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L'âme des Marais [Expédition Archéologique - Solo]

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Alexandre Diame
Région d'origine : Hoenn
Expérience : 3387
Jeu 28 Sep - 13:18
Alexandre Diame
Exploration : L’âme des marais



Prologue
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J’étais tranquillement assis à la terrasse d’un bar de Meridian, une nouvelle fois, bien décidé à profiter d’une journée au moins de calme intensif. J’avais l’impression de ne plus où savoir où donner de la tête et, même si au moins je ne m’ennuyais pas, je commençais à fatiguer un peu. La journée avait bien démarré. J’avais pu faire une grasse matinée sans être dérangé par un quelconque énergumène ou un coup de fil perturbant, et il faisait particulièrement beau. Je m’étirais alors, bien installé sur ma chaise en bois, avant de m’enfoncer davantage dans mon dossier, levant mes yeux fermés au ciel pour profiter d’un bain de soleil régénérateur. Les doux rayons de l’astre de Meridian réchauffaient doucement ma peau, et la sensation de quiétude qui en ressortait était parfaite. Je poussais un long soupir de contentement, confortablement installé sur ma petite terrasse, ne prêtant aucune attention à tous les autres clients qui discutaient autour de moi.

Une sonnerie me tira alors de ma rêverie, et j’ouvris un œil. Mon portable, que je venais d’ailleurs de changer, c’était mis à chanter sur la table devant moi. Mon soupir fut cette fois-ci de dépit, et je quittais ma confortable position pour m’approcher du maudit appareil qui venait de briser ma tranquillité. Je jetais alors un œil au numéro qui s’affichait. Le Laboratoire pokémon. Mais qu’est-ce que pouvait bien me vouloir le professeur Acacia ? Il ne me semblait pas avoir beaucoup de nouvelles à lui annoncer, surtout depuis que j’étais passé lui faire état des progrès de Caim. Tout de même légèrement intrigué par son appel, je pris l’appareil en main avant de décrocher, le collant à mon oreille.

« Allo Professeur ? » Lançais-je, assez classiquement pour le coup. La voix d’Acacia me parut alors toute excitée, et j’avais bien du mal à suivre le fil de ses paroles.

« Oui, Alex ? Tu m’entends ? Je t’appelle parce qu’il faut absolument que je te propose un truc ! Alors voilà : J’ai des-… » Je grimaçais, car, entre son débit plutôt rapide, et le bruit qui m’entourait, je n’entendais presque rien à ce qu’elle me disait. Je l’interrompais donc, sans méchanceté, pour lui demander d’attendre un peu que je me mette à l’écart de la foule.

« Attendez, je vous entends mal ! Je me déplace, donnez-moi deux secondes. » Je décollais alors le portable de mon oreille, prenant un billet dans ma main et le posant sur la table. Il y avait plus que l’addition, mais ce n’était pas bien important. Je mis alors mon sac sur mes épaules, avant de quitter la terrasse du bar pour me poser un peu plus loin, au calme, sur une petite place tranquille.

« Allez-y, je vous écoute ! » Dis-je finalement, constatant que la professeure de Mhyone avait patiemment attendu. Lorsqu’elle eut mon feu vert, elle reprit alors son discours, toujours sur un rythme rapide qui trahissait son excitation.

« Bon, voilà ! Je sais que t’es pas mal occupé avec tes Arènes et la ligue de Mhyone en général, mais j’ai besoin d’un petit coup de main. » Je fronçais les yeux, la laissant alors continuer. « T’inquiète pas, je pense que ça peut te plaire. Bon voilà. J’ai de bons amis à Nox qui sont en quelques sorte une petite famille d’Archéologue. Malheureusement, ils ont perdu l’un de leur membre lors de leur dernière expédition, et ils auraient besoin d’un dresseur compétent pour le remplacer. Alors j’ai pensé à toi ! Parce que l’Archéologie, pour un spécialiste du type sol, ça peut coller non ? » Je fus plutôt surpris par sa proposition, car je ne m’attendais vraiment pas à ça. Bien sûr, c’était plutôt logique, mais je n’avais littéralement aucunes compétences dans le domaine, ni même en histoire.

« Je… suis un peu surpris. Disons que j’y connais rien, moi, en histoire ou en archéologie. Donc je sais pas vraiment à quoi je vais leur servir. » lui dis-je sincèrement.

« Non, mais t’inquiète pas ! Ils ont surtout besoin d’une sorte de gardien, parce qu’ils font souvent des expéditions assez risquées pour se démarquer des autres. C’est surtout pour ça que tu irais. » Me dit-elle, sur un ton un peu amusé.

« Bah… Je ne sais pas trop moi. Ça me gêne d’intégrer un groupe connu alors que j’ai pas du tout les compétences dans le domaine… » lui répondis-je, toujours avec sincérité. Il y avait surement beaucoup d’autres dresseurs qui étaient plus compétents que moi et qui rêvaient probablement d’un poste comme celui-ci. « Et puis, il devrait y avoir beaucoup de candidats s’ils sont si réputés ! » Il s’ensuivit un petit blanc dans la conversation, puis Acacia reprit la parole.

« Hum… Disons que oui, ils sont réputés, mais c’est un peu parce qu’ils n’ont encore jamais rien trouvé… » J’écarquillais alors les yeux en entendant le ton gêné du professeur. Je ne comprenais décidément vraiment pas où elle voulait en venir. Voyant mon hésitation elle continua. « Mais cette fois, ils sont sur un truc plutôt important et je pense qu’avec ton aide, ils vont y arriver ! Alors t’es partant ? »

Je me laissais alors quelques secondes de réflexion. Si je n’étais effectivement ni Archéologue, ni historien, mais je devais bien avouer que l’offre était loin d’être inintéressante. J’allais peut-être pouvoir participer à de nouvelles aventures, de nouvelles découvertes, et l’idée était plutôt plaisante. Et puis, il ne me coutait finalement pas grand-chose d’aller jeter un œil. Dans le pire des cas, si l’affaire me semblait finalement trop peu intéressante, il ne me serait pas difficile de rebrousser chemin.

« Bon. Admettons que j’accepte d’au moins rencontrer votre équipe. Comment je m’y prends. » Demandais-je au professeur qui, lorsqu’elle entendit mes mots, exulta de joie.

« Super ! Merci Alex, tu m’rend un grand service ! Pour les trouver, c’est pas compliqué, faut que tu ailles à Nox, je vais t’envoyer l’adresse par SMS. Ne t’inquiète pas, ça ne paye pas de mine, mais je t’assure que ça vaut le coup. Je vais aussi les prévenir que tu vas passer. A plus ! » Elle raccrocha sans que j’ai eu le temps de lui dire au revoir à mon tour, ce qui m’arracha un petit sourire amusé. Acacia ne changeait décidément pas le moins du monde.

Je rangeais donc mon téléphone dans ma poche. De toute façon, je n’avais plus vraiment à faire à Meridian, et cette nouvelle tombait donc au meilleur moment. Je rentrais donc à mon hôtel pour faire mes bagages. Malgré le sentiment plutôt mitigé que m’avait suscité le projet d’Acacia à mon égard de prime abord, je devais bien avouer que j’étais à présent plus curieux qu’inquiet de voir ce que cette « activité » pouvait me réserver. Je ne lésinais alors pas, emportant tout ce que je possédais avec moi. Je ne savais pas vraiment si j’allais immédiatement partir, ni même combien de temps je devrais rester avec eux. Mais cet inconnu avait quelque chose de stimulant, et je n’hésitais pas le moins du monde à régler la note finale de l’auberge qui m’avait accueilli, avant de prendre la route.

Alors que je sortais tout juste de Meridian, je reçus le fameux SMS d’Acacia m’indiquant la marche à suivre. Je fronçais toutefois les sourcils en voyant que le professeur de la région Mhyonaise leur avait également indiqué que j’arriverais le lendemain aux alentours de dix heures, car nous n’avions jamais vraiment parlé d’un rendez-vous fixe. Dans tous les cas, si je voulais être à l’heure, je ne devais pas trainer, et il était hors de question de prendre le temps de passer par la grotte du Passage. Je fis alors sortir Shax de sa Pokéball, pour le plus grand contentement du Libégon qui semblait vouloir se dégourdir les ailes. Je grimpais sur son dos, lui tapotant légèrement le côté pour qu’il sache que j’étais prêt au décollage. Sans plus de cérémonie, il s’envola, prenant la direction de la capitale de la région.

Sur le chemin, je profitais des bourrasques de vents qui me caressaient le visage pour réfléchir, me demandant ce que tout ça allait bien pouvoir me réserver. S’ils étaient effectivement réputés pour entreprendre des expéditions compliquées et dangereuses, je n’allais surement pas m’ennuyer et, connaissant ma grande capacité à m’attirer des ennuis, il était sûr que toute cette histoire ne serait pas un long fleuve tranquille.


Chapitre I
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J’arrivais à Nox en quelques heures, sans la moindre anicroche aérienne, ce qui était un soulagement. Mais du coup, j’étais plutôt en avance sur l’horaire prévue, puisque la rencontre n’était prévue que le lendemain martin. Je soupirais, un peu déçu d’avoir eu à me presser, et ne sachant du coup pas trop quoi faire pour occuper mon ton libre. Il fallait dire que je ne connaissais pas très bien la grande ville, du moins à part certains recoins, car je n’y restais finalement jamais trop longtemps. Je décidais donc d’aller dans l’un des rares endroits où j’avais l’habitude de trainer, et surtout de séjourner puisqu’il s’agissait d’une sorte auberge dans laquelle je louais une chambre à chacune de mes venues dans la capitale. Heureusement, une chambre était encore libre et je pus rapidement m’installer sur le lit simple, mais confortable, contemplant le plafond un peu usé par le temps.

Après être resté ainsi quelques minutes, je repris mon portable à la main. Avec les informations que j’avais obtenues, j’étais sûr de pouvoir dégoter un site internet, ou encore quelques avis concernant le groupe que je pouvais potentiellement intégrer. Seulement, avec les épais murs de pierre, impossible de trouver du réseau. Je savais que le propriétaire avait un ordinateur directement branché avec un câble, ce qui pouvait résoudre mon problème, et, le connaissant, je savais qu’il n’aurait aucun problème à me laisser l’utiliser pour la soirée. Je m’habillais donc confortablement, puis je sortais de mon antre pour dévaler les escaliers qui me séparaient de la pièce principale où le patron avait l’habitude de se retrouver le soir.

« Rebonsoir Georges ! Dis, je pourrais t’emprunter l’ordinateur ? J’ai quelques recherches à faire ce soir ! » Il me fit un grand sourire, hochant la tête, et reportant son attention sur la partie de solitaire qui semblait le mettre à rude épreuve.

Sans plus de cérémonies, je filais en direction du bureau dans lequel j’avais déjà été une ou deux fois. Il s’agissait d’une petite pièce qui sentait le vieux bois et qui servait également de petite bibliothèque pour la maison, juste en dessous de l’escalier. Une petite fenêtre jaunie par le temps éclairait faiblement l’endroit, lui donnant une apparence plutôt rupestre et exiguë, mais il avait au moins l’avantage d’être assez confortable et surtout tranquille. J’allumais rapidement l’écran de l’ordinateur. Je savais que Georges ne l’éteignait généralement jamais, comme souvent ceux qui n’étaient pas très à l’aise avec ce genre d’outils, ce qui me fit sourire. L’engin était bien loin d’être du dernier cri, mais, pour des recherches sur le pokéweb, il ferait largement l’affaire.

Il fallait donc déterminer par où, et surtout comment, commencer mes recherches. Je décidais donc d’aller sur un moteur de recherche et de taper « Archéologues Nox Illium Mhyone ». Bien sûr, j’eu quelques résultats, et surtout des noms que je connaissais déjà comme Jerry par exemple, ou encore quelques articles sur des grands groupes d’Archéologie ayant exposé au musée de la capitale. Bon, la recherche était trop vaste visiblement, donc je décidais de l’affiner avec en rajoutant l’adresse de l’endroit.

Cette fois ci, les recherches furent plus probantes. Je tombais tout d’abord sur un article de presse avec un titre plutôt racoleur.

« Drame lors d’un glissement de terrain : Un Archéologue disparait sous les décombres »

Je balayais rapidement les informations des yeux. Je repensais alors à ce qu’avais dit Acacia à ce sujet. C’était probablement la raison de ma présence ici et je voulais en savoir davantage. Visiblement l’article pointait du doigt les défaillances dans les procédures normales de sécurité dans lesquelles devaient s’effectuer une fouille, ce qui aurait causé la mort, ou du moins la disparition puisque le corps n’avait pas été retrouvé. Visiblement, un puissant poison s’était dégagé d’une plante particulièrement dangereuse juste avant l’effondrement, et les enquêteurs en avaient conclu que, même si l’homme avait survécu à l’éboulement, il n’aurait pas pu survivre au gaz toxique qui s’était dégagé. Par curiosité, je me mis à lire les commentaires en dessous des news.  Beaucoup de personnes étaient simplement horrifiées, ou désolées, présentant leurs condoléances à la famille, mais beaucoup d’autres étaient davantage de l’ordre du « Bien fait », ou encore « C’était sûr, ça allait leur arriver ». Je fronçais les sourcils devant ce manque d’empathie puis, ne voulant pas en voir davantage niveau commentaires, je décidais de poursuivre mes recherches.

Je tombais alors sur une pétition levée par la soi-disante ami d’un certain Eddy. Elle parlait de démanteler le groupe DDB pour faute professionnelle, et de les traduire en justice. Elle utilisait même plusieurs fois les termes « Assassins » et « Meurtriers » pour les désigner. Au vu du nombre de signatures déjà présentes, beaucoup semblaient d’accords avec elle. A la fin du virulent message, il y avait un lien vers un site que je m’empressais de suivre. Je tombais alors sur la page du fameux groupe. Elle était très bien codée, assez accessible bien qu’à part un petit historique il n’y ait pas grand-chose à se mettre sous la dent. En naviguant un peu, je finis par trouver une petite page internet affichant les trois membres du groupe. Je me rendis alors compte que la croisade semblait disproportionnée par rapport à l’importance de la petite société familiale. La présentation était très simple, ne reprenant que le nom, l’âge et les pokémons de chacun des membres. A en voir ces derniers, par ailleurs, ils ne semblaient pas non plus être des débutants. Je fis une petite photo de la page avec mon téléphone portable pour essayer d’imprimer les noms dans mon crâne.


Une fois fait, je m’attardais légèrement sur les quelques commentaires qui trônaient dans le livre d’or. La plupart d’entre eux, pour ne pas dire la totalité, étaient moqueurs ou agressifs. Le reste n’était que des tirades vulgaires sur le physique – Plutôt séduisant il fallait l’avouer – de Zoé, visiblement l’ainée de la famille. Je grimaçais en en lisant certain, comprenant alors pourquoi le site n’était pas plus fourni en informations. Qui aurait envie de tenir à jour, ou même de venir, sur son propre site pour recevoir des insultes toute la journée ? En tout cas, j’en avais assez vu pour ce soir, et je décidais d’arrêter là avec les recherches. Je ne connaissais pas du tout la famille mais elle ne méritait surement pas ce genre d’attention, et ça me donnait envie de leur filer un petit coup de main, même si ce n’était pas grand-chose. Non, je ne devais pas non plus les prendre en pitié, car ce ne serait pas leur rendre service non plus. Je pris alors soin d’effacer l’historique de mes dernières investigations pour regagner ma chambre.

Je peinais, cette nuit-là, à trouver le sommeil. La situation était donc bien particulière et je ne savais pas du tout à quoi m’attendre. J’observais donc le plafond, tentant de me préparer à toutes les possibilités. Le visage des trois membre de la DDB resta gravé dans ma tête toute la nuit, et je me retournais souvent, incapable de m’endormir.


Chapitre II
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Ragaillardi par une bonne nuit de sommeil, je me rendais, le lendemain, à l’adresse que le professeur m’avait indiquée. Je n’eus pas trop de mal à la trouver, et j’avais même, encore une fois, un peu d’avance. Les rues de la capitale étaient peu agitées en cette matinée, ce qui me permit de profiter de l’air frais sans dérangements notables. Je suivais la direction que m’indiquais le GPS de mon portable, un peu à l’aveugle il fallait bien l’avouer. Mon sens de l’orientation naturel restait à désirer, et je préférais me fier à celui des satellites, bien plus précis et affûté que le mien.

En me levant, le matin, j’avais longuement hésité sur la tenue que je devais revêtir. Ce n’était pas un entretien d’embauche à proprement parler, mais je ne pouvais pas non plus me permettre de faire une mauvaise impression d’entrée. Déjà que je n’y connaissais pas grand-chose dans le domaine en question… Il ne fallait pas forcer non plus. J’avais donc remis quelque chose que je n’avais pas porté depuis bien longtemps. Ostensiblement différente de la tenue traditionnelle Mhyonaise, il s’agissait d’une tunique d’un lin blanc nacré, confortable et à la fois élégante, traditionnelle de mon village de naissance. C’était en quelque sorte un petit clin d’œil et un hommage à mes compatriotes d’Hoenn car, même si je n’étais pas retourné les voir, pas encore, j’étais loin d’oublier d’où je venais. Une fois correctement apprêté, je vérifiais toutes mes affaires, et surtout que les pokéballs de mes compagnons étaient bel et bien présentes à ma ceinture. Puis, après avoir réglé ma chambre, j’étais parti en direction de l’immeuble qui abritait l’équipe tant critiquée que je devais rejoindre.

Plus j’avançais, plus j’étais désappointé. Le quartier dans lequel j’étais en train d’évoluer était tout sauf ce à quoi je me serais attendu. Plus je progressais, plus les terrains autour de moi, ainsi que leurs bâtisses, devenaient délabrés. Nous sortions indéniablement de la richesse Mhyonaise pour arriver dans des quartiers beaucoup plus modestes, et, surtout, plus mal fréquentés, à en voir les diverses dégradations qui parsemaient les murs et murets. Ce n’était pas une fin en soi, mais j’avais un peu de mal à me figurer des bureaux, même d’une petite entreprise, dans un territoire aussi visiblement hostile. D’un côté, leur réputation n’était pas vraiment excellente, et ils paraissaient avoir pas mal de d’ennemis, ou du moins de détracteurs, qui souhaitaient leur dissolution. Ils étaient surement beaucoup plus tranquilles ici dans leur coin qu’en pleine ville. J’ignorais donc les regards peu encourageants qui se posaient sur moi, continuant d’avancer en direction de l’immeuble que je commençais à apercevoir.

Ce dernier faisait partie d’une chaine d’édifice, et n’était pas vraiment dans un meilleur état que ses confrères. Des vitres cassées, et des appartements qui paraissaient presque être complètement à l’abandon. Les rambardes des balcons étaient rouillées, et les murs fissurés étaient ternes et triste. Ce qui devait avoir été des jardins autrefois n’étaient plus que de la mauvaise herbe, et les jeux d’enfants étaient à l’abandon. Il y avait bien une présence humaine, avec quelques résidents, pour la plupart des hommes et des femmes à l’allure un peu bizarre. Je m’étonnais tellement du contexte que je commençais à me demander si je n’étais pas tombé dans un vulgaire Guet-apens. Pourtant, c’était bel et bien l’adresse indiquée par le professeur, et je n’avais aucun doute quant à son intégrité morale. Je haussais donc les épaules, avançant devant la porte de l’épais et vétuste bâtiment.

Je m’apprêtais à sonner, mais l’interphone paraissait cassé. De toute façon, aucun noms n’étaient marqués, et la porte était grande ouverte. Je pénétrais donc à l’intérieur, me rendant au niveau des boites aux lettres pour définir l’étage auquel se trouvaient mes potentiels futurs équipiers dans cette aventure qui commençait, il fallait le dire, de manière absolument grandiose. La transcription fut plutôt longue, toujours à cause du délabrement, mais je finis par arriver à deviner un nom qui s’en rapprochait. Et il fallait forcément que l’appartement en question se trouve au dernier étage. Poussant un profond soupir, allant pour le coup de désillusions en désillusions, je me mis à gravir les marches, commençant une longue ascension jusqu’au sommet de la tour de béton. Les escaliers étaient à l’image du reste : Délabrés, partiellement détruits et presque insalubres. Les occupants de l’immeuble me dévisageaient sans gêne avec un air mauvais, mais ils me laissaient, pour l’instant, passer sans encombre.

Je finis par arriver au bon étage. J’avais le numéro de l’appartement, et je commençais à déambuler dans un long couloir assez peu rassurant. Quelques portes d’appartements étaient brisées, et on pouvait voir à l’intérieur des habitations qu’elles avaient été saccagées. Me demandant où j’avais bien pu tomber, j’arrivais devant la dite porte, l’une des rares qui tenaient encore debout. J’allais frapper, mais j’entendis des éclats de voix grâce aux murs et aux portes bien loin d’être insonorisés. Je décidais donc de temporiser, écoutant attentivement ce qui se disait.

« …. Te dit que c’est Acacia qui l’envoie ! Tu la connais, elle le ferait pas pour rien ! » Lança une voix assez masculine.

« Ça pourrait bien être Finn que ça ne changerait rien. Elle va encore nous coller dans les pattes un incompétent qui se fout de nos consignes ! Regarde comment ça a fini la dernière fois ! » Hurla alors la voix d’une jeune femme que je devinais donc être Zoé.

« Tu sais très bien que c’était un accident. Et je refuse de t’envoyer toute seule en expédition. » Lança probablement la voix masculine d’Edward, le responsable.

« Je suis assez grande pour savoir ce que je veux. Et il me semble que je supporte déjà beaucoup pour que tout ça fonctionne. » Zoé semblait hors d’elle, et il n’y avait aucun doute quant au fait qu’ils discutaient de mon arrivée.

« Il n’empêche, j’ai promis à ton père de te protéger et je ne peux pas te suivre sur le terrain. Il te faut quelqu’un avec toi, et tu le sais. » Ed’ était plus calme que la jeune femme, et semblait essayer de la raisonner.

« Promis à mon père… Et tu lui avais promis ça aussi ? De vivre dans cette crasse ? Avec la moitié de la capitale qui nous insulte dès qu’ils nous voient ? Tu lui avais aussi promis que je me ferais insulter, mater et quasi agresser à chaque fois que je sortirais de cet appartement ? » Elle sembla marquer une pause, avant de reprendre. « Et pire encore, tu lui avais promis que j’aurais un jour un mort sur la conscience ?! » Quand elle eut fini, j’entendis des pas bruyant se rapprocher de la porte, qui s’ouvrit alors juste devant mon nez.

Je me retrouvais alors face à face avec une jeune femme de mon âge, identique à celle de la photo que j’avais vue sur le site, les joues rouges et le visage parsemé de larmes en plus. Lorsqu’elle se rendit compte de ma présence, elle serra les dents avant de me pousser violemment sur le côté, avant de disparaitre dans les escaliers au bout du couloir.

Je pénétrais donc timidement dans l’appartement. Comme l’immeuble, il était un peu vétuste, quoiqu’au moins un minimum meublé, propre et organisé. Ce n’était pas le grand luxe, il fallait l’avouer, mais, au moins, c’était un peu mieux finalement que ce sur quoi je m’étais apprêté à tomber. Mais il n’y avait qu’une seule pièce, possédant deux fois deux lits superposés. Les conditions de vie semblaient quasi-militaires. Sur le sommet du premier lit était perché un jeune homme aux cheveux roux, possédant des lunettes de vue, un casque sur les oreilles. Il sifflotait, ce qui m’indiquait qu’il n’avait probablement pas participé à l’échange plutôt véhément.

L’homme que j’avais identifié était en train de se gratter la tête, visiblement gêné et un peu perdu dans ses pensées. Il devait avoir une quarantaine d’année, comme sur la photo, et arborait un visage assez sympathique. Lorsqu’il me vit approcher, il me sourit instantanément, oubliant visiblement la dispute qui venait de se passer.

« Oh ! Tu dois être Alexandre ! Enchanté, moi c’est Edward, mais tu peux m’appeler Ed. Et lui, c’est Matt ! » Le jeune homme me fit un petit sourire, levant simplement la main pour me saluer, avant de reprendre ses activités. «  Enfin bref, et celle que tu as vue sortir en furie, c’est Zoé. Désolé que tu ais eu à assister à tout ça. » Je lui souriais alors, serrant la main qu’il tendait vers moi.

« Il n’y a pas de soucis. Je dois vous avouer que je me suis un peu renseigné avant de venir, et je suis au courant pour l’accident. » L’homme parut alors rassuré.

« Oh ! Et tu es quand même venu, ça c’est une bonne chose. Faudra vraiment que je remercie Acacia d’ailleurs. Du coup, le travail t’intéresse ? » Me demanda-t-il, avec un grand sourire.

« Et bah… vous pouvez me réexpliquer exactement ? Je ne sais pas si le professeur vous l’a dit, mais je n’ai aucune connaissance en Archéologie. Même en histoire je suis un peu limite… » Lui dis-je, gêné.  Il me fit alors un sourire.

« Ouaip, je sais bien. T’apprendras sur le tas, comme nous tous ! » Lança-t-il, éclatant de rire. « Pour ce qui est du boulot, c’pas bien compliqué. Notre groupe est organisé comme suit. Matt et moi, on est la logistique. On ne fouille jamais en profondeur, mais on s’assure de la stabilité du terrain, de la viabilité du milieu ou des trucs un peu compliqués du genre. Zoé, elle, est sur le terrain. Elle recherche, fait les prélèvements, et elle est nos yeux et nos oreilles. On s’est vite rendu compte qu’il était plutôt dangereux pour elle de descendre seule, donc on a un quatrième membre censé l’accompagner. Mais personne ne veut du travail très longtemps d’une manière générale, et le dernier bah… Tu sais à peu près ce qu’il en est. Donc en gros, on vous guide, pendant que vous avancez. » Il marqua une courte pause, devenant plus sérieux. « Je ne t’en voudrais pas si tu refusais tu sais. C’est pas vraiment un cadeau, et, comme tu dois le savoir aussi, nous n’avons pas une très bonne réputation, certainement dû au fait que nous n’avons jamais rien trouvé. Mais si Acacia a confiance en toi, je te serais éternellement reconnaissant de bien vouloir nous aider. Ma nièce et mon neveu méritent mieux que tout ça. » Me dit-il en désignant la pièce, se grattant a tête d’un air gêné. Je n’étais de toute façon pas venu jusqu’ici pour refuser, donc je n’hésitais pas longtemps.

« Et bah… J’accepte dans ce cas. Je suis assez curieux de voir des fouilles de mes propres yeux et, si j’peux être utile, ça me va. En revanche, j’ai pas l’impression que ma partenaire soit d’accord pour m’intégrer à l’équipe. » Lançais-je sur un ton détaché et amusé. En entendant mon acceptation, le visage de l’homme s’illumina, et il me serra la main.

« Merci beaucoup ! Tu ne le regretteras pas. Et ne t’en fais pas pour Zoé, elle n’est pas méchante du tout. Elle finira par se calmer, même si j’dois reconnaitre que ce n’est pas un cadeau. » Dit-il, retrouvant son air amusé. J’entendis alors la voix de Matt s’élever pour la première fois.

« Bon, si c’est bon, on lui montre ? » L’adolescent semblait assez impatient, brûlant d’envie de faire découvrir je ne sais quoi au nouveau membre de son groupe. Je leur lançais un regard interrogateur, et Ed’ prit le relai.

« Ouaip ! On peut lui montrer ! Alexandre, on descend, histoire de t’expliquer un peu plus en détail de quoi ta première mission va traiter. » Nous emboîtâmes le pas de Matt qui partit devant, et nous quittâmes l’appartement. Nous descendîmes cette fois en dessous du niveau du sol, avançant jusqu’à une porte dont l’apparence me surprit. Elle était moderne, et protégée par un code digital. Ed s’occupa de la serrure électronique, et la porte s’ouvrir sur l’obscurité.

Chapitre III
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Matt alluma les lumières de la pièce qui n’était pour l’instant qu’un amas d’ombres dont les formes étaient encore bien indéfinissables. Mes yeux étant habitués, dans un premier temps, à l’obscurité, la lumière des néons m’aveugla brutalement. Je mis quelques secondes à me faire à la nouvelle luminosité, et, lorsque ce fut le cas, j’écarquillais les yeux. Il fallait bien avouer que je m’étais attendu à tout, sauf à ça. Le laboratoire était rempli d’équipements flambants neufs, et qui me paraissaient, à moi tout du moins, particulièrement High-Techs. Le contraste avec le reste de l’immeuble et surtout avec leur logement était énorme. Je n’aurais jamais pu penser qu’ils disposaient d’un équipement comme celui-ci. D’ailleurs, ce n’était absolument pas logique. Comment avaient-ils pu se procurer ce genre de matériel ? Et, s’ils avaient pu se permettre de telles dépenses, pourquoi ne pas en avoir profité pour essayer d’emménager dans un lieu plus confortable que celui dans lequel ils avaient pris la décision de vivre ? Devant mon interrogation silencieuse, Ed’ se gratta l’arrière du crâne, un peu gêné.

« J’imagine que tu te demandes, vu comment on vit actuellement, comment on a fait pour réunir un équipement aussi important ? » Dit-il, s’amusant de sa gêne. « Autant te le dire tout de suite, je suis un ancien militaire, et j’ai conservé quelques contacts avec mes anciens collègues. J’ai investi tout ce que j’avais dans cet équipement, et c’est pour ça qu’on est obligés de vivre dans cet appartement. » Dit-il simplement.

« Mais… Je ne comprends pas… » Lui répondis-je, cherchant un peu mes mots. « Pourquoi ne pas avoir revendu une partie de ce matériel, ou avoir gardé cet argent pour investir dans une maison ou quelque chose de plus confortable ? » Lui demandais-je.

« Ah ça… Je me pose parfois moi-même la question. Je sais que c’est un peu difficile à comprendre mais… Je voulais réaliser le rêve de Zoé et Matt à tout prix. Et puis, une seule découverte nous aurait sans doute permis de rentabiliser tout ça et de vivre confortablement. Je ne pensais pas qu’il serait aussi dur d’y arriver et, maintenant, comme tu as pu le voir, personne ne nous prend plus au sérieux… » Il affichait un petit sourire triste, mais il poursuivit. « Mais je sais que nous allons réussir un jour. Matt et Zoé sont très compétents dans leurs domaines et, même si nous n’avons pas eu de chance jusqu’à présent, elle devrait, je pense, bientôt tourner. Fais-moi confiance. » Me dit-il avec un clin d’œil.

« Si vous le dites… Moi je ne suis pas un spécialiste en la matière après tout, je suis là pour filer un coup de main. » Le rassurais-je avec un sourire.

Matt prit alors le relais, visiblement impatient de m’expliquer à quoi correspondait chacune des pièces de l’équipement qui se trouvait dans la grande salle. A le voir parler, on comprenait aisément qu’il était un petit prodige de l’informatique et de la technologie, ce qui pouvait s’avérer assez rassurant sur le terrain.

« Alors, viens que je te montre un peu tout. Je vais faire en gros, parce que sinon, j’en ai pour deux jours. » Me lança-t-il enthousiaste. Je le suivais alors dans le grand hangar, essayant de me concentrer pour comprendre son charabia parfois trop technique, et surtout retenir l’utilité des instruments et outils susceptibles, plus tard, de me sauver la vie. Seulement, je me perdis assez vite dans les explications du jeune homme. Non pas qu’elles n’étaient pas claires, il y avait seulement un trop grand nombre d’informations et de termes à retenir, ce qui rendait la tâche à la limite du possible. Il mit environ une bonne heure et demie à me détailler le gros de son travail. Heureusement qu’il avait fait la version courte. Il se tourna alors vers moi, me glissant, avec un petit sourire.

« Alors, c’est bon, t’as tout pigé ? » Je hochais la tête pour toute réponse, ne voulant pas qu’il recommence son discours du début. Il me laissa alors à nouveau au bon soin d’Ed’. Ce dernier éclata de rire lorsque son neveu fut parti fureter plus loin, m’adressant la parole avec un grand sourire.

« Avoue que t’as pas retenu la moitié de ce qu’il t’a dit. » Sa remarque m’arracha un sourire, et il enchaina. « Matt est un véritable prodige, mais il oublie parfois qu’il est le seul à comprendre aussi vite toute cette technologie. Mais ne t’inquiète pas, il gère tout lui-même, donc tu n’auras qu’à connaitre les bases rudimentaires pour être en sécurité. » Me lança-t-il sur un air amusé, avant de reprendre. « Oh et, pendant que j’y pense, je vais avoir besoin de quelque chose. Tu te doutes que, pour que nous puissions au mieux préparer l’expédition, nous avons besoin de connaitre la totalité de ton équipe pokémon. » Me lança-t-il, plus sérieux.

Sa demande était assez logique, et, fondamentalement, elle ne m’aurait pas dérangée si je n’avais pas vu que, sur leur site, ils avaient également indiqué leurs équipes de pokémon. Les compagnons qui m’accompagnaient commençaient certes à être assez connus, mais je n’avais pas non plus envie que la composition de mon équipe soit affichée à la vue de tous. Combattre mes adversaires était déjà suffisamment difficile comme ça pour que je n’ai pas besoin d’en faire connaitre le moindre de mes secrets à la région toute entière. Je reportais alors mon attention sur Ed’.

« Hum… Je comprends et ça ne me dérange pas. Seulement, je ne veux pas que mes compagnons soient affichés sur le site de votre entreprise familiale. Disons que, à côté, je continue de défier la ligue et que, moins mes adversaires en savent, mieux je me porte. » Lui lançais-je avec un clin d’œil. Ma remarque fit éclater de rire l’homme devant moi.

« Comme tu veux ! On ne l’affichera pas. J’oublies parfois que nous ne sommes pas tous passionnés par l’archéologie comme nous pouvons l’être avec Matt et Zoé. Bon, trêve de bavardages. Acacia nous a dit que tu étais un bon dresseur entouré d’une équipe plutôt costaude, et j’ai hâte de voir ça. » Il appela alors Matt qui vint à ses côtés, particulièrement intrigué. Je me positionnais alors en face d’eux, prêt à faire les présentations, ressentant tout de même une once de fierté parcourir mon être.

« Alors, voici mon premier compagnon, Shax ! J’ai rencontré le Kraknoix dans le désert d’Hoenn et, grâce à lui, j’ai pu partir à l’aventure. » Dis-je, en lançant la pokéball de mon partenaire. Le libégon sortit en secouant les ailes, content de pouvoir se dégourdir un peu, avant de porter un regard vers mes deux nouveaux collègues.

« Ensuite, voici Caim ! Puisque vous avez besoin, j’imagine, de toutes les informations, il peut méga-évoluer si besoin. » Lançais-je, invoquant alors le pokémon gris qui se plaça aux côtés de Shax.

« Le prochain s’appelle Zagan. Il ne peut pas encore méga-évoluer en revanche, mais je compte bien y parvenir un jour ! » Dis-je, amusé, faisant apparaitre le Tyranocif qui s’installa aux côtés de Caim, le regardant avec un air de défi.

« Ensuite, voici Zépar ! » L’Hippodoccus poussa un grand bâillement en arrivant, avant de se laisser tomber sur le côté, à la gauche de Zagan.

« La prochaine s’appelle Paimon ! » Dis-je en faisant apparaitre la minotaupe qui s’installa tranquillement aux côtés de ses coéquipiers

« Et pour finir, la petite dernière, Furfur ! » Je fis alors apparaitre la Kaorine qui se mit à léviter aux côtés de ses partenaires. Je détaillais ensuite la réaction d’Ed et Matt. Ed ne disait rien, semblant surpris, et Matt était dans le même état que son oncle. Je tentais alors, satisfait de mon effet.

« Ça vous conviendra, pour l’expédition ? » Dis-je, légèrement amusé. Mes paroles tirèrent Ed’ de sa torpeur et il éclata alors d’un rire sonore.

« Si ça nous va ? Je m’attendais à un bon dresseur, mais c’est au-dessus de mes espérances. En plus, tu sembles spécialisé dans un type qui nous arrange plutôt bien, je dois dire. Donc c’est absolument parfait. Bienvenue dans la famille Alex ! » Me dit-il, souriant, me tendant une main que j’empoignais avec force, un petit sourire aux lèvres. Il se tourna ensuite vers Matt, hochant la tête en sa direction.

« Matt, tu enregistres tout ça tu veux bien ? Il faut que tout soit prêt pour demain. » Lança-t-il au jeune homme. Ce dernier fila alors vers l’un des écrans qu’il alluma prestement. Ed’ se tourna à nouveau vers moi, me regardant avec un petit sourire.

« Et toi alors Alex, t’es prêt à partir ? Que je t’explique rapidement. Un glissement de terrain à découvert l’entrée d’une grotte inconnue dans le marais Sombrétoile, et on est persuadés qu’il y a quelque chose à découvrir. Le seul souci, c’est qu’il y a un puissant nuage toxique dans toute la grotte et que, selon les analyses il est hautement mortel. Heureusement, on a des combinaisons ventilées qui vont vous permettre, à Zoé et toi, d’avancer en toute sécurité. Ton boulot, ça sera juste, une fois en bas, de protéger ma nièce pendant qu’elle fait ses prélèvements. On va y aller doucement, et méthodiquement. Tu risques de t’ennuyer un peu parfois, mais dit toi qu’au moins c’est bon signe. Si je dois te suggérer un pokémon pour t’accompagner, c’est évidemment Paimon. Elle est immunisée au poison, donc tu es tranquille de ce côté-là. » Me dit-il, faisant un petit sourire.

Je ne m’étais pas préparé à ce que l’expédition soit si tôt, mais, en réalité, peu importait. De toute façon, j’étais là, et je n’avais pas grand-chose à faire d’autres. De plus, j’avais bien pris soin d’apporter toutes mes affaires avec moi au cas où, et j’avais visiblement bien fait. L’homme me raccompagna alors dans l’appartement, me laissant m’installer et rejoignant Matt pour les préparatifs. Je dormais sur la partie basse du deuxième lit superposé et, malgré l’aspect un peu austère du couchage, il était bien loin d’être le pire endroit où j’avais pu dormir. Matt et Ed me rejoignirent un peu plus tard, ainsi que Zoé, même si elle ne prononça pas un seul mot ni ne me regarda une seule fois. Le diner fut pris en silence, et je fus assez soulagé d’aller me coucher, me demandant bien ce que le lendemain me réserverait.



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