe bien, j'ai une affaire parfaite à te soumettre. S'il te plait, dis-moi que tu es aux alentours de Méridian...

Il n'y a plus qu'à croiser les doigts.

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Ven 12 Mai - 15:44
«Eh, coucou Troy ! Ça va depuis le temps ? Même si ça fait que quelques jours. Hahaha.»

Grand et large sourire. C'est toujours sympa de retomber sur ses connaissances, surtout quand on s'y attend pas !

Le portable vibre.

«Oh, une seconde, j'ai un message.»

Il scrute son écran, fronçant les sourcils. Et puis à nouveau, un sourire.

«C'est bizarre de m'envoyer des messages quand je suis à côté de toi ! Mais bon.»

Le garçon hausse les épaules, inconscient de ses propres mots.

«Tu voulais quoi ? Une affaire, c'est ça ? Genre..» Il met ses mains en pistolet. «Avec des méchants à arrêter, des scènes de crime et une course poursuite.. ?»

Le bon polar des familles.

«Pew ! Haha. Alors ?»

C'est presque s'il se met pas au garde-à-vous, le boulet. En même temps, son camarade a bien du comprendre que les enquêtes, ça le hype à fond, non ?

C'est pas compliqué.

Il prend une voix rauque. «Quelle est notre cible aujourd'hui, inspecteur ?»
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Sam 13 Mai - 11:56
CODE 38, VOL. 2


OST | Frankie Carle - One More Tomorrow :
 

Code 38. Volume 2.

Aussitôt convoqué, aussitôt débarqué. Même si le gosse n'avait pas conscience que je lui demandais de l'aide pour une affaire de la plus haute importance. Il était juste là, au mauvais endroit, au bon moment. Est-ce un signe du destin ? Qu'il est taquin.

J'extirpe mon carnet de notes, un crayon gris, et les tends à mon partenaire.

Je vais te former à l'art de l'enquête. Première étape : poser le problème sur papier. (Je désigne ses outils de scribe des sourcils.) Code 38, Volume 2. Deux points, ouvre les guillemets. Kimberley Fairmier, une jeune dresseuse accro aux tweets, a été accusée du meurtre de Philippe Homard, la trentaine, caucasien, ennuyeux au possible, sans passion ni hobby, adepte de la formule boulot-métro-dodo ; bref : Monsieur tout-le-monde avec un grand M. Des témoins prétendent d'avoir vu la jeune femme au Capidexter Ward lorsque l'accident s'est produit – un café du centre-ville. Celle-ci jure d'avoir vu l'homicide s'enfuir vers le château de Dulem. (Je change de ton, marque une pause.) Je te conseille de souligner les informations importantes. Ça t'aidera. (J'éclaircis ma gorge.) Mrs. Fairmier, alias @nekokimberley, ou encore Kimberley du 38, est innocente. D'où notre présence à Méridian. Nous devons la sauver. Elle ne s'en sortira pas indemne sinon. Et tu t'en voudras sûrement...

Je fais apparaître une cigarette entre mes doigts, tire un briquet de ma poche, embrase ma dose de nicotine. La fumée s'impose dans la conversation, en pause.

Kimberley a besoin de ton aide. J'ai pensé à toi en premier dans cette affaire pour une bonne raison : son Pikachu disparu depuis quelques semaines a rejoint ton équipe. Oui, tu m'as bien entendu. Kimberley est l'ancienne dresseuse de Choupidou, avec ses petites pattes en trèfle et ses nœuds roses dans les oreilles. Je l'ai reconnu.

Je me décale, laisse passer un couple de retraités. Ils me remercient. Je leur rends un sourire poli. Puis me retourne vers Nathaniel Miller.

Tu en apprendras plus sur le comportement de ton Pokémon.

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Dim 14 Mai - 10:32
«Que quoi ?»

Comment ça, ancienne dresseuse ? Ok, il le regardait bizarrement la dernière fois, mais n'importe qui ferait de même en voyant sa tronche de débile.

Ça n'empêche qu'il a raison, et que s'il dit vrai, c'est en effet le moment pour se rapprocher de son Pikachu. A quoi ça servirait de l'agresser avec des questions, de toute manière ?

Vu qu’apparemment, ils vont déjà se jeter dans la gueule du Lougaroc.

«Ok, j'ai compris. Je t'avoue que c'est un peu gros à avaler, mais je vais faire avec.» Il est tout de suite plus sérieux. «Un mort, une fille soupçonnée car au mauvais endroit au mauvais moment, et un tueur en cavale au château.»

Le garçon hoche la tête.

Quitte à faire ce boulot, autant le faire sérieusement.

«Déjà, faudrait qu'on interroge Kimberley, nan ? C'est la plus à même de savoir quelque chose.»

Il se gratte le menton.

«Mais pas sûr que la police nous laisse passer. M'enfin on pourrait se faire passer pour des inspecteurs ?»

EHEH. C'est là que l'expérience entre en jeu : les années à bosser sous les ordres de tonton Patrick n'auront pas été vaines ! Nath lève un pouce vainqueur, le sourire jusqu'aux oreilles, parce que time to shine comme on dit dans le milieu.

«Je sais falsifier des cartes de dresseur, ça passera crème

Et un petit clin d’œil mesquin en complément.
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Mer 17 Mai - 10:14
CODE 38, VOL. 2


OST | Frankie Carle - One More Tomorrow :
 

Aurais-je fait une bonne pioche ? Le gosse a vu clair dans mon jeu : nous devons nous faire passer pour des inspecteurs, sous peine de souiller les preuves qu'ils n'ont pas encore amassé. Un jeu d'enfant. Surtout que l'équipe chargée de l'affaire, motivée à bloc, n'arrive que demain. Il est temps de parfaire son déguisement.

J'ai déjà la mienne. Mais j'ai un contact qui peut t'en faire.

Je dégaine mon faux passeport et le lui montre. Une photo de mon double maléfique affiche un grand sourire jusqu'aux oreilles, les sourcils haussés, les yeux écarquillés. Le mannequin respire la joie de vivre, si bien qu'il a décidé de plaquer des cheveux en arrière pour dévoiler son front, mettant en valeur l'entière joie dans son regard.

Sans commentaire.

Je range ma carte dans la poche de ma veste, laisse déboutonnée celle-ci, desserre ma cravate, ouvre légèrement ma chemise, crache dans mes mains et me recoiffe.

On pourrait inverser les rôles : moi, le comic relief qui mord la vie à pleine dent ; et toi, le cynique qui sait ce qu'il fait. Pour ajouter de la profondeur à notre crédibilité. Et ils auront bien du mal à nous retrouver une fois les vrais enquêteurs sur place.

Je m'échauffe la mâchoire, me frotte les yeux, médite, contrôle ma respiration...

Puis souris.

Tu peux m'appeler Locke, l’assaillé-je d'une voix enjouée. Edward Locke.

Je retire ma veste de costume et la place sur mon épaule, la joie en étendard. Rien ni personne ne peut m'arrêter. J'ai découvert les arcanes de ce monde il y a trop longtemps. Et celui-ci est aveugle dès qu'il regarde au-delà de ses pieds.

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Jeu 18 Mai - 17:08
Il hausse les épaules.

«Oui ? Bon, bah, ok..» Le garçon n'a pas l'air convaincu. «Locke.»

Y'a une bonne raison à ça. Jouer l'antipathiques de service, c'est vraiment pas sa tasse de thé : il met toujours du peps dans les rôles qu'il occupe, même s'il s'éloigne un peu du concept de base, parce que c'est comme ça qu'il est.

Mais ouais, bien compris. Il va faire un effort.

Nathaniel se racle la gorge.

«Bon, brigade anti-criminelle de Mhyone, c'est ça ? Je vais acheter du calque, on se retrouve devant le commissariat dans une heure précise. Ne sois pas en retard, je suis pas là pour lambiner, et encore moins pour regarder passer les Roucool.»

Il penche la tête.

«Un truc du genre ?»

M'ouais, ça fera l'affaire.

«Bref, à tout à l'heure Troy !»

♦    ♦    ♦

«Coucou, c'est re-moi !»

Il tousse.

«Je veux dire, me revoilà. J'ai ce qu'il faut, on peut y aller.»

Le garçon s'étire. Il a fait aussi vite que ce qu'il pouvait, mais finalement, il est plutôt fier du résultat. C'est l'expérience qui parle ! Ils n'ont plus qu'à entrer et interroger Kimberley, personne ne leur causera de soucis.

Normalement.

Ils passent la porte.

«Bonjour, brigade anti-criminelle de Mhyone. On voudrait interroger la dénommée Kimberley, vous pouvez nous l'amener ?»

«T'es qui ?»

Le policier, gros et gras, le dévisage de haut en bas.

«Jean Raves. Et selon le protocole, c'est probablement même Monsieur Raves pour vous. J'ai sûrement l'air jeune, mais j'ai gagné plus de distinctions que vous n'en aurez dans toute votre vie. Quant à lui, c'est mon équipier.»

Nathaniel fait brièvement défiler sa carte devant les yeux du bougre. Effectivement, il a dosé sur le prestige.

«Sur ce, agent. Il n'y a pas de Galvaran, contentez-vous de faire votre travail. J'en toucherai deux mots à votre supérieur si vous ne vous perdez pas.»

«Euh, ok. Suivez-moi, je vous l'amène en salle d'interrogatoire.»

Le garçon jette un coup d’œil à son camarade. Bah voilà, trop facile.
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Ven 19 Mai - 12:41
CODE 38, VOL. 2


OST | Frankie Carle - One More Tomorrow :
 

Le blondinet a plusieurs cordes à son arc, et au moins deux faces sur son masque vénitien. Il nous fraie un chemin jusqu'à la salle d'interrogatoire en deux temps trois mouvements – le garde n'y voit que du feu. Moi, je souris. Je souris à la vie, à l'affaire, à nos rôles. Et salue le garde d'une poigne ferme en passant devant lui.

Bonjour, je suis l'agent Locke. Merci d'avoir veillé sur le témoin, vous avez parfaitement bien fait votre boulot ! Votre nom sera sur le générique de fin, aux côtés de ceux des hérauts de la vérité. En lettres de feu ! Quel est-il, d'ailleurs ?
Euh...
Un très joli prénom, s'il en est ! Viendriez-vous de Sinnoh ?

Le policier secoue la tête, papillonne des yeux. Il se contente d'ouvrir la porte vers la salle d'interrogatoire et rebrousse chemin, le regard rivé sur le carrelage froid du poste de police. Je referme l'accès derrière nous, balance ma veste de costume sur une première chaise, me penche vers Kimberley ; je pose un index sur mes lèvres et lui offre un clin d’œil ; elle réprime un hoquet de surprise et se ravise aussitôt.

Je dégaine un dictaphone, l'allume, le place au centre de la table.

Bonjour mademoiselle Fairmier. Nous venons vous poser des questions sur ce malheureuuuuuux accident au Capidexter Ward. Nous sommes les agents Raves et Locke... vos potentiels sauveurs ! Mais attention, nous serons impartiaux. En d'autres termes : vous profitez d'un droit de présomption à nos yeux. Eh oui. Si ce n'est pas beau. J'espère qu'en retour vous nous direz toute la vérité, et rien que la vérité.
Ouais lol je vais trop faire ça ! J'étais trop seule en plus dans cette salle, en plus ça sent trop le vieux... mdr. Vous m'avez TROP sauvé quoi. J'ai même vu UN RATTATA. GENRE UN VRAI DE VRAI. Avec des poils qui puent et une queue toute mimi hihihi.

Je jette un œil à mon partenaire. Lui seul peut faire face à la répartie corrosive de Kimberley du 38 – elle qui incarne si bien les travers déviants de sa génération.

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Ven 19 Mai - 15:31
Euh, ok.

Elle est chelou celle-là.

Nath mime une quinte de toux. «Bien, dans ce cas, pouvez-vous nous décrire votre situation au moment des faits ?»

«Alors oui, c'était genre, euh, un mercredi midi ? Je sais plus mdr. Peut-être jeudi, mais voilà quoi. J'étais sur instagram je prenais des photos de mon croissant trop beau et tout, et pis j'ai posté j'avais trop plein de followers, et pis..»

Elle se mord la lèvre.

«Bah j'étais oklm quoi. Quand tout à coup y'a eu un cri trop creepy j'ai sursauté comme une victime lol, j'ai tourné la tête et j'ai vu un gars étalé par terre avec du sang partout euuuuurk. Le serveur est sorti en courant et il m'a regardé avec un air genre pas content du tout mais tkt juste avant j'ai vu le coupable s'enfuir avec une veste mauve trop moche.»

Kim reprend son souffle.

«Et genre mes sens de Mimigal se sont éveillées parce que j'ai réussi à le voir partir dans la bonne direction lol ! Enfin comme j'ai dis aux gentils policiers il est parti vers le château mais personne ne m'a vu alors je sais pas trop quoi faire. Il va m'arriver quoi ? Parce que, genre, j'ai un shooting demain après-midi et c'est trop frais je peux genre trop pas le rater quoi..»

«Et c'est tout ? Pas de détails supplémentaires ?»

«Bah vos copains ils ont dit qu'il a été tué au couteau, mais l'agresseur il a laissé l'arme sur place et j'étais toute seule en salle quoi, je crois.»

«Au mauvais endroit au mauvais moment. C'est bête, mais ainsi est faite la vie : vous verrez, le karma aime donner et reprendre. Vous devriez tenter votre coup au pokémillion dans les prochains jours, si vous vous en sortez.»

«Si j'avais eu Choupidou.. Pffffff.....»

Nath se crispe. Euh, m'ouais, c'est pas le moment. Il regarde par la baie vitrée et aperçoit un homme, sûrement un haut-gradé : sûrement même le commissaire qui vient voir ce qui se passe.

Ils feraient mieux de déguerpir.

Le blond se lève. Il adresse un bref regard à Troy et lui fait signe de le suivre, tout en n'oubliant pas d'adresser quelques adieux succincts à la présumée coupable. Avec un peu de chance, ils arriveront à faire leur boulot et l'innocenter, mais pour l'heure, ils feraient mieux de ne pas s'attarder.

Alors ils sortent.

Et le garçon pousse un long soupir.

«Fiou..» Il s'étire. «Y'a pas grand-chose, hein ? A part la piste du château. D'ailleurs, ça me semble un peu bizarre qu'il n'y avait personne à cette heure-là, surtout pour un mercredi ou un jeudi midi, tu crois pas ?»

Il penche un peu la tête.

«Tu penses pas qu'on devrait aller faire un tour là-bas ?»
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Mer 24 Mai - 16:13
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OST | Frankie Carle - One More Tomorrow :
 

Kimberley du 38 répand un arc-en-ciel de métaphores sur le visage de marbre de Nathaniel. Plot twist : la gerbe de lutin a un relent de vomi. Elle énonce les faits d'il y a deux jours, de son plan d'avenir sur Instagram à sa prochaine condamnation à mort.

Mais le monde n'est prêt pour ni l'un ni l'autre.

Veste mauve. Château de Dulem. Mercredi midi. Agression au couteau. Pas de cohue avant le crime. Homicide de sang froid. Règlement de comptes ? Philippe Homard était un gros poisson. Nul doute que certains pêcheurs voulaient le mettre à la casserole.

Nathaniel se relève, décide de couper court à la discussion.

Je l'accompagne.

Merci bien mademoiselle Fairmier ! C'est un plaisir de vous avoir parlé. J'espère que l'on pourra se voir plus tard – si vous êtes toujours en vie, haha. Byyyye.

* * *

Tu penses pas qu'on devrait aller faire un tour là-bas ?

Je gobe un chewing-gum, m'impose un quatrième patch de nicotine sur mon bras, sous la manche retroussée de ma chemise. Je ne devrais pas éprouver mes nerfs durant ma purge. Mauvaise idée. La rechute sera terrible, et le quotient intellectuel négatif de @nekokimberley fera une parfaite cible pour cracher tout mon sel.

Le meurtrier a bien choisi son créneau. Je m'occupe d'inspecter les contacts de Kim sur le Poryweb ; notre coupable a pu profiter de sa pause au Capidexter Ward pour lui faire porter le chapeau. Quant au café désert un mercredi midi, j'ai fait mes recherches. Un nouveau restaurant a ouvert ses portes le jour-même, nommé le « Magicarpe Diem ». Méridian est un petit hameau ; les villageois ont de coutume d'aider les entrepreneurs à lancer leur commerce aux premières lueurs. Mais je n'explique pas l'absence de Kimberley à cet évènement. Attendait-elle quelqu'un ?

Je mets ma bouche en coin.

Allons au Capidexter Ward. L'équipe nous renseignera davantage sur l'affaire.

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Ven 26 Mai - 19:23
«Ah bah oui, d'accord. C'est logique.»

M'ouais. C'est vrai que compté la réputation de Kim, elle aurait du être sur les lieux pour l'occasion. Alors qu'est-ce qu'elle faisait dans ce café miteux ? Pourquoi est-ce qu'elle s'est retrouvée liée à ce torrent de mésaventures ? Pourquoi elle parle comme une attardée ?

Trop, trop, trop de questions.

«Bah ! Allez, c'est parti.»

♦    ♦    ♦

Boum, irruption dans le café. Contrairement à la description précédente, c'est déjà plus rempli : pas mal de vieux, quelques familles et deux ou trois types louches qui se battent en duel dans une salle déjà trop petite pour si peu de clients. Bon, pourquoi pas, l'endroit a un côté un peu atypique qui doit attirer tous les profils, mais là n'est pas l'important !

Faut savoir pourquoi Fairmier était là.

Ah, un serveur !

«Bonjour. Je voudrais parler à un r-...»

«Désolé, j'ai pas le temps.»

Il s'engouffre derrière le comptoir, puis passe la porte qui mène aux locaux. Tout ça d'un geste très posé, bien évidemment.

Ah bah...

OK.

«Sérieux ?» Le garçon regarde Troy. «Il est un peu louche, lui. Tu crois pas ? Même si, en soi, s'il avait quelque chose à se reprocher, il se montrerait pas aussi louche. Sauf si c'est un idiot. Ou peut-être qu'il a une double personnalité ?»

Nath malaxe ses cheveux, perplexe. «Aaaaah...»

Bon, va quand même falloir se bouger les fesses.

«On le rattrape ?»
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Lun 29 Mai - 6:20
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OST | Cole Porter - Anything Goes :
 

L'enquête suit son cours. Indice après indice, nous nous rapprochons de la vérité salvatrice ; et Kimberley nous applaudira à en saigner des paumes. Quelle récompense. Dire que je la considère comme une « amie », à cause de ces mésaventures et de sa personnalité atypique. Elle attire la sympathie. Assez pour happer une crapule de première zone à renfiler ses gants de détective pour la sauver.

On le rattrape ?
Il va falloir.

On passe en seconde vitesse. Je désactive mon cerveau, court-circuite mes neurones, vidange ma moelle épinière. Je me travestis en créature de Romero le temps d'un interrogatoire musclé, ceux de mes lèvres tirés au possible.

Surtout : ne pas croiser mon reflet dans un miroir.

Je passe la porte-battante derrière le comptoir du café, les deux mains dans mes poches, ma plaque d'officier prête à être dégainée. L'équipe en coulisse – notre suspect numéro un et un potentiel complice en plein inventaire, la mine déterrée – dévisage ma bonne humeur envahissante. Je fais claquer mes chaussures, avance vers le fuyard, plante mon passe-partout magique devant ses yeux ébahis.

Alors l'ami, on n'a pas le temps ?
C'est que j'ai du pain sur la blanche.
Ou du café à moudre, plutôt ? Hahahahaha. Désolé, j'ai trop l'habitude d'être drôle, ça dérange mon entourage. Mais tu sais, pour en revenir au temps... c'est subjectif !

Je zieute les aiguilles de ma montre, tapote le cadran de l'index.

Il est six heures trente-deux quelque part dans le monde.
D'accord. Donc on peut me dire de suite où sont les caméras cachés que je fasse genre je suis trop surpris et content d'avoir été piégé puis retourner bosser ? Parce que vous êtes gentils, mais votre logique de pilier de bar, non merci.
Tu sais quoi ? Ce n'est pas très urbain de ta part.

J'attrape son bras, encastre son crâne sur le mur en placo.

Jean, une question à poser à monsieur ?
MAIS LÂCHEZ-MOI BORDEL !
Ah oui, nous sommes de la police. Alors on ne bouge pas, d'accord ?

Monsieur Inventaire lève les mains en l'air, les yeux exorbités de frayeur. Où est le Croque-Mitaines ayant croisé son chemin ? Cette peur est insensée.

Voici comment cela va se passer : tu réponds à nos questions, et tu n'as pas mal ; tu joues les malins, tu as mal. Ce ne sont que les deux seules règles du jeu ! Facile, n'est-ce pas ? Allez, on va faire un tour de chauffe.

Je force sur ma clé de bras.

Oups, ça craque. Lol.

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Mar 30 Mai - 23:38
«Ouah, ça doit faire mal !»

«Aaaaaaah ! Mais pourquoi !»

«Oui, Locke, pourquoi ?»

Pas le temps d'échanger un regard, pas le temps de dire quoi que ce soit d'autre, en fait, qu'un petit déclic se fait entendre. Rien d'alarmant, aux premiers abords, jusqu'au moment ou une petite boule roule au sol, près du pied du serveur, et EXPLOSE POUR SOUFFLER UN ECRAN DE FUMEE.

Ouah, c'est incroyable, le serveur était en fait un ninja.

Profitant de la surprise et d'une force insoupçonnée, l'homme se libère de l'étreinte de son ravisseur et file dans une des directions. Les alarmes incendie de l'arrière-cuisine se déclenchent, ce qui a d'ailleurs pour effet de rameuter toute la petite équipe du personnel. Trop cool, comme si la fuite, c'était pas déjà assez.

Nathaniel tousse, il tente tant bien que mal d'échapper à l'atmosphère. Et puis, le dring, les écoutilles d'eau et le calme plat : le chef cuisinier, plus inquisiteur encore que perplexe, fixe les deux agents improvisés avec un air tout sauf engageant.

«Alors, on peut tout vous expliquer.»

Ils pourraient, c'est vrai, mais ça les renverrait au commissariat, et ils n'ont pas trop envie d'être vus pour l'instant.

«Ou plutôt, on pourrait, mais c'est trop long. A plus !»

Le blond tape l'épaule de Troy. Genre bien fort. Genre l'air de dire «on se casse très vite», même, et il se dirige vers la sortie d'un pas plus que pressé. En courant, plus précisément. Il file, et remarque que la porte est entre-ouverte : le coupable serait passé par là ? Derrière eux, les employés s'agitent, et s'affairent même à les poursuivre. Logique, ils ont niqué leur journée.

«Euh, on part vers le château ? Je crois qu'on a pas d'autre choix ! Si c'est un complice, il va sûrement retrouver son copain, nan ?»

Des pas, des pas. C'est l'heure du jugement, les gentils méchants arrivent pour leur botter les fesses.

«Décide-toi je suis pas trop sûr de moi, là !»

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Mer 31 Mai - 12:51
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OST | Run Londinium - Daniel Pemberton :
 

Disparition dans un fumigène. Tour de passe-passe et fugue instantanée. Notre otage revêt ses atours de ninja et profite d'une faille dans notre manque de concentration. Un serveur. Ninja. Un serveur ninja. Notre monde a beau être un nid de coïncidences trop étroit, rien ne légitime sa présence – son existence.

Nous avons le nez dans la merde.

C'est un hors-la-loi, recherché par la police internationale !

J'arrache mon costume de gentil flic, impose ma voix face au chaos et à la bêtise de mon camarade. L'équipe nous regarde avec des yeux de hibou, la rage au poing.

Aidez-nous à le rattraper bon sang !

Ils s'enflamment. Contre nous. Tels des paysans en pleine chasse aux sorcières. C'est une ruse ! gueule l'un d'entre eux avec un accent à couper de l'acier. Il est trop louche lui avec sa chemise ouverte ! réplique un autre en s'avançant vers nous, hostile.

Le blondinet prend la poudre escampette, percute mon épaule. Fait chier ! J'emboite son pas pour fuir les foudres de l'audience de singes à nos trousses. Nathaniel ouvre la porte de sortie d'un coup d'épaule ; j'emprunte l'accès, referme derrière moi, force sur la benne à ordures pour bloquer la voie.

Je jette un œil derrière moi : le gosse est déjà loin. Je reprends mon souffle, prends de l'élan, coupe à travers les bâtiments pour le rejoindre ; j'escalade un muret, amortit une chute d'une roulade, me balance sur une gouttière, traverse une ruelle, bouscule un couple de vieux, sprinte sur la dernière ligne droite.

Nath !

Il se retourne. Je me presse de le rejoindre, le diaphragme en émoi. Les cris des serveurs s'élèvent jusqu'aux cieux, alertent la populace sur le danger qui menace le confort de la cité moyenâgeuse. Il faut se dépêcher d'agir.

Euh, on part vers le château ? [...] Si c'est un complice, il va sûrement retrouver son copain, nan ? Décide-toi je suis pas trop sûr de moi, là !
C'est une bonne planque, on sèmera les tarés qui nous pistent !

Direction l'attraction touristique majeure de Méridian.

Les panorama s'enchainent comme un court-métrage en stop-motion : une cathédrale, un cimetière, une rue marchande, un pont, une mairie, une arène, une zone piéton, un jardin, un château. Des moutons venus des quatre coins du monde s'entassent aux portes du bâtiment hanté, brandissant leurs passes au guide pour baver sur la richesse des antiques monarques. Je reconnais le faciès de notre ami serveur parmi la troupe.

Regarde-ça.

Je désigne ma trouvaille au blondinet.

Il va falloir le prendre discrètement à part.

Je contourne la place, rejoins la forêt privée de Dulem ; des jardiniers subissent leurs tâches machinales, genou au sol, un soleil de plomb sur leur nuque découverte. Il suffirait d'un chien pour souiller le rose de leurs pétunias. J'invoque Ectoplasma à l'aide, planqué derrière une statue à perruque. Le spectre s'enfonce dans mon ombre, ses yeux dorés ouverts au monde, l'un plus grand que l'autre pour exprimer sa soif de réponses. Je m'accroupis vers lui, le frisson de la chasse dans le regard.

J'ai besoin de tes talents d'hypnose, Ectoplasma. Pars devant, on te rejoint, dis-je en montrant une fenêtre ouverte au premier étage pour le gamin, à trois mètres du lit de gravier. Tu es prêt Nath ? Je peux te faire la courte-échelle.

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Mer 31 Mai - 13:25
Dans escalade, il y a presque salade : en soi ça n'a rien à voir, mais c'est important d'en parler. Car oui, ces derniers temps, Nathaniel Miller s'adonne à un sport aussi palpitant que dangereux : il grimpe des bâtiments, des falaises, des arbres..

Tout ce qui peut être monté.

Pas par plaisir ! Certes, l'adrénaline et l'aventure sont son credo, mais les récents exercices furent simples le fruit d'improbables concours de circonstance. Alors voilà, encore une fois, il doit jouer sa vie pour résoudre une énigme : quoi de plus normal pour un héros de la justice ? Mais bon, le bémol, la petite note, c'est que côté prises, on a vu mieux comme bâtiment. D'accord, c'est vieux, y'a des bords, mais c'est pas assez équilibré pour être monté comme un Bourrinos.

Nan, là on est sur du parcours couleur noire comme la nuit.

«Ok, ok, mais attention où tu mets les pieds, on dirait pas comme ça, mais une chute de trois mètres ça peut être dangereux !»

Parce que la sécurité c'est important.

♦    ♦    ♦

Ah bah en fait ça va, haha. C'était pas si terrible.

«Voilou, y'a personne. Cool. Il en est où ton spectre ?»

Il balaye la salle du regard. Ça a plus l'air d'être un entrepôt qu'autre chose, genre balais, seau d'eau et tout ce qu'il faut pour bien entretenir les couloirs. Peut-être qu'une soubrette faisait la poussière dans le coin ?

«C'est trop bien, on peut visiter l'intérieur sans passer par les guides trop ennuyeux. En vrai, je suis déjà passé dans les jardins mais sérieux, plus jamais ! J'étais avec Val, et..» Il se fige un moment. «Ah mais, tu la connais peut-être pas. Bref, j'étais avec une amie, un truc du genre, et on s'est promenés la nuit pour voir à quoi ça ressemblait, sauf qu'un espèce de Hypnomade pervers nous a hypnotisés et nous a piégés dans un rêve ! C'était traumatisant, j'avais l'impression d'être sous acide, genre, violent quoi.»

Le garçon penche la tête. «Mais il s'est fais tabasser par nos pokémons, et on s'en est sortis. La morale, c'est qu'il faut faire attention aux Hypnomade, et que tout méfait finit par être puni d'une façon ou d'une autre.»

Il se promène dans le salle. Visiblement, il a un peu oublié l'objet de sa présence.

«Sinon, Troy, t'as une copine ? T'es plutôt beau-gosse, ça m'étonnerait pas.»

Nath fronce les sourcils.

«Ou un copain, bien évidemment, ou alors un pok-...» Tous les goûts sont dans la nature. «T'as compris.»
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Mer 31 Mai - 22:46
CODE 38, VOL. 2


OST | The Politics & The Life - King Arthur :
 

Nathaniel me tend sa main depuis la fenêtre ; j'invoque Nidoqueen en guise de trépied, grimpe sur elle, escalade le mètre de façade qui me sépare de mon partenaire, pénètre le premier étage, et renvoie la créature dans son paradis virtuel.

Devant nous, un long couloir. Tapis pourpre, armures de chevaliers d'antan, peintures réalistes, têtes empaillées ; la décoration joue une partition de démesure pour nous cribler d'étoiles dans les yeux. Mais les lieux ont un arrière-goût factice...

Je me retourne vers Nathaniel. Il dérange le silence de l'étage, s'étend en commentaires stériles et anecdotes fades. Je fais mine de l'écouter d'une oreille, promène mon regard aux alentours, essaie capter le moindre indice sonore ; mais le groupe de touristes semble encore coincé au rez-de-chaussée.

J'étais avec Val, et... Ah mais, tu la connais peut-être pas. Bref, j'étais avec une amie, un truc du genre, et on s'est promenés la nuit pour voir à quoi ça ressemblait, sauf qu'un espèce de Hypnomade pervers nous a hypnotisés et nous a piégés dans un rêve ! C'était traumatisant, j'avais l'impression d'être sous acide, genre, violent quoi. Mais il s'est fais tabasser par nos Pokémons, et on s'en est sortis.

Je regarde au travers de la fenêtre, inspecte les va-et-vient de moutons devant le château. Un groupe quitte la bâtisse des goodies plein les bras. D'autres s'entassent au-delà des marches, attendant sagement leur tour. Une machine bien huilée.

La morale, c'est qu'il faut faire attention aux Hypnomades, et que tout méfait finit par être puni d'une façon ou d'une autre.

Amen.

Sauf que le petit a tort : bien souvent, la crapule de l'ombre redouble de malice pour échapper à la prétendue toute-puissante autorité, ses gants d'apparat trop blancs pour être salis. De trop nombreux criminels de guerre ont été emporté dans leur sommeil, vénérables au point d'accueillir la mort comme une amie. Tandis que les héros se crèvent à la tâche, s'embourbent dans la fange de leur propre connerie, brûlent leur vie par les deux bouts en essayant d'aller au même rythme que leurs ennemis.

Dire que Giovanni profitait de son immunité diplomatique de Maître d'Arène pour éviter les foudres de la justice. L'homme avait tout compris du monde moderne.

Sinon, Troy, t'as une copine ?

Hein ? Quoi ? Plait-il ? Ça sort d'où, ça ?

T'es plutôt beau-gosse, ça m'étonnerait pas. Ou un copain, bien évidemment, ou alors un Pok-... T'as compris.

Ah oui. Je vois. Val, la fameuse amie. Sa copine. Ce type a vraiment trouvé chaussure à son pied ? Je veux dire : une fille a-t-elle vraiment eu pitié de Nathaniel au point de lui laisser de la place dans son cœur ? Enfin, une fille. Ou un garçon. Ou un Pok-...

Oh, wait.

Val comme... Gravalanch.

Tout s'explique. Le charisme enfantin, les joues roses, le sourire de béat... Ce melting-pot de niaiserie a dû virer la cuti de la caillasse ambulante. Les battements de son cœur de pierre ont dû résonner dans tout l’être du cher blondinet, si bien qu’ils dictent maintenant le cœur de ce dernier à suivre le rythme. Le Pokémon a senti une émotion nouvelle – un exutoire transcendant son existence d'ouvrier. Ce désir constant de vouloir être aux côtés de sa muse, les pensées toutes tournées vers... hm, elle ? Et jorsqu'elle sourit, des ailes nous arrachent la peau du dos et nous font sentir en vie.

C'est encore neuf. Et compliqué. Mais oui, on pourrait dire ça. J'ai une « copine ». Et pas une Gardevoir, weirdo. Un vrai bout de femme. Elle s'appelle Koui...

Ectoplasma traverse le sol à toute vitesse. Je manque de sursauter, la main sur mon cœur ; il désigne aussitôt mon ombre en train de se déformer en quatre mots.

Groupe. Monter.
Cible. Avec.


Merde. OK, on doit se dépêcher de trouver un plan... ou une cachette. On se planque derrière les rideaux ? Ça nous laissera le temps de voir le serveur venir.

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